Histoire de la magie au Moyen-Orient


D'après Ars Arabica, une aide de jeu de Gene Alloway & Steve Castanien.
Traduction effectuée par Arnaud Lannéval et JyP.

Au début du VIIème siècle, un magicien païen (ou un sahir) de la péninsule Arabique appelé Qays Ibn Nushbah prédisait la naissance d'un grand Prophète et d'une nouvelle religion qui changerait le monde. Peu après, Mahomet était né et les sahirs et Djinns éparpillés dans la péninsule suivaient sa vie avec un grand intérêt. Quelques-uns, comme Ibn Nushbah, aidèrent la jeune cause du Prophète, tandis que d'autres cherchaient à entraver sa croissance. Comme l'Islam gagnait la maîtrise complète de la terre et des peuples d'Arabie, les sahirs et les Djinns sentirent un changement des anciennes coutumes. La vie du désert céda la place à la connaissance, la conquête et l'exploration du monde au-delà des mers et des déserts limitrophes.

La magie d'Ibn Nushbah était née parmi des tribus errantes du désert et des montagnes païennes de la péninsule Arabique, influencée lourdement par les Djinns, les Babylonien, les Egyptiens, et les traditions juives, romaines et grecques. Ces influences combinées produisirent une forme de magie ou "sihr", très différente de celle pratiquée par l'Ordre d’Hermès, quoique de même puissance dans sa propre voie. Les tribus comptaient sur le ciel pour la navigation, la divination et la pluie bienfaisante, et des individus apparurent qui avait le don de contrôler ces influences des étoiles sur la Terre et ses habitants. Ces premiers kahana (ou devins) évoluèrent graduellement en compréhension et en habileté sur cette magie, connue par les lointains commerçants grecs comme la magie de l'Astra, signifiant "des étoiles". Ces magi étaient aussi les premiers humains à traiter avec les Djinns, une race surnaturelle similaire aux Faeries, habitant l'Arabie et le Proche-Orient.

La magie Astrale des tribus évolua encore lorsque les magi gagnèrent accès aux études et travaux magiques des Grecs et des Persans durant les conquêtes de l'Islam des VIIème, VIIIème et IXème siècles. L'ouvrage traduit par les sahirs qui eût le plus d'influence sur la magie Astrale fût sans doute l'Almageste de Ptolémée, qui fournît des théories sur la prédiction des phénomènes astraux, et son compagnon, le Tetrabiblos, qui discute des effets mystiques de ces phénomènes sur la terre. Ces ouvrages purent servir aux sahirs pour créer une théorie formelle de la magie Arabe, comme Bonisagus l'avait fait pour l'Ordre d'Hermès en Occident. Ptolémée choisît d'utiliser seulement le pouvoir des deux plus fortes des sept planètes dans l'influence des étoiles. Il fût incapable d'unifier les Sahirs en un ordre formel, mais sa théorie fut accepté généralement et aide à entretenir une association lâche entre les sahirs. Le pouvoir de la magie Astrale croît toujours, vu que les observatoires dans les terres Islamiques balaient les cieux et fournissent également des lieux saufs pour que les sahirs s'assemblent et étudient leur Art.

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