La guerre de Crimée s’est terminée il y a 10 ans, la reine Victoria règne... pour encore près de 30 ans ; veuve inconsolable, elle plonge la bonne société dans un puritanisme apparent.
Nous découvrons dans ce roman une société figée et poussiéreuse, excessivement attachée à l’étiquette et aux règles de bien séance. Une atmosphère pour le moins étouffante pour Charlotte Ellison, une jeune fille vive et intelligente et curieuse. Pensez donc ! Elle aime parler de politique et lit le journal, ce que son père a formellement interdit à toute la maisonnée. En plus de cela, Charlotte est incapable, ni de se montrer hypocrite, ni de mentir, ni de tenir sa langue... C’est une catastrophe dans les réceptions de la haute bourgeoisie.
Un jour, un cadavre est retrouvé dans la rue de Charlotte, étranglé... Bien sur elle montre un intérêt déplacé pour ce " simple fait divers " et s’intéresse de plus en plus à ce policier débraillé mais aux manières irréprochables, qui déterre d’anciennes histoires, met à jour les secrets de famille les plus lourds. Car une enquête criminelle bouleverse tous ceux qui y sont mêlés... Personne n’en sortira indemne.
Dans ce roman, Anne Perry stigmatise l’hypocrisie et la loi de l’Omerta qui régi la haute société. Elle décrit avec précision une époque où le pire côtoie le meilleur, s’attachant à décrire des personnages et des situations.
Ce roman conviendra à tous ceux qui jouent ou font jouer à l’époque victorienne, il contient une foule de renseignements et anecdotes facilement réutilisables dans un scénario. Vous pouvez aussi le lire pour le plaisir : il est très agréable.



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