Ceci est une (aide de jeu - scénario - etc ) pour AGONE, le jeu de rôle d'Heroic Fantasy dans les Royaumes Crépusculaires, adaptation de l'oeuvre de Mathieu GABORIT (Les Chroniques des Crépusculaires - Abyme). AGONE est un jeu de rôle édité par Multisim.
Merci de ne pas faire de modification et de les publier sans l'autorisation de l'auteur. Vous pouvez distribuer l'intégralité de ces documents à qui vous voulez sans pouvoir cependant exiger un quelconque paiement.Si pour le commun les repaires de voleurs en Abyme ne peuvent se trouver que dans le quartier des Trabouliennes, les citadins plus affûtés savent bien que chaque quartier est susceptible de loger quelques malandrins. Si les Trabouliennes donnent leurs lettres de noblesse et de gloire à la cambriole, d'autres quartiers salissent cette même image, les détrousseurs devenant coupe-jarrets, et les rues de véritables coupe-gorges. Ainsi en est-il des rôdeuses, les rues qui entourent la Halle aux Embruns.
C'est dans une certaine cambusine mal fâmée, fréquentée par la lie des marins, qu'il est possible de passer contrat avec la bande de voleurs ayant la réputation la plus vile du quartier, et peut-être même de la ville. Peu osent requérir leurs services, car ces gens-là ne sont pas des voleurs ordinaires, et le meurtre est leur seul gagne-pain. La cambusine elle-même ne compte que des habitués, qu'il est nécessaire de soudoyer pour espérer passer un message à la bande, en prenant le risque de le faire savoir à tous [avoir un contact avec les Calfateurs (du moins savoir quelle cambusine) vaut 2 points en Maraude ~ Compagnons].
D'où est surgie cette bande infâme ? Nul ne le sait. Il y a quelques années, elle a fait son apparition en exécutant des meurtres spectaculaires, et a acquis une réputation sinistre pour la mise en scène macabre dans laquelle sont retrouvées les victimes. Mais plongeons dans les archives du greffe du Palais d'Acier pour en savoir plus.
Un vieil usurier du quartier des Cinq Eléments, Seltimon, a été retrouvé mort par un de ses employés à la brune. Toutes les issues de sa chambre avaient apparemment été hermétiquement closes à l'aide d'une sorte de goudron, semblable à celui qu'utilisent les marins pour calfater les brèches dans la coque des navires. Le vieil homme, réveillé par quelque bruit, a tenté à plusieurs reprises de défoncer la porte de ses appartements sans y parvenir. Il est apparemment mort asphyxié, malgré l'expression grimaçante de son visage à peine reconnaissable, une expression plus commune sur le visage des pendus. Le goudron employé s'est révélé impossible à détacher, il a donc fallu faire un trou dans la porte pour accéder au cadavre. Cette forme de meurtre assez novatrice ne semble pas de celles affectionnée en Abyme, mais semble révulser tous les acteurs du monde souterrain que nous avons pu contacter, et ce à juste titre.
D'autres articles du même acabit sont disponibles, montrant que les Calfateurs se sont installés durablement en Abyme par la suite.
La bande des Calfateurs, ainsi qu'elle est à présent nommée, ajoute un forfait de plus à la liste de ses crimes. La victime a ici été l'objet d'un rituel différent de ceux précédent, mais la victime semble n'en avoir que plus souffert. Elle a été entièrement badigeonnée de goudron sur tout le corps, en finissant par le visage. On lui a forcé à avaler ensuite de la mélasse, afin d'obstruer ses conduits respiratoires. Cette mélasse semble occasionner des douleurs terribles, si on en croit les tentatives de la victime qui s'est litéralement arraché les joues et la gorge dans ses tentatives pour s'en débarasser. Il sera impossible d'honorer la dépouille selon les rites de sa famille, qui préfère conserver l'anonymat.
Cette méthode n'est employée qu'exceptionnellement apparemment.
La bande des Calfateurs a laissé une marque durable dans l'imaginaire des Abymois. Une des pires insultes qui soit est de se faire traiter de calfaté...
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