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VIE QUOTIDIENNE |
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le
maceualli |
les pochteca
(singulier pochtecatl)
Laissant le petit commerce aux maceualtin, ils détenaient
le monopole du commerce extérieur de luxe. Classe puissante en
pleine ascension ils s'imposèrent à la considération de la
noblesse sous le règne d'Ahuizotl. A la fois
commerçant avisés et combattants énergiques ils n'hésitaient
pas à servir d'agents de renseignement.
Ils payaient l'impôt et n'étalaient leurs richesses que lors de
magnifiques banquets de corporation auxquels participaient
souvent de hauts dignitaires. Leurs enfants pouvaient entrer au calmecac
(voir vie quotidienne).
La profession s'exerçait de père en fils.
Les esclaves
le tlacotli
(pluriel tlatlacotin)
Prisonniers de guerre destinés aux sacrifices, condamnés de
droit commun, hommes ou femmes se vendant pour régler une dette.
Il n'était plus citoyen et appartenait à un maître qui le
logeait, le nourrissait et le vêtait correctement. Il était
traité avec douceur et n'était vendu que s'il était malhonnête,
paresseux ou alcoolique.
Il pouvait posséder des biens, avoir des esclaves et épouser
une femme libre. Ses enfants étaient libres.
Il pouvait être affranchi par rachat, par ordre de son maître,
par protection de l'empereur.
| Lorsqu'un esclave était conduit au marché pour y être vendu, il pouvait tenter de s'échapper. S'il parvenait a gagner le palais de l'empereur il était libre. Exceptés son propriétaire et les membres de sa famille, nul n'avait le droit de l'attraper sous peine de devenir esclave à son tour. |
le paysan sans terre
Egalement non citoyen, il ne payait pas d'impôt et n'était pas
assujetti aux corvées mais il devait le service militaire. Il
travaillait durement et nourrissait difficilement sa famille.
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tecuhtli |
Les prêtres
Voués au célibat, les prêtres
avaient la charge du culte, assuraient l'éducation des jeunes
nobles dans le calmecac, dirigeaient les hôpitaux
et détenaient les livres sacrés et les manuscrits historiques.
Les temples disposaient des grandes ressources et ne payaient pas
d'impôt. Les volontaires pouvaient combattre aux armées.
Dès son entrée au temple, le prêtre ne se coupait plus les
cheveux, ne se lavait plus et il devenait un fanatique de l'auto
lacération.
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Les
vêtements |
L'ameublement
Des nattes (petlatl), des sièges
en osier bas ou à dossier (icpalli), des tables
basses, des paravents en bois ou richement ornés, des tentures
en tissus ou en peau, des coffres en vannerie. On utilise de
petits miroirs en obsidienne.
L'éclairage se fait avec des torches résineuses.
L'alimentation
On faisait trois repas par jour. Pour le simple
citoyen qui mangeait rarement de la viande, ils comprenaient :
- dans le courant de la matinée un repas frugal,
- au début de l'après-midi avant une courte sieste, des
galettes de maïs, des haricots avec sauce de piments et de
tomates,
- le soir un bol de bouillie de maïs ou d'amarante.
Les repas des nobles étaient plus importants et comptaient de
nombreux plats utilisant :
- le maïs en galettes, en bouillie, en petits pains cuits à la
vapeur (tamalli) garnis d'escargots, de poissons
ou de patates douces,
- des haricots, des piments, des tomates, des calebasses,
- des poissons d'eau douce, des crustacés, des batraciens (tritons
et grenouilles), des insectes aquatiques,
- des poissons et des coquillages de mer,
- des dindons, des canards, des lapins domestiques ou sauvages,
des chiens, des oiseaux, des chevreuils, des porcs,
- des plantes sauvages.
Les boissons consommées étaient le cacao et l'octli (avec
beaucoup de modération!)
L'éducation
L'éducation de la fillette était confiée à sa mère.
Elle servait également au temple où elle apprenait les chants
sacrés, les danses et la broderie. Elle pouvait ensuite choisir
de se marier ou de devenir prêtresse.
L'éducation du jeune garçon était confiée à son père qui
lui enseignait très tôt son métier. Ensuite il fréquentait le
telpochcalli, école de quartier placé sous la
protection de Tezcatlipoca où l'on apprenait
les exercices militaires, la religion, le commerce et les lois.
Le calmecac recevait les fils de dignitaires,
des quelques négociants ou les enfants qui se destinaient au
sacerdoce. Placé sous l'égide de Quetzalcoatl,
ce collège préparait les jeunes gens aux hautes charges de l'État
ou à la prêtrise. La vie y était austère, mélange de travaux
manuels et intellectuels, de jeûnes et de pénitences. On y
apprenait la guerre, la religion, le commerce et les lois mais également
à bien parler et à se comporter avec révérence, l'art, la
littérature, la poésie et quelquefois l'écriture.
L'enseignement y était dispensé par des prêtres.
A l'âge de 20 ans le jeune homme entrait dans la vie active et
pouvait se marier.
Les cuicacalli, ou maison du chant, recevaient
roturiers et nobles, garçons et filles, de 12 à 15 ans. On y
enseignait les chants et les danses utilisés lors des cérémonies,
l'histoire et les croyances religieuses.
La médecine
Les Aztèques utilisaient les plantes en décoctions ou en
cataplasmes. Ils réduisaient les fractures avec des attelles de
bois maintenues par des lianes. Il recousaient à l'aide de
piquants de des filaments de maguey. La saignée étaient également
pratiquée.
Les esprits et les dieux étaient fréquemment appelés au
secours de la médecine.
On appréciait les bains de vapeur.
Naissance, mariage et funérailles
On entourait le cordon ombilical du nouveau né autour du tonalli,
un objet sculpté qui représente son destin. Pour les garçons
il s'agissait d'un bouclier qui était enterré si possible sur
un champ de bataille, pour les filles c'était un rouet enterré
dans l'âtre. On recevait ensuite le tonalpouhqui,
devin qui consultait son tonalamatl, calendrier
divinatoire, pour y trouver le signe du jour de naissance. La
naissance donnait lieu à des réjouissances qui duraient 4 jours.
Le mariage, souvent arrangé, se déroulait durant un jour
favorable choisi par le prêtre-devin ou tonalpouhqui.
On nouait le corsage et le manteau des jeunes mariés qui
partageaient un plat de tamalli avant de
recevoir des cadeaux. La fête se prolongeait ensuite sur
plusieurs jours.
La polygamie était très répandue dans les classes aisées. Le
divorce se faisait sur la décision d'un tribunal qui réglait le
partage des biens et la garde des enfants.
La plupart des gens étaient incinérés vêtus et parés selon
leur rang social, enveloppés dans plusieurs couches de tissus en
position assise. Pour aider le mort dans son voyage, on brûlait
avec lui de la nourriture et un chien (Xolotl
avait, dans un passé fabuleux triomphé des embûches du monde
infernal).
On enterrait les femmes mortes en couches, les noyés (qui
passaient pour avoir péri dans les griffes du monstre aquatique
ahuitzotl), les foudroyés et les victimes de maladies
associées à Tlaloc (goutte, hydropisie).
(voir aussi La religion - Le devenir
des morts)
Les jeux
L'ollamaliztli ou jeu de pelote, se
joue dans une enceinte appelé tlachtli. Deux équipes
s'affrontent et doivent faire passer une balle de caoutchouc très
dure au travers de deux anneaux de pierre verticaux. Le mouvement
de la balle symbolisait celui du soleil dans le ciel.
Le patolli ou jeu du haricot, était pratiqué
par toutes les classes sociales et certains se ruinaient en paris.
Il se pratique avec des haricots sur une sorte de damier en forme
de croix de 52 cases .
Les instruments
Flûtes, sifflets, trompettes en coquillages, crécelles,
tambours, ocarina, gongs comme le tepo-naztli (gong
de bois à deux notes), accompagnent les chants lors des fêtes.
La poésie
C'était la forme suprême de l'art. Toute occasion était bonne
pour faire étalage de son talent rhétorique. Les nobles, hommes
et femmes, participaient à des "tournois d'éloquence".
Les poètes étaient respectés et l'un des plus célèbres fut Nezahualcoyotl,prince
de Texcoco.
Les lois
On punissait de peines sévères (souvent la mort) l'ivrognerie,
le vol, l'adultère, le port de vêtements relevant d'une
condition supérieure à la siennes. Les nobles étaient plus
durement châtiés car ils devaient montrer l'exemple.
Le commerce
Les échanges commerciaux
rencontrent de grosses difficultés : territoires riches mais peu
peuplés, géographie très variée avec des chaînes
montagneuses abruptes. On ignore la roue et le seul animal de
trait utilisé est le lama. Aussi c'est à dos d'homme que se
feront les transports à l'aide de la sangle frontale. Les
porteurs portaient ainsi jusqu'à 45 kilos.
Le marché (tianquizli) le plus important se
tenait à Tlatelolco et réunissait plus de 20
000 personnes.On y trouvaient toutes les marchandises existant
dans l'Empire :
- des vêtements et des tissus (coton, de laine ou ixtle),
- des plumes, des bijoux, des pierres semi-précieuses, des
peaux, des pipes et du tabac,
- de la vaisselle, des outils en bois, en silex, en obsidienne ou
en cuivre,
- du maïs, des légumes et des fruits, des piments, des herbes,
des volailles et du gibier, du poisson...
S'y installaient également des apothicaires, des coiffeurs, des
marchandes de galettes, une police spéciale et un tribunal de
trois juges arbitres choisis parmi les pochteca qui
réglaient les contestations.
La
numération |
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La monnaie
Le quachtli (= 100 cabosses de
cacao) était l'étalon pour les échanges et correspondait à
une pièce de coton ou d'ixtle. La "charge"
valait 10 quachtli et permettait à un homme de
vivre pendant un an.
Les communications
Très peu de gens savent lire et encore moins savent écrire. On
passe par l'intermédiaire de messagers.
Les Aztèques ne disposaient pas d'un véritable système d'écriture
mais utilisaient des images comme instruments mnémotechniques
pour se rappeler les détails des récits qu'ils récitaient.
A la fin du
XVème siècle la ville de Tenochtitlán abritait 300 000
habitants. De larges artères rectilignes se doublant de
canaux où pullulent les pirogues, découpent la ville en
quartiers. Deux aqueducs amènent l'eau douce (l'eau du
lac est salée), des digues la protègent des caprices du
lac et trois longues chaussées prolongeant les artères
principales la relient à la terre ferme. Tout autour de la ville on trouve les chinampas, les jardins flottants. |
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