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l'Eglise dans
les moeurs médievales
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"Or
la foi est la garantie des biens que l'on espère, la preuve
des réalités qu'on ne voit pas. C'est elle qui
a valu aux anciens un bon témoignage." He : 11;1,2 |
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un code d'honneur établi par l'Eglise : l'Esprit chevaleresque. |
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L' idéologie chevaleresque prend
plusieurs directions :
militaire
festive courtoise et surtout, religieuse.
D'un
point de vue militaire.
Le chevalier
recherche la gloire et tente de prouver son courage, sa force
et ses capacités militaires (combat et stratégie)...
D'où le rôle des tournois attestés depuis
le XIIe siècle mais existant sans doute depuis beaucoup
plus longtemps. Le tournoi est un entraînement à
la guerre dans des conditions réelles, on peut entre autre
être blessé, être fait prisonnier (avec demande
de rançon) ce qui est l'occasion de ruines ; plus rarement,
on peut être tué. On est souvent blessé.
Malgré l'interdiction par l'Eglise de ce genre de pratiques,
elles se développent. Il faut savoir également
que les joutes du style de celles décrites dans des romans
comme "Ivanohé" n'existent pas, les tournois
opposent deux armées, jamais deux hommes.
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D'un
point de vue festif.
Le chevalier
doit montrer sa puissance et sa gloire : il se montre donc généreux
en offrant des banquets fastueux, plus un homme est riche, plus
il se montre généreux, plus il est puissant car
il s'attire les faveurs de ceux qui en bénéficient. |
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D'un point de vue courtois
Le monde
des chevaliers est un monde particulièrement brutal (admirablement
décrit dans "la chanson de Roland" avis aux
amateurs). L'idéologie courtoise apparaît de façon
certaine au XIIesiècle en Aquitaine et se répand
grâce à sa dame : Aliénor.
L'amour
courtois fait apparaître le sentiment amoureux dans les
relations entre hommes et femmes.
Il exalte
l'amour hors-mariage : comme tous les mariages sont arrangés
et que l'Eglise impos l'indissolubilité du mariage cela
devient naturellement le seul amour possible. Mais cet amour
n'est pas consommé, il est essentiellement spirituel et
toujours platonique. Il inverse le rapport
dominant/dominé : puisque la femme décide.
Enfin,
il permet à la société chevaleresque de
se policer : on s'intéresse à l'art et à
la culture (chansons et poèmes pour plaire à sa
Dame...) |
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D'un point de vue religieux.
En l'an
mil,
la
chevalerie est mal perçue par l'Eglise, c'est un monde par trop violent,
qui n'obéit pas à l'idéologie chrétienne.
Aussi, l'Eglise cherche-t-elle à imposer des règles
aux chevaliers en les empêchant de se battre tout le temps
et contre n'importe qui. L'Eglise cherche à récupérer
les chevaliers en vue d'en faire les champions de la paix et
de la justice.
Mais, avant tout, l'Eglise demande à la chevalerie sa
propre protection... Puis, celle de la veuve et de l'orphelin
c'est à dire, les hommes qui n'ont pas le droit de porter
les armes (paysans, marchands, femmes et enfants)
Vers
1130, cette idéologie chevaleresque prend un nouvel élan
avec la création de l'Ordre du Temple. CETTE IDEOLOGIE EST ACCEPTEE EN THEORIE, elle ne fait
pas valeur de loi et certains ne la respectent pas.
De ce
fait, en 989, est mise
en place ce que l'on appelle la Paix de Dieu, afin de renforcer cette idéologie
et tenter de canaliser la
violence de la société chevaleresque. Les principales
directives du texte sont :
Ne pas
tuer gratuitement les animaux, du fait de leur importance économique.
Moines,
clercs et femmes ne portent pas d'armes en théorie, ils
sont protégés par la Paix de Dieu et ne doivent
pas être attaqués.
On ne
se bat pas les jours saints, qui rappellent la passion du Christ. |
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L'Eglise dans la vie de tous les jours. |
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Quelques
points de repère
Tous
les européens sont catholiques au Moyen-Age, une religion
considérée comme universelle. Chacun pratique et
croit en la même chose : l'Eglise garantit la cohésion
sociale en garantissant un point commun entre tous : la foi en
Dieu. Ceux qui font preuve d'hérésie sont poursuivis
par la Sainte Inquisition et condamnés à être
immolés par le feu.
Pour
gagner le paradis,
tout
homme se doit selon ses moyens de pratiquer la charité.
Il doit respecter le code moral chrétien et obéir
aux commandements de l'Eglise.
Toujours
selon ses moyens,
pour
obtenir le pardon de ses fautes, on peut faire don d'une partie
de ses biens à l'Eglise ou effectuer un pelerinage. Les
plus pratiqués sont Jérusalem, Rome, et Saint Jacques
de Compostelle.
Un bon
chrétien, prie souvent,
va à la messe tous les dimanches, communie au moins une
fois l'an, et respecte les périodes de jeûne.
Le "temps
privé" n'existe pas. Pour tous, la vie est rythmée
par les saisons et par les cloches de l'église du village
qui ponctuent la journée de travail et les heures de prière.
La vie agricole est rythmée par la vie religieuse, dans
les textes, on mentionne les dates au moyen des saints du calendrier.
L'antijudaïsme
est très présent (attention, ce n'est pas encore de l'antisémitisme,
on s'oppose à la religion juive non au peuple juif) Les
juifs n'ont pas droit de posséder de terres, on les rend
responsable de tous les maux parce qu'ils sont un "peuple
déicide"... De ce fait, ils pratiquent les métiers
interdits aux chrétiens : tout ce qui est en rapport avec
l'argent ; ce sont principalement les juifs qui sont usuriers
ou banquiers. |
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Vivre
et transmettre sa foi
Le sacrement du baptême : avant 1200,
on ne baptise que des adultes et par immersion totale ; après
1200, le baptême se fait dans les jours qui suivent la
naissance et par aspersion.
La
transmission de la foi : l'enseignement catéchétique
n'existe pas encore, elle se fait par osmose, grâce aux
parents et au parrain, Le parrain tient une place prépondérente, à tel
point que le mariage avec son parrain est interdit car considéré
comme incestueux.
Le
mariage
: est possible dès 14 ans. En principe, ce qui fait le
mariage, c'est le consentement mutuel, les fiançailles
en sont la première étape, et les rompre est une
faute. Le mariage, une fois célébré, est indissoluble
sauf s'il n'est pas consommé.
Les
prières
:
les plus récitées sont : le Credo de Nicée "Credo in
unum deum, pater omnipotentes..." il est récité
par et avec le
mourant.
Le
Notre
Père
"Pater
noster quis est in coelis..." et les Psaumes.
L'aumône : elle est faite
aux prêtres, aux pauvres ( le miséreux est considéré
comme un autre Christ) d'ou la sacralisation de la pauvreté.
"l'aumône
éteint les flammes du Purgatoire"
L'enterrement
chrétien
:
Si le décès menace, le curé apporte le viatique
en procession solennelle. L'extrème onction est réservée
aux moribonds et elle n'est pas en faveur dans les couches populaires
de la société (pour des raisons de pure superstition).
Une fois mort,
le
défunt est veillé par les moines dans sa demeure puis enterré
dans l'église, puis, par manque de place dans le cimetière
qui
entourait
l'église. Le fait de bénéficier d'une sépulture
chrétiene est très important, on redoute d'en être privé
car l'âme ne trouverait pas le repos.
Les suicidés
ne sont pas enterrés chrétiennement |

Les images de cette
page sont des dessins de frères franciscains, diffusés
sur Internet et libres de droits. |