Economiquement modeste, la ville ne croule pas sous les décorations et rien ne vient rehausser les quelques parties ostentatoires du quartier bourgeois plus que la normale. L'aspect de la ville est assez spartiate, un octogone entoure les bords du tertre sur lequel elle a été bâtie, avec à chacun de ses côtés une tour.
En son centre, un donjon est repérable de très loin. Sinon au pied des murailles, c'est un amas de tentes, de cabanes, de quelques constructions en pierre qui font que l'on aurait du mal à voir les fondations. En fait il en est ainsi depuis les derniers raids goblinoïdes et particulièrement le tout dernier qui a vu les troupes rester dans les murs de la ville suffisamment longtemps pour y laisser une marque conséquente. Seules les murailles ont tenu et quelques bâtisses.
Le salut de la ville vient d'un curieux phénomène. Des profondeurs de la ville, sont apparus des guerriers nains et elfes combattant côte à côte. Leurs armures étincelantes au caractère ancien les faisaient remarquer au sein de la mêlée. Pas de spectres ou de fantômes mais des grands anciens. Ils disparurent aussi rapidement qu'ils apparurent. On raconte qu'ils seraient venus d'une crypte perdue dans les sous-sols de Gwaldor, un ancien cimetière nain.
Depuis, les haines raciales ont curieusement disparu dans la cité. L'Auberge de la Fraternité sur la place des Halles en est la preuve, puisqu'elle est tenue par un elfe et un nain… mais dans les grandes lignes, cette entente s'arrête lorsque l'on passe le porche de la cité.
Un bourgmestre est élu par un conseil représentatif des activités de la ville. Une caste de petite noblesse garde tout de même les rênes de la cité, mais la bourgeoisie a son mot aussi à dire. La guilde de marchands qui gère la principale économie de la ville pourrait aussi être la maîtresse de Gwaldor mais elle n'agit qu'indirectement. Moralité, malgré ce semblant de démocratie, Agmar Lojejlovic est bourgmestre depuis trente ans et personne n'est venu s'opposer à lui depuis de nombreuse années. Il s'appuie sur la petite noblesse des alentours avec laquelle il entretient des rapports privilégiés en fermant les yeux sur leur autonomie et en leur garantissant des avantages économiques, et sur le sénéchal de la cité, Oswald Guerg, garant de l'ordre et de la sécurité par la force si besoin est. Ce dernier est le chef d'une ancienne compagnie de mercenaires devenue sédentaire dans la ville. Il est à la tête d'une cinquantaine d'hommes aguerris.
Les pôles de la ville se constituent principalement de la place des Halles où arrivent tous les marchands et voyageurs, dans un immense fouillis de tentes dressées, d'étals de toutes sortes, de cabanes improvisées, de charrettes… L'Auberge de la Fraternité attire les voyageurs souhaitant le gîte et le couvert, elle donne sur la place des Halles, tous les quartiers environnants appartiennent aux artisans, commerçants et boutiquiers modestes.
L'Hôtel des Monnaies, siège de la guilde des marchands, accueille tous ceux qui veulent écouler leur marchandise. C'est aussi un lieu de change qui fait office de banque. Au nord, le quartier bourgeois possède les plus grandes et belles bâtisses de la ville. Le donjon accueille le conseil et tout le système administratif, des quartiers militaires, des geôles et les quartiers du bourgmestre.