« Pendant des années, Jean n’avait cru qu’on pût vraiment aller sur la Lune. Lorsqu’elle prit conscience du fait que son pére y croyait, elle dut accepter la réalité de la Lune en tant qu’objet, mais jamais en tant que lieu. A son avis, des gens s’y trouvaient peut-être déjà, mais personne ne puvait s’y rendre. C’était un lieu mythique, et étrange, et hors de portée que le royaume d’Oz »
La sécheresse frappe la terre, repoussant les populations vers les zones encore humides, de grandes villes deviennent désertes, d’autres s’entourent de bidonville, où la misére ravage les hommes.
La solution c’est l’espace pensent certains, ils vont déployer toute leur énergie pour remettre en marche la station spatiale internationale, mais la guerre froide revient avec son jeu de luttes sournoises et traitresses issu de pays au bord du gouffre et prés à verser dans la dictature militaire.
Jean, est une étudiante en langue, elle a un don pour comprendre n’importe quelle langue, mais ses travaux vont attiré les militaires, surtout que l’espace n’a pas fini de livrer tous ses secrets.
Arthur, lui est astronome, et s’en retourne dans l’espace...
C’est un trés beau roman centré autour de ses personnages, l’auteur favorisant à tout moment la psychologie sur l’action. Loin d’être lent à lire, on s’attache trés vite à Jean et dans une moindre mesure à Arthur. On est invité dans une terre à l’histoire devenu, par la date d’écriture du roman, un peu paralléle à notre histoire, mais pas une seconde ça nous semble improbable, bercé par la belle écriture réaliste et la force des personnages traversant ce récit.
A la fin on ressort secoué, la tête pleine de questions sur l’avenir de notre terre et la futilité de notre civilisation. Sans morale, sans artifice, Kate Wilhelm nous transmet un message pertinent et percutant. A lire.
Que peut-on bien faire d’un roman comme ça pour le jeu de rôle, en dehors des personnages, on a tout fait, prêt à servir ,une terre et sa civilisation légérement différente de la notre, comme background dans n’importe qu’elle scénario SF et même pur du post-apo. C’est vraiment du prêt à l’emploi.



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