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Dans les villes : des
espaces particuliers.
Les jardins urbains
Les jardins urbains sont une tradition
essentiellement méditerranéenne, importée
par les musulmans : ceux de Grenade et Cordoue sont restés
très célèbres. Ils exercent une fascination
certaine sur les voyageurs qui y voient un reflet du paradis
sur terre : une certaine littérature décrit la
ville comme une oasis de ruisseaux, de vergers et d'ombrages
où roucoulent les colombes.
En vérité, on a constaté
que les villes du sud de l'europe et de l'Afrique du Nord comportent
de vastes espaces vides où l'on cultive des jardins potagers.
Les jardins d'Alexandrie font l'admiration des chroniqueurs latins
qui décrivent les palmiers chargés de dattes, les
vergers d'agrumes, les bananiers, capriers et autres plantes
exotiques. Les roses d'Alexandrie comme celles de Damas eurent
très tôt une grande nnotoriété en
Occident. Plus près de nous, on connait bien les jardins
pontificaux : "le jardin du pape" on y trouve des vignes,
des arbres fruitiers, des légumes et des plantes fouragères
pour les chevaux.
Sans que la différence soit toujours
aisée à déceler, il faut préciser
la nature ornementale ou utilitaire de ces espaces. Dans bien
des cas, la finalité maraîchère est clairement
attestée.
Les cimetières
Symétrique du monde des vivants,
le cimetière est lui même un lieu de vie : depuis
l'Antiquité et jusqu'aux temps mérovingiens, les
cimetières étaient situés le long d'une
voie d'accès ou près de l'enceinte à l'extérieur
de l'espace urbain. La familiarité avec la mort, le fait
qu'elle soit réellement la dernière étape
de la vie entraîne la prolifération des cimetières,
ainsi, à Paris, sur trente-cinq paroisses vingt-neuf ont
leur cimetière, occupant une vaste part de l'espace public,
ils sont de ce fait utilisés à d'autres fins que
la conservation des sépultures : point de convergence
des processions, lieu de réunion des métiers et
des confrèries. On y tient aussi des assemblées
de justices.
Charité, confrérie
et hôpitaux.
Accueil et soins aux malades
Tout au long du Moyen-Age, l'assistance
reste une priorité de l'Eglise : hôpiaux et hôtels
dieu sont dirigés par des religieux et des religieuses.
et à partir du XIIIe siècle des moines. Mais dans
le même temps, avec l'apparition de la crise économique
(et oui c'est pas nouveau) leur activité s'avère
insuffisante avec l'accroissement de la pauvreté et de
ce fait, l'assistance devient aussi une affaire municipale. A
noter aussi, la naissance à cette époque de l'ordre
des hospitaliers, qui offre aide et assistance aux frontières
où les ordres militaires sont biens implantés.
Accueil des voyageurs et des
pèlerins
Si la ville est dotée d'une réglementation
sourcilleuse dans l'acceuil de ressortissants étrangers,
cela ne l'empèche pas d'être selon les opportunités
un centre d'accueil touristique au sens moderne du mot. Un tourisme
qui, avec la recrudescence des pèlerinages prend une grande
importance. Lorsque les éjours se prolongent, parce que
les bâteaux sont retardés ou le temps trop mauvais,
le temps est mis à profit pour des visites... Les notations
sont souvent laconiques : "Milan est bonne ville, grande
et riche, le chasteau très fort", à Chambéry,
"il y a beau et triomphant château" ; mais elles
n'en dénotent pas moins le développement d'une
curiosité et d'une ouverture par l'observation. |
cavalier templier, auteur
iconnu, peinture murale église de Cressac
soldat brandissant une
lanterne. détail d'une peinture murale. |