" … Car il fallait avouer que le somptueux antre de Moyster ne dérogeait pas à la tradition de cette cité de noirceur. De hautes flèches, des aiguilles, des tourelles et des murailles de granit noirâtre et sulfureux avaient, semble-t-il, jailli de la roche basaltique qui supportait les fondations d'Harnapolis. D'incessants arcs électriques et éclairs bleutés jaillissaient sans relâche de la ténébreuse voûte céleste pour venir frapper de pleins fouet les ramures de la forteresse. Mais le monstre d'architecture, lové sur son socle, ne frémissait guère sous les assauts des éléments et paraissait, au contraire, prendre un malin plaisir à contrarier leurs efforts.
Tel se dressait leur ultime épreuve, face à eux, les invitant de ses tourelles défiant les dieux à venir goûter à la fin de leur supplice. Car, pour chacun d'eux, cette épopée s'avérait une véritable angoisse. Ce lieu était en fait si terrifiant, si abject et si immoral qu'il entachait de sa sournoiserie l'âme pétrie de bienveillance et de principes de ces défenseurs de bonté… "
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Harnapolis est constituée de quartiers plus ou moins bien délimités. Chacun possède une charge quelconque : habitations, commerce, temple, port, résidences bourgeoises, jardins publics etc…
La majeure partie des artères principales d'Harnapolis est dallée de près et fréquemment nettoyée par des rebelles enchaînés devenus esclaves publics. Il faut savoir que ces derniers sont passibles de toutes les exactions du peuple à leur encontre. Par exemple, tout harnien mécontent dispose de la vie de l'être à sa guise. Tuer un rebelle, l'humilier, le mutiler, le battre ou l'injurier n'est pas passible de crime à Harnapolis et tout un chacun s'y donne à cœur joie, même si la plupart du temps l'empressement de leurs affaires les empêche de perdre trop de temps. Les travailleurs poursuivent leur nettoyage, nourris avec de la viande gonflée et infectée, abreuvé par des liquides de vaisselle, logeant parmi les blattes et les cafards. Vraiment, vivre en tant qu'esclave des rues est le pire traitement que l'on peut infliger à un être intelligent.
Les façades des maisons sont également décorés de grands et somptueux portraits d'un Moyster souriant et affable. Divers slogans y sont joints tels que : "jamais nous ne pourrions assez remercier notre maître pour notre enfance heureuse" ou bien "Même les Dieux n'ont su nous apporter le bonheur dont nous gratifie chaque jour notre Zag bien-aimé". Parfois, un petit croquis parodique et satirique vient troubler la quiétude des murailles. Même si cela déclenche parfois l'hilarité des gens, la bonne humeur est vite estompée par l'arrivée massive des sombres exécutants qui entreprennent une longue enquête afin de débusquer le petit plaisantin et si jamais le fautif est appréhendé, même les dieux détourneront leur regard de l'officieuse torture qui lui sera infligée.
Les EXECUTANTS sont des êtres étranges qui arpentent inlassablement les ruelles de la ville par bande de cinq ou six dirigés par un huissier principal. Leur rôle est de maintenir la répression à son paroxysme. Ils arrêtent, torturent, tuent publiquement ou officieusement toute personne susceptible de ne pas suivre les voies tracées par le Zag. Des vieillards, des enfants, des infirmes, des hommes dans la fleur de l'âge, des femmes sans reproches sont arrêtés sous la moindre accusation. Leur sort dépendra des éventuelles preuves qu'elles laisseront filtrer ou, plus sérieusement, de l'argent que la victime est prête à donner. Les miséreux sont ainsi réduits à néant en l'espace de quelques heures tandis que les bourgeois fortunés pourront espérer faire taire les griefs.
En réalité, les exécutants sont des membres du culte de Lord Kaph, officiant secrètement sous la bienveillance du Zag qui tolère et supporte leur présence au sein de la ville. Et pour cause, Moyster finance l'organisation la chargeant de toutes les affaires frauduleuses de sa cité et se satisfaisant du climat de terreur que les membres noirs parviennent à faire régner parmi les opposants du régime.
Prenons le cas de Matt Mürsten, père d'une famille de six enfants, habitant les résidences mitoyennes au temple de Xanthos. Matt et sa femme Christlieb font partie de la classe moyenne d'Harnapolis. Lui travaille comme cordonnier dans le quartier marchand et son commerce fonctionne convenablement. Ses six enfants ont pour nom Alicia, 17 ans, Maritie, 13 ans, Heiner et Heinrich, 11 ans, Vuilbert, 9 ans et le petit dernier, Moyster (en l'honneur de leur maître vénéré) 7 ans.
Matt se lève vers 6 heures du matin ainsi que l'ensemble de sa maisonnée, il prépare un petit déjeuner à base de pain complet et de lait de chèvre et invite les membres de sa famille à partager sa pitance. Tous, assis autour de la table, jettent en première lieu un coup d'œil au code de l'ordre moral, placardé au sommet de leur porte entrée, que tous, y compris Moyster, sont capables de lire suite à leurs quelques années d'étude. Ils prononcent alors une courte prière en l'honneur de leur maître qui leur a permis de pouvoir de nouveau manger à leur faim.
Hélas, leurs maigres revenus ne leur ont pas permis d'accueillir une gravure de leur roi à l'instar de leurs voisins plus aisés. En effet, des offrandes, des prières déposés au pied de ces gravures ont le merveilleux pouvoir d'attirer le bonheur sur la maisonnée et ceci n'est pas que simples superstitions. Pour preuve, tous ceux qui se sont montrés incrédules envers les vertus d'un portrait du Zag sont désormais décédés. Oui, le Roi apporte bienfaits et sérénité dans la maisonnée et ce n'est pas le vieux Mürsten qui irait le contredire.
Une fois le repas terminé, Matt s'empresse de gagner sa boutique, tandis que Christlieb prépare Vuilbert et Moyster pour l'école. Les cours sont donnés par maître Sallafan, guerrier de Xanthos à la retraite mais portant encore fièrement l'armure de son clergé. Les jeunes citoyens apprennent à reconnaître et haïr un elfe, un nain, à prononcer par cœur chaque parole des discours du Zag. On leur enseigne également des rudiments de combat, ainsi qu'un code civique soutenu. Des cours d'histoire sont aussi promulgués, faisant rejaillir la supériorité du peuple harnien sur toute autre nation d'un point de vue historique puis purement physique et moral.
Heiner et Heinrich, les jumeaux de bonne constitution, partent pour le temple où ils espèrent gagner une place au sein de l'ordre viking. Eux ont vu les parades de ces fiers guerriers, de ces métaphores idéales de l'art du combat, de ces colosses bons et loyaux, prêts à mourir pour défendre leur empire et les deux jumeaux ne peuvent s'empêcher de brûler d'impatience de grossir leur rang et servir ainsi le juste et puissant Moyster San Harna.
Maritie, quant à elle, aide sa mère au foyer car telle est la place de toute femme harnienne. Autrefois, elle s'occupait de son plus jeune frère mais maintenant qu'il est devenu un jeune homme à part entière, elle préfère effectuer le ménage.
Alicia est partie depuis longtemps au palais où elle a obtenu une place dont elle ne parle que rarement à ses frères et sœurs. Ses parents, cependant, savent que grâce à la beauté et au savoir-faire de leur fille, ils disposent désormais de la confiance et du soutien de l'huissier du palais : Mandrake, un être étrange, noir et malsain à fréquenter. Peu importe pour eux, seule Alicia a de quelconques contacts avec lui.
Christlieb également est partie depuis longtemps, pour le palais qui plus est. Et pour cause, arrivée au petit bureau des dénonciations, elle s'empresse de décrire ses vieux et pacifiques voisins qu'elle soupçonne de collaborer avec les rebelles. Suite à sa petite prestation, elle se voit remettre quinze bonnes pièces d'or, frappées à l'image de leur maître, tandis qu'elle accompagne une escouade jusqu'au gîte des deux vieux impertinents.
Grâce à son dévouement, elle a droit d'assister à l'arrestation et l'exécution des vieillards sur la place publique destinée à cet effet. Hélas, la prime de cinq pièces d'or supplémentaires accordées pour les quelques preuves passibles d'exister dans le logis du couple soupçonné, ne lui sera pas accordée : après une fouille méthodique, rien n'a pu être trouvé. Ceci n'est que partie remise pour Christlieb qui s'arrangera la prochaine fois pour dénoncer avec preuve à l'appui. Cinq pièces d'or, ce n'est pas rien à Harnapolis.
Matt, à l'échoppe s'affaire pour satisfaire un groupe d'exécutants (les huissiers) venu réclamer l'impôt bimensuel. Il fournit dix pour cent de plus aux gardes s'assurant ainsi leur protection contre une éventuelle dénonciation qu'autrui pourrait proférer à son égard. Jusqu'à présent, le cordonnier a toujours su payer la taxe à temps, il ne souhaiterait pour rien au monde subir les dix jours de mine, en compagnie des abominables nains, imposés à ceux qui ne payent pas à temps. Les exécutants partis, Matt poursuit son commercial labeur jusqu'à 21 heures, ne prenant même pas la peine de manger à midi (aucun harnien, hormis les plus aisés ne mange à midi).
Rentré chez lui, il apprend que la journée a été bonne: sa femme lui apporte quinze nouvelles pièces, il dispose de la bénédiction temporaire de quelques gardes officiels, Heinrich a été promu au rang d'apprenti viking et commencera son entraînement en tant que tel à Veltaver et Alicia, visiblement apathique, toujours effacée et sombre, rapporte du palais une dérogation de Mandrake qui parvient à éliminer les soupçons de collaboration qui pesaient sur les épaules des Mürsten. Heiner n'est pas revenu du temple de Xanthos, son comportement rebelle n'a pas été toléré par le chef du culte qui lui a imposé une nuit complète de travaux. Ceci n'est cependant pas bien grave, ça l'endurcira et fera de lui un honnête citoyen et un homme accompli.
Le repas du soir à 21 heures 30 environ se déroule sans problème. Matt et Chritslieb bénissent une fois de plus leur monarque pour cette journée passée sans soucis et problèmes puis chacun d'eux gagne son lit aux alentours de 23 heures.
Demain, Dimanche, jour férié consacré en l'honneur du Zag victorieux des elfes sur Cherek, la petite famille assistera au sermon mensuel de leur maître au balcon de la Tour du Désastre. Oui, comme la vie est belle, paisible et radieuse lorsque le sang harnien coule dans vos veines…
Au devant de la scène politique de l'empire zagiste se trouvent diverses personnes peu recommandables dont certaines sont de véritables concentrés de sadisme et de cruauté.
Guerrier, niveau 10
Neutre mauvais
Force 18/00
Dextérité 15
Constitution 18
Intelligence 12
Sagesse 7
Charisme 10
VD : 18
CA : 5 (Tough hide, bonus de défense, dextérité)
DV : 10
Points de vie : 100
AT : 2
TACO : 11 (5, force, grand maître)
Dégâts/Attaque : 2D6+10 (Style à deux mains, force, grand maître)
Attaques spéciales : Grand maître, inscrit un critique sur un 19 ou 20, Volonté de fer
Défense spéciale : Néant
T : G (2 m 37)
Description :
La nature prend parfois un malin plaisir à exagérer les dons de certains, les transformant en grotesques tares, ou parfois en véritables monstres. C'est cette seconde voie que semble avoir choisi le corps du Mutah, le colosse Juan El'Tano. Dominant le monde et ses conquêtes de la totalité de ses 2 m 37, l'allié de Moyster est un homme à la peau aussi sombre que les nuits sans étoiles, sans le couronnement sépulcral de la lune elle-même. Il est chauve hormis pour la queue de cheval qu'il porte jusqu'à la nuque. Sa mâchoire et son cou sont dignes d'un taureau mais ses yeux vifs, bleus et scintillants confèrent à son regard une inquiétante étincelle.
Ses bras épais et veinés sont bardés de muscles proéminents, sa poitrine toujours dévoilée même lors des froids hivernaux, est surdéveloppée, exagérément large et sculptée d'abdominaux au niveau de la panse. Le Mutah, ainsi fait, semble peser pas loin de 165 kilos, harmonieusement répartis, lui conférant ainsi une certaine agilité malgré sa taille.
Il était habituellement vêtu d'un unique pagne de cuir mais a opté désormais pour un pantalon, véritable patchwork de divers peaux, ainsi que pour un gilet de laine grisâtre qu'il laisse en permanence entrouvert pour les raisons ci-dessus. Son dos, si quelqu'un venait à le découvrir, est orné d'un tatouage blanchâtre se détachant nettement sur la peau noire et luisante, représentant un kraken aux tentacules déployés. Tous ignorent quelle est la raison ou la signification de ce symbole et le Mutah lui-même ne souhaite pas en parler.
Une massue gigantesque, semblant taillée à même un tronc, et garnie de pointes d'os, de pierres et d'acier, constitue l'unique arme qu'aime à manier le Mutah à l'exception de ses poings. Cette arsenal est bien trop volumineux pour qu'il puisse espérer le passer à sa ceinture et il ne s'en sert que dans les rares odyssées ou expédition de pillages qu'il entreprend par delà les mers.
Juan El'tano est considéré comme un grand maître (troisième stade de la spécialisation), si le MD dispose des players options. Dans le cas contraire, référez-vous à ses impressionnantes caractéristiques, et considérez qu'il est capable d'inscrire un critique sur un jet naturel de 19 ou 20.
La Volonté de fer du monstre lui permet de poursuivre le combat lorsque ses points de vie atteignent les négatifs (maximum -10) s'il parvient à réussir un JDS contre la mort magique à chaque round (avec un malus correspondant à son niveau de points de vie. Par exemple, s'il tombe à -5, le malus au JDS sera de -5.)
Guerrier, mercenaire 9ème niveau
Loyal mauvais
Force 17
Dextérité 16
Constitution 15
Intelligence 13
Sagesse 11
Charisme 12
CA : 2 (Cotte de maille +1, dextérité)
VD : 14
DV : 9
Points de vie : 65
TACO : 12 (6, force, maître d'armes, espadon +2)
AT : 2
Dégâts/Attaque : 1D10+6 (force, maître d'armes, espadon +2)
Attaque spéciale : Maître d'armes
Défenses spéciales : Néant
Description :
Le tristement célèbre et sinistre Commandant Fatum est le chef des terres d'Omadéra, le digne successeur de Moyster si une guerre civile venait à éclater, un être sans pitié hormis pour sa propre et égotiste personne.
Il s'agit d'un homme dont la taille avoisine les 1 m 85 pour un poids de 85 kilos. Ses muscles noueux sont constamment masqués par le fer d'une cotte de mailles rutilante couverte de peaux de bête. Il porte souvent un heaume sans visière empanaché masquant son crâne aux cheveux ras et noirs. Il arbore en permanence un cache œil gauche ainsi qu'une moustache étalant ses noirceurs jusqu'aux commissures des lèvres.
A ses côtés pend une épée bâtarde gainée dont il ne se sert que rarement pour faire durer le plaisir d'une lutte. En effet, son espadon de toujours " Samtaven " est son allié le plus précieux. La large lame ne repose que rarement dans un fourreau fixé sur son dos et se trouve le plus souvent dans sa main, au milieu d'un charnier de sang et de sanie, le seul habitat naturel de Darkhel.
Le Commandant Fatum ne rechigne jamais à se battre et semble s'en délecter. Il n'a aucun mal à terrasser la plupart de ses adversaires et il s'arrange toujours pour que ses hommes affaiblissent les plus puissants avant de les achever. Ce militaire est devenu un expert dans le maniement des armes et doit être joué comme tel. Rien n'est en mesure de pouvoir l'arrêter, hormis peut-être l'amitié et l'unité d'un groupe, et encore, tout cela n'est que pure utopie.
Prêtre de Xanthos, 9ème niveau
Loyal Mauvais
Force 16
Dextérité 10
Constitution 13
Intelligence 9
Sagesse 15
Charisme 13
CA : 1 (Armure de plates + bouclier moyen +1)
VD : 12
DV : 9
Points de vie : 45
AT : 1
TACO : 16 (14)
Dégâts/Attaque : 1D8+3 (hache magique +2, force)
Attaques spéciales : Sorts
Défenses spéciales : Sorts
Sorts habituellement mémorisés : 6/5/3/2/1
- Soins des blessures légères x2
- Protection contre le bien
- Blessures légères
- Détection de la magie
- Sanctuaire
- Aide
- Altération du temps
- Perception des émotions
- Cantique
- Résistance au feu
- Dissipation de la magie
- Cécité
- Prière
- Commandement
- Elévation
- Colonne de flammes
Description:
"La magie, c'est pour les loques, les arcs pour les elfes, les frondes pour les gosses, nous on est des hommes, des harniens vrai de vrai. Et les hommes ça utilise des haches et des fléaux vous entendez : avec les haches, on se fend la gueule, avec les fléaux on s'éclate la tronche… C'est ça la guerre, une grande partie de rigolade à laquelle Xanthos vous a tous conviés. Le premier qui y manquera me nettoiera les dortoirs jusqu'à la fin de sa vie…"
William Draelghen, chef de Xanthos
Première visite sur Veltaver
Il suffit de quelques phrases parfois pour exposer à autrui toute la plénitude de sa personnalité. Et il ne suffit que de ces quelques propos pour cerner la finesse de William Draelghen.
Le chef du culte de Xanthos de l'empire harnien est un homme pourtant mince d'environ 1 m80 pour 75 kilos, dont les cheveux auburn ont tendance à grisonner sur les tempes et sur la moustache. Son regard pétille de la folie des guerriers dont il est l'archétype même. Il est le premier à se ruer sur les champs de bataille et seul Xanthos a pu le maintenir en vie jusque là contre la furie de ses adversaires.
L'homme est perpétuellement engoncé dans une lourde armure de plates complètes ne délivrant à l'ennemi que l'éclat de son regard et plus souvent celui de sa hache. En effet, son arme de prédilection " Xanthafen " lui a, selon la légende et le bruit qu'il laisse amplement courir, été donnée par l'avatar de Xanthos à la fin de la victoire de la grande épuration alors que William n'était qu'un gringalet de 25 ans déjà prometteur.
Draelghen ne réside que sur Harnapolis où le plus grand temple de Xanthos dresse fièrement les ramures de ses colonnades à quelques mètres de la Tour du Désastre. Il dirige une communauté composée d'une vingtaine de prêtres et le double de guerriers fervents adorateurs. Ces membres sont ensuite envoyés dans l'intégralité de l'empire afin de servir de professeurs aux monstres vikings formés dans les écoles de Veltaver.
William fut placé à la tête du culte par Moyster lui-même et lui voue une vénération sans borne. Par conséquent, il lui est totalement loyal assurant la bénédiction du dieu de la guerre sur les hordes harniennes.
1) Calculez la consommation totale de nourriture d'un groupe rebelle au bout d'une année.
2) Calculez la consommation totale de nourriture d'un seul enfant au bout d'une année.
3) Calculez le nombre d'enfants harniens qui pourraient de nouveau manger à leur faim si un groupe rebelle cessait d'exister.
Réponse : 1) 21000 kilos 2) 300 kilos 3) 70 enfants pourraient enfin manger à leur faim. "
Exercices mathématiques pratiques,
Niveau élémentaire
"Mes chers confédérés, mes amis de toujours, mes compagnons
de lutte, le dernier bastion elfique de Cherek s'est éteint aujourd'hui,
a rendu son dernier soupir sous les assauts du monstre vert. Les chefs de la rébellion
ont été crucifiés sur les grandes croix de feu qui bordent
les murailles de ce qui aurait toujours dû rester Pic-Kavayr. Rien ne vous
empêche d'aller voir par vous-mêmes, les Vikings ripaillent autour
des feux de Saint-Jean. Ils chantent leur victoire car à partir d'aujourd'hui
personne, oh non, plus personne ne pourrait être assez fou et puissant pour
défier Moyster San Harna, le Zag suprême.
Nos chefs sont tous morts, nos armes détruites, nos forêts inhabitables
et notre race honnie à tout jamais. Nous allons tous mourir d'ici peu,
cela est certain mais auparavant, je souhaiterais tant que le Zag regrette amèrement
ses exactions, que nous pourrissions les fragiles fondations de son empire et
que nous fassions réaliser à ces humains crédules à
quel point l'abomination verte se joue d'eux et s'en délecte.
Mes amis, si je vous ai réunis en ce soir de défaite, alors que
tout espoir semble anéanti, c'est pour vous demander de reprendre la lutte
sur le même domaine que Moyster, de répondre à la sournoiserie
par la sournoiserie et de déliter son assise ou du moins mourir en essayant
de le faire. Aujourd'hui, un combat nouveau commence pour nous, nous sommes des
parias, des exilés, mais des elfes avant tout qui n'avons plus rien à
perdre contrairement à lui. Mieux vaut périr debout que vivre à
genoux ! Alors, compagnons qui marche avec moi?"
Sandoranne Shandelen, la dame aux yeux d'argent
Leader de la résistance elfique de Cherek
L'énergie
du désespoir… N'est-ce pas là le plus bel acte de bravoure qu'un
homme ou qu'un peuple puisse espérer accomplir dans ses derniers retranchements.
Se battre jusqu'au dernier souffle, s'anéantir dans un effort suprême
afin de prouver la noblesse d'un idéal, sachant que pour un sacrifice,
cent autres derrière seront prêts à faire de même.
S'unir par une peur et une cause commune, aussi ridicule et touchante soit-elle
et ne laisser filtrer qu'une farouche détermination, voilà ce qui
aurait la force d'ébranler le moral du plus abject des dictateurs. Voilà
ce qu'est la résistance, voilà ce que sont des rebelles.
Il existe deux types de rebelles sur Cherek et l'ensemble de l'Empire Harnien.
Les premiers sont appelés rebelles (proprement dits). Ce sont de farouches résistants elfes qui ont juré de pourrir les fondements de l'Empire Harnien et de libérer l'île de Cherek, ses peuples, et l'ensemble des nations de l'océan de la menace dictatoriale du Zag. Leurs campements sont essentiellement situés dans la forêt pétrifiée où ils tiennent conseil et réunissent les chefs des différentes factions et groupes épars. Le commandant suprême de la résistance elfique se trouve être la sublime Sandoranne Shandelen, une rôdeuse de Mériadel, fille unique du roi Lawynn, à qui est échue la lourde tâche de ramener le peuple à la liberté. Cette lutte est suicidaire et elle le sait, mais comme elle le dit si souvent, il n'y a rien à perdre à essayer.
Les seconds opposants au pouvoir sont les royalistes. Le petit-fils de Rickwaërd III, Ludwig IV, estime être le seul digne du trône de Cherek et rumine sa vengeance à la tête d'une bande de partisans, fomentant force plans contre l'état totalitaire harnien. Les royalistes disposent d'une base cavernicole aux tréfonds des montagnes de Cherek. Ils ont également un quartier secondaire établi sous les caves d'un vieil entrepôt des quartiers pauvres d'Harnapolis.
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