Aides de Jeu - Ordres Religieux






Les Fils d'Asaph :: Cerbères accompagnant les Inquisiteurs.    Downloader le fichier sur ma machine pensante.

Par Colin Chapman - Traduit par Kerk.

Créés peu avant les Guerres Impériales, les Fils d'Asaph ont acquis une réputation terrifiante en tant que gardes du corps des Inquisiteurs de haut rang, les protégeant de ceux qui cherchent à se venger ou à échapper à leur châtiment. Impitoyables et fanatiques, ils ne font que renforcer encore davantage l'aura intimidante des serviteurs de l'Inquisition.

HISTOIRE

Avec la propagation grandissante de la corruption symbiote depuis 4900, les Inquisiteurs du Temple Avesti furent particulièrement sollicités : la peur finit en effet par engendrer violences et émeutes, les voisins s'entredéchirant au moindre signe "d'anormalité". Les Inquisiteurs s'efforcèrent aussitôt de réduire en cendres la moindre souillure - pour se retrouver confrontés à des masses enragées et terrifiées, face auxquelles ils n'étaient guère équipés.

Asaph, un Inquisiteur expérimenté et compétent, comprit alors le besoin grandissant de gardes du corps entraînés et dévoués, il se mit ainsi en quête de candidats potentiels, visitant les provinces durement touchées par les batailles face aux Symbiotes, lançant sermon après sermon, promettant une juste vengeance, finissant par recueillir un écho favorable auprès de ceux qui avaient souffert le plus de ces "démons".

Même si ceux qui se joignirent à sa bannière étaient principalement issus des masses populaires, une poignée de nobles et de mercenaires s'y rallia également, après avoir vu leurs êtres aimés ou leurs camarades massacrés par un ennemi qui ne pouvait être issu que des tréfonds de la Géhenne.

Asaph supervisa la mise en oeuvre des conditions de l'entraînement sévère, dirigé par les quelques nobles incorporés. Instructeurs inflexibles, dans leur optique seule l'adversité peut faire d'un simple garde du corps une arme efficace du Pancréateur : au terme de cet entraînement, seuls les plus appliqués seraient aptes à passer à travers toutes les souffrances infligées.

Les Fils d'Asaph finirent par être officialisés par l'Église en 4954, à l'aube des Guerres Impériales, prouvant leur efficacité à faire taire les différents schismes entre sectes tout le long du conflit. Asaph fut même canonisé par les Avestites peu après sa mort, tout juste deux années après la création de l'ordre.

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CREDO

Le gros des Fils d'Asaph est issu du petit peuple, bien que l'ordre ne fasse aucune discrimination sur la base de la classe sociale. Les seuls pré-requis sont une dévotion sans fin aux dogmes du Temple Avesti et à sa vision du Pancréateur, une soif de justice, et enfin une volonté de fer. Les personnes qui ne remplissent pas ces conditions strictes passent rarement à travers les mailles du filet de l'entraînement et des observateurs inquisitoriaux.

On attend des Fils d'Asaph qu'ils vivent dans l'inconfort, dormant sur des planches de bois, portant les scrupulum dans leurs bottes, et demandant pénitence pour tout acte ou pensée impure. Ils rasent soigneusement leurs têtes et étudient longuement le Credo de Bûcher, oubliant leur statut et leur richesse d'autrefois.

Paradoxalement, s'ils inspirent généralement la terreur, les Fils d'Asaph peuvent se montrer justes et bons. Ainsi, ils adhèrent strictement à la Hiérarchie des Vices et Vertus instaurée par les Protocoles de Rédemption (cf. le chapitre Avestite des Prêtres du Soleil Universel) : Foi, Piété, Dévotion, Justice, Protection, Loyauté, Compassion, Sagesse, Discipline et Humilité sont leurs maîtres-mots - mais la pitié n'est pas une vertu en laquelle ils croient... Le Mal doit être écrasé à tout prix, et d'après eux, l'ultime compassion revient à délivrer les pécheurs des tentations de cet univers - définitivement.

Lorsque cloîtrés dans une cathédrale Avestite, ils revêtent simplement la tunique brune du Temple, en plus de la soutane rouge, mais leur tenue de service est beaucoup plus célèbre : les Fils d'Asaph se reconnaissent à leurs lourdes armures de cuir bouilli écarlate (traitées avec des gels ininflammables), renforcées avec des anneaux métalliques de la forme de la Flamme avestite. Les Fils d'Asaph portent enfin de larges surplis noirs, surmontés de capuchons qui dissimuleront leurs traits. Tous sont équipés d'une épée longue, d'un lance-flamme et d'une copie du Credo de Bûcher, transportée dans une sacoche solidement rattachée à leurs ceintures par une lourde chaîne.

UN FILS D'ASAPH TYPE : SHOJU

Shoju Li Halan trouva l'illumination dès son plus jeune âge, compulsant pendant des heures l'Évangile Oméga, pour le plus grand plaisir de ses parents. Cependant, au fil du temps, il devint évident que quelque chose n'allait pas : Shoju prenait chaque sermon au pied de la lettre, et finit par considérer les Mondes Connus d'un regard malade, persuadé que la corruption était omniprésente, démons et antinomistes se cachant derrière chaque individu. Et lorsque ses compagnons li halan se mirent à l'éviter, cela ne lui fit aucun doute : ils étaient eux aussi en cheville avec les démons !

Mais lorsque le jeune adolescent s'en prit à une jeune paysanne, allant jusqu'à la tuer après l'avoir horriblement torturée, ses parents ne purent rien faire pour qu'il échappe aux griffes de la justice. Cependant, le juge n'était autre qu'un zélote avestite, et grâce à sa ruse Shoju put le convaincre qu'il n'avait agit qu'au nom d'une "sainte nécessité". Impressionné par la ferveur et le zèle religieux du jeune homme, l'Avestite le prit sous son aile, l'emmenant sur Bûcher où Shoju se joignit naturellement aux Fils d'Asaph. A présent, ses classes sont terminées, et Shoju sert maintenant de garde du corps à l'Avestite même qui l'avait jugé.

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L'ordre de Sainte Yara :: Protection des Amalthéens.    Downloader le fichier sur ma machine pensante.

Par Colin Chapman - Traduit par Kerk.

Formant un ordre reconnu il y a peu par l'Église, les Samaritains de Sainte Yara sont dévoués à la protection des guérisseurs amalthéens errants. Adoptant l'attitude pacifiste de ceux dont ils ont la charge, les Samaritains se refusent à utiliser des armes, préférant se défendre à mains nues. Malgré cet idéal de modestie et d'humilité, il y a cependant peu de chances que l'ordre voie ses rangs grossir, n'ayant ni l'attrait ni le prestige politique de structures comme la Compagnie du Phénix.

HISTOIRE

Les Guerres Impériales ont vu se multiplier conflits et pérégrinations en tous genres, baptisant des armées de guerriers dans des bains de sang. Au beau milieu de ce chaos, les Amalthéens finirent par apparaître comme des anges de compassion sur fond de carnages, apportant aide et secours aux blessés et aux malades, sans jamais se soucier de leur allégeance à telle ou telle faction. Une poignée de combattants, rassemblant des chevaliers nobles, des mercenaires et même des Frères d'armes, fut illuminée par les doux enseignements de ces humbles guérisseurs : dégoûtés par la guerre et la mort engendrée, ils renoncèrent à jamais à la violence, et jurèrent de protéger les prêtres médecins, beaucoup trop vulnérables. En permettant aux Amalthéens d'effectuer leur tâche sans heurts, ils offraient ainsi à leur manière leur aide aux victimes.

Peu à peu regroupés par Jacob, machine à tuer épuisée des Frères d'armes, les Samaritains finirent par approcher l'Archevêque Juliski, afin d'obtenir sa bénédiction. Juliski, bien que comprenant leur désir de vouloir à tout prix protéger ceux qui les avaient bien souvent eux-mêmes sauvés, consentit à cette demande mais à deux conditions : s'efforcer de protéger toute personne nécessiteuse, Amalthéen ou non, et ne recourir à la force qu'en dernier recours. Les Samaritains acceptèrent, et prirent le nom "d'ordre de Sainte Yara", en hommage à la grande guérisseuse et martyre, morte en servant de bouclier à Jacob et d'autres Frères d'armes blessés face aux forces barbares. Leur symbole : une larme de sang au dessus d'un calice.

Tandis que les Guerres Impériales atteignaient leur point culminant, les Samaritains présentèrent une requête afin d'obtenir une reconnaissance officielle des autorités du clergé. Après plusieurs années passées à défendre leur position et à apaiser les craintes de la Fraternité des Armes (qui redoutait que les rituels théurgiques de Jacob ne soient enseignés au sein de l'ordre), les Samaritains reçurent enfin l'accord de l'Église.

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CREDO

Les Samaritains sont prêts à accueillir tout guerrier prêt à renoncer à la violence, cherchant la rédemption, sans prêter attention à sa classe sociale ou à ses actes passés. Beaucoup étant des vétérans, un petit monastère/centre d'entraînement a fini par être construit sur Artémis, ouvert à toute personne de bonne volonté et montrant un potentiel.

Jacob, avec l'aide d'anciens Frères d'armes et mercenaires des Recruteurs, a travaillé rapidement afin de créer un nouvel art martial, axé sur les techniques les moins violentes, baptisé "Yarato" en hommage à Sainte Yara et soigneusement enseigné à chaque membre. Les candidats samaritains sont tout d'abord initiés en tant que novices au sein de la secte amalthéenne, où ils abjureront la violence et leurs erreurs passées, revêtant la modeste robe grise propre aux novices. Une fois initié et entraîné, le nouveau Samaritain commencera son nouveau travail, la plupart du temps assigné à l'escorte d'Amalthéens errants - et le plus souvent pour toute la durée de sa vie active.

Les liens entre les Samaritains et les Amalthéens qu'ils protègent sont souvent très forts, et chaque membre de l'ordre est prêt à se sacrifier, si nécessaire, pour accomplir son devoir. En retour, les Samaritains reçoivent des rudiments de savoirs de leurs protégés, apprenant quelques rites théurgiques ainsi que des techniques de soins.

Chaque membre de l'ordre est censé rompre tous ses liens passés et abandonner son patrimoine une fois admis, vivant dans un simple monastère où lui seront procurés nourriture, vêtements et abri. Cette nouvelle vie est assez peu agitée pour ces guerriers spirituels, leur permettant de prendre le temps de prier et méditer. Ils finiront par apprendre les Écritures, à lire et à écrire, à pratiquer leur art martial, tout en réalisant quelques tâches pour les Amalthéens si nécessaire.

Les Samaritains portent rarement d'armes, sauf un solide bâton de marche, et parfois un neutraliseur dissimulé s'ils se dirigent vers une région réputée dangereuse. De même, ils n'ont pas recours aux armures (sauf sur les zones de fronts, favorisant alors les boucliers énergétiques et les fines armures en polymères, pour ceux qui pourront mettre la main dessus). Chaque Samaritain devra endurer une purification et une pénitence s'il commet un acte de violence, même légitime - s'il s'agira d'une courte prière pour s'être défendu sans causer de blessure grave, il faudra une longue quête périlleuse pour absoudre une mort.

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UN CÉLÈBRE SAMARITAIN : JACOB, FONDATEUR DE L'ORDRE

Jacob est véritablement intimidant, armoire à glace d'âge mûr, couvert de cicatrices. Ancien Frère d'arme, il est un vétéran de cet ordre, après avoir commandé et survécu à bien des assauts. Au cours d'une féroce bataille des Guerres Impériales, face à des raiders vuldrok sur Byzantium Secundus, sa compagnie fut coupée du reste des troupes après une embûche - seuls quelques Frères purent s'en sortir, dont Jacob. Grièvement blessé, il s'attendait au pire alors que les barbares s'apprêtaient à achever les rares survivants.

Yara, une guérisseuse amalthéenne, s'interposa alors entre les barbares et les blessé - Jacob, horrifié, assista à sa mise à mort, taillée en pièces. De la suite, il ne lui resta que quelques brides de souvenirs, se réveillant dans un hôpital du front tenu par les Amalthéens. Entouré de blessés et de morts, Jacob fut à jamais écœuré par la guerre, et décida de raccrocher les armes, déterminé à forger une nouvelle voie. Il réussit plusieurs années après, les Samaritains étant la preuve de son engagement et de ses convictions personnelles.

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LE YARATO

Les Samaritains qui décident de pratiquer le Yarato peuvent acheter les actions de défense, de parade et de blocage au niveau qui leur est inférieur. Les techniques de combat plus agressives sont réprouvées, et coûteront deux points de plus - mais il faudra encore trouver un maître qui acceptera de les enseigner.

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Les Ka'lech :: Assassins et Esclaves des Antinomistes.    Downloader le fichier sur ma machine pensante.

Par Matt Seaborn - Traduit par Kerk.

Les Traqueurs Nocturnes forment un groupe d'infortunés, capturés dans les rues et transformés en tueurs dociles par les cultes antinomistes. La plupart d'entre eux sont souvent des vagabonds, des sans-abris, des ivrognes ou des délinquants à l'origine : ceux dont l'absence ne dérangera personne. Une fois captifs, leurs instincts et leurs tendances animales sont décuplés grâce à l'usage de drogues, de privations, de l'antinomie et du conditionnement, jusqu'à faire d'eux des chasseurs féroces.

Du fait de leur comportement quasi-animal destiné à améliorer leur efficacité, les Ka'lech finissent par avoir soif de sang et faim de chair humaine - des besoins soigneusement programmés par leurs maîtres, créant une dépendance qu'ils ne chercheront jamais à vraiment rassasier. Mais l'une des conséquences de cet étrange appétit est qu'ils doivent être prudemment déployés : en effet, ils poursuivront la proie qui leur est désignée, mais si jamais la faim devait se faire trop sentir, ils finiront par agresser la première personne venue. Face à leurs maîtres, ils affichent un mélange de peur, d'amour et de respect - jamais ils n'oseraient s'en prendre à eux.

Leur apparence est souvent la même : ils revêtent des combinaisons de cuir noir (4d d'armure), et arborent des têtes rasées ou encore des coiffures de type mohican (ou parfois plus complexes, mais les cheveux sont toujours coupés court). Tous affichent des tatouages personnalisés (d'origine antinomique) sur le visage et le cœur, tracés peu après leur enlèvement. Plusieurs préfèrent limer leurs dents pour les acérer - les seules armes qu'ils acceptent d'ailleurs sont des couteaux de chasse tranchants comme des rasoirs, dont les manches contiennent des petits réservoirs de poisons humectant la lame. Si les poisons conventionnels sont couramment employés, les Ka'lech leur préfèrent les anticoagulants pour deux raisons : étancher leur soif de sang et affaiblir la cible plus rapidement. Toute personne touchée de la sorte devra réussir un jet de Premiers soins ou de Médecine jusqu'à obtenir 4 PV, sans quoi elle perdra un point de vitalité par round, à défaut de réussir un jet d'Endurance + Vigueur. Une heure est nécessaire pour que le poison perde son efficience.

Le style de chasse des Ka'lech est à la fois félin et sadique : ils s'amusent à traquer leur cible et à jouer avec, jusqu'à ce que leur faim les rattrape. S'ils sont capables de chasser en solitaire, ils sont le plus souvent lâchés en meute, selon la puissance de leur proie.

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KA'LECH TYPE :

Corps Intellect Esprit
Force : 5 Intelligence : 3 Extraverti/Introverti : 5/1
Dextérité : 6 Perception : 6 Passion/Calme : 5/2
Endurance : 6 Tech : 3 Foi/Ego : 1/4

Compétences innées : Charme 2, Discrétion 6, Esquive 6, Intimidation 3, Mains nues 5, Mêlée 6, Observation 5, Tir 3, Vigueur 6.

Compétences acquises : Empathie 4, Pistage 6.

Qualités : opiniâtre, ouïe et regard affûtés.
Défauts : effrayant, soif de combat.
Atouts : aucun.
Handicaps : dépendance (chair humaine).
Anima : 0.

Armement : Couteau avec réservoir à poison (le plus souvent un anticoagulant).
Escrime : Coup de taille.
Armure : Cuir (4d).

Vitalité : -10 / -8 / -6 / -4 / -2 / 0 / 0 / 0 / 0 / 0 / 0

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