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 Fiction

Scarface et Kid’s Return

Deux visions de la Mafia au cinéma

mercredi 1er octobre 2003, par ElvenHunter

Scarface et Kid’s Return, deux films en rapport avec la Mafia et qui nous apportent des informations sur les pègres.

Scarface

Scarface (affiche)

Fiche technique :

Film américain(1983)

Durée : 2h 43mn

De : Brian De Palma

Avec : Al Pacino, Steven Bauer...

Synopsis

Parmi les milliers de réfugiés cubains qui arrivent aux Etats-Unis au printemps 1980, Tony Montana parviendra à gravir les échelons de la pègre avant de
retomber très bas. Mais on se souvient surtout de lui sous un autre nom : Scarface

Critique minute :

A sa sortie, le film a été censuré et interdit aux moins de 18 ans. Aujourd’hui, on a vu pire et les scènes de tueries, bien que dures, ne dérangent plus autant.

Le scénario reprend le film Scarface d’Howard Hawks et c’est un vrai plaisir de voir Al Pacino en parrain des narcotrafiquants en pleine prise de pouvoir. On
sent réellement la folie et l’égocentrisme qui bouillonne au fond du personnage et on se dit que la conclusion du film ne pouvait pas être autre.

Un film devenu culte très efficace et qui montre le visage cru de la Mafia.

La pègre dans le film :

On est loin de l’image lisse et du code d’honneur que l’on trouve dans les autres films sur la mafia. Ici, les hommes vivent et meurent par les armes. Celui qui tient le pistolet est celui qui domine et qui s’impose. Il est vrai qu’il semble qu’une certaine hiérarchie se dessine, mais elle est plutôt due au charisme et à la volonté de progresser de chacun.

La trahison, la mort, la sauvagerie... on voit bien que la mafia est une machine effroyable et en marge de la société. Elle ne fait que profiter des faiblesses
des hommes (politiques ou policiers) pour se développer et rapporter encore plus d’argent aux parrains.

Mais ce qui ressort aussi (tout comme dans le film d’Howard Hawks), c’est l’imbécillité des mafieux. Ils ne sont pas bien intelligents, sont sans réelle culture, et c’est pour cela qu’ils semblent ne vivre que par les armes. Celui qui s’impose n’a pas à mettre en place un plan très bien imaginé, il semble suffire qu’il en veuille plus que son voisin pour réussir.

Enfin, on voit aussi que les relations dans la Famille sont dominées par les mâles. Les femmes ne sont là que pour prouver la réussite. Et les relations avec
les aînés (mère de Tony Montana) ne sont pas faites de respect. Scarface veut réussir, veut tout acheter et ne comprend pas l’attitude de sa mère.

Loin de toute philosophie, c’est bien l’argent qui guide tout ce petit monde. Et ce sont uniquement les armes qui permettent d’en acquérir toujours plus.

*

* *

Kids Return

Fiche technique :

Kids Return (affiche)

Film japonais(1996)

Type : Comédie dramatique

Durée :1h 47mn

De : Takeshi Kitano

Avec : Masanobu Ando, Ken Kaneko, Leo Morimoto, Mitsuko Oka…

Synopsis :

Shinji et Masaru sont des camarades de classe qui passent leur temps à sécher les cours. Après une altercation avec un élève, Masaru décide de se rendre dans un club de boxe. Mais c’est Shinji qui s’avère le plus doué dans ce sport et qui décide de poursuivre une carrière professionnelle. Pendant ce temps, Masaru se
fait une place parmi les yakuza du quartier.

Critique minute :

Ce film de Kitano, dans lequel il n’est pas acteur, montre assez bien l’envers du décor de l’éducation nippone. Mais il est surtout intéressant pour l’image qu’il nous donne d’une jeunesse désoeuvrée et fragile psychologiquement, prête à tout pour réussir autrement que par le travail.

La façon dont le film est tourné, les destins qui s’entrecroisent et la composition des acteurs est assez plaisante. Ce film est donc à voir (en japonais sous-titré vue la qualité du doublage en français), bien qu’il ne soit pas particulièrement représentatif du travail de Kitano.

La pègre dans le film :

Cela peut donner une bonne idée de la façon de jouer une société yakuza dans les jeux de rôles. On voit bien la hiérarchie qui se dessine derrière les rapports
entre tous les membres du clan. L’oyabun prend des nouvelles de la famille de ses membres et donne de l’argent aux plus faibles. Cela lui permet d’affermir son pouvoir sur le groupe. A contrario, un respect total est dû à ceux qui se trouvent au-dessus dans l’échelle hiérarchique. On ouvre la porte, on laisse passer, on allume la cigarette de son supérieur. On constate donc que, même si c’est implicite, la société des yakuza est très bien organisée et chaque manquement à l’étiquette est puni par une bastonnade.

C’est une autre image des yakuza qui ressort. Kitano ne les apprécie pas et souhaite montrer à tous que derrière les écrans de fumée qu’ils dressent, ils ne
sont que des hommes violents qui ne sont intéressés que par leur propre intérêt.Ils peuvent paraître accueillant pour une jeunesse qui souhaite obtenir de
l’argent facilement, mais cela n’est qu’une illusion. En effet les jeunes, une fois pressés, seront rejetés sans aucune arrière pensée.

Enfin, on voit à travers le film le rejet de la part de la population. Le corps enseignant, tout d’abord, impuissant mais qui n’apprécie pas la présence des
yakuza auprès des jeunes. L’entraîneur de boxe ensuite qui demande à Masaru de ne peut plus revenir sur le ring à cause de ses tatouages. Toutes les autres
personnes semblent être plus neutres, n’exprimant pas leur opposition ouvertement, bien que l’on puisse voir une certaine peur dans leurs yeux.



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