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Débats et réflexions tirés de la ML
La mailing-list francophone est un étrange magma de personnalités, où se croisent les diverses factions des Mondes Connus : jeunes nobliaux arrogants, prêtres fanatiques, techno-fétichistes impénitents, guildiens dévoyés, xénomorphes sarcastiques, Symbiotes infiltrés, etc.
De cet improbable mélange, plusieurs débats fort intéressants ont fini par voir le jour - en voici l'exposé :
Les couteaux Kraxi des Ukar (par Zaffarelli) :
J'utilise pour les Kraxi les mêmes caractéristiques que le poignard classique (4d de dommages), mais j'ai légèrement approfondi le sujet dans ma version de Fading Suns, pour donner à la Danse des Kraxi (l'art martial sacré des Ukar) un aspect plus impressionnant.
Donc, le Krax est un couteau qui provient d'un éclat de roche très dure de Kordeth ; cet éclat est longuement travaillé, jusqu'à obtenir une dague acérée. Mais même une fois terminée, cette lame reste en partie « poreuse », ce qui explique pourquoi elle se tache de sang au fil des combats. C'est d'ailleurs pour cela que les Ukar répugnent à montrer leur couteau aux étrangers, car on pourrait alors deviner si le porteur en a fait grand usage d'après la teinte de la lame, foncée ou pas.
Pour finir la description du Krax, son manche est séparé en deux parties sur toute la longueur, et à sa base est fixée une chaîne qui se termine sur un anneau. Grâce au poids de la lame, ce système permet au combattant expérimenté (au moins 5 en Mêlée + achat de la compétence sans niveau Danse des Kraxi) de « jongler » avec son arme, en enfilant l'anneau à l'un de ses doigts.
Attention, ceci est un art ukar et le but est d'être efficace, pas de faire frémir le cœur des jeunes filles en roulant des mécaniques ! Ainsi, un Danseur dispose d'un bonus de +4 en initiative face à tout non-Danseur (sans quoi le bonus est réduit à +2) dès qu'il utilise son Krax. De plus, pour le fun, un Danseur pourra reconnaître le talent et l'efficacité de l'un de ses comparses en jetant un oeil à la teinte de sa lame (et avec une réussite en Perception + Mêlée).
Voilà en tout cas comme cela marche à ma table, je ne sais pas si les règles officielles évoquent le sujet ou pas, mais il me semble que la Danse des Kraxi est tout juste citée (et non développée) dans le supplément consacré aux Ukar...
(NB : pour plus de précisions à ce sujet, jetez-vous sur le fichier la Danse des Kraxi, dans cette section)
Armures et protections
(par Anne Vétillard) :
(Le problème suivant se posait : comment les antiques armures ont-elles disparu, et à quoi bon s'en servir dans un monde où les armes à feu sont courantes ?)
La disparition des armures médiévales n'a pas été provoquée par l'apparition des armes à feu ; sinon, on ne retrouverait pas tous les officiers et nobles en armures durant toute l'époque moderne (cf. les tableaux représentant Richelieu au siège de La Rochelle, Louis XV à Fontenoy, etc.).
On retrouve des armures dans l'armée jusqu'au début du XXe siècle, dans la cavalerie lourde, les cuirassiers entre autres. Même si elle est réduite au plastron et à la dossière, elle reste présente et ce n'est pas pour rien. Ainsi, les cuirassiers napoléoniens formaient l'un des corps les plus craints sur les champs de bataille de leur époque - les armes à feu ont bien joué leur rôle dans la régression du port de l'armure, mais celui-ci n'était pas essentiel.
Cette disparition toute relative de l'armure chez les combattant est due à de nombreux facteurs :
Le coût : ce n'est pas pour rien que seuls les combattants les plus fortunés (donc les nobles, exclusivement ou presque) pouvaient s'équiper d'une armure complète au Moyen Age.
Le manque de mobilité : au bout d'un moment, les stratèges ont préféré des soldats mobiles à des soldats protégés - la vie humaine n'a jamais été une denrée de valeur...
L'entraînement physique nécessaire pour supporter une telle charge : à partir du moment où l'on possède une armée de conscription, il est difficile de disposer de soldats d'un gabarit suffisant.
Les problèmes de remonte, c'est-à-dire qu'un cavalier doit disposer de plusieurs montures pour espérer être efficace en campagne. Seulement, il est difficile de trouver suffisamment de chevaux de qualité pour tout un régiment, capables de supporter le poids d'un homme en armure.
L'apparition de l'armée de conscription : plus besoin de combattants d'élite, qui ont pu passer des années d'apprentissage à se servir de leurs armes et à supporter le poids de leurs armures ; on se contente désormais du paysan moyen, plus doué à la charrue qu'à l'épée. On apprend à ce brave paysan à se servir d'un fusil (ça, c'est le réel avantage des armes à feu : l'apprentissage éclair) et on l'envoie au feu sans grande protection (qui serait jugée exagérée par les stratèges).
L'armure est donc réservée à certains corps d'élite et aux officier, mais toujours est-il que son efficacité n'a jamais été remise en cause du fait de l'arrivée des armes à feu : un carreau d'arbalète est tout aussi efficace qu'une balle pour transpercer un plastron.
Là où l'armure a une réelle influence sur l'armement, c'est sur l'évolution des armes blanches : les armes de taille devenant de moins efficace face au « blindage » d'un combattant en harnois complet, les épées ont laissé la place à des armes de pointes, plus légères et maniables, permettant de frapper au défaut de la cuirasse. Les seuls combattants à garder une véritable arme de taille seront les cavaliers : difficile de frapper d'estoc lors d'une charge ! Mais le sabre du soldat napoléonien sera à son tour remplacé par la baïonnette - on se retrouve de nouveau avec une arme d'estoc.
La philosophie de l'Église
Universelle (par Tristan Lhomme) :
(Le problème suivant se posait : comment l'Église se positionne t-elle vis-à-vis des serfs et paysans opprimés - ignorance du problème, politique de l'autruche, mépris, soutien actif ?)
La position de l'Église Universelle envers les « simples » est la même que celle de l'Église chrétienne médiévale : l'Orthodoxie est là pour veiller à leurs besoins spirituels, pour leur administrer les sacrements et pour veiller à ce qu'ils puissent gagner le Paradis.
Ca, c'est le cadre officiel ; après, tout dépend des individus, et nommément des prêtres de chaque paroisse et de leurs supérieurs, les évêques.
Un brave curé orthodoxe qui soutient ses ouailles envers et contre tout, notamment les abus d'un seigneur noble, peut tout à fait se retrouver à organiser et mener une révolte paysanne - et si ça se trouve, sa hiérarchie l'approuvera et le protégera des représailles des nobles.
Le même brave curé, s'il survit à la révolte et finit évêque 20 ans plus tard, sera certainement très au fait des besoins des pauvres : il organisera certainement plein de choses pour les serfs et veillera à ce que les prêtres de son diocèse leur assurent un minimum d'éducation (ne serait-ce que pour repérer les paysans les plus brillants, qui pourront faire de futurs prêtres).
En revanche, si l'évêque est le second fils d'un comte hawkwood qui n'a jamais vu un gueux de sa vie, il y a peu de chances qu'il soit en « en prise directe » avec les soucis des humbles : il laissera faire son administration et assurera le service minimum, point barre.
Le même fils de comte, nommé prêtre dans une paroisse reculée, risque en revanche de passer quelques mois de douloureuse prise de conscience : « Ainsi, c'est sur leur misère que nous construisons notre luxe ! »
Et si l'évêque est un dégénéré cupide - il y en a, et ils ne sont pas tous d'origine noble - les serfs paieront une dîme écrasante à des prêtres qui auront été nommés surtout d'après leur capacité à amuser l'évêque...
(Le problème suivant se posait : les croyances de l'Église sont-elles réellement des vertus de tolérance, d'amour et de pardon ?)
Ces vertus sont bien celles de l'Église, mais tout dépend par la suite des hommes et des circonstances. Les mêmes vertus ont conduit l'Église catholique à massacrer des hérétiques à tour de bras pour sauver leur âme et à ouvrir des dispensaires pour soigner les lépreux - Torquemada à un bout, Mère Térésa à l'autre, rien n'est simple...
(Le problème suivant se posait : comment l'Église justifie t-elle son accès à la technologie, tout en la diabolisant ?)
C'est simple : l'hubris et la technolâtrie de la Seconde République ont signé sa chute ; la technologie est le signe le plus évident de l'orgueil des Républicains, et l'humanité dans son ensemble n'est pas spirituellement assez mûre pour endosser le fardeau de la technologie. Ainsi, la plupart des gens à qui l'on donne des gadgets les utilisent de façon irresponsable, pour leur propre gratification égoïste, et non pour le bien d'autrui. Par conséquent, la technologie doit être réservée aux religieux, qui sont assez forts et assez saints pour l'utiliser sans crainte - telle est la Doctrine du Privilège des Martyrs, dont il est question dans le livre de base.
Après quelques siècles de guerre, l'Église a dû faire contre son gré une concession en étendant ce privilège aux nobles, puis aux guildiens ; mais si on l'avait laissée faire, les technologies majeures seraient entièrement entre ses mains, sans doute gérées par une version mystique de l'Ordre des Ingénieurs - les nobles et les guildiens lui seraient alors étroitement subordonnés.
(Le problème suivant se posait : le comportement radical des Avestites ne touche t-il pas à l'hérésie, à force d'en vouloir au monde entier pour ses péchés ?)
Ca, ce n'est pas une hérésie, c'est une différence d'opinion vis-à-vis de l'Orthodoxie ! :-) Une véritable hérésie, c'est une divergence dans les questions de foi.
Pour les résumer, les Avestites sont des talibans armés de lance-flammes. Ils condamnent le péché, ce qui inclut en vrac le savoir, la technologie, l'adoration des démons, le fait de savoir lire/écrire, la fait de ne pas passer sa vie à se mortifier, et ainsi de suite. Livrés à eux-mêmes, ils passeraient leur vie à méditer sur la Sainte Flamme tout en se flagellant pour se purifier ; le problème, c'est qu'autour d'eux l'univers est corrompu, rongé par le matérialisme et la technologie - et il est de leur devoir d'agir, généralement sans l'aval de l'Orthodoxie et sans mandat du Synode Inquisitorial. Autrement dit, les Avestites ont autant de pouvoir que les autorités locales sont disposées à leur concéder - et qu'ils sont capables de saisir par l'intimidation.
Cela dit, il y a aussi dans l'ordre des intellectuels honnêtes, qui cherchent à combattre le péché là où il se trouve réellement.
Disons qu'à un bout on trouve Jorge de Burgos du Nom de la Rose : « Les Écritures ne disent pas si le Christ a ri. Donc il n'a pas ri. Puisque le Christ n'a pas ri, c'est que le rire est un péché. Le péché est un acte abominable. Donc, rire est un acte abominable ».
A l'autre bout, il y a des gens qui connaissent fort bien les ressorts du cœur humain et qui savent fermer les yeux où il faut, quand il faut, sans baisser les bras face aux vrais hérétiques, aux antinomistes, etc. On en trouve un bel exemple dans The Sinful Stars, le recueil de nouvelles sur Fading Suns.
(Le problème suivant se posait : de quelles forces militaires l'Église dispose t-elle ? Comment les justifie t-elle ?)
Pour le tout venant, l'Église (ou plus exactement le Patriarche) possède une très forte flotte spatiale. Sa justification est simple : l'Église gouverne des planètes et il faut bien les protéger des mains rapaces des nobles cupides, qui ont déjà tenté de les lui arracher lors des Guerres impériales.
Sans la propagande, ça se lit : l'Église gouverne souverainement des populations aussi (voire plus) nombreuses que les Maisons Royales, et elle nécessite le maintien d'une force armée rien que pour cette raison. De toute manière, le véritable pouvoir de l'Église reste de nature intangible : une excommunication bien maniée vaut bien plus qu'un régiment d(hommes armés...
La croisière s'amuse
(par Tristan Lhomme) :
Voici une liste express destinée à pimenter et meubler vos voyages...
De l'intérieur :
Un passager pète les plombs (claustrophobie, peur du noir, etc.).
Une panne due à l'usure des systèmes.
Une intrigue liée aux passagers et/ou à l'équipage.
Une chasse aux rats de coques.
Un souci avec la cargaison : « Nous transportions un lézard des montagnes pour la ménagerie du duc Tartempion, et il s'est échappé. Il fait quatre mètres de long et a très faim, mais s'il vous plaît, ramenez-le sans lui faire de mal ! ».
Un antinomiste qui cherche à s'éloigner de la lumière des soleils pour effectuer un rituel impliquant un sacrifice humain.
De l'extérieur :
Des pirates et des raiders surgissent.
Un phénomène astronomique inédit.
Une panne liée au phénomène précédent : « Capitaine, les senseurs sont HS et on perd de la puissance ! ».
A la lisière des Mondes Connus :
Déboulent des pillards vuldrok, des vaisseaux organiques symbiotes ou tout autre cochonnerie.
Passage d'un vaisseau vao.
Passage d'un vaisseau fantôme : tous ses systèmes sont intacts, mais pas âme qui vive.
Réception d'un SOS émis par une capsule de sauvetage.
Inspection et fouille par une frégate des autorités du système ou de l'Inquisition.
La transmission du
patronyme (par Rolly) :
(Le problème suivant se posait : dans l'univers des Mondes Connus, est-ce par l'homme ou par la femme que se transmet le nom de l'enfant ?)
Même si ce problème ne s'est jamais posé dans l'un de mes scénarios, voici la version que j'ai choisi de retenir : c'est la Maison la plus puissants, honorable, riche ou proche d'Alexius qui transmet le nom, le titre et la gloire.
Et si jamais les familles du père comme de la mère sont de même puissance, on se réfère aux traditions ancestrales de chaque clan/Maison : si les anciens transmettaient le nom par le biais du père, ainsi soit-il ; s'il s'agissait d'un système de filiation matriarcale, idem ; le but étant de toujours transmettre le passé et le titre le plus prestigieux des deux parents au rejeton.
En dernier recours, c'est aux père et mère de trancher - l'option du nom composé peut se révéler être un compromis acceptable ou désobligeant selon les traditions familiales. Remarquez, le mécontentement de l'une ou des deux familles, accompagné d'une vendetta de Roméo et Juliette peut certainement apporter un peu de richesse au background d'un personnage...
Le statut des enfants
bâtards (par Rolly) :
Voici ma vision des choses, telle qu'elle a été façonnée par un joyeux mélange de restes d'Histoire, de séries télé, de vagues souvenirs de romans et de confrontations avec d'autres cultures ethniques (systèmes polynésiens, mélanésiens et antillais entre entres). Je simplifie, c'est pour un jeu après tout !
Dans un premier temps, j'émettrai l'hypothèse selon laquelle tout le monde est au courant - les choses changeront du tout au tout si cela devient un secret familial...
Un fils bâtard, même s'il ne possède pas tous les avantages et privilèges d'un enfant légitime, est tout de même respecté. Après tout, si le couple marié n'a pas/plus d'enfants, et si personne ne peut se prétendre de sang plus pur en que ci concerne la succession, c'est à cet enfant illégitime que reviennent le fiefs et les devoirs qui vont avec. Seulement, la mère de cet enfant sera bannie ou persécutée si le noble se refuse à la protéger - reste l'espoir qu'il la prenne un jour pour femme, si jamais sa compagne officielle décède.
Mais n'oubliez pas que les sentiments à l'égard de l'enfant divergent selon les classes sociales :
Pour un paysan, cet enfant est le fruit de son seigneur, il lui doit respect et obéissance.
Pour un prêtre de haut rang, l'enfant n'aura guère de droits ou peu s'en faut : il est le résultat de l'adultère, ce qui est parfaitement contraire aux enseignements de l'Église. Mais rien n'empêche d'accepter de légitimer cet enfant, suivant les intérêts politiques du moment...
Pour un prêtre de bas rang et/ou proche de la famille, cet enfant reste un noble, et ce sont les amants adultérins qui doivent être punis pour leur comportement - mais le parent noble mérite peut-être d'autant plus votre indulgence qu'il est la main nourricière du prêtre...
Pour un noble, le sentiment à l'égard de l'enfant dépend des relations avec le père du bâtard. S'il s'agit d'un ami (et si la chose n'est pas entourée du secret), le bâtard sera considéré comme n'importe quel autre enfant légitime ; mais s'il s'agit d'un ennemi, l'enfant se verra dénié toute considération et pouvoir (surtout s'il est en position d'héritier du fief).
Reste le problème où légitimer un enfant naturel est l'unique moyen pour conserver une terre, voire une province entière, et empêcher que le domaine ne passe à une famille ennemie. Autant dire que cela mènera à bien des dissensions entre vassaux plus ou moins religieux et obtus - lesquels d'entre eux reconnaîtront véritablement le bâtard comme héritier ? Autant d'occasions d'aventures...
L'origine des pouvoirs
occultes (par Le Glauque, Anonymous, Kerk et Lextius - Compilé par Anonymous) :
Le postulat de départ de cette réflexion est que toutes les émanations occultes ont la même source de pouvoir. Quelle que soit la manière dont l'occultiste met son talent en oeuvre (puiser dans sa force intérieure, prière, rituel, résonance empathique, sacrifice) l'énergie pour produire l'effet voulu reste la même. Cette énergie est neutre au sens strict, sans moralité : seul l'utilisateur est critiquable dans l'objectif qu'il se donne et le résultat qu'il obtient.
Dans notre passé historique, certains personnages se sont faits les instruments du divin : les divers prophètes et messies des diverses religions (Gilgamesh, Sidarta, Mahomet, Jésus, jusqu'au Seigneur Cosmoplanétaire de Castellane), sans oublier les mages, médiums et monstres : Nosfératu, Nostradamus, Faust, Aleister Crowley, etc.
Par hypothèse, cette source de pouvoir a toujours existé ; seule la façon de l'employer fut oubliée des siècles durant, ce qui expliquerait les périodes de l'Histoire au cours desquelles le surnaturel est omniprésent, et d'autres où le rationalisme prédomine. Par exemple, la fin du XIXe et le début du XXe représentent l'âge d'or où les médiums poussaient comme du chiendent.
Dans le supplément consacré aux prêtres, on nous explique pour une raison inconnue que la Teyr serait extrêmement propice à la théurgie et à d'autres phénomènes paranormaux (quoique, ceci est avant tout proclamé par des humains soucieux de suprématie raciale à l'encontre des xénomorphes !). En fait, il semble que chaque planète possède don taux de forces/fluides occultes : le fait que des xénomorphes aient été occultistes avant même d'avoir croisé l'humanité et sa civilisation conforte cette position.
Il ne faut pas oublier que chaque planète est parcourue par des lignes de forces telluriques : les lignes Ley. Sur Teyr-Sainte, d'anciens peuples méconnus ont ainsi élevé sur les nœuds où ces lignes s'entrecroisent des formations de pierres (Stonehenge, l'île de Pâques, Carnac, etc.) ou des cités de légende (Ys, Babylone, l'Atlantide). Chacun de ces lieux possède son lot de mystères, de magies et de légendes... Il est enfin difficile de ne pas songer aux Anunnaki avec des sites tels que Nazca ou l'Île de Pâques, dont on retrouve nombre de similitudes avec Nulpart ou Bannockburn.
Ainsi, les pouvoirs occultes semblent avoir existé de tous temps, en tous lieux ; mais d'après des études statistiques de la Première République, de la Diaspora et de la Seconde République, ces pouvoirs se seraient multiplié depuis le passage des Portails de Saut...
Dans cette hypothèse, qui/que seraient les démons et les anges évoqués par l'Église ? Soit nous admettons l'existence de créatures issues d'autres plans d'existence, soit celle de la survie de l'âme des occultistes qui se sont alors dégénérées (donnant naissance aux démons) ou qui ont trouvé la révélation (pour les anges).
Cette hypothèse rejoint très étrangement cette division en deux catégories des divinités Ur, les bâtisseurs des Portails...
La place du Pancréateur dans tout cela ? Je vais encore passer pour l'athée de service... Le Pancréateur pourrait être simplement un symbole, celui dont l'humanité a besoin pour vivre en harmonie avec elle-même et son environnement, pour avancer au-delà des conflits qui l'ont toujours sclérosée. Le Pancréateur pourrait également être le synonyme de cette énergie quasi-inépuisable qui permet l'existence des pouvoirs occultes - et probablement celle de l'univers après tout.
Durée de vie et conséquences de l'âge (traduit d'un article de boss smiley) :
L'espérance de vie des Mondes Connus :
Si l'on fait concorder l'univers des Mondes Connus à celui
du Moyen-âge ou de l'Angleterre victorienne, l'espérance de vie du sujet moyen
plafonne aux alentours de 40 ou 50 ans – cette estimation semble d’ailleurs
attestée par le supplément VO Forbidden Lore – Technology,
jouant sur divers facteurs : pollution, dégradation technologique, méconnaissance
médicale (quant aux maladies, symptômes, voies de transmission ou traitements
appropriés) et multiplication des travaux dangereux ou exténuants (qu’il
s’agisse du secteur agricole, minier ou industriel).
Cependant, si l’on s’affranchit des statistiques démographiques, on
peut noter que l’espérance de vie peut gagner près d’une décennie supplémentaire,
pour peu que l’on oublie la mortalité effarante des enfants en bas âge.
Ainsi, si jamais la personne parvient à franchir le cap des 10 ans, il y a de
bonnes chances pour qu’elle atteigne les 55-60 ans, maintenant que les Guerres
impériales ne sont plus qu’un douloureux souvenir.
A l'inverse, la mortalité peut s’élever de nouveau, pour peu que
l’on vive dans un environnement peu propice (chaleur ou froid extrême,
humidité surabondante, faune ou flore dangereuse) ou dans une région frappée
par des maladies et épidémies à répétition, irradiée ou soumise à la
consanguinité, provoquant un taux élevé d’enfants morts-nés ou difformes.
Pensez à la région de Tchernobyl : même avant la catastrophe nucléaire
de 1986, la zone était loin de connaître des conditions de vie idylliques, émergeant
d’une guerre civile, vivotant selon un mode de vie presque médiéval et
n’ayant déjà pas la moindre considération pour l’environnement – que
dire des Mondes Connus après cela ?
Enfin, comme dans notre société actuelle, si une partie de l’humanité
souffre de son environnement (en dépit des efforts des Amalthéens et d’une
partie de l’Orthodoxie), une minorité profite en revanche des derniers progrès
techniques (à commencer par les drogues de jouvence – pour plus
d’informations à ce sujet, consultez le supplément Byzantium Secundus). Ces quelques privilégiés, le plus souvent issus de la
noblesse et des échelons supérieurs de la Ligue Marchande, pourront ainsi
atteindre sans encombre les 120 ans – voire 140 ou 150, pour les plus fortunés...
Les effets de l'âge en termes de jeu :
En général, dans Fading Suns,
les vieux personnages sont considérés comme de « vieux croulants »,
des « gâteux » ou de « vénérables anciens », qui
gardent cependant bien des tours dans leur sac – bien plus que les marmots
tout feu tout flammes ou autres jeunes premiers, cf. papy Jones dans Indiana
Jones et la Dernière Croisade ! Les « vioques » ne
sont peut-être plus aussi verts et vifs qu’auparavant, mais leur expérience
et leur aplomb peuvent faire d’eux des alliés précieux ou des adversaires
retors et pleins de ressources…
Dès lors, pour accentuer l’aspect épique de Fading Suns, on peut
faire du troisième âge un « âge mûr » et non pas un « naufrage
de la vieillesse » : si les personnages perdent en vivacité, ils ne
s’écroulent pas pour autant une fois la soixantaine sonnée ! Pour peu
qu’ils aient une bonne constitution, un esprit alerte ou accès à des drogues
de jouvence telles que le Lypee-55, voici une manière de faire évoluer ces
personnages :
Jusqu'à 40 ans : aucune modification.
De 40 à 50 ans : -1 en Dextérité ; +1 en Introverti et en Intelligence (pour refléter l'expérience).
De 50 à 60 ans : -1 dans tous les traits physiques ; +1 en Introverti, en Calme et en Intelligence.
Après 60 ans : -1 en Perception et dans tous les traits physiques ; +4 points à répartir entre les caractéristiques Calme, Introverti et Intelligence.
NB : les différents bonus/malus sont cumulables, au fur et à mesure que le personnage vieillit. Ainsi, si jamais un joueur décide de créer un vénérable moine âgé de la soixantaine, laissez-le répartir les habituels points de création de personnage avant d’appliquer progressivement les conséquences des trois stades de vieillesse. Par ailleurs, rien ne vous empêche de décider que l’âge ait également des effets sur les compétences, telles que Discrétion, Esquive, Observation ou Vigueur – à vous de décider des ajustements adéquats.
NB : cette formule est adaptée d'une imprécation de l'évêque Ernulphus de Rochester (rédigée au début du XIIe siècle), tirée du site universitaire des Ménestrels (tous droits réservés).
Qu'il soit damné où qu'il puisse être - dans sa maison ou
l'étable, le jardin ou le champ, sur la route ou le sentier, dans le bois, dans
l'eau ou dans l'église !
Qu'il soit maudit dans sa vie ou dans sa mort !
Qu'il soit maudit en mangeant et en buvant, dans sa faim et
dans sa soif, dans son jeûne, dans son sommeil et dans son demi-sommeil, qu'il
marche, qu'il s'arrête, qu'il s'asseye, qu'il se couche, qu'il travaille, qu'il
se repose, qu'il pisse, qu'il chie, qu'il saigne !
Qu'il soit maudit dans toutes les fonctions de son corps !
Qu'il soit maudit intérieurement et extérieurement, qu'il
soit maudit dans les cheveux de sa tête, dans ses tempes, dans son front, dans
ses oreilles, dans ses sourcils, dans ses joues, dans les os de ses mâchoires,
dans ses narines, dans ses dents de devant et dans ses molaires, dans ses lèvres,
dans sa gorge, dans ses épaules, dans ses poignets, dans ses bras, dans ses
mains, dans ses doigts !
Qu'il soit damné dans sa bouche, dans sa poitrine, dans son cœur
et son intérieur jusqu'aux tréfonds de son estomac !
Qu'il soit maudit dans ses reins, dans son aine, dans ses
cuisses, dans ses génitoires, dans ses hanches, ses jambes, ses pieds, dans les
ongles de ses orteils !
Qu'il soit maudit dans toutes les jointures et articulations
de ses membres, du sommet de son crâne à la plante de ses pieds ! Qu'il ne lui
reste plus de sens! Puissent le Pancréateur et toute la Majesté de sa Gloire le
maudire. Puissent l'Empyrée et toutes les puissances qui s'y meuvent s'élever
conter lui, le maudire et le damner à moins qu'il ne se repente et fasse pénitence.
Ainsi soit-il. Amen.
L'almanach des Mondes Connus
(par St Georges) : NB : la liste ci-dessous n'est en
aucun cas exhaustive, pensez ne serait-ce qu'aux milliers de fêtes locales ou
provinciales, impossibles à résumer ! Cet almanach a pour seule ambition de
lister les fêtes majeures des Mondes Connus, célébrées sur une ou plusieurs
planètes, voire dans l'Empire tout entier. Janvier : 1er : Ode à la nouvelle Aube - Nouvel An des
Mondes Connus. Février : 2 : la saison décados se clôture, lors du Bal de
Nicolaï, organisé dans le palais de Tsaritsyn, sur Sévérus. Mars : 5 : dernier jour du Carnaval du Cosmos. Avril : 3 : la saison de chasse se clôture dans l'espace
hawkwood, lors de la Nuitée du Comte Tiberius, sur Delphes. Mai : 1er : Jour de la Teyr. En ce jour s'ouvre la
saison hazat, à travers la commémoration du renversement de la Maison
Chauki. Sur Aragon débute le Tournoi de Duels des Jardin d'Athos. Juin : 1er : remise des diplômes de l'Académie Interrata de
Ligueheim. Juillet : 4 : Commémoration du Premier Saut. La Course
d'Apollon s'achève sur Sutek, et soirée annuelle des Auriges, sur
Sutek et dans la mégalopole de Kesparate, capitale de Ligueheim. Août : 4 : clôture du Tournoi des Duels sur Aragon. Septembre : 2 : clôture de la Saison de Chasse d'Ungavorox, lors
du rassemblement des tribus vorox "civilisées". Octobre : 6 : fin de la saison de Lyonesse, avec l'orchestration
du Grand Ballet. Novembre : 2 : Bal de la Flotte décados, sur Sévérus. Décembre : 8 : Grand Gala de la Duchesse Salandra Décados, sur
Cadix. Cette célébration est également surnommée Bal de Katarina,
lorsque a lieu la course du même nom.
5 : ouverture de la saison décados, sur Sévérus (par saison, on entend la
période consacrée par une Maison noble à ses principaux évènements mondains et
festifs).
16 : ouverture de la saison de chasse dans l'espace
hawkwood, lors de la soirée de gala du Duc Alvarex, sur Ravenne.
25 : le Safari Doré débute sur Aylon.
8 : ouverture de la saison hawkwood, lors du Grand
Bal de Dame Victoria, au palais d'Anshock, sur Delphes.
12 : ouverture des portes du Marché d'Istakhr, alias
le Jour du Souk.
25 : premier jour du Carnaval du Cosmos.
20 : Ode à la Fécondité, lors de l'équinoxe du
printemps. Le même jour, la saison li halan débute, avec l'ouverture de
la Grande Porte du Palais Céleste, sur Icône. A cette occasion, ont lieu
le Festival des Portes sur Icône, le Festival des Nuits
Préréfléctives sur Criticorum ainsi que le tout début de la saison de
Lyonesse sur Midian.
28/29 : ouverture de la saison de chasse,
sur Ungavorox.
17 : lancement du Festival de Poésie au Palais
Chantant de Kish.
26 : réunion de la cour impériale sur Byzantium
Secundus.
29 : ouverture des Salons des Arts sur Ligueheim.
17 : clôture du Festival du Palais Chantant, et défilé de la Flotte
d'Améthyste li halan.
20 : ouverture solennelle des Ambassades
humaines et xénomorphes sur Byzantium Secundus.
16 : grande ouverture du Palais Apollon sur Sutek et
lancement de la Course d'Apollon, entre le Portail de Saut et l'orbite de
la planète.
21 : Cantique de l'Eté, à l'occasion du solstice.
Débute alors la saison al-malik, ainsi que la Chevauchée shantor,
sur les mondes disposant d'une communauté.
30 : fin du Safari Doré d'Aylon. Sur Byzantium
Secundus et Thétys, Festival d'Eté orchestré par les dignitaires
impériaux.
13 : clôture de la saison hawkwood, lors du Grand
Bal de l'Amirauté sur Delphes.
26 : commémoration du Jour K sur Rempart, jour où un astéroïde percuta la
planète et oblitéra toute la province de la cité de Londynium.
28 : commémoration du Miracle de Shaprut par la Flotte
du Djinn d'Emeraude al-malik.
30 : célébration du Bal Sanglant sur Criticorum.
10 : Journée des Colonies et Passion de Saint Ramos.
15 : clôture de la saison hazat, lors du Carnaval
kurgan sur Vera Cruz.
18 : Festival des Nuits Fertiles à Grikkor, sur
Leminkainen.
30 : Présentation des nouveaux Chevaliers errants face à
l'Empereur, au Palais Phénix de Byzantium Secundus. Le soir, Bal des Adoubés,
dans les salons du Palais.
17 : Sancta Flama Dies, commémorant la Vision du
Prophète.
23 : Hymne à l'Automne, célébrant l'équinoxe.
26 : Jour de Cardano et Miracle d'Icône sur les
mondes li halan, marquant la Conversion de la Maison. Clôture de la saison li
halan, le même jour.
29 : commémoration de la fondation d'Al Andalus sur
les mondes hazat.
12 : clôture du Bal Sanglant et de la saison
al-malik.
24 : Grand Rallye de l'Amirauté, organisé par la Flotte
Impériale en orbite de Thétys.
31 : Mortos Diablos - jour des morts et des sorciers.
18 : début de la saison des Ambassades, sur Byzantium
Secundus.
28 : Convocation des Chevaliers errants devant
l'Empereur.
30 : Bal de Charité de Soeur Théafana al-Malik, au
sein de la Cité impériale de Byzantium Secundus.
14 : Régate impériale, autour de l'île de l'Agora, sur
Byzantium Secundus.
20 : ouverture du Grand Bal des Ambassades par
l'Empereur.
23 : Dies Lamentum - jour de la mort du
Prophète. La nuit, Complainte de la Lumière, lors du solstice d'hiver.
25 : Lux Splendor - célébration de la
Lumière sur les mondes nobles et religieux. Jour des Chandelles sur les
mondes guildiens.
31 : Grand Bal impérial annuel, sur
Byzantium Secundus.