Types de Mages Orientaux


Aide de jeu de JyP, alliance de la Tour Émeraude

Si il existe une théorie orientale regroupant différentes traditions de magies, à travers le soleil, la lune et les 12 signes astrologiques, on sait cependant qu'il s'agit d'une union bien moindre que celle imposée par la tradition de l'Ordre d'Hermès.

Cette unification, vue dans Ars Arabica, n'est jamais de mon point de vue la base des capacités magiques d'un sorcier, contrairement aux mages de l'Ordre d'Hermès. Ceux-ci en effet commencent par apprendre la théorie hermétique, avant de se spécialiser dans des domaines qui peuvent en être très éloignés (comme les Bjornær par exemple). Un mage oriental, par contre, a d'abord appris une théorie magique bien particulière, puis la théorie unificatrice afin de pouvoir accéder à des points manquant dans sa tradition (si jamais il le fait !).

Si on utilise Ars Arabica sans rien d'autre, pour un mage oriental, on obtient un mage occidental dans la pratique, sauf pour les règles et certaines restrictions (assez vagues) : ceci est flagrant dans les exemples de sorts, qui dupliquent des sorts typiques de la magie hermétique. Alors que l'influence des étoiles sur la destinée humaine est censé être le point fort de la magie astrale...

Voici différentes traditions de magies orientales que j'ai recensées ou inventées à partir de contes arabes :

Pour les sahirs, Ars Arabica décrit tout un processus pour mettre un génie à son service, voire l'enfermer dans un anneau. Leurs pouvoirs leur sont donnés par ces génies, ils n'ont donc a priori pas besoin d'utiliser la magie astrale telle qu'elle est présentée dans Ars Arabica. Les génies peuvent par contre leur enseigner les formes correspondant à leur élément, comme je l'explique dans Genius Magica, qui est un système pour simuler les pouvoirs des sahirs. Ce sont eux qui peuvent avoir des sorts tape-à-l'oeil comme les mages hermétiques, du genre Boule de feu ou Coeur Broyé. Un exemple souvent rencontré dans les contes des Milles et Une Nuits est le sort qui transforme un homme en chien, sans doute donné au sahir par un Ghul ou un Shaïtan. Un Efrit est plus expéditif...

Les astronomes, voilà un sujet que je veux approfondir ! A l'époque qui nous intéresse, les astronomes arabes sont beaucoup plus avancés que leurs homologues occidentaux (attendons deux siècles...). C'est à partir de leur théorie que l'on a défini une base commune aux mages orientaux, la magie astrale. La "vraie" magie astrale, elle, ne permet pas de lancer des boules de feu ou de créer des objets tangibles (du moins, pas facilement). Par contre, elle permet d'influer sur la Destinée... comme cela est décrit dans le chapitre sur la magie de Ars Arabica. Cette tradtion magique, bien que dédaignée par les mages avides de pouvoir immédiat et de puissance visible, est plus puissante par certains côtés que la magie hermétique, puisqu'elle permet de franchir une de ses limites : agir sur l'avenir. J'en dis plus dans Astra Magica.

Les alchimistes perses. Je n'ai pas beaucoup de renseignments sur eux, à par le fait qu'ils sont adorateurs du soleil. Si en astronomie les mages orientaux sont bien plus puissants que leurs confrères de l'Ordre d'Hermès, je suppose par contre que l'alchimie est beaucoup plus élaborée en occident. A priori, ils n'ont que faire de la magie astrale, puisque culturellement leur tradition n'est pas arabe. Ils ne sont pas croyants, contrairement aux mages des autres traditions orientales. Ils pourraient descendre des antiques prêtres d'Ahriman et d'Ormuzd, le feu vivant.

Certains mages se spécialisent dans l'étude et l'utilisation des objets magiques. Contrairement à l'Ordre d'Hermès, là encore, où tous les mages peuvent en fabriquer. Quand aux moyens avec lesquels ils les obtiennent, je suppose que les génies sont de grands pourvoyeurs de tels objets. Je les imagine encore plus plongés dans les livres que les mages de Bonisagus, des lettrés spécialisés dans l'histoire occulte ancienne.

Les prêtres des anciens cultes : dans cette catégorie on retrouve les anciens prêtres égyptiens du Soleil, qui enchantaient des armes à l'aide de pierres précieuses, les prêtresses de la Lune, l'église reptilienne d'Apep, les suivants d'Ahriman, et ainsi de suite. Ce sont sans doute ceux qui ont conservé le moins de pouvoir magique, mais sait-on jamais...

faites part de vos critiques et de vos idées sur cet article grâce au Droit du Scribe !