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Alexius comme Vladimir sont montés sur le trône par le pouvoir des armes : pour
le premier, quarante années de guerres auront été nécessaires, et pour le second
pas moins d'une Croisade Stellaire face aux hordes barbares vomies par les Portails de
Saut. De bonnes paroles et des vœux pieux ne suffisent pas à assurer un règne :
encore faut-il pouvoir le défendre, bec et ongles.
Mais n'imaginez pas que tous les hommes d'Alexius servent sous les drapeaux de
Stigmata où dans les forteresses flottantes de la marine spatiale : l'Empire a
tout autant besoin d'explorateurs, de diplomates et d'espions que d'infanterie
mobile ou de pilotes de chasse - tous sont les engrenages d'une même machine,
celle qui devra assurer le renouveau des Mondes Connus ou les laisser choir dans le
marasme des Nouveaux Ages Sombres.
Je suis Alexius, souverain des Mondes Connus ;
Je vous appelle à la cour impériale, avec vous j'organiserai mon règne ; nous ferons triompher l'ordre et la justice sur
l'espace humain !
Fondée lors de l'arrivée d'Alexius sur le trône, la Compagnie du Phénix apparaît
aujourd'hui comme le symbole même du renouveau humain : les Chevaliers errants
formant la Compagnie ont pour devoir aussi bien d'assurer la sécurité des
citoyens des Mondes Connus que de donner la meilleure image possible de
l'Empire, grâce à leurs actions, redonnant enfin un nouvel espoir après les
interminables boucheries des Guerres impériales.
Aussitôt, de jeunes nobles de toutes les Maisons, Royales comme mineures, ont
afflué, désargentés, privés de terre ou en quête d'aventures. Adoubés et armés
par l'Empereur en personne, ils auront pour charge de combattre toutes les
injustices, d'enquêter sur les phénomènes étranges, de mettre la main sur les
artefacts Ur, ainsi que de retrouver les coordonnées des Mondes Perdus de
l'espace humain.
Si le métier est dangereux (les adversaires ne manquent pas, tout comme les
détracteurs et autres jaloux), les pouvoirs des Chevaliers n'en sont pas moins
puissants : agents de l'Empire, ils sont porteurs de l'autorité d'Alexius, en
conséquence de quoi ils peuvent parler en son nom et exiger l'accès aux archives
de la Ligue Marchande et de l'Église Universelle, refuser de payer les péages
nobles, et demander l'assistance de la Marine Impériale afin d'être transportés
aux quatre coins du réseau stellaire. De plus, ils ne peuvent être jugés que par
leurs pairs, sur Byzantium Secundus, et n'ont de compte à rendre à aucun
seigneur féodal.
Depuis peu, les rangs de la Compagnie se sont élargis, à présent ouverte aux
membres du clergé comme des guildes, qui une fois nommés Fidèles Impériaux
pourront accompagner les Chevaliers errants tout au long de leur tâche immense,
mais jamais ingrate. A noter que la Compagnie du Phénix ne regroupe pas que des
guerriers, fussent-ils chevaleresques : l'Empire a besoin de bras comme de têtes
pensantes, et les savants, les érudits, les artistes et les diplomates seront
donc toujours les bienvenus. D'autant plus que les tests d'admission au sein de
la Compagnie sont drastiques - chaque Chevalier doit être impérativement un
modèle pour l'humanité, et briller par sa personnalité comme par ses actes.
L'Oeil impérial vous observe. Jamais il ne se détourne, jamais il ne cille ; tisseur immobile, au centre de la toile, vois-tu seulement l'hérésie qui progresse en ton cœur ?
Dès que l'on parle d'espionnage à un citoyen des Mondes Connus, aussitôt l'image
de l'Oeil impérial lui vient à l'esprit. Cette agence de renseignement est la
plus ancienne de toutes, ses racines remontant aux services de sécurité internes
de la Première République, mais elle est également l'une des plus redoutables,
bien que l'Agence Jakovian garde toute sa prédominance.
Les réformes de Vladimir, dont l'Oeil tirera son nom actuel, et les crédits
octroyés par cinq siècles de Régence auront donné à l'agence son efficacité
actuelle - mais également une certaine indépendance d'esprit parfois excessive
(la valse des Régents tous les dix ans ont laissé penser aux plus anciens agents
qu'ils étaient les véritables maîtres de l'Oeil impérial - jusqu'à ce qu'Alexius
monte sur le trône, entraînant un conflit larvé avec les nouvelles recrues,
fidèles à l'Empereur...).
A la fois maîtres-espions et gardiens des palais et préfectures de l'Empire, les
membres de l'Oeil impérial sont également des « archéologues » chargés de
remettre la main sur d'antiques artefacts, ainsi que des scientifiques,
cherchant à développer des technologies oubliées - pour le bien de l'humanité,
cela va de soit... En bons espions, ils n'en demeurent pas moins des assassins
et des manipulateurs dévoués : pour servir l'Empire, la fin peut parfois
justifier les moyens, d'autant plus que les espions de la noblesse, de l'Église
et des guildes sont légions et ne reculent devant aucun moyen.
Les légions vous protègent. Serfs, conscrits ou hommes de métier, nous tiendrons sans relâche, pour notre gloire, pour un lopin de terre ou pour une poignée de Fénix.
Comme toutes les armées des Mondes Connus, les Légions impériales restent majoritairement composées de paysans conscrits arrachés à leurs campagnes pour deux ou trois années, et dont l'équipement se composera essentiellement d'un fusil, voire d'un mousqueton (quand ce n'est pas d'une pique), d'une baïonnette et d'une armure de cuir - ensuite, à Dieu va... Mais grâce à ses coffres et au legs de la Régence, l'Empire est également capable d'aligner parmi les troupes les plus redoutables qui soient :
Les Gardes Phénix vous font barrage. Survivants de toutes les batailles, nous donnons notre corps à l'Empereur, à celui qui sera peut-être l'Élu appelé à guider l'humanité tout entière...
Issus des différents corps d'élite de l'Empire, les Gardes Phénix ont l'insigne
honneur de protéger l'Empereur en personne dans tous ses mouvements - mais seuls
les vétérans les plus endurcis des Guerres impériales et de la Garnison de
Stigmata pourront un jour espérer revêtir l'armure lourde aux couleurs
d'Alexius.
Officiellement, les Gardes agissent comme gardes du corps impériaux, mais les
ennemis d'Alexius affirment avec certitude qu'ils ne seraient que des larbins
chargés d'assurer la stabilité du trône - à tout prix. Or, personne ne peut nier
le fait que les Gardes soient intervenus sur des mondes retirés, alors que
l'Empereur siégeait alors sur Byzantium Secundus... Les Gardes sont ainsi
réputés pour leur obéissance totale et leurs moyens radicaux. Des paysans se
soulèvent, leurs maîtres refusent de payer les taxes impériales, alors que la
garnison planétaire est dépassée de toutes parts ? Aussitôt, la Garde
répliquerait : bombardement orbitaux, déploiement de chars et de glisseurs
lourds, incendies de villages rebelles, exécutions des meneurs - la volonté de
l'Empereur doit être respectée par tous, point final.
Deux questions se soulèvent ainsi, à l'encontre des Gardes : primo, d'où vient
leur équipement, qui combine des technologies sensées être prohibées (armures
mobiles lourdes, armes lasers, baïonnettes mono-filament, on parlerait même
d'artefacts d'invisibilité physique comme psychique !) ; secundo, s'ils sont
supposés défendre l'Empereur, pourquoi un tel armement offensif ?
Si les Frères d'armes restent les meilleurs guerriers des Mondes Connus, les 500
hommes de la Garde ne sont pas loin pour autant, et les deux unités en sont
parfaitement conscientes, elles qui ne se sont encore jamais fait face...