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En fonction de leur période de fabrication
et donc des techniques de réalisation, le sabre japonais
prend des noms distincts.
Avant 1600, c'est un Koto (littéralement
"sabre ancien" et non "petit sabre").
Entre 1600 et 1780 environ, c'est un Shinto (littéralement
"sabre nouveau", rien à voir avec la religion
shinto ou "voie des dieux").
Entre 1780 et 1876, il s'agit d'un Shinshinto
(littéralement "nouveau nouveau sabre").
Entre 1876 et 1945, on le désigne
sous le terme de Gendaito ("sabre moderne").
Pour les sabres fabriqués en séries
pour les soldats au cours des guerres du 20ème siècle,
on utilise le terme de Gunto ( "sabre de guerre").
Enfin, s'il s'agit d'un sabre contemporain,
on a recourt au terme Shinken ("nouvelle épée")
ou Shinsakuto ("sabre nouvellement fait").
La plupart des sabres étaient signés
(Mei) par le forgeron. Il y ajoutait parfois des caractéristiques
du type "a tranché trois corps attachés ensemble
"
et des dates ou des localisations.
Forger un sabre était un acte rituel,
imposant purification et ascèse au maître forgeron.
Il y eut de nombreuses écoles de forge au Japon. Les forgerons
les plus connus sont Masamune et Muramasa.
Masamune vivait au début du XIVème siècle.
L'histoire (ou la légende ?) raconte qu'il s'agissait
d'un homme droit, intègre et bon et que ses lames, parfaites,
apportait sérénité au porteur. En revanche
son élève, Muramasa qui possédait lui aussi
une technique de forge parfaite, passe pour avoir été
un homme violent. Aussi son aura maléfique imprégnait-elle
ses lames, qui causaient toujours de grands malheurs et faisaient
couler des flots de sang.
On raconte que pour différencier
ces lames parfaites, il suffisait de les planter dans le lit
d'une rivière, fil dirigé vers l'amont. Les feuilles
apportées par le courant étaient tranchées
net par la lame de Muramasa, alors que très curieusement,
elles évitaient celle de Masamune et poursuivaient leur
chemin.
Les vieux maîtres avaient coutume
d'enseigner que tel devait être l'esprit du guerrier, qui
impose la paix par sa seule présence, sans avoir à
sortir le sabre. |