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Pour les barbares et les mécréants, la bataille.
L'univers de Fading Suns regorge de dangers - dont les seuls humains sont
souvent la source. Si les machinations de l'Église, des Maisons nobles et de la
Ligue Marchande ont de quoi occuper chaque jour les devants de la scène, il n'en
reste pas moins de graves menaces à l'intérieur comme à l'extérieur des Mondes
Connus...
Ainsi, depuis la fin des Guerres impériales, si les populations
n'aspirent plus qu'à la paix, les conscriptions continuent de battre leur plein
et de vider les campagnes, encore et encore...
Pour éviter de paraphraser inutilement, je préfère vous renvoyer vers le travail accompli par Arikel sur son site, au sujet des raiders vuldrok et de leur civilisation - qui n'est pas aussi barbare que certains Hawkwood le croient ou aimeraient le faire croire ! Ainsi, suivez ce lien pour parvenir à la page consacrée aux Vuldrok, et celui-ci pour afficher une superbe carte interactive (en Flash) du réseau stellaire au-delà de Leminkainen.
Là encore, place à l'excellent travail d'Arikel - comme pour les Vuldrok, veuillez suivre ce lien pour découvrir ce que vous réserve son site, au sujet des redoutables adversaires des Hazat...
Qui ou que sont les Symbiotes ? Quels sont leurs buts ? Quelles sont leurs
origines ? Un siècle déjà que la question demeure sans réponse...
Cent ans en arrière, les Symbiotes
surgirent des jungles oubliées de Tchernobog, conquérant Absolution en un temps
record, manquant de peu Daïshan, atomisée par la flotte de la Régence - il ne
leur reste plus qu'un obstacle, un seul : Stigmata. Et après, la route des
Mondes Connus leur sera grande ouverte.
Les rares informations au sujet de ces étranges xénomorphes sont contradictoires
: l'Église voit en eux une race d'abominations sans âmes, dont le but ultime est
la destruction de toute civilisation, tandis que les al-Malik et les Recruteurs,
dont les territoires ne sont guère qu'à un saut de Stigmata se contentent de les
combattre pour sauver leurs fiefs et leurs sujets et esclaves. Pourtant,
certains ont apporté de nouvelles données : les Symbiotes percevraient ce qu'ils
appellent la « Toile Vivante », un gigantesque réseau s'étendant à travers
l'espace, reliant toutes choses vivantes, à commencer par les planètes et les astres...
Certains prétendent également que les Symbiotes auraient bâti une société à part
entière, et que certains d'entre eux seraient opposés à la guerre interminable
face aux Mondes Connus... Mais qui croire ?
Une chose reste certaine - et atroce : il existe un destin bien pire que la mort
face aux hordes de Symbiotes, la conversion. Les soldats de Stigmata voient ainsi
défiler devant eux des compagnons tombés au combat, transformés en abominations
sans formes, dépourvues de sentiments et d'intelligence. Chaque soldat a donc
pour consigne de garder ne serait-ce qu'une cartouche de réserve sur lui, «
juste au cas où »...
Vous l'aurez deviné, le moindre soupçon d'infiltration d'un
espion change-forme symbiote suffit à ameuter immédiatement les forces de
l'Inquisition ainsi que les troupes lourdes des Maisons nobles - le doute n'est
pas permis.
Les humains gardent depuis longtemps déjà plusieurs griefs à l'égard des Vao :
ces derniers ont été les premiers xénomorphes à avoir infligé un cuisant échec à
l'humanité, en 2845, lors de la bataille de la Nouvelle Monaco - sans oublier que
le Prophète devait périr, son vaisseau s'écrasant sur un Portail de Saut, lors
d'une ambassade pacifique auprès des Vao en 2849. L'humanité dut pourtant s'habituer à la
présence des Mandarins - leurs deux millénaires d'avance technologique les
protégeaient de toute invasion ou contre-attaque... Mais les humains surent
tirer les marrons du feu de cette inquiétante cohabitation : boucliers
énergétiques, blasters, modules de gravité artificielle, plaques à répulsion,
camouflages thermo-optiques, et bien d'autres artefacts - tout cela fut dérobé ou
troqué aux Vao au fil des années.
Mais toujours est-il qu'en tant de siècles, les Vao n'ont accepté qu'une seule
intrusion humaine officielle au sein de l'Hégémonie, celle du célèbre diplomate Benjamin
Verden, de la Maison Justinien, en 2848 - les autres humains ont été soit reconduits
aux frontières des Mondes Connus, soit abattus après plusieurs semonces
(celles-ci se faisant de plus en plus courtes ces derniers temps). Pourtant,
l'arrivée sur le trône d'Alexius semble avoir modifié la donne, et les Vao
paraissent désireux d'accepter une nouvelle ambassade (la rumeur voudrait que
les succès des humains face aux Symbiotes les auraient véritablement
impressionnés), après avoir toléré que Vao et humains puissent vivre
(séparément) sur une même planète, Manitou.
Mais durant toute cette période d'isolation, l'humanité a pourtant fini par
apprendre quelques informations essentielles, notamment le fait que les Vao forment une
société divisée en trois castes (Mandarins, Soldats et Ouvriers), disséminée
dans l'espace depuis les années 1800 - et seul le Pancréateur sait combien de
planètes compte aujourd'hui l'Hégémonie... Leur point de vue sur les humains ?
Des « enfants chamailleurs », qu'ils préfèrent garder à distance - et
heureusement, l'Hégémonie n'est ni expansionniste, ni rancunière.
Depuis la nuit des temps, l'espace a toujours conservé une connotation
religieuse plus ou moins ténue dans les cœurs des humains - mais jamais ce lien
n'aura été aussi fort et étroit depuis l'Effet Sathra, une incroyable communion,
la sensation de ne faire plus qu'un avec l'univers entier lors du passage des
Portails de Saut. Mais la persécution allait être à la hauteur du bien-être
ressenti, lors de trois longs millénaires...
Pourchassé par les forces des Zaibatsu de la Première République, le groupuscule
grandissant de pilotes liés au Sathraïsme tint bon - provoquant même en partie
la chute de la République en affaiblissant ses armadas spatiales. Mais la
persécution ne s'arrêta pas pour autant : un nouveau pouvoir, l'Église
Universelle, allait accentuer la traque, tandis que tous les vaisseaux spatiaux
finirent par sortir des manufactures et chantiers spatiaux équipés en série de
modules anti-Sathra, privant les équipages de la communion.
Les siècles ont passé, et les Sathraïstes se sont faits de plus en plus
discrets, sous la menace des Inquisiteurs et des nobles - mais, à défaut de
pouvoir former un culte ayant pignon sur rue, il reste toujours la solution de
l'infiltration, notamment au sein de l'imposante guilde des Auriges (dont
l'Église soupçonne fortement la collusion),
voire de l'Oeil impérial lui-même dit-on...
Mais les spécialistes des conspirations parlent également de mystérieux vaisseaux dépourvus de modules,
héritage des Sathraïstes de la Seconde République, ou encore de « commutateurs »
capables de les désactiver, achetés aux Ingénieurs, voire (pour les plus
obnubilés) de Mondes Perdus uniquement peuplés de Sathraïstes de la Diaspora...
Mais autant l'humanité reste effrayée par l'épouvantail Sathra, autant les
xénomorphes, Vao et Obun en tête, semblent avoir « apprivoisé » l'Effet, allant
jusqu'à lui donner toute une signification sacrée - l'ultime lien avec les
Anunnaki ?
Le mystère des pouvoirs psychiques reste entier, malgré les études poussées de
la Seconde République, notamment du célèbre l'Institut Phavien : doit-on y voir
un signe de damnation, d'évolution, ou simplement un potentiel trop longtemps
caché ? Si l'Église Universelle penche fermement pour la première solution,
seuls les convents psychiques sont prêts à admettre les deux autres - ce qui
leur vaut bien entendu la peur des paysans et la colère du clergé. Quant à la
noblesse et aux guildes, la réaction est plus mitigée - suivant leurs intérêts
du moment.
Trois grands convents sont parvenus à fédérer suffisamment de psychomanciens
pour représenter une menace ou un espoir (selon les points de vue) :
Probablement les « croquemitaines » les plus craints des Mondes Connus en cette
époque, les antinomistes en viennent à sourire à l'idée que l'on puisse leur
prêter plus de pouvoirs qu'ils n'en ont - la seule évocation de leur nom suffit
à provoquer une panique générale au sein d'une foule... Et par conséquent, le
seul fait d'être soupçonné de pratiques antinomistes vous assurera un aller
simple pour l'au-delà : dans ce domaine, l'Inquisition ignore purement et
simplement le bénéfice du doute, mieux vaut risquer la vie d'un innocent que de
laisser un antinomiste errer librement à travers les Mondes Connus.
Si l'opinion commune met tous les antinomistes dans le même sac - celui des adorateurs des « démons », ces mystérieuses entités contre lesquelles le Prophète mit en garde l'humanité lors de ses prêches - on peut cependant distinguer quatre grandes catégories distinctes d'antinomistes :
Heureusement, l'Inquisition s'est montrée jusque là efficace et prompte à frapper ces mignons des ténèbres - d'autant plus que la solidarité n'est guère répandue chez ces derniers - mais quand on sait de quels pouvoirs leurs maîtres peuvent les doter, la puissance de l'Église toute entière semble parfois bien relative... Ne fait-elle pas que retarder l'inévitable ?