La rue Cujas est une
rue sombre du Ve arrondissement de Paris.
A quelques mètres du
Panthéon, écrasé par l'énorme masse de la Faculté Paris I, qui
littéralement, lui fait de l'ombre, à la ligne de grands bâtiments,
autrefois beaux, et aujourd'hui noirâtres, qui attendent que
l'administration ait assez d’argent pour décider leur ravalement.
Depuis les travaux, le 3 rue Cujas est devenu le point phare de la
rue. Le bâtiment est grand (plus de huit fenêtres en ligne), possède
une belle façade en pierre de taille qui a été soigneusement nettoyée,
trois étages et une petite courette intérieure.
A l'intérieur,
l'ambiance change du tout au tout, tout selon qu'on trouve dans les
bureaux clairs, lumineux, meublés modernes sur du parquet de chêne
brillant – ou dans la bibliothèque.
Celle-ci est
construite dans une grande pièce carrée centrale qui s’étend sur les
trois étages, elle est éclairée par un puits central vitré où poussent
des plantes et de la vigne vierge.
L'ensemble est
impressionnant, et tous les salariés de l'annexe en sont très fiers.
Les livres, que tous se disent heureux la main mais qui ne sont dans
la pratique presque jamais lus, grimpent jusqu’au plafond sur les
rayonnages labyrinthiques. Il y a une quarantaine de salariés dans
l’annexe. Ils sont tous, pour la plupart, heureux d'être là (la
Culture, c’est quand même la planque plutôt bien payée) et seront
aimables avec les personnages, comme ils le sont avec tous les
employés du gouvernement.
Les conversations
seront donc, à part quelques cas précis détaillés (voir l’enquête),
plutôt sympathiques et ouverts.
Rez-de-chaussée :
Crèche (Julien), standard, salle de réunion, salle de réception.
Premier étage
: Bureaux des secrétaires et des chefs du personnel.
Second étage
: Bureau des cadres, d’Adélaïde Grubert, de Jean Hibou, et de Philippe
Leterrier.
Troisième étage
: Bureau du directeur de l’Annexe, Bernard Mercciti, et de son
assistante, Lyne Charrères ; archives.
Quelques détails
La crèche
L’administration,
avouons-le, a quand même ses bons côtés, et plus le ministère auquel
on appartient a des sous, et plus on profite de ces avantages.
Le Ministère de la
Culture a beaucoup d’argent et Jack Lang avait voulu dès le début
faire de cette annexe un exemple. Il a donc installé au
rez-de-chaussée une crèche gratuite pour les enfants des salariés. La
crèche, dirigée par des assistantes maternelles sans histoire,
accueille six enfants de deux à cinq ans.
Le fils de
Lyne
Lyne Charrères,
l'assistante du directeur, a un petit garçon de huit ans, Julien.
Etant célibataire, elle l'emmène souvent au bureau quand il n'a pas
école et Julien, qui s’ennuie avec les petits, va alors se promener
dans la bibliothèque. C'est un enfant étrange et silencieux. Plusieurs
fois, il a déambulé et s'est retrouvé... ailleurs. Parfois dans
des endroits qui lui faisaient peur, parfois au contraire dans une
bibliothèque merveilleuse. baignée par une étrange lumière. Mais il
était toujours pris d'une curieuse peur et rebroussait chemin
rapidement. Il est à la fois attiré et apeuré par les mystères de la
bibliothèque, et en parle parfois autour de lui... mais nul ne fait
attention à ce qu'il dit.
Les
secrétaires et les chefs du personnel
Nous n'avons malheureusement
pas la place de détailler quarante PNJ. Préparez donc une dizaine
de noms. Si vous hésitez sur tous les noms sauf sur ceux d'Adélaïde
Grubert et de Philippe Leterrier, c'est comme si vous leur mettiez
une pancarte « Personnages importants du scénario » et
jouez les à votre guise. (NdA : liste de noms proposés :
Standardistes, Michèle Lambert, Agnès Jardon ; Secréataires :
Anne Durand, Jeanne Berne, Christine Garnier, Monique André, Audrey
Laguèze, Elisabeth Guérain, Rébecca Smither, Jessica Drewster ;
Chef du personnel : Yves Héraut ; Cadres : Michel
Borne, Guillaume Stépran, , André Maricelli, Maxime Varden, Robert
Klemp)
Jean Hibou était
l'assistant de Charles de Karnak. Son caractère est détaillé un peu
plus loin.
Bernard
Mercciti et Lyne Charrères
Bernard Mercciti,
ami personnel du ministre, comme il aime à le répéter, a été parachuté
à cette place aux dernières élections. C'est une caricature de Jack
Lang : deux fois plus coquet, deux fois mieux habillé et quatre fois
moins compétent. Il passe son temps à parler fort et creux, citant
toutes les deux phrases les noms de gens connus : « Mon ami Jack
Lang», «Mon ami le président Mitterrand », « Bernard Kouchner, chez
qui je dînais l'autre soir... »... Vous voyez le topo. A part cela,
inoffensif.
Lyne Charrères est
son assistante. La quarantaine, blonde, l'air un peu stupide. Quand
elle était jeune, elle a eu une aventure avec un très beau jeune homme
qu'elle n'a connu qu'une seule nuit. Le jeune homme était un Ange, et
Julien, le petit garçon né de cette très brève union, est un Fils de
Dieu (il ne peut être identifié par des Démons). Ni lui ni sa mère ne
sont bien sûr au courant... mais cela explique qu'il trouve si
facilement son passage à travers les Marches.