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La politesse japonaise repose sur certaines
idées fondamentales de l'importance de l'étiquette
en ce qui concerne la conduite personnelle et le maintien de
relations sociales harmonieuses. Celles-ci ont leur origine dans
la tradition de Confucius qui a formulé des règles
devant guider le comportement, en particulier au cours des rites.
Cette tradition a aussi édicté des principes hiérarchiques
auxquels les Japonais doivent se conformer.
Dans le Japon moderne, une conduite polie
relève de deux facteurs principaux : les rapports hiérarchiques
et le souci des autres. La conduite attendue de chacun est généralement
fonction de
distinctions de rang qui se fondent sur l'âge, le sexe
et l'ancienneté.
Le recours au langage honorifique (kei
go) est un aspect important de la politesse japonaise, le
Kei go modifie aussi bien la syntaxe que le vocabulaire (qui
possède divers termes d'adresse -sous la forme de suffixes
pour les personnes- appropriés à chaque niveau
de langue.)
Le kei-go existe sous trois différentes
formes :
Le langage de respect (sonkei go), utilisé lorsque l'on s'adresse
à un supérieur ou lorsque l'on parle de lui.
Le langage d'humilité (kenjyo go), utilisé
lorsqu'une personne veut se montrer inférieure dans certaines
circonstances, comme lorsqu'elle s'adresse à des supérieurs
ou lorsqu'elle veut manifester du respect envers son entourage.
Le langage de politesse (téinéi go), qui
affecte l'ensemble du discours.
Le choix du langage dépend toutefois,
autant des circonstances que des relations entre les personnes.
Plus une situation est formelle, plus on a recours à un
style poli, de la même façon que la tenue vestimentaire
est plus ou moins stricte. Même les personnes qui, d'ordinaire,
utilisent un langage intime emploieront des expressions polies
en présence d'un invité, d'un client, ou lors d'une
cérémonie, telle un mariage ou des funérailles.
En fait, dans ces circonstances, les formes de langage présentent
un caractère assez formel, tout comme d'autres aspects
du comportement. Il existe des règles et des conventions
concernant la disposition et la décoration d'une pièce,
la façon de s'habiller, l'emballage et la présentation
des cadeaux ainsi que la consommation de nourriture et d'alcool.
Une visite, plus ou moins formelle, n'échappe
pas aux règles de l'étiquette.
On est invité à retirer ses
chaussures avant d'entrer. L'invité ayant le rang le plus
élevé s'assoit dans la partie honorifique de la
pièce, habituellement près du tokonoma, une sorte
d'estrade. Les autres personnes prennent place, à sa suite,
par ordre décroissant d'importance. Comme il est poli
de faire montre de modestie, l'attribution des places ne manque
pas de donner parfois lieu à des échanges animés.
Une salutation appropriée peut aussi
précéder l'acceptation du coussin qui vous est
proposé. L'offre d'un cadeau doit être accompagnée
d'un commentaire dépréciatif, ("cela ne vaut
rien"), de même que l'hôte ou l'hôtesse
s'excuse de n'avoir "rien du tout" à offrir,
juste avant de servir un copieux repas. |