Les Ongles striés d'émail
dans le Quadrant des Communes Princières
Ceci est une (aide de jeu - scénario - etc ) pour AGONE, le jeu de rôle d'Heroic Fantasy dans les Royaumes Crépusculaires, adaptation de l'oeuvre de Mathieu GABORIT (Les Chroniques des Crépusculaires - Abyme). AGONE est un jeu de rôle édité par Multisim.
Merci de ne pas faire de modification et de les publier sans l'autorisation de l'auteur. Vous pouvez distribuer l'intégralité de ces documents à qui vous voulez sans pouvoir cependant exiger un quelconque paiement.Dans le faste et la resplendiscence du Quadrant des Communes Princières, quelque peu tempérés par l'odeur de viande du Quartier des Bouchers, l'on peut se confronter à des coutumes et personnages des plus étranges, directement en prise avec le lointain pays des résidents. Ainsi, ce Quadrant est sans doute le seul où la société des castes a droit de cité en Abyme, où un mendiant se promène d'un air digne avec les marchand s'écartant de son passage, car sa caste est bien plus élevée que la leur...
Les ambassadeurs, aussi nombreux que les pouvoirs, courants et cités de ce pays, ont ainsi recréé en Abyme l'idéal même de leur société. Cela se retrouve jusqu'au coeur de ce Quadrant, qui est sans doute l'un de ceux les plus fréquentés par les abymois fortunés lorsqu'ils désirent s'adonner à des distractions différentes du quotidien de la cité des conjurateurs.
Dans une cité où les courtisanes sont au coeur des intrigues, où elles doivent être plus qu'habiles face aux Méduses jalouses, il est pourtant impossible de trouver les courtisanes princéennes, qui sont pourtant parmi les plus renommées de l'Hârmonde. La caste des courtisanes a en effet ses quartiers au coeur même du Quadrant princéen, et il leur est interdit formellement d'en sortir, les dirigeantes de la caste gardant une main de fer sur leurs ouailles.
Cela ne les rend bien entendu que plus désirables, et elles sont détestées plus encore par leurs rivales pour cela. Car si les courtisanes s'épanouissent dans les ambiances précieuses et surannées, dans les arts subtils et la courtoisie, c'est dans le secret des alcoves que les courtisanes princéennes ont acquis un art, qu'elles transmettent et affinent de génération en génération, au contraire des autres courtisanes, farouchement solitaires. Si une Méduse inspire la dévotion par sa froide beauté inhumaine et que les courtisanes abymoises jouent de leurs relations et de leur charme, l'art de la princéenne est capable de réduire à néant toute volonté en une nuit de plaisir.
Mais cela elle n'en a pas le droit. La caste des courtisanes est très étroitement surveillée, pour qu'elles ne puissent mettre cet art à profit plus qu'il n'est tolérable. Mais qu'est ce qui différencie les courtisanes princéennes abymoises de celles du pays ?
Que ce soit en Abyme ou dans les Communes Princières, les courtisanes princéennes sont connues pour leurs ongles striés d'émail, qui indiquent leur rang à celles capables de les déchiffrer. nul ne sait comment les ongles sont ainsi couvert d'émail, bien que l'on suppose que cela doit être douloureux, l'émaillage se faisant traditionnellement à chaud.
Il y a de cela quelques années, certaines femmes de la haute société avaient tenté de lancer une mode en se peignant les ongles à la manière des courtisanes princéennes, mais cela avait cessé bien vite, quand elles s'étaient rendu compte qu'elles étaient traité de facto comme des courtisanes par les princéens, et que ceux-ci voyaient d'un très mauvais oeil de telles femmes en dehors de leur Quadrant. Leur réaction pour le moins excessive montra alors à quel point la caste est intégrée à la société princéenne, et comment même les ambassadeurs princéens craignent de déplaire aux courtisanes.
Au contact des conjurateurs en Abyme, une nouvelle sous-caste de courtisanes vit le jour, plus en accord avec les moeurs étranges de la cité. La popularité des salanistres, malgré le fait qu'elles permettent d'entrer en contact avec l'âme de la cité en sacrifiant sa vie, intéressa grandement la caste, qui s'ingénia à offrir quelque chose d'équivalent. L'existence de Méduses courtisanes utilisant leur venin inspira également la création des courtisanes aux Ongles Noirs.
Ces courtisanes se sont initiées à l'Art de la Conjuration, auprès des Conjurateurs les plus en vue, la caste ayant les moyens de payer. Cela leur a permis d'invoquer des Succubes et d'apprendre de noires pratiques à leur contact, qui permettent de jouer avec la flamme de vie même de leur partenaire, d'en tirer des plaisirs inouis. La plupart se consumment à leur contact, jusqu'à en mourir...
Mais comme la caste l'avait prévu, cela fonctionna parfaitement en Abyme, et une nuit avec une de ces courtisanes devint le moyen de suicide le plus élégant et le plus en vue des ambassadeurs contraint au déshonneur. Mais malheureusement ces courtisanes se comptent sur une main, car la Conjuration prélève un lourd tribut...
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