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 Fiction

Confessions d’un automate mangeur d’opium

de Colin Fabrice et Gaborit Mathieu

jeudi 10 février 2000, par Benedict

« Du fond de l’âme. Une confession du fond de l’âme afin de libérer ces démons qui rongent mon crâne. Les vomir, les arracher à mon coeur. Je veux... Je veux être semblable à cet homme, là, juste devant moi qui boit son café du bout des lèvres. Ou à cet autre qui vient d’entrer, le front en sueur d’avoir marché sous le soleil. Qui suis-je à présent, pour me comparer à ceux qui furent mes semblables ? Un sang noir ruisselle entre mes doigts, des voix impies murmurent dans mon crâne... Seigneur, que suis-je devenu ? je ne guette pas votre miséricorde, ni même votre pitié. A présent, je puis siéger au coté du Diable et devenir son confesseur. Mais pour l’heure je n’ai pas encore longé les rives du Styx. »

Paris fin du XIXeme siècle, l’exposition universelle bat son plein. Tout le monde se presse pour allez la voir, en fiacre, en voiture et surtout en aérocab. Car les images transmis par le téléchromo font rêver.

Toutes ces miraculeuses machines fonctionnent à l’éther, gaz énergétique mystérieux et miraculeux pour la technologie. Mais Théo, aliéniste de sa profession et opposant aux théories de Charcot, soutient que l’éther à des effets pernicieux sur le comportement humain.

Margot, sa soeur, actrice, se voit embarquée dans une sombre histoire qui a vue la mort de sa meilleure amie dans un aérocab...suicide ou assassinat ?

Ce roman s’inscrit dans le genre Steampunk et s’appuie sur notre imaginaire formé par Jules Vernes avec ses voyages et machines extraordinaires, si bien que ce roman en devient très visuel, sans peine on se remémore toutes les illustrations du début du siècle avec l’architecture en acier tel la tour Eiffel. Cette impression est renforcée par le style des deux écrivains (Gaborit faisant Théo et Colin : Margo) clair, limpide et très dynamique. De romans en romans ces deux jeunes auteurs de chez Mnémos font montre d’une maîtrise du style et de l’histoire de plus en plus enthousiasmante, ils sont à suivre de très très prés. On sent que les auteurs se sont plus à faire ce livre, car l’immersion dans ce Paris imaginaire est réelle et vivante. A ce très bon décor, s’ajoute une excellente histoire formée par un frère , une soeur et une mystérieuse egnime policière convaincante et captivante.

Fan de Jules Verne, j’ai vraiment aimé ce roman, frais, original avec un suspens ,baignant dans une espèce de surnaturel technologique, qui vous tient en haleine jusqu’à la fin. Malheureusement cette fin est un peu trop basée sur le principe de la surenchère, il était possible de conclure différemment, plus calmement. Cela n’empêche pas du tout de bouder son plaisir

Ceux qui joue dans des univers Steampunk, ce roman va devenir votre bible ;), le décor parisien est fabuleux et l’ambiance qui s’en dégage est vraiment sympa et légèrement surréaliste, à lire et à adopter.

Il est prévu une suite à ce Roman, plus pour profiter du décor qu’ils ont mis en place, que pour répondre aux quelques questions sans réponses de ce livre, mais pas d’inquiétude, il se lit comme une histoire unique



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