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La
décoration intérieure dans les années 20
cf aussi le magazine art
et décoration spécial 100 ans (350 p. 500 illustrations)
Avant toute chose, il faut bien garder
en tête que ceux
qui investissent dans la création d'intérieurs
sont les riches.
L'habitat du français moyen
(ou de l'américain moyen) ne change guère. Ruhlmann,
le plus célèbre décorateur des années
20 le dit clairement : "Il faut conquérir en premier
lieux ceux qui tiennent le haut du pavé..."
En réaction contre l'absurdité
de la guerre, on cherche à créer un monde plus
rationnel et logique. Bref, rassurant, épuré et
fonctionnel ; loin du passéisme du XIXe siècle
et de l'exubérance du style 1900. En 1925, une exposition en marque le triomphe :
le style art déco est né
Les décors ne
sont plus autant mis en avant, on met en valeur les
matières (précieuses et sompteuses, dignes de l'élite).
Moderne, l'Art-déco n'en reste pas moins fidèle
à la tradition française et les références
aux styles antérieurs abondent, notamment aux styles Louis
XV et Restauration. On utilise volontiers les bopis nobles, rares
ou exotiques : l'ébène, le palissandre de Rio,
notons aussi un grand engouement pour les matières précieuses
: ivoire, galuchat... Tout cela pour mettre en valeur des meubles
aux lignes pures et fluides qui se démarquent totalement
de tout ce qui a été fait jusque là.
Les décorateurs
se préoccupent des salles d'eau...
L'eau courante est encore un privilège,
mais les mentalités évoluent. La plupart des gens
se contentent de tubs (vous savez ces espèces de baignoires
qu'on voit dans les westerns) ancètres de la douche. Chez
les riches, les baignoires sont débarassées des
fioritures 1900 (pattes de lion...) s'apparentent aux termes
à la romaine.
La pratique du sport
s'intensifie, on découvre le ski, la natation. Parallèlement
les canons de la beauté
évoluent : on aime les femmes
athlétiques, bronzées et minces. La maison s'adapte à ces femmes plus indépendantes :
elle est spacieuse, confortable et facile à entretenir
; les employés de maison se font de plus en plus rares
depuis la guerre,
la cuisine devient
plus fonctionnelle et le premier
salon des arts ménagers en 1923 se révèle
être un triomphe.
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