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Les seigneurs de l'Empire
Shogun,
Mot japonais, abréviation
de seiitaishômgun : commandant en chef contre les
barbares.
Fut donné à l'origine à
titre temporaire aux commandants qui ont soumis les Aînous
à l'autorité impériale à la fin de
huitième siècle.
Remis en fonction au temps de Minamoto
no Yorimoto en 1192, le titre fut octroyé à vie
et se transmit par hérédité.
Il y a eu au total trois dynasties de shogûn
: les Minimoto, à partir de 1333 les Ashikaga et, de 1603
jusqu'à 1867, les Tokugawa. Le pouvoir des shogûns
varia selon la dynastie.
Grâce à la délégation
du pouvoir impérial, ces shogûns furent les vrais
régnants du Japon
Daimyô
:
Prince féodal et suzerain au Japon.
A cette époque, il y avait des dizaines
de daimyô's. Ils étaient au sommet de leur
pouvoir pendant la période féodale de Muromachi.
Les guerres entre les daimyô's
étaient très fréquentes Nobunaga Oda réussit
à diminuer leur pouvoir pendant la réunification
du Japon.
Leur puissance fut réduite à
néant pendant le shogûnat d'Ieyasu Tokugawa et ils
furent intégrés dans la société rendant
ainsi impossible toute insurrection.
Quelques termes fréquents.
Bushi, samouraï, ronin :
Bushi
est le terme générique pour guerrier, il en existe
plusieurs. Le samouraï, le plus connu est "celui
qui sert" il y a dans le terme un rapport suzerain-vassal,
que l'on ne retrouve pas dans le terme bushi. Cette relation
est tellement marquée que si un samouraï perd son
maître, il devient un ronin (qui se traduit littéralement
par "homme de la vague")
Ninja :
Classe d'hommes entraînés
pour l'espionnage et l'assassinat. Les ninja sont apparus
à la fin de la période de Heian (794-1185), dans
les environs de Kyoto, où ils se confondaient parfois
avec les yamabushi. Ces hommes, de très basse classe,
furent utilisés par les Daimyo surtout à
partir du XVe siècle, pour assassiner leurs ennemis et
pénétrer dans leurs forteresses. La légende
leur attribua des pouvoirs extraordinaires. Il n'en était
rien, mais ces hommes étaient capables de prouesses. Ils
étaient experts dans l'escalade des murailles, dans la
natation silencieuse et dans les manières de se dissimuler.
Organisés en sociétés
dont la hiérarchie peut être schématisée
en trois rangs : jônin, chûnin et genin, ils
adoptèrent la structure d'écoles (toujours secrètes),
fondées sur le clan familial au sens large.
Yakuza :
Membre de la mafia japonaise. Le mot est
en fait formé de trois caractères ya-ku-za, qui
signifie, "gars du milieu", "vaurien". Le
terme de Yakuza, quant à lui, est tiré du vocabulaire
d'un jeu de dé, signifiant "8, 9, 3" et désignant
la combinaison perdante. Par extension, elle désigne une
personne en marge de la société.
Le Japon compte près de 100.000
Yakuza repartis en 2.500 gangs. Au début des années
60, il y en avait près de 180.000, repartis en 5.000 gangs.
oyabun :
père, employeur, chez les yakuzas
équivalant du "parrain"
sumotori :
Nom donné au combattant sumo ; en
réalité, les Japonais n'emploient pas ce terme
pour les désigner, et préfère les appeler
rikichi ; seuls les Occidentaux emploient le terme de
sumotori. On peut noter que le Kanji qui écrit
« rikichi » est formé du Kanji
qui écrit "homme fort" et du Kanji qui
écrit "Samouraï". L'importance des
sumotori se comprend alors : ils représentent les derniers
Samouraïs, et sont adulés en tant que demi-dieux.
Kojiki
:
C'est le plus ancien livre japonais ; la mythologie japonaise
est contenue dans le Kojiki. On y trouve entre autres
des allusions au sumo.
Quelques noms communs
et suffixes utiles.
jintôjô :
Accessoire magique utilisé pour
chasser les démons, se présentant généralement
sous la forme d'un bâton dont l'extrémité
est constituée d'une tête humaine posée sur
un croissant de lune, symbole de l'état éphémère
du monde d'ici-bas.
Gaijin :
Contraction de gaïkoku-jin
étranger (les Occidentaux sont donc tous des gaïjin).
Ce mot a une connotation péjorative car le Japon est traditionnellement
l'un des pays les plus xénophobes qui soit au monde. En
effet, les étrangers y sont très mal acceptés,
et on fait tout pour le leur faire comprendre, même si
c'est d'une manière qui n'est pas le moins du monde agressive.
Ce n'est pas simplement une opinion, c'est un fait et une politique
avouée : un étranger ne peut accéder à
certains postes trop élevés, particulièrement
dans l'administration.
Yakkaïgoto :
meurtre
-chan ou -san
cher ~ (suffixe affectif généralement
employé par les adultes appelant leurs enfants en bas
âge). Dans un contexte social, la personne à qui
cela s'adresse n'est pas d'un niveau social supérieur
de celui qui lui parle, c'est même généralement
l'inverse
-sama
indique que l'on a un profond respect pour la personne de laquelle
(ou à laquelle) on parle
sensei
Professeur, enseignant ou toute personne que l'on respecte beaucoup.
C'est le Maître.
Le sensei représente quelque chose de très
important pour un Japonais, car la relation sensei-élève,
plus formelle que la relation sempai-kohai qui est plutôt
relationnelle, peu être vue comme l'atome de la hiérarchie
japonaise. Un exemple frappant est le sensei du film Madadayo
d'Akira Kurosawa. Ici la
particularité de la relation que les anciens élèves
entretiennent avec leur maître est montrée d'une
manière subtile et touchante, au travers des péripéties
que
celui-ci traverse. Le sensei apparaît alors comme un otoosan,
un père.
ô :
roi
ôji :
prince
ojiisan :
grand-père
ojisan :
oncle
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