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 Fiction

Espoir du Cerf

de Orson Scott Card

dimanche 11 avril 1999, par Kildor

Voici comment tu as failli rencontrer ton fils, alors même que tu ignorais en avoir un, et comment tu l’as lancé dans cette vie qui l’a amené à commettre les actes pour lesquels tu veux le tuer.

« Voici comment tu as failli rencontrer ton fils, alors même que tu ignorais en avoir un, et comment tu l’as lancé dans cette vie qui l’a amené à commettre les actes pour lesquels tu veux le tuer. »

Cette phrase introductive issue du chapitre 9, "l’homme aux yeux d’or ", résume une grande partie de cet ouvrage. Dans le monde médiéval fantastique où les sorciers et les seigneurs règnent en maîtres, trois sortes de déités rivalisent, ce sont : le cerf, les deux soeurs, et Dieu. Jusqu’à présent elles jouaient avec les hommes comme l’on joue aux échecs, poussant leurs pièces et leurs champions dans de nombreuses quêtes. C’est ainsi que Palicrovol renversa le triste roi d’Inwit connu pour sa cruauté à travers tout le royaume. Mais pour ce faire il lui faut le tuer, épouser sa fille de 13 ans et la prendre sur la place publique. C’est cette dernière qui sèmera le trouble et qui mènera à sa déchéance Palicrovol.

Beauté ne vivra que pour se venger et ira même jusqu’à tuer son enfant afin d’en recueillir un pouvoir fantastique. Elle enchaînera les dieux, maudira Palicrovol pour l’éternité, et régnera sur le monde de part sa magie. Les dieux enchaînés mais non dénués de tout pouvoir permettrons à Palicrovol d’engendrer un fils, un jeune enfant qui deviendra leur champion et renversera la situation. Cette histoire ressemblerait à un conte de fée si ce n’était en fait une tragédie.

Cet ouvrage est intéressant sous deux aspects. En premier lieu, on découvre un monde limité à quelques territoires qui n’est pas très original, mais dont certains points de détails se révéleront très intéressants pour le lecteur. Orson Scott Card étant lui même religieux, on retrouve sa patte dans ce roman. Les trois dieux s’apparentent à nos anciennes croyances : Dieu, les croyances celtiques, l’importance de la mère. On s’aperçoit qu’il créé également tout un système de magie basé sur l’utilisation du sang, le prix à payer pour son utilisation. C’est le seul prix qui soit demandé, mais tous les sangs n’ont pas la même valeur.

En second lieu, cet ouvrage touche aussi du doigt les oeuvres classiques, notamment les tragédies grecques. Ce roman est écrit dans un style très particulier, souvent à la troisième personne, ce qui lui donne un cachet un peu conte de fée. Le coté tragique apparaît au fur à mesure que l’on progresse dans la lecture. L’organisation du synopsis, entremêlée d’amours impossibles, de drames engendrés par l’ignorance des personnages nous donne véritablement l’impression que Card s’est beaucoup inspiré d’auteurs comme Eschyle ou Euripide. Cela en fait un livre peu être difficile à la lecture, mais il reste très prenant.



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