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Message par Gap » Jeu 03 Déc 2009, 12:01

Je note. J'en conclus que de ton côté au moins ça ne poserait pas de problème ? :jap:
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Message par Rom » Jeu 03 Déc 2009, 12:40

Non évidemment.
Au contraire, plus ils sont lus et mieux c'est.

J'en poste un comme "extrait", voir si ça vous intéresse dans la forme :

Outlander
Un film de Howard McCain

Norvège, aux alentours de l’an 700 de l’ère chrétienne.
Un vaisseau spatial s’écrase dans un lac, ne laissant qu’un seul survivant nommé Kainan. Celui-ci, capturé par un clan viking, leur révèle que son navire transportait une créature très dangereuse, un « dragon » nommé Moorwen, et que cette bête va décimer tous les villages de la région afin d’en faire son territoire.
D’abord pris pour un fou, « l’outlander » verra ses dires confirmés par la destruction du clan de l’ennemi ancestral de celui qui l’a capturé, déclenchant une guerre fratricide au moment où les humains devraient s’unir pour affronter une menace venue des étoiles… Les attaques du monstre se faisant de plus en plus meurtrières, il conviendra d’aller le traquer dans sa tanière…

On désigne sous le terme de Direct To Video (DTV) les films qui ne bénéficient pas d’une sortie sur grand écran et se voient bradés directement en DVD. Il s’agit le plus souvent d’œuvres à petit budget, qui peuvent aller de l’honnête série B au pire des navets – et le plus souvent, on a quand même affaire à de bien mauvais films. Si en plus vous ajoutez un scénario assez improbable à ce postulat – un soldat extra-terrestre s’allie à des Vikings pour chasser l’Alien -, il y a de quoi craindre le pire.
Et pourtant, de façon étonnante, c’est bien le meilleur qui en sort. N’ayons pas peur de le dire, Outlander est un très bon film qui aurait largement mérité de sortir au cinéma (ce qui fut le cas en Espagne, comme quoi décidément nos voisins ibériques ont meilleur goût que nous en ce qui concerne le cinéma de genre), surtout quand on voit certains blockbusters médiocres qui eux ont cet honneur (je n’en dirai pas plus, mon psy me déconseille de parler de Transformers 2).
Cette qualité globale tient à plusieurs éléments, dont le plus important est sans doute l’honnêteté et la générosité du réalisateur. Pour son premier film, il assure une maîtrise surprenante de la mise en scène, offrant un spectacle étonnant en regard du budget octroyé : chaque dollar se voit à l’écran, la reconstitution est réellement splendide (décors et accessoires travaillés, réalistes) et les effets spéciaux n’ont guère à rougir devant ceux de plus grosses productions. On sent qu’Howard McCain a tenu à livrer le meilleur film possible et s’est donné les moyens pour le faire, par un travail consciencieux et un usage intelligent de ce qu’il avait à sa disposition ; le film est ainsi totalement premier degré, ne prend jamais le spectateur pour un idiot, se permet de nombreuses audaces (notamment concernant le monstre, mais j’y reviendrai).
Le scénario dont on pouvait craindre le pire s’avère lui aussi très bien maîtrisé. Il est au final une sorte de mélange de la légende de Beowulf (un royaume viking en proie aux exactions d’un monstre, qu’un sauveur étranger vient aider) et de Predator (pour la créature extra-terrestre frappant depuis les bois), qui garde une certaine cohérence, en particulier grâce au traitement frontal et assumé déjà évoqué. Le travail sur les personnages est très bien pensé également. Ainsi, le sauveur venu des étoiles n’est pas si manichéen : la révélation de ce qui l’unit au monstre constitue une surprise intéressante, de même que la mise en parallèle de la culture dont il est originaire avec celle des Vikings. Jim Caviezel lui prête son charisme messianique, habitué qu’il est à camper des « sauveurs venus du Ciel » (il fut le Jésus de Mel Gibson et un temps pressenti pour interpréter Superman). Son rival, qui présente d’emblée tous les traits du personnage haïssable au comportement prévisible de bassesse, s’avèrera lui aussi complexe, honorable et bien ancré dans la dure réalité de son époque (c’est un prince viking, un guerrier qui agit comme tel). Tout le reste du casting est au diapason, entre un roi vieillissant épris de paix (John Hurt aussi impeccable qu’à son habitude), une princesse farouche et un chef de clan aussi puissant que colérique (Ron Perlman, qui décidément porte bien ses 60 ans !), etc.
Le Moorwen est assurément le clou du film. Monstre aux motivations troubles, son design est une franche réussite : l’idée de le doter d’une caractéristique de bioluminescence permet à la fois de jouer sur sa présence feutrée tout en gardant la surprise de son apparence. Effet spécial intégré de façon exemplaire, il semble réellement être à l’écran et ses interactions avec les acteurs, les décors, etc. sont impeccables (surtout durant les nombreuses scènes d’action). Une prouesse pour un film au budget de série B !

Bref, alors qu’on pouvait en craindre le pire, Outlander s’avère être une excellente surprise, du bois dont on fait les films cultes (en témoigne son succès en DVD, classé meilleur vente en France pendant plusieurs semaines). Il prouve bien que l’argent ne fait pas tout, mais qu’un réalisateur concerné, un casting bien choisi et une scénario un minimum élaboré permettent de produire une œuvre de qualité. Sachant qu’Howard McCain est pressenti pour écrire le scénario du prochain film sur Conan, on en espère le meilleur !

Outlander met en scène un peuple qui a souvent la faveur des rôlistes et dont on retrouve des avatars dans bien des jeux : les Vikings. Ainsi en premier lieu, de par le soin de sa reconstitution visuelle, le film constitue une inspiration pour des univers aussi divers que Bloodlust (les Piorads), Conan, Pendragon, le Seigneur des Anneaux, le futur Yggdrasil du 7ème Cercle, etc. : en bref, tout jeu de rôle dans lequel on retrouve des peuplades inspirées de près ou de loin des hommes du Nord.
Les images de la civilisation avancée dont est issu le héros sont également intéressantes (même si peu nombreuses) : elles font notamment penser à du Dark Heresy ou du Fading Suns.
Mais le vrai intérêt du film du point de vue rôliste est le Moorwen. De par son design, sa bioluminescence, son agilité, son intelligence de prédateur : on aurait envie de le caser dans tous les bestiaires possibles ! Rusé et féroce, graphiquement marquant, nul doute que l’opposer à un groupe de personnages donnera un grand moment d’intensité, si le MJ prend soin de mettre à profit ses caractéristiques (guérilla dans les bois, attaque-surprise, propension à ne pas laisser de corps derrière lui, etc.). Une créature sacrément intéressante.

En tant que film : 5 / 6
En tant qu’inspi : 4 / 6[/b]
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Message par Kakita Inigin » Jeu 03 Déc 2009, 13:45

J'en poste un comme "extrait", voir si ça vous intéresse dans la forme :

ça nous intéresse vivement. :D
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Re:

Message par Lame » Ven 28 Nov 2014, 18:45


Les images de la civilisation avancée dont est issu le héros sont également intéressantes (même si peu nombreuses) : elles font notamment penser à du Dark Heresy ou du Fading Suns.


A ce propos, le background du film comporte un détail intéressant à côté duquel tout le monde passe: le statut de la Terre.

Quand le vaisseau extraterrestre est désemparé, quand le héros consulte les données de l'ordinateur de bord, on voit que la Terre est référencée comme un "centre de reproduction". D'ailleurs, il est évident que la Terre a déjà été visitée par sa civilisation à l'époque de la civilisation viking.

On devine que la civilisation des space vikings comporte des mondes humains de niveau technologique hyperspatial et des mondes primitifs dont les indigènes coriaces sont ponctionnés par les premiers pour leur servir de reproducteurs et entretenir leurs prédispositions génétiques au survivalisme. Que se passe-t-il quand un "Monde-merdier" atteint un certain niveau de développement (et de confort)? Exterminatus à l'aide de parasitoïdes (Prometheus)? Lacher de kaiju par mercenaires xénos interposés (Pacific Rim)? Prise de contact et incorporation pacifique (Star Trek)? Débarquement massif et incorporation dans les bataillons d'assaut (Star Wars)?

Dans Jupiter Ascending, prochainement en salle, le Royaume de Balem Abrasax suit un peu la même logique. Les mondes primitifs (la Terre du XXIe siècle) sont apparemment des mondes en cours de maturation sauf que les "Ewoks" (nous) ne savent pas ce qui les attendent.
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Re: La rubrique inspirations

Message par Lame » Jeu 02 Avr 2015, 13:02

wizard a écrit :Avant "L'homme qui murmurait à l'oreille des chevaux "(chef d'œuvre, really ?), elle avait tourné dans "Irresistible North" (pas infamant mais pas terrible), "Juste cause" (thriller réac et mou) et "Maman, je m'occupe des méchants" (la tentative de relance de la franchise "Maman j'ai raté l'avion" après la puberté de Macaulay Culkin).


Extrait de On ne va pas créer une discussion sur ce film mais...

En relisant Wizard, je me dis qu'il a trouvé un concept cyberpunk.

Les séries de film pour enfants avec des acteurs pré-pubères peuvent rapporter un paquet de pognon. Quand l'acteur vedette grandi, la cinécorpo perd une poule aux oeufs d'or.

Maintenant, imaginons que la corporation prévoit le problème de manière inattendue et quelle passe un contrat spécial avec son acteur. Un contrat de clonage.

Quand celui-ci grandit, son contrat s'arrête (et continue éventuellement avec d'autres films) mais des clones continuent à jouer son rôle.
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