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 Fiction

Les lions d’Al Rhassan

de Guy Gavriel Kay

samedi 11 décembre 1999, par Benedict

« Ce fut juste après midi, peu de temps avant le troisième appel à la prière, qu’Ammar Ibn Khairan franchit la poterne des Cloches et pénétra dans le palais de l’Al-Fontina, à Silvénes, pour s’en aller assassiner le dernier Khalife d’Al-Rassan.

Après avoir traversé la cour des lions, il arriva devant les trois portes à double battants et s’immobilisa devant celle qui menait aux jardins. Des eunuques gardaient ces portes. Il connaissait leurs nom. On s’était arrangé avec eux. L’un lui adressa un léger signe de tête ; l’autre ne bougea pas, le regard détourné ; il préféra le second. Ils ouvrirent les lourdes portes, qu’il franchit. Il les entendit les refermer derrière lui. »

Dans un pays imaginaire, dans une contrée ressemblant étrangement à la péninsule ibérique. L’histoire raconte la reconquête du sud par le nord. L’assassinat du dernier Khalife par Ammar Ibn Khairan, assassin, soldat, général, poète, a divisé le pays en cité état rivale mais dominée par Cartada, ou Amalik règne secondé par les extrémistes du sud : les Muwardis. Pourtant règne encore dans le sud, un air de douce civilisation qui permet aux Asharites, aux Jaddites et aux malheureux Kindath de vivre ensemble. Le bruit des fontaines ne couvre pas les rumeurs de guerre, le pietinement des chevaux des royaumes jaddites du Nord. Dans cette tension ambiante vont se rencontrer trois personnages extraordinaires la belle médecin Kindath Jehane Bet kinshak, le Capitaine Jadite Rodrigo et Ammar Ibn Khairan, leur vie va se fondre avec la guerre qui éclatera et détruira les fontaines.

Sans monstre, sans magicien, l’auteur recrée la magie d’une ambiance particulière, d’un moment de presque grâce, d’un endroit ou trois religions purent coexister dans une certaine tolérance où les soldats étaient poètes, où les hommes étaient savants, la civilisation Arabe du Sud de l’Espagne. Mais c’est la fin d’une époque que nous raconte Guy Gavriel Kay, dés lors le roman baigne dans une sorte de douce mélancolie. Il nous raconte l’histoire de trois héros, trois représentants , chacun étant l’incarnation des qualités de leur peuple d’origine. Comme des enfants, émerveillé on suit leur aventure, leur participation à la mort d’une façon de vivre. Car le théme du roman, outre la reconquête elle-même, c’est bien la destruction des derniers palais où coulait dans des jardins intérieurs des fontaines dont le tintement continuel rafraîchissait l’atmosphère.

Servi par la belle traduction de ce beau livre, la couverture est magnifique, on se plonge avec délice dans un roman merveilleux, ou chaque petite description de l’auteur nous bascule plus encore sous le soleil de l’Al-Rassan.

Un trés bon Roman, qui montre parfaitement que le medfan n’est pas obligé de passer par la case Tolkien ou par la case monstre. De plus, si vous cherchez à convertir votre entourage à la littérature fantastique, il peut se montrer un excellent livre d’initiation.

L’ambiance, le background et les héros peuvent fournir un très bon matériel de jeu pour le MJ. L’adapter directement en scénario me semble plus dur.



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