Géographie
Le pays se divise de manière assez nette en trois grandes zones au paysage bien spécifique:

Le Traversbois est une zone de forêts, avec le seul accès à la mer du pays, ce qui lui donne une importance stratégique évidente. Le grand port de Cardosa a été bâti pour garder la baie, et surtout l'accès à l'Aria, voie de navigation vitale pour l'économie du royaume.
La zone des Lacs (Randera et Venne) est la seule à être facilement cultivable, avec un relief doux et un climat clément.
La plaine est une étendue morne et vallonnée, constamment recouverte de brumes issues des nombreux lacs. La végétation est rase, herbe grasse où paissent les troupeaux et petits buissons épineux formant des haies serrées. Les forêts sont rares, généralement réservées aux chasses domaniales, car la plaine a été largement déboisée. Au printemps (tardif), la plaine se couvre de fleurs.
Les villages sont petits (100 à 500 hab).
Le massif du Korass offre un paysage sauvage, succession de pentes d'escarpements rocheux, plateaux inclinés coupés de crevasses profondes, vastes étendues de mousses sombres et de lichens battues par une bise glaciale venue du nord, vallons humides et encaissés aux denses forêts de feuillus et d'épineux agressifs, torrents poissonneux aux eaux glacées.
Une route traverse le massif du sud au nord, reliant Gavenak à Ednès et Cardosa par les vallées et les cols.
La route est relativement sûre, et jalonnée d'auberges-relais fortifiées, mais s'en écarter peut être risqué, car le secteur abrite de nombreux Trolls et quelques Wyvernes, qui résident dans les grottes et les vallons boisés.
La côte sud-est de la Baie est très découpée, le granit rose des derniers contreforts de la Dorsale formant des falaises abruptes et splendides, dans les creux desquelles arrivent à s'abriter quelques villages de pêcheurs.
Vruès marque la frontière avec la Thalésie.
Autrefois un simple village de pêcheurs, ce site a été fortifié et abrite une petite garnison, et un colombier de pigeons voyageurs. La frontière avec la Thalésie et la vallée du petit Aria sont surveillées avec attention, car les Thalésiens sont un peuple guerrier et effectuent souvent des raids sur les terres voisines.
Vie politique
Le système de gouvernement d'Arabani est, comme ailleurs en Aquila de type féodal.
Arabani est un pays où la Loi sert à maintenir les structures sociales et juridiques assurant cohésion et prospérité au royaume, mais où les libertés individuelles sont respectées, et où tous les cultes de la Loi et de la Neutralité sont acceptés. Le royaume a donc des liens étroits avec Loralek, qui a le même positionnement.
La Marquise Volgara est la mère de la Reine de Samarkande, et elle entretient de ce fait des relations privilégiées avec la capitale des Royaumes du Sud.
Les Nains de Moradin ont accepté de soutenir militairement le royaume, et les Légions de l'Ordre Halcyon veillent aux frontières, soutenues par la rapide cavalerie Cyrinique et ses archers d'élite.
Le marquisat est divisé en fiefs gérés par les vassaux de la Marquise d'Arabani. La Marquise elle-même est aussi Comtesse de Gavenak, et seigneur du fief dépendant de la capitale arabanite.
Les autres Comtés d'Arabani sont au nombre de trois:
La situation politique actuelle est tendue, car les deux grands seigneurs du nord d'Arabani se vouent une hostilité ouverte depuis près de vingt ans. Leurs frontières sont jalousement surveillées, et les escarmouches entre leurs hommes d'armes sont fréquentes. Cette haine tenace rejaillit sur les échanges commerciaux et sur les relations entre les notables d'Arabani, parfois obligés de choisir un camp. La Marquise maintient le statu quo, et intervient parfois de façon énergique pour empêcher la situation de dégénérer en guerre ouverte.
Toute l'histoire repose sur un drame amoureux qui s'est joué il y a vingt ans.
Urté De Faenna avait épousé la jeune et jolie Alix De Savaric, originaire d'Ednès. Mais la jeune femme ne se satisfaisait pas du mode de vie rustique qui lui fut imposé dans l'austère forteresse de son époux. Habituée à la brillance de la vie mondaine d'Ednès et aux grands espaces du bord de mer, Alix s'ennuyait et déprimait dans les froides montagnes et les sombres forêts de Faenna. De plus, elle n'éprouvait aucune attirance pour son mari, d'un naturel assez rude qui accordait peu d'attentions et aucune délicatesse à sa trop romantique épouse.
C'est alors que le chemin d'Alix croisa celui de Bertran De Kerrus.
Lors d'une fête donnée au palais de Gavenak, elle tomba amoureuse de Bertran, jeune et beau seigneur bien élevé au regard bleu intense, doté d'un talent indéniable pour la musique et la poésie. Il écrivit une chanson pour elle, et elle s'enflamma. Ils se rencontrèrent en secret à plusieurs reprises, et elle conçut un enfant de lui.
L'erreur d'Alix fut de révéler la vérité à son mari.
L'enfant naquit prématurément et dans de mauvaises conditions. Se sachant mourante, Alix voulut se venger de l'époux qu'elle en était venue à haïr, et lui apprit qui était le père de son enfant. Furieux, Urté s'empara du nouveau-né et s'en alla. Alix donna le jour à un second bébé, puis mourut, non sans avoir fait jurer le secret à la prêtresse de Kanarien qui l'assistait.
Urté et Bertran ignorent donc qu'elle a eu des jumeaux, et le second bébé a été élevé au temple d'Ednès, où la prêtresse l'a emmené. Le premier bébé est mort quelques heures après sa naissance, dans les bras d'Urté. Bertran pense que Urté De Faenna a tué Alix et l'enfant, ou bien que l'enfant est vivant mais éloigné par Urté, mais il n'en a jamais eu la certitude, car Urté n'a rien dit des circonstances de leur mort, laissant par ultime vengeance son rival dans le doute. La seule personne à savoir toute la vérité est la prêtresse, mais son serment de silence ne peut être délié que par la mort d'Urté.
Depuis ce drame, Urté De Faenna s'est remarié, et il a deux fils et une fille.
Bertran De Kerrus ne s'est jamais marié, mais il a une réputation de séducteur impénitent. En fait, il cherche désespérément une femme qui saura lui faire oublier Alix.
Les deux hommes se vouent une haine ouverte, ne ratent jamais une occasion de s'opposer l'un à l'autre, mais ces affrontements sont uniquement verbaux, car la Marquise leur a formellement interdit le duel qu'ils repoussent depuis vingt ans. Volgara espérait que le temps apaiserait leur rivalité, mais il n'en est rien, et la Marquise vieillissante commence à se demander ce qui arrivera à son pays quand elle ne sera plus là pour empêcher les deux seigneurs d'en venir à une lutte armée.
Economie
Les ressources de la région proviennent de la pêche, de l'agriculture, de l'élevage, et de l'exploitation des richesses naturelles (bois, mines).
Les Arabanites vendent des fourrures, des objets en bois manufacturé, du poisson séché ou fumé, du vin violet au goût fruité, des chevaux racés et rapides, des arcs et flèches de qualité supérieure, des minerais, des stères de bois brut, ainsi que les productions naines : Bijoux, armes et fonderie, boissons.
L'artisanat arabanite produit des tapisseries et des tapis renommés, ainsi que des vêtements aux vives couleurs.
L'hiver, les routes sont souvent bloquées par la neige, hormis la voie marchande le long du fleuve par Karûn. Les marchandises circulent beaucoup par voie fluviale, avec des barges à fond plat qui remontent le Petit Aria jusqu'à Cardosa, et aussi un trafic intense entre Gavenak et Loralek.
Climat, faune et flore
Le climat d'Arabani varie selon les régions.
L'influence océanique de la Baie se limite au Traversbois, où on trouve des forêts de feuillus denses et giboyeuses et de petites zones de plaine cultivable à la terre très fertile.
Dans les collines et les plaines autour des Lacs, le temps doux et humide permet la culture des céréales et des vignes. Là, la température ne descend guère à moins de -2° l'hiver, grâce aux vents secs et chauds venus du Désert Blanc. L'été, les températures montent à 25° sur les flancs ensoleillés des collines.
Dès qu'on s'éloigne vers l'est, l'influence continentale se fait sentir. Il est courant de voir les températures descendre à -20° au coeur de l'hiver sur les plateaux battus par les vents du massif du Korass, et les rivières gèlent souvent. Le Fleuve Aria n'est pris par les glaces que lors des hivers les plus rigoureux. Les forêts sont des résineux à feuillage persistant d'un bleu-vert foncé, dont la résine très odorante entre dans la fabrication de plusieurs boissons naines.
Les précipitations sont abondantes en toute saison, surtout près de la mer et des lacs. Les orages sont violents dans le massif, alors que dans la région des Lacs, c'est plutôt une bruine fine et persistante, accompagnée de brouillard.
La faune est riche dans ces terres sauvages peu peuplées: Castors et loutres, ours, aigles et autres rapaces, mouflons, renards, chats sauvages, lions des montagnes et des neiges. On trouve souvent des loups dans les forêts du Traversbois.
Les Arabanites élèvent des chevaux très prisés, racés, rapides et endurants, adaptés à la course. Les Cyriniques ont de telles montures, et leur cavalerie est la meilleure du continent.
Des monstres habitent aussi ces régions: Trolls, orcs et autre goblinoïdes, Wyverns et géants. Des légendes courent à propos des Dragons, mais il est probable qu'il s'agit plutôt de Wyverns.
Population et culture
Les Arabanites s'habillent de cuir, de laine épaisse et de fourrure pour supporter les rigueurs du climat, mais pour contrebalancer l'austérité fonctionnelle de leurs vêtements de base, ils y ajoutent toujours des ornements tels que broderies, perles ou rubans, et des accessoires tissés très colorés aux motifs géométriques (ceintures, écharpes, châles, ponchos, gilets, bonnets et chapeaux). Ils portent des bijoux nains, et des perles de couleur tressées avec des rubans dans leurs longs cheveux lisses.
Les Arabanites construisent leurs demeures en bois, souvent sculpté en façade ou peint, selon le même principe d'apport d'une note gaie que pour les vêtements. Les plus simples demeures de rondins ont ainsi des volets et des portes bariolés, des jardinets fleuris et soignés, de somptueux tapis multicolores sur leurs planchers cirés.
La région ne compte que trois grande cités, Gavenak, Ednès et Cardosa, dont les remparts et les maisons les plus riches sont en pierre.
Plusieurs bourgs prospères fortifiés de bois se sont constitués sur les routes marchandes, qui sont relativement sûres et très fréquentées. Il est possible de louer des chevaux de poste, de voyager en diligence. Pour les aventuriers, des embauches sont fréquentes à l'auberge de Karün.
La religion est très présente dans la vie des Arabanites, ainsi que les Arts.
Les Arabanites sont un peuple tonique, vif et gai. Ils apprécient les tournois, les joutes équestres, les spectacles et les manifestations artistiques, et leur pays est celui où l'on trouve le plus de bardes, jongleurs, ménestrels et troubadours. Il n'est pas un seigneur qui n'ait son rimailleur et son musicien attitré, et le Festival des Arts de Gavenak attire chaque année au solstice d'été des centaines d'artistes.
A Gavenak, la Marquise Volgara entretient la Cour d'Amour, haut lieu de poésie, de musique et d'amours enflammées et platoniques.
Cet aspect de la culture locale a fait émerger des cultes considérés comme mineurs ailleurs en Aquila: Capella Shediri a son Grand Temple à Gavenak, Aliostar protège les amoureux et inspire les troubadours et Célestian est très vénéré par les poètes itinérants épris de liberté qui lui dédient des chants de marche interminables. Sélene Elistrae et Kanarien sont également très présents dans le cœur des Arabanites.
Les femmes sont très estimées en Arabani, où elles jouent un rôle dominant dans la société. Les chants des troubadours contribuent à donner d'elles une image idéalisée et inaccessible, et cette tradition culturelle les protège dans une certaine mesure des avanies et des brutalités. Les hommes d'Arabani respectent les femmes, mais à la condition qu'elles s'en montrent dignes, sinon ils les traiteront avec un mépris proportionnel. Les relations homme-femme en Arabani sont plus complexes qu'il n'y paraît au départ, car elles obéissent au Code de la Cour d'Amour, qui donne au jeu de la séduction à la fois de grandes libertés et des restrictions draconiennes.
Cependant, les Arabanites ne sont pas des romantiques évaporés. Ils sont un peuple pragmatique et direct, qui trouve dans la beauté des Arts une compensation à une vie rude. Ce sont des individus impulsifs, très gouvernés par leurs émotions et leurs instincts, au courage héroïque et au sang chaud, très attachés à leur identité et à leur liberté. Il en découle un esprit de vendetta très développé, chez les nobles comme dans les classes populaires.
Rien d'étonnant alors à ce qu'ils aient formé des guerriers qui comptent parmi les meilleurs du continent. L'Ordre Cyrinique est une cavalerie légère et rapide d'archers montés, mais en cas d'assaut direct, les Cyriniques démontent et se battent au cimeterre. Leur association aux lourdes Légions naines assure à Arabani une des meilleures armées qui puisse s'envisager.
Les routes du Marquisat sont bien entretenues et assez sûres. Il y a des auberges tous les 50 km, voire parfois plus souvent.
Les patrouilles sont fréquentes. Elles contrôlent les voyageurs suspects et interviennent en cas de conflit armé.
Patrouille type:
Alignement LB, soldats professionnels
Leader (sous-officier, Chevalier Cyrinique) G6, sabre de cavalerie, petit écu, arc court attaché aux flancs du cheval.
4 soldats G3, mêmes armes.
Un éclaireur Ranger 5, arc court et épée courte.
Un "voltigeur" Voleur 4 (neutre Bon), arc court, dague, bâton.
les Peloï
Les Peloï sont des nomades guerriers et éleveurs de chevaux. Ils sont le peuple le plus ancien d'Arabani, et ce sont eux qui sont à l'origine de la cavalerie Cyrinique, à laquelle ils fournissent des chevaux exceptionnels et des arcs de guerre spécialement adaptés au tir monté.
Ils vivent dans les Marches Centrales, région de montagne et de plateaux située au nord de Kadach, de part et d'autre de l'Emeraude. Leurs villages sont faits de tentes aux intérieurs bariolés et aux extérieurs camouflés pour se fondre dans le décor naturel qui est leur habitat quotidien. Les Peloï vivent à cheval et dehors, et n'ont que les richesses qu'ils peuvent transporter. Leurs biens les plus précieux sont leurs chevaux et leurs armes.
On les voit peu dans les villes, où leur allure sauvage impressionne et où ils se sentent mal à l'aise. Les seuls bourgs où ils peuvent être rencontrés sont Karün (où ils viennent s'engager comme mercenaires et fêter leurs victoires) et Kadach (où ils vendent leurs chevaux). Par contre, ils viennent à la capitale pour les grandes fêtes, où leurs prouesses équestres leur valent l'admiration et le respect des citadins.
Les Peloï, présentés par Elis, jeune scribe au service de Dame Frénia, prêtresse de Célestian au temple de Gavenak.
Un groupe d'une cinquantaine de cavaliers vêtus de cuir, les cheveux tressés et l'allure féroce déboule d'une colline. Ils ont des cimeterres à la ceinture, des boucliers ronds et des arcs à l'étrange courbure.
Leurs chevaux sont magnifiques et racés, leurs selles ouvragées, avec des tapis de selle aux vives couleurs.
Le leader fait un signe, et tous freinent ensemble. Le chef s'avance, escorté par dix guerriers.
Les autres s'écartent avec un bel ensemble, et tirent tous leur cimeterre avec un grand mouvement de bras.
Alors que les chevaliers de notre escorte vont pour tirer leurs armes, Dame Frénia sourit et les arrête d'un geste.
Le chef et son escorte passent entre les cavaliers aux armes brandies, et à ce moment les chevaux s'agenouillent avec un ensemble époustouflant, et les cavaliers lèvent leur cimeterre devant leur visage en salut.
Le chef a un demi-sourire de fierté devant notre mine ébahie.
" Salut, Dame des Vents, Salut Chevaliers. Nous vous saluons et nous sommes à votre service. Je suis Kring, domi de cette tribu. Partagerez-vous le sel avec moi, messires ? "
Dame Frénia me tend un des gigots rôtis de nos provisions. Kring approuve d'un mouvement de tête.
Je prends un couteau, et coupe une large tranche pour lui, et une pour chacun de nous.
Puis il prend à sa ceinture un sachet de cuir, puise une bonne pincée de sel, en saupoudre la viande et secoue ses doigts aux quatre points cardinaux.
Kring tend ensuite le sac aux chevaliers: " Du sel, mon frère ? "
Dame Frénia souffle que nous devons l'imiter.
Kring approuve encore, et poursuit la conversation tout en dévorant sa viande à belles dents.
Alors que je m'étonne de leur présence, car le territoire des Péloï se trouve beaucoup plus à l'est et au nord du pays, Kring nous l'explique volontiers, avec un sourire carnassier.
" Normalement, nous sillonnons les Marches Centrales. Mais de temps à autres depuis des générations, les Orcs tentent de franchir la frontière. La Marquise d'Arabani paye une demi-couronne d'or pour leurs oreilles. C'est un moyen facile de gagner de l'argent. Nous avons attrapé un joli groupe d'Orcs près de la frontière. Nous en avons eu un certain nombre, mais les autres se sont enfuis. Ils venaient par ici, et le sang laisse de belles traces. Nous allons les pourchasser et récupérer leurs oreilles, ainsi que l'or. Ce n'est qu'une question de temps. "
Le domi se relève et s'incline devant nous.
" Fort bien, nous devons nous remettre en route. Chevaucher lentement ne rapporte rien. "
D'un bond il saute en selle, et son cheval démarre en trombe, imité par les autres.
Je les regarde disparaître, admiratif devant leur maîtrise de leurs montures. Ils ne semblent faire qu'un avec leur cheval, semblables aux centaures des légendes.
Principales villes
Karün
Karün n'est pas vraiment un village au sens habituel du terme. C'est avant tout une énorme auberge fortifiée.
L'ancienne citadelle avait été prise par les orcs il y a un siècle, et ils l'avaient gravement endommagée avant d'en faire un de leurs bastions. Des aventuriers les en délogèrent, et obtinrent en récompense de la marquise d'Arabani le privilège de pouvoir devenir les seigneurs de la citadelle ruinée. Ils rebâtirent le château, et en firent un relais sur la dangereuse route de montagne reliant Arabani et Illuan.
Aujourd'hui, ce sont leurs descendants qui administrent la citadelle de Karün, devenue la plus grosse auberge du royaume et un lieu d'asile et de commerce prospère.
La citadelle inclut une vaste cour, un donjon où vivent les propriétaires, un grand corps d'habitation où on trouve des chambres de tout standing, une écurie avec son maréchal-ferrand, une bibliothèque, un laboratoire, un temple dédié à Célestian et Kanarien, un magasin vendant tout l'équipement de base nécessaire à des voyageurs ou des aventuriers, une armurerie où il est possible d'acheter ou de faire réparer armes et armures, une archerie, un tailleur, un cordonnier, une taverne où on sert de la bière naine brassée sur place et un restaurant renommé pour sa cuisine solide dans la pure tradition des Highlands.
Les propriétaires des lieux sont actuellement:
Kadach
Ville blottie au pied d’un éperon rocheux sur lequel est juchée une petite forteresse, celle du Comte Rudel De Kadach, seigneur du fief.
Sa position au carrefour des routes commerciales en fait une bourgade riche et colorée, où on croise des voyageurs de toute origine.
Les prix y sont un peu plus élevés qu'ailleurs, et les voleurs nombreux. Il n'est pas rare de trouver les auberges bondées, surtout en période de grands marchés. Les chambres se vendent alors aux enchères.
Kadach est une petite ville prospère. Son principal intérêt réside dans l'exportation de viande sur pied ou déjà morte (selon la distance à parcourir). En effet, les pâtres et bergers kadaches sont renommés dans tout Aquila pour les soins qu'ils prodiguent aux troupeaux qui leur sont confiés. On dit d'eux qu'ils sont bénis des Dieux, en particulier de la Triade de la Nature... Mais on sait peu de choses sur cette caste très fermée. Ne devient pas pâtre ou berger qui veut, cette charge se transmet par filiation à un seul enfant, fille ou garçon, après que le candidat ait effectué une retraite sacrée de quelques jours en compagnie des Druides qui veillent discrètement mais efficacement sur la région. Si l'enfant est reconnu apte par les Druides, il succédera à son père (ou à sa mère). Sinon, un autre enfant de la famille passera l'épreuve quand il atteindra dix ans. Il est rarissime qu'une famille de bergers n'engendre pas un enfant apte à succéder à ses parents. Si tel est le cas, c'est que la famille a fauté contre les Dieux...
Le "don" peut apparaître dans une famille sans antécédents. C'est pourquoi les Druides testent tous les enfants à l'âge de dix ans.
Les marchands kadaches sont pour la plupart de simples artisans vendant les fruits de leur labeur. Mais certains sont de vrais Marchands affiliés à des Maisons plus ou moins connues. A Kadach sont représentées deux Maisons Majeures, la Maison des Sept Soleils et la Maison des Mille Têtes, et quelques maisons mineures. Ces Marchands ne produisent rien, mais achètent à des caravanes pour revendre localement, ou bien forment des caravanes pour vendre ailleurs les produits des autochtones.
La capitale du Marquisat est une ville construite toute en bois à la manière traditionnelle. Ses maisons coquettes et bariolées s'étagent sur une colline verdoyante de jardins, jusqu'au plateau rocheux où est bâtie la vieille ville, dont les remparts dominent la vallée fluviale.
La capitale est un lieu chaleureux et convivial, avec de nombreuses auberges et tavernes et des kiosques ouverts sur la rue où se produisent troubadours et jongleurs. La musique et les chansons sont omniprésentes dans cette cité, véritable tache de couleur dans une région sauvage et rude.
Gavenak dispose de remparts de pierre, édifiés par les nains après leur alliance avec Arabani. Les dirigeants arabanites d'abord réticents finirent par accepter le conseil de prudence des nains, et entourèrent leur pimpante cité d'austères mais solides murs de pierre. Cependant, les arabanites ont égayé les remparts de jarres de fleurs et de bancs de bois blond qui ne manqueront pas de surprendre le voyageur venu de contrées moins hospitalières.
Hors des limites de la ville elle-même, les maisons de rondins des paysans et des pêcheurs s'empilent jusqu'au fleuve, formant ce qu'on appelle ici "la ville du Pont".
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