L'enquête |
Le contact des
personnages a expliqué à Bernard Mercciti, sans s'étendre, que la DGSE
envoyait une équipe pour enquêter sur la mort de Charles de Karnak.
Bernard recevra donc
les personnages comme des huiles, avec force sourires et paroles
aimables, leur présentant Lyne Charrères comme sa « très chère
assistante ». Il lui confiera d'ailleurs la mission de s'occuper
d'eux, de répondre à leurs questions et de leur faire faire le tour du
propriétaire.
En interrogeant les
gens de l'immeuble, les personnages vont pouvoir glaner un certain
nombre de renseignements. Ces informations devront être distillées
intelligemment au fur et à mesure du scénario, en gardant évidemment
les plus importantes pour la fin.
Charles de
Karnak
Chartes de Kamak
était un beau jeune homme brun, toujours tiré à quatre épingles, avec
ce petit plus très mode qui montrait qu'il travaillait à la Culture et
non à l'Agriculture...
Il était, diront
tous ses collègues avec un sourire un peu ironique, « très bien noté
». Si les personnages poussent un petit peu plus la discussion, ils
apprendront rapidement que « bien noté », dans le langage d'un
fonctionnaire, est la manière la moins négative de dire arriviste et
pistonné. Personne ne dira directement du mal de Charles. Mais vous
devrez faire intelligemment sentir que, malgré les airs attristés de
ses collègues. « Quelle histoire atroce... un jeune homme si
brillant... », Charles était finalement peu apprécié. Charles
fréquentait surtout les cadres, et méprisait un peu les petits
salariés. Il déjeunait souvent dans un petit restaurant de sushi du
coin, le Yakemata, accompagné de Bernard Mercciti, avec qui il
était d'une politesse frisant le lèchebottisme (pardonnez ce
néologisme), de Lyne Charrères, de Jean Hibou ou d'Adélaïde Grubert.
De l'avis de tous,
Charles de Karnak draguait Adélaïde. Quant à savoir s'il avait réussi
« à se la faire », selon l'expression crue des membres du bureau, les
avis sont partagés. Tout cela n'a d'ailleurs rien de louche : Adélaïde
est plutôt jolie, et tout le monde confirmera le penchant marqué de
Charles pour les jolies blondes. Les domaines d'intervention de
Charles étaient variés. Ses collaborateurs citeront en vrac : la
création d'un prix de Meilleur acteur et actrice du court-métrage
français, la rédaction d'une étude sur l'image du cinéma français à
l'étranger, en collaboration avec Adélaïde Grubert, et la
responsabilité du transfert des livres des bibliothèques locales dans
la future Bibliothèque de France, dite Très Grande bibliothèque (TGB).
Le cocktail
Et la mort de ce
pauvre Charles ? Les personnages pourront rassembler plus de détails,
mais, à première vue tout du moins, aucune information majeure.
Le cocktail, prévu
le 18 octobre à partir de 22 heures, était organisé par Bernard
Mercciti. Celui-ci avait décidé de promouvoir le court-métrage de
création française, et avait invité les représentants des rares
maisons de production qui prennent encore le risque d'en tourner,
ainsi que des scénaristes, comédiens, metteurs en scène primés dans
diverses manifestations. Les personnages peuvent obtenir la liste des
invités et des salariés assistant à la réception.
La première partie
du cocktail s'était déroulée très agréablement. Vers minuit,
cependant, une altercation éclata entre Charles de Karnak et un jeune
metteur en scène. Ensuite Charles ne se fit plus vraiment remarquer,
et nul ne se souvient l'avoir vu quitter le cocktail pour aller dans
la bibliothèque. Vers 1 heure du matin, les invités entendirent un cri
féminin. Une jeune actrice blonde, Géraldine Blanche, venait de
découvrir le corps de Charles entre les rayonnages. Il était à plat
ventre, une coupe de champagne brisée près de lui. Du sang et un peu
de cervelle coulaient de ses oreilles... Le spectacle était atroce, et
de nombreux invités s'évanouirent avant que la police, appelée par
Lyne Charrères, n'arrive sur les lieux.
Jean Hibou
C’est le
collaborateur de Charles, un grand roux aux yeux bleus avec un léger
problème d'audition, ce qui ne fera que rendre les interrogatoires
plus intéressants. Il n'a malgré son nom bizarre rien de louche et ne
servira qu'à aider les personnages. Questionné intelligemment, il peut
révéler :
Que si Charles de
Karnak s'était disputé violemment avec un jeune metteur en scène, dont
il peut fournir le nom (Laurent Markovitch), c'était pour les beaux
yeux de Géraldine Blanche, la jolie comédienne blonde. Laurent, amant
en titre de la jeune femme, n'avait pas apprécié que Charles la drague
pendant toute la soirée et que Géraldine se laisse faire avec un
certain plaisir. D'après Jean, si Charles s'est éclipsé du cocktail
vers la fin de la soirée, ce n'était pas seul. Il est prêt à parier
qu'il y avait entraîné Géraldine pour être un peu tranquille, et que
celle-ci a sans doute assisté à sa mort.
Qu'à son avis, les
rumeurs concernant Adélaïde Grubert et Charles sont fausses. Pour
Jean, c'est Adélaïde qui a essayé «d'allumer» Charles. Il croit même
les avoir entendus un jour se disputer extrêmement violemment à cause
d'un problème de travail. Il ne sait malheureusement pas la cause
exacte de cette dispute.
Lyne Charrères
Lyne Charrères,
interrogée au sujet de Philippe Leterrier (l'Ange ou le Démon qui
remplace Charles), remarquera d'un air un peu étonné qu'elle n'a
jamais vu, dans l'Administration, un poste si vite pourvu. Philippe
Leterrier a été littéralement parachuté à la place de Charles de
Karnak à peine cinq jours après sa mort... Un record ! Ceci posé, Lyne
trouve Philippe charmant et a remarqué qu'il s'était aussitôt, selon
son expression, « intéressé de très près aux petites affaires de tous
» et avait réussi son intégration dans le groupe. Elle ajoutera en
riant qu'il prend d'ailleurs tellement à cœur de faire comme son
prédécesseur qu'il s'intéresse à son tour de très près à Adélaïde
Grubert.
Julien
La bibliothèque est
très ancienne, et d'après certains salariés qui raconteront l'histoire
en riant, elle est hantée. On y entend parfois des bruits étranges, et
certains affirmeront même avoir vu des yeux luire entre les
rayonnages. C'est Julien qui connaît le mieux la bibliothèque, diront
gentiment toutes les personnes interrogées. Il y passe sa vie !
En effet, Julien est
à peu près tout le temps dans la bibliothèque. Il reste des heures
seul parmi les livres et revient en racontant des histoires de
créatures fantasmagoriques et d'yeux qui brillent le long des
étagères. Julien est, bien interrogé, une mine d'informations. Il sait
qu'Adélaïde vient souvent dans la bibliothèque, et qu'elle reste
parfois debout, seule, à réfléchir sans but particulier. Parfois,
dira-t-il d'un air mystérieux, elle fait comme moi : elle se perd...
Mais moi, dira-t-il en souriant, je connais tous les recoins de la
bibliothèque... Puis, tranquillement, il se remettra à lire.
|
Jeu
de piste |
De toutes ces
informations, trois pistes principales se dégagent.
Laurent et
Géraldine
Les personnages
voudront sûrement en apprendre plus sur la jeune comédienne qui a
causé la dispute entre Charles et «à jeune metteur en scène,
Laurent Markovitch. Il sera très facile d'obtenir leurs coordonnées
respectives, qui sont tout simplement sur le fichier d'adresses de
Lyne Charrères.
Géraldine habite un
petit studio minable| à Montreuil. C'est une jolie fille, mais le
métier de comédienne n'a jamais été facile et la pauvre n'a jamais un
kopeck devant elle. Pour tout arranger, le stress du métier la fait
boire plus que de raison et sa beauté est peu à peu détruite par
l’alcool. Les personnages ne pourront d’ailleurs pas manquer les
bouteilles vides de whisky bon marché qui jonchent le carrelage de la
kitchenette.
Géraldine est
honnêtement attachée à Laurent Markovitch, mais l'alcool aidant,
elle n'a pas su résister aux avances de Charles qui, en vrai
salopard qu'il était, lui faisait miroiter le prix qu'il allait
créer pour les acteurs/actrices français de court-métrage. Après
l'engueulade, elle s'est laissée entraîner par Charles dans la
bibliothèque. Il avait tout simplement l'intention de profiter
d'elle, toute abrutie d'alcool qu'elle était, dans un endroit
discret. Alors qu'il avait calé la tête de Géraldine entre
deux tomes des Mille et Une Nuits et qu'il était en train de
soulever sa jupe, il a été pris d'un soudain hoquet. Géraldine a
ouvert les yeux. Un très court instant, dans son cerveau embrumé, il
lui a semblé entendre les pas d'une autre personne derrière le
rayonnage, à quelques mètres à peine... puis la tête de Charles a
éclaté et Géraldine s'est mise à hurler sans pouvoir arrêter. La
jeune femme est profondément traumatisée par cette histoire. Il
faudra un bon roleplaying, l'utilisation d'un pouvoir ou d'un billet
de 100 euros pour lui faire raconter tout cela... Laurent, qui
habite un petit deux pièces dans le XIIIème, est juste un aigri qui
déteste, à juste titre, parler de Charles de Karnak. Il peut
cependant faire un bon suspect de départ. Il faudrait mieux que les
personnages essayent quand même de le faire parler: il peut en
effet, entre deux grommellements sur la pourriture de
l'Administration, exiger que les personnages arrêtent de le faire
suivre. Eh oui, Laurent, qui est observateur bien qu'un peu borné, a
remarqué que depuis la mort de Charles, une 205 blanche est toujours
postée sous sa fenêtre, et le suit relativement peu discrètement
dans tous ses déplacements. Il est persuadé que les personnages, ou
la police, sont derrière cette filature. Ce n'est pourtant pas le
cas. Et cela nous amène à la deuxième (fausse) piste...
Philippe et
ses acolytes
Qu'il soit un Démon
(MV) ou un Ange (INS), Philippe Leterrier est là, je vous le rappelle,
pour repérer les lieux et indiquer à ses supérieurs les Démons (INS)
ou Anges (MV) qui infestent les lieux.
Philippe a commencé
son enquête aussitôt, prêtant une oreille compatissante à tous les
ragots. De même que les personnages, il a trouvé la mort de Charles on
ne peut plus bizarre et se demande s'il n'y a pas du surnaturel
là-dessous, il croit aussi que Laurent et Géraldine y sont liés.
Il a donc fait
suivre les deux suspects par un Ange de Laurent et quatre soldats de
Dieu (INS) ou un Démon de Baal et quatre zombis (MV), leur demandant
de surveiller tous leurs agissements. Ce sont les occupants de la 205
blanche. Philippe leur a dit d'être discrets, mais vous connaissez les
Démons (Anges)... Si les personnages les ennuient vraiment trop, ils
seront ravis de débarrasser la surface de la terre de ce qu'ils
croient n'être que des humains importuns. Quand ils comprendront que
ce sont des êtres surnaturels, ils essaieront de fuir : non par
lâcheté, mais pour pouvoir prévenir Philippe Leterrier qu'ils ont bien
repéré des Anges (INS) ou Démons (MV)... vous avez compris le topo.
Philippe Leterrier,
lui, scrute avec attention tous les humains dont la conduite est un
peu particulière. Il a pour l'instant remarqué les personnages et...
Adélaïde Grubert, et les considère comme suspects. Il va mener une
enquête, le plus discrètement possible, épiant les conversations des
personnages au coin d'un couloir, se servant même de son pouvoir
d'invisibilité ou de Polymorphisme s’il sent que l'affaire est
importante. Rendez les personnages paranoïaques, faites-leur tirer des
jets de Perception, entrevoir une ombre qui tourne le coin, derrière
la machine à café... tout pour créer une ambiance un peu oppressante.
Une fois que
Philippe sera sûr que les personnages font partie de ses ennemis, que
ce soit parce qu'ils les aura vus faire quelque chose de
caractéristique ou parce que ses acolytes à la 205 blanche auront
réussi à le prévenir, il passera à l'attaque. Il essaiera d'obtenir
leur adresse, ce qui ne devrait pas être trop difficile, en la
demandant par exemple à Lyne Charrères et il leur tendra des pièges,
essayant si possible de les avoir un par un, par exemple en les
attendant dans leur appartement.
Philippe Leterrier
finira sans doute par être éliminé, même si le combat final risque
d'être sanglant. Les personnages seront donc sûrs à ce moment qu'un
Ange (INS) ou un Démon (MV) avait infiltre le ministère. Sans doute
vont-ils penser qu'ils ont trouvé le responsable de la mort de
Charles... Pourtant, rien n'est fini.
L'appartement de
Philippe Leterrier, s'ils vont le visiter, ne leur fournira aucun
indice sur ses véritables activités ou sur ses supérieurs. Par contre,
dans son bureau rue Cujas, parmi des documents on ne peut plus
normaux, une fouille minutieuse permettra de découvrir deux dossiers
gris : un sur les personnages, avec leurs photos, leurs adresses et
tous les renseignements personnels que Philippe aura pu obtenir; et un
autre du même genre sur Adélaïde Grubert. Photo, adresse et quelques
notes manuscrites. «Attitude étrange », « Résistance à investigation
mentale » (ce qui veut dire que Philippe Leterrier a tenté de lire les
pensées d'Adélaïde et que celle-ci a résisté plusieurs fois) et, le
plus important «A tout fait pour empêcher Charles de Karnak de
transférer les livres de la bibliothèque dans la TGB. Se serait
disputée avec lui à ce sujet ». Ce qui nous mène à la troisième piste,
la vraie.
Adélaïde
Adélaïde Grubert se
méfiera beaucoup des personnages. Elle a un « feeling » pour sentir
les êtres surnaturels, et même si les personnages n'en étaient pas, le
fait qu'ils soient là pour enquêter sur la mort de Charles suffirait à
la stresser. Elle tentera donc de passer inaperçue, et jouera
l'innocente si les soupçons se portent sur elle. Si elle se sent en
danger, elle se réfugiera dans la bibliothèque, où son pouvoir est le
plus grand. Pour cet éventuel « combat final », reportez-vous au
paragraphe suivant...
|
La
bibliothèque |
Au rez-de-chaussée,
les enfants de la crèche s’égayent parfois dans les couloirs sans que
personne n'en prenne réellement ombrage. Beaucoup vont dans la
bibliothèque, et les personnages pourront parfois tomber sur un enfant
de trois ans en train de baver sur les illustrations d'un livre datant
de 1900...
Parfois, certains
de ces enfants se perdent. Ils tournent le long d'un rayonnage, et pof...
on ne les voit plus. Les animatrices paniquées les cherchent et les
retrouvent complètement par hasard, dans un endroit où elles étaient
sûres d'avoir déjà cherché. A un moment, un des enfants disparaîtra
pendant une bonne demi-heure. Les assistantes maternelles appelleront
les personnages à l'aide. Ceux-ci fouilleront parmi les rayonnages...
Si l'un d'eux se sépare des autres, donnez-lui l'impression de s'être
soudain perdu. C'est bien entendu physiquement impossible, et
pourtant... Pendant un instant, il ne reconnaîtra plus les étagères,
aura l'impression d'être seul dans la pièce, que celle-ci a des
recoins sombres et étranges... Soudain, il tombera sur l'enfant
disparu, et au bout de quelques pas, tout redeviendra normal.
Si les personnages
ne se sont pas encore intéressés à la bibliothèque, ce dernier
incident devrait les y pousser.
Eclairé par le
puits central, l'endroit est baigné d'une étrange lumière. Les
rayonnages sont un peu labyrinthiques, mais pas assez pour qu'on
puisse s'y perdre, du moins à première vue... Pour atteindre les
franges des Marches intermédiaires, il faut que les personnages
déambulent dans les rayons sans idées préconçues. Le silence se fera
de plus en plus lourd, et seul résonnera le bruit de leur pas.
Soudain, les
personnages auront l'impression de se perdre. Les ombres deviendront
démesurées, les tournants ne seront plus les mêmes, les livres
deviendront plus fournis et plus nombreux... S'ils restent silencieux,
les personnages auront même l'impression fugace de voir des yeux,
jaunes et brillants, s'ouvrir entre les rayonnages. Dès qu'ils
s'approcheront, les yeux se refermeront... Les personnages sont
proches d'une frontière, mais leurs pouvoirs sont insuffisants pour
entrer de plein pied dans un nouvel univers. Soudain, au détour d'un
livre, les bruits de circulation reprendront. La lumière redeviendra
normale, les rayonnages familiers... Les personnages seront de retour
dans la réalité.
Que faire ? Rien,
hélas. Les personnages ne peuvent pas rentrer seuls dans d'autres
mondes. C'est Adélaïde, folle d'inquiétude à l'idée que tout peut être
découvert, qui va les y emmener.
Adélaïde surveille
en effet de très près ce qui se passe dans sa bibliothèque. Dès que
les personnages s'y rendront trop souvent à son goût, elle pensera que
son secret est découvert, et qu'il lui faut agir. Une équipe d'Anges
(MV) ou de Démons (INS), c'est trop pour la jeune femme, du moins trop
pour sa forme humaine. Par contre, dans les Marches, Adélaïde se
transforme en un être mi-humain, mi-surnaturel... qui, du moins elle
l'espère, pourrait faire disparaître ses ennemis sans trop de traces.
Attendez donc le
moment où les soupçons se porteront fortement sur Adélaïde, mais où
les personnages, pas encore tout à fait sûrs de leur coup, hésiteront
encore à employer la force... C'est là qu'Adélaïde se décidera.
Elle se
débrouillera pour entraîner les personnages dans la bibliothèque :
sous le prétexte, par exemple, de leur montrer un livre
qu'affectionnait particulièrement de Karnak. Elle entrera à grands pas
dans les rayonnages, bousculant Julien et Jean Hibou qui se trouvent
là. Puis... elle disparaîtra.
Ce qui devrait
rendre les personnages hystériques. Ils se lanceront à sa poursuite...
mais rien à faire, ils ne la trouveront pas et resteront bêtement
ancrés dans la réalité. Soudain, Jean Hibou portera les mains à sa
tête en hurlant, et les personnages se sentiront tous pris d'un très
violent mal à la tête.
C'est Adélaïde,
qui, de la Marche où elle est réfugiée, commence à utiliser le pouvoir
de Destruction mentale de Swatch. Soudain, Jean Hibou s'écroule, du
sang et de la cervelle sortant par les oreilles. On considérera que
les personnages, plus solides, ont un délai de (nombre de minutes égal
à leur points de Volonté) x 2 avant de subir le même sort. Sortir de
la bibliothèque ne sert à rien, le mal de tête atroce continue... La
seule façon d'arrêter le sort est de tuer Adélaïde. Et la seule façon
de retrouver Adélaïde... est de suivre Julien.
Le gamin est le
seul qui puisse trouver son chemin au sein de la bibliothèque et des
Marches. Il est là, assis près des livres, l'air ailleurs, dans son
monde. Pourtant il suffit que les personnages se demandent tout haut «
Où est Adélaïde ? » pour que Julien se lève et dise : « Moi, je
sais... » II se mettra alors à courir à travers les rayonnages. Si les
personnages veulent être entraînés dans son sillage, il faut qu'ils
restent à moins de 5 mètres de lui pendant tout le chemin... Un
tournant raté et ils resteront en arrière.
Le processus déjà
ressenti changement de lumière, silence, ombres se reproduit en
accéléré. A vous d'illustrer ce passage, le temps d'une fraction de
seconde à peine, avec des visions étranges et fugaces, peut-être une
créature mystérieuse... avant que les personnages ne tombent sur
Adélaïde.
Celle-ci était en
train de se concentrer et attaquera dès qu'elle verra les personnages.
Elle donnera aussi comme ordre mental à Swatch de redoubler son
pouvoir de Destruction mentale. Les personnages ont exactement le
nombre de rounds égal à leurs points de Volonté avant que leur tête
éclate.
• Si Adélaïde
meurt, son corps ne disparaîtra pas. Les personnages se retrouveront
dans la réalité, Adélaïde ensanglantée devant eux. Julien leur sourira
doucement puis retournera lire...
|
Conclusion |
Le scénario est
fini, mais les joueurs n’auront peut-être pas tout compris. Vous avez
le choix : ou vous les laissez dans l’ignorance après tout les Marches
Intermédiaires sont secret défense aussi bien chez les Anges que les
Démons ou vous leur racontez ce qui s'est passé, grâce, par exemple, à
leur contact qui analysera ce qu'ils lui raconteront.
Quant aux livres de
la bibliothèque, ils seront transférés quelques mois plus tard dans
une cave obscure en attendant la départ vers la Bibliothèque de
France. Et la frontière avec les Marches Intermédiaires se dissoudra
dans le néant.
|
Les
PNJs |
Adélaïde Grubert
Sorcière liée aux Marches
For |
Vol |
App |
Per |
Agi |
Pre |
PP |
2 |
4 |
2 |
3 |
2 |
1 |
- |
Talents : Administratifs divers
Adélaïde Grubert, dans les Marches
For |
Vol |
App |
Per |
Agi |
Pre |
PP |
5 |
4 |
2 |
3 |
3 |
2 |
12 |
Talents : Esquive 2, Corps à corps 2
Pouvoirs : Dents 2 (111), Griffes 2 (113), Armure corporelle 2
(211), Paralysie 2 (163), Boomerang 2 (224), Attaques multiples
2 (Spécial)
Adélaïde dans les Marches n’est plus vraiment
humaine, elle divisera les dommages par deux comme un Démon,
elle utilisera ses pouvoirs comme sur la table démoniaque,
elle mourra quand elle aura 0 points de Force, son corps ne disparaîtra
pas.
Swatch
Ersatz de Démon de Kronos
Pouvoirs : Destruction mentale 3, Contrôle des humains 3,
Lire les pensées 3
Swatch n’est plus un Démon, c’est un esprit
torturé et transformé par une trop longue présence
dans les Marches Intermédiaires. Son pouvoir de Destruction
mentale ne correspond à rien de connue et aucune défense
n’est possible : ou les personnages arrêtent Adélaïde
avant d’être tués, ou ils sont fichus. Ni les
Anges ni les Démons n’ont le moyen de le détruire.
A la mort d’Adélaïde, il sera délié
et s’éloignera aussitôt.
Philippe Leterrier
Démon de Malphas, Grade 2 (version originale moyennement
crédible, vu le bourrin que c'est, pour un Malphas...)
For |
Vol |
App |
Per |
Agi |
Pre |
PP |
6 |
5 |
2 |
2 |
3 |
1 |
16 |
Talents : Esquive 4, Course 2, Voiture 1, Baratin 1
Pouvoirs : Pattes 3 (114), Paralysie 3 (135), Absorption de Force
2 (142), Armure corporelle 3 (211), Non détection (222),
Polymorphe 2 (266), Lire les pensées 2 (323), Augmentation
de Force (351), Arme de contact mobile (Morningstar, 413), Jet de
Glace 1 (122), Régénération 1 (226)
Note : pour une confrontation intéressante, ce PNJ doit
être adapté à la puissance des personnages.
Modifiez si nécessaire les caractéristiques ci-dessus.
Philippe Leterrier
Démon de Malphas, Grade 2 (version remaniée)
For |
Vol |
App |
Per |
Agi |
Pre |
PP |
3 |
5 |
3 |
3 |
3 |
2 |
16 |
Talents : Esquive 3, Course 1, Voiture 1, Baratin 3, Discussion
2.
Pouvoirs : Pattes 2 (114), Paralysie 3 (135), Charme 2 (134),
Armure corporelle 2 (211), Non détection (222), Polymorphe
3 (266), Lire les pensées 3 (323), Augmentation de Force
(351), Régénération 1 (226), Discorde 2 (Spe)
Philippe Leterrier
Ange au service de Dominique, Grade 2
For |
Vol |
App |
Per |
Agi |
Pre |
PP |
4 |
6 |
2 |
3 |
3 |
4 |
19 |
Talents : Esquive 4, Voiture 1, Discussion 3, Théologie
3
Pouvoirs : Lumière 2 (122), Armure corporelle 2 (211),
Augmentation temporaire de Précision 1 (242), Rebond 1 (255),
Invisibilité 2 (261), Lire les pensées 3 (323), Vitesse
1 (334), Augmentation de Précision (352), Augmentation de
Volonté (353), Jugement 3 (Spécial)
Note : pour une confrontation intéressante, ce PNJ doit
être adapté à la puissance des personnages.
Modifiez si nécessaire les caractéristiques ci-dessus.
|
Aide
de jeu : Visite gratuite de la bibliothèque de l'Archange Yves |
Depuis que le premier homme a écrit les
premiers mots sur une plaque d'argile, Yves, l'Archange des Sources,
collectionne les livres. Il les possède tous. Les œuvres publiées bien
sûr, dans toutes les langues et toutes les éditions, mais aussi celles
qui ne le seront jamais, celles qui ont un jour été rêvées par leurs
auteurs et recueillies par l'esprit de l'Archange Blandine... On a
beaucoup parlé de la bibliothèque de la tour de Babel mais, bien
qu'elle contienne une infinité de volumes, elle ne représente à
présent qu'un rayon de la bibliothèque d'Yves. Située dans la Cité
éternelle, au Paradis, sa particularité est qu'elle s'étend bien
au-delà des limites du monde d'en haut. En effet, toutes les
bibliothèques terrestres, de la plus petite (le minimum est de 500
livres) à la plus grande y sont directement liées.
Les Marches Intermédiaires (rapide aperçu)
L'accès se fait par les Marches Intermédiaires,
univers étranges et inaccessibles, véritables passages entre le
Paradis, la Terre et l'Enfer.
Le Paradis et l'Enfer ont en effet tous deux des
caractéristiques communes maigre leur opposition flagrante : ils sont
universels, à la fois très proches et très lointains. Ce sont deux
univers lisières, extrémités de tout ce qui existe et contenant entre
leurs deux pôles d’attraction les Marches Intermédiaires, dont la
Terre fait partie.
Imaginez un gigantesque escalier reliant le
sommet du plus haut gratte-ciel à sa chaudière, au dernier sous-sol.
C'est cet escalier que descendit Lucifer la tête la première lors de
sa Chute, il y a bien longtemps. Sur l'une de ces marches, aux
alentours de l'entresol, se trouve la Terre et notre univers, sur
d'autres reposent les armes bénites ou intelligentes, entre chaque
appel de leurs maîtres, d'autres encore servent de territoires
inexplorés pour Beleth, Prince-Démon des cauchemars, ou Blandine, qui
y créent des micro univers accessibles depuis les rêves, tel le Gothic
Horror de la campagne Mors Ultima Ratio.
Tout est possible dans les Marches, et les
légendes disent même que des créatures fantasmagoriques, venues du
temps où ni Dieu ni Lucifer n'avaient posé leur regard sur l'humanité,
s'y sont pendant un temps réfugiées. Ces propos sont bien entendu
blasphématoires, et tout Ange ou Démon les colportant sera sévèrement
puni.
En feuilletant les pages d'un livre
Quand un petit garçon vous racontera qu'il s'est
perdu dans la bibliothèque communale et qu'il a rencontré un vieux
monsieur, ne cherchez pas tout de suite le satyre qui hante les lieux.
Il a peut-être simplement rencontré Yves, au détour d'un rayon.
Car la taille de la bibliothèque d'Yves est
telle qu'elle déborde sur les Marches et vient se mêler aux rayonnages
terrestres. Il est possible, mais extrêmement difficile d'accéder par
ce chemin au Paradis ou à d'autres Marches. Seuls les innocents
peuvent facilement emprunter le raccourci, ce qui place les enfants en
tête de liste, et les humains illuminés.
Les Anges ne sont pas les seuls serviteurs
surnaturels du Bien sur Terre. Fruit de l'amour d'un Ange et d'un
humain, les humains bénis et les Enfants de Dieu sont ce que l'on
appelle des humains illuminés. Moins puissants que des Anges, ils n'en
ont pas moins cette parcelle d'étincelle divine qui les place
au-dessus du commun des mortels. Certains ne sont même pas au courant
de leur nature, quand c'est le père qui était angélique par exemple et
qu'il disparaît après une mission.
C'est le maître de jeu, et en aucun cas les
joueurs, qui pourra décider si un être est apte ou non à découvrir le
chemin vers Yves. Ce n'est d'ailleurs pas toujours souhaitable.
L'innocent, attiré par la lumière divine, risque de se perdre dans les
dédales et de ne jamais retrouver son chemin vers l'humanité.
Peut-être d'ailleurs est-ce ainsi qu'Yves recrute certains de ces
Anges...
Certains reviennent, pourtant. Et pas toujours
les mains vides. Parfois ils ramènent un livre très ancien, parfois
juste un petit Que-Sais-Je-? que n'importe qui aurait pu trouver à la
FNAC mais qui se rapporte, comme par hasard, exactement à la situation
présente...
Et à quoi ça sert ?
Si on ne sait pas exactement comment ce passage
fonctionne, et si on ne sait pas ce qui arrive exactement quand il
marche, alors à quoi sert donc cette aide de jeu ? A rien, ou du moins
à rien en situation de combat quand deux Démons de Baal sont en train
de charger à la fourche.
Mais la seule connaissance du principe peut vous
donner d'innombrables idées de scénarios, ou même de tout petits
détails à ajouter dans des scénarios déjà écrits et qui pourront leur
donner une dimension un peu mystique. C'est aussi un bon moyen de
donner, si vos joueurs ont vraiment besoin d'aide, un mystérieux petit
coup de pouce divin. Imaginez un entant de trois ans qui va errer dans
la bibliothèque et qui revient avec un livre racontant exactement
l'histoire, transposée en légende médiévale, du scénario que les
joueurs sont en train de vivre... avec la fin ! N'en abusez pas
cependant...
|
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la première partie |
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