Ze Weapons Compendium, MKIII.02
"TROU(S) D'BALLE(S)

[Un yellow cab poisseux, devant un immeuble, en pleine nuit new yorkaise]

- Le client jaloux (un barbu étrangement familier), à Travis : "... I'm gonna kill her- I'm gonna kill her with a .44 magnum pistol... I have a .44 magnum pistol- I'm gonna kill her with that gun. Did you ever seen what a .44 magnum pistol can do to a woman's face ? It fucking destroys it, just blow it right apart. That's what I'll do to her face. Did you ever seen what it can do to a woman's pussy ? Now that you should see. That you should see, what a .44 magnum can do to a woman's pussy."

OU (pas) COMME AU CINEMA...

POUR RESTER SIMPLE, on n'a pas affaire à un Rayon De La Mort, juste à X grammes de métal propulsés à X centaines de m/s... Les armes sont lourdes, le recul appuyé, il y a de la fumée, les détonations sont sonores et moins "travaillées", les impacts plus accentués, ponctuels, et moins spectaculaires ("gerbes d'étincelles-surface intacte").

Tous les calibres tuent, les fusils sont précis et mortels, les armes de chasse sont dévastatrices à courte distance, tandis que les armes de poing et les fusils d'assaut (compromis PM-fusil) sont à la fois sur- (létalité, puissance d'arrêt) et sous-évalués (pénétration, capacité à blesser...). Pour citer Lobo, "When Sharky bites you, you stay bitten". Je me comprends.

Cette "mythologie du gros flingue" qui voudrait que les revolvers fassent valser les corps, que les flics badass allument à 50m le mollet d'un Tcheky Karyo en plein sprint, que les M16 déchiquètent les colonnes de marbre...  Serait entretenue par les média, les fabriquants, et l'industrie du divertissement, dont les JDR.

Comme illustration un tantinet macabre, en 1989 une AK47 semi-auto n'a tué "que" 14% des enfants blessés lors du massacre de l'école de Stockton, Californie [leur faible poids, 18 à 25 Kg, aurait cependant joué en leur faveur], chiffre cohérent avec ceux de la médecine militaire yankee au Viêtnam ; reste que la plupart des décès des "petites" guerres sont dûs à cette classe de fusils [80% des 30 millions+ depuis 1945, heureusement surtout des vas-nus-pieds sans importance... Plutôt eux que moi, hein?].

Incidemment, suite à la surmédiatisation consécutive, les ventes du modèle utilisé ont quadruplées dans la semaine.

Les tissus vivants absorbent bien l'énergie cinétique des balles, qui y gaspillent la majorité de leur potentiel. Au final, le véritable intérêt des armes à feu ne réside pas dans les dommages qu'elles peuvent infliger, mais dans leur facilité à atteindre les zônes vitales : une arme blanche peut absolument infliger des lésions aussi sérieuses, voire davantage, que celles résultantes d'une arme à feu [un poignardage réussi est cené résider dans la séquence planter de bas en haut-pousser-remuer, si possible en dessus du nombril ; à imaginer avec un couteau droit style baionnette, et vôtre aorte], mais avec plus d'efforts et une prise de risque accrûe.

Ins/Mv s'éloigne donc de la triste réalité, et c'est tant mieux.

L'unique méthode fiable pour évaluer de tels engins dans le cadre d'un système de jeu consiste finalement à en faire usage sur son entourage, et attendre un commentaire ; les tirs au visage risquant de gêner l'élocution de, mettons, grand-mamie, l'abdomen devra alors être visé en priorité pour qui désire obtenir des données exploitables. Ou alors dans les extrémités, ça sera plus fun, ils dureront plus longtemps. "Et j'lui ai dit crève, et j'lui ai dit crève charogne, et j'lui ai dit crève fumier."

Notons que ce hobby consistant à allumer plus ou moins gratuitement ses congénères est très pratiqué de par le monde [pertes 14-18 : environ 90% de militaires, 10% civils ; ex-Yougoslavie et majorité des conflits dits de "basse intensité" : 10% militaires, 90% civils. Engagez-vous, rengagez-vous].

A part ça,...

... LE STRESS EN COMBAT (je cite, hein, jamais expérimentés, et franchement...)

REACTIONS PHYSIOLOGIQUES... Grosso modo, le corps se prépare à fuir ou à combattre.

- Amélioration des actions physiques "simples" [ouvrir et boire une krô, la casser sur vôtre tête ; s'enfuir avec le cuir chevelu ouvert] accompagnée d'une détérioration des actions "complexes" [calligraphie, coller une .38 dans 90Kg de muscles et d'alcool] dûe à une accélération de la respiration (risques d'apnées) et à des tremblements.

- Arrêt de la digestion, et "exonération des déchets" [ou "comment je réagirais avec un tesson sous le nez..." La nature n'avait pas prévu les sous-vêtements], afflux de sang vers toutes les extrémités [quelque chose comme : "connard, tu bandes tellement t'as peur, connard!"], le tout pour mobiliser la circulation vers les parties du corps nécéssaires à la réponse.

- Perception accrûe de la profondeur et du mouvement, accompagnée d'un rétrécissement de la vision périphérique ["vision en tunnel" ; c'est pour ça que le Baal vous couvre au Dragunov depuis les abords du village, pendant que les Bifrons et vous rafalez les civils et les ONG au contact].

- Les fameux phénomènes de "temps ralenti" (rien à voir avec le bullet time), "d'extra-corporalité et de "tunnel lumineux" sont bien documentés, et attribués à des secrétions endocrinales, notamment l'endorphine, déclenchées par un stress majeur.

- Cf. Annexe 2 pour un copier-coller sur la "gestion du stress".

UN PEU HORS-SUJET... Les trois réactions "classiques" au danger sont censées être la peur (la plus "utile", si bien gérée), l'excitation (aux "symptômes" en fait proche de ceux de la peur), et la stupéfaction (où les "symptômes" jouent contre le corps : apnée, paralysie,...).

- Incidemment, les conséquences psychologiques de la violence subie ou commise ("vent du boulet napoléonien", "shell-shock" WWII, "stress post-traumatique" actuel,...), ou la nécéssité de déshumaniser pour tuer ("étranger à la tribu", "infidèle", "sous- homme",...) ne devraient peu ou pas concerner les Anges et Démons, inhumains par nature, sans négliger la certitude de la persistance de l'âme. Quelle attitude morale adopter face au meurtre (plus, si affinité), quand on sait d'expérience qu'il ne s'agit au final que d'une "expulsion" musclée vers un domaine ou l'autre ? Malgré l'envie ou l'intêret pour leur libre-arbitre, le respect de la création Divine, la sympathie amusée réservée aux animaux de compagnie,... les humains sont soit détestés (à cause de la Chute), soit instrumentalisés (mise et terrain du "Grand Jeu"), et aucun des camps n'a de réelle compréhension de la mortalité, de la douleur, ou de l'empathie (on peut grincer des dents quand sa voiture est cabossée, mais ce n'est pas pour celà que l'on "pense" comme un tas de ferraille sur roues). Techniquement, les Anges et Démons se rapprochent dangereusement de la psychologie du tueur en série de base, alors le pire est probable.

Et pour la troisième force [de laquelle j'exclue d'emblée le judaisme et l'islam, à propos : INS/MV est un jeu catholico-rigolard, mais qu'on le veuille ou non, placer les deux autres religions du Livre au même rang que les celtes, grecs, vikings,... est limite vêxant, et contradictoire avec certains aspects très "politiquement corrects" de la 3ème ed.], entre les représentants de cultures valorisant la valeur guerrière, les machines ou les prédateurs carburant au jus d'humains,...

- Un article, dont je n'ai malheureusement pas conservé trace, traitait de l'impact de la représentation de la guerre dans les média (exemple choisi étant le conflit du Viêtnam), et la création de "clichés" tels que "l'ennemi se fondant dans l'environnement" (hormis quelques "locaux", les combattant viêtminh, certainement mieux acclimatés que les ricains, étaient à la base des citadins ou des paysans pour qui la jungle n'était guère hospitalière ; les serpents, maladies,... Se révèlaient en fait plus dangereux pour eux que pour des soldats US choyés par une puissante logistique), "l'ennemi sur qui les bombes glissent" (la puissance de feu US était écrasante ; ex. contemporain : Cf. commentaires sur les bombardement en Afghanistan ; au final 400 à 1500+ "dégats collatéraux" et 3000-10 000 ???? tués), "le soldat perdu" (les trouffions yankees engagés n'ont semble-t-il pas eu plus de soucis existenciels que ceux de Corée),... Qui ont "phagocyté" l'imagerie collective occidentale des conflits et occulté certaines réalités, que connaissaient nos grands-parents ; une guerre, ça tue, ça pue, ça déplace énormément de population, ça coûte cher,... Tandis que nos opinions publiques aimeraient qu'elle soit aseptisée, et ne tue ni nos soldats, ni ceux d'en face! Encore une histoire de rapport difficile de l'homme occidental avec sa propre mortalité, ou un truc de chochôtte dans ce genre...

- Encore plus hors sujet, l'évolution de la doctrine d'entrainement des soldats professionnels des armées modernes ; il semblerait que le fantassin moyen hésite à tuer le congénère d'en face [stats US : 80% des ennemis tués à l'arme légère le seraient par seulement 20% des troupes au contact, une proportion "aggressive" qui varie peu depuis 39-45]. De la même façon que la haine de l'ennemi a été (ré-) introduite au sein des grandes armées de conscription de l'Europe napoléonienne (les armées traditionnelles, fortement mercenarisées, accomplissaient leur métier avec détachement ; le patriotisme remplace l'argent et le pillage), les états-majors cherchent à obtenir des tireurs capables d'abattre un être humain sans trop réfléchir (ex. : cibles de forme humaine au lieu des cibles rondes, pour "conditionner" inconsciemment).

Visiblement, la plupart des miliciens à travers le vaste monde n'ont pas ce problème... [Dans l'excellentissime film-bio "Le petit Dieter a la tête dans les nuages", Dieter Dengler raconte comment, une fois arrivé en territoire ami, après s'être échappé d'un camp de prisonnier vietcong au bout d'une marche insensée dans la jungle, son compagnon de route s'est fait proprement décapiter à la machette, alors qu'ils suppliaient à genoux un paysan vietnamien surpris par l'apparition de deux étrangers pouilleux... Sinon, toujours dans la même région, mais encore plus sordide, le vague souvenir d'un incident dont j'ai eu connaissance au lycée et qui avait perturbé ma petite vision sereine du monde : le naufrage d'un important groupe de boat-people sur un îlot au large des côtes Philippines (Indonésie? Malaisie?) ; comme de juste, les pêcheurs voisins s'étaient empressé de massacrer hommes et enfants, et de se constituer une chouette réserve de femelles à violer, jusqu'à ce que les autorités aient vent de l'affaire. Bonne ambiance...]

... SI J'ETAIS ETUDIANT EN MEDECINE, JE POURRAIS ECRIRE "LE SANG ARTERIEL GICLE JUSQU'AU PLAFOND"

LA GRAVITE DES BLESSURES dépend autant de leur emplacement ("Cry of pain. I have been unexpectedly shot in the head and fatally wounded") que du calibre utilisé, en sachant que la plupart peuvent atteindre les organes vitaux. Le critère retenu par le FBI pour un usage professionnel est une perforation de 30cm minimum dans du gel ballistique [couteau : 8 à 12cm+, suivant lame] ; ici, aucun souci de "sur-pénétrer" la cible (qui n'en demandait d'ailleurs pas tant), la plupart des tirs la manquant de toute manière...

- L'orifice d'entrée est "propre" et peut être ignoré ou confondu avec une coupure lors d'un examen superficiel.

- Comparés aux armes blanches, les impacts de balles sont supposément moins douloureux (pour paraphraser Hitchcock, garanti indolore à 50%. Tout dépend du coté du canon) mais plus incapacitantes et plus septiques lors de blessures abdominales, les intestins étant facilement perforés (colostomie, péritonites). La colonne vertébrale est vulnérable même de face, les os se fracturent net, en exposant le réseau artériel, et il y a contamination entre tissus : les fragments de vêtements, d'obstacles ou de douille (bourre des cartouches de chasse, sabot-plastique,... à courte portée) compliquent aussi la guérison.

- Coup au cerveau exceptée, la mort survient généralement par perte de sang. Pour mémoire, Brandon Lee est décèdé sur le tournage de "The Crow" par arrêt cardiaque dû à une hémorragie interne. Lors d'un test SFX à cartouches réelles, projectile retiré, un fragment de douille s'est bloqué dans le canon du .44 Magnum ; les consignes de sécurité étant ignorées durant la prise (véritable revolver, visée directe, aucun secouriste), la balle à blanc à propulsé cette minuscule pièce métallique dans la poitrine de l'acteur, et Vincent Perez à obtenu le rôle dans la séquelle... Là, c'est une carrière qui est morte.

- Le projectile s'échauffe en vol, et peut brûler en plus du trauma - les éclats d'obus fondent le bitume -, tout comme la poudre ("incrustations" à bout portant). ...

L'EFFET DE CHOC (ou, ce léger inconfort lorsque la .44 rencontre votre poitrine)

LA PUISSANCE D'ARRET dépend de l'énergie développée ; le "choc hydrostatique" engendré par les projectiles haute vélocité [fusils, calibres de poing supersoniques 9x19, .40 .357, 10mm,...] peut mettre hors de combat même par un coup aux extrémités. Comparativement important (.357,.44,.45, 10mm,. 303,.30-06, munitions "molles"...) ou limité (.22, .25, .32, 5,45, 5,56N, 5,7mm, 7,62M43, blindée, perforante,...).

- L'onde de choc interne se propage à 1/10e de la vitesse du projectile, les effets mécaniques n'apparaissant qu'au delà de 30m/s., et provoque une "cavité temporaire" (expansion/rétrataction des tissus mous au passage de cette onde de choc) dont l'importance est fonction de la masse de la balle, de sa vitesse et de son comportement après impact.

- Le mécanisme physiologique d'incapacitation proprement dit serait lié à l'action de cette "cavité temporaire" sur le diaphragme, le coeur, la moelle épinière et le système nerveux. Une manifestation visible de cette action serait la perte de contrôle de la vessie ; ajoutez le fait que les morts se souillent [lire "se chier, pisser et/ou vomir dessus", je m'excuse] après un certain temps (10) et un nouvel Archange des femmes de ménage devrait s'avérer inestimable. "Ins/Mv, le jeu qui sent l'urine".

- Plusieurs sources insistent sur le rôle du background culturel, qui prédisposerait à "tomber". La peur, l'adrénaline, l'entrainement, la motivation ou les intoxications peuvent annuler ce conditionnement, permettant de supporter de graves atteintes [Un balle ne détruit que 1% de la masse corporelle au maximum] et de continuer à agir, sans bien entendu garantir une survie ultérieure. Dans la dimension Ins/Mv, il serait intéressant d'imaginer comment des êtres plus ou moins insensibles à la douleur (Ange/Démon, cyborg, morts-vivant ) ou sans références idoines (3ème force) pourraient réagir.

- Les aventuriers de la puissance d'arrêt perdue... Exemples divers-z-et-variés : fusils de chasse à canons sciés (en usage dans les cavaleries indiennes ou de la guerre de sécession, SAS en Malaisie,...) ou courts (les fusils à pompe "Trench shotguns" US 1917-18, l'Allemagne s'étant d'ailleurs émue de leur efficacité "inhumaine") ; adoption du  calibre .45 par l'US Army (le .38 s'étant révèlé impuissant à stopper les moros "amoks" durant l'occupation des Philippines) ; cartouche 5,56N jugés trop "légère" (adjonction de gaz lacrymos & shotguns pour la défense de blockhaus au Viêtnam ; soldats ennemis devant être touchés à de multiples reprises par les AR-15 britanniques aux Malouines, tandis que les FAL argentins ou UK remplissaient parfaitement leur fonction, M16 zaïrois ayant les mêmes difficultés face aux G3 tutsis) ;...

... POUR CONCLURE, DE QUOI MEDITER

"Dites-moi, vous n'avez pas honte de faire mu-muse avec la souffrance humaine?" 
Non, pas tant que ça, en fait.

RESUMONS... L'effet de choc ou puissance d'arrêt dépend de l'énergie (en particulier calibre & masse) ; la gravité, de la localisation (tireur), profondeur & profil (munition) de la blessure. Une 5,56N avant basculement produit le même résultat sur vôtre anatomie qu'une .22 ou presque, et qu'elle produise plus d'énergie qu'une .44 Magnum ne change rien. Ensuite...

LES ARMES DE POING tirent des balles arrondies déccèlerant tôt, stables en vol et à l'arrivée, aux blessures nettes ; la "cavité permanente" (le trou de balle du titre, donc) correspond à une perforation d'arme blanche régulière et rectiligne, du diamètre du projectile et dont la profondeur varie avec le calibre [FMJ 9x19 ou .40 S&W : 40 cm+ dans du gel ballistique].
   Il n'est pas inutile de le répéter : ce n'est ni "l'onde de choc", ni la "cavité temporaire" qui tuent, simplement le trauma causé par la destruction des tissus au passage de la balle... A relativiser avec les fusils (cavité temporaire importante plus destruction des parois par les fragmentation du projectile), mais même les calibres de poing les plus fantasmatiques ne dérogent pas à la règle.

La "cavité temporaire" est réduite [en supposant une balle à travers le foie : aucun trauma additionnel/.38 & .45, lésions négligeables  jusqu'à 2cm/9x19 & .357], ainsi que la fragmentation ou la gravité de la plaie de sortie. L'impact fait à peine reculer (énergie "délivrée" = balle de base-ball, ou 1/10e vieux coup de poing des familles, suivant ex.), les chances de survie sont réelles, il possible de continuer à agir. (John Dillinger, touchés à plusieurs reprises à la poitrine, parvenant à courir quelques mètres, après qu'une balle lui ait traversé le visage).

- L'efficacité des balles expansives, tête-creuse, etc... Se manifeste surtout par la cavité temporaire et la fragmentation ; en raison de la faible puissance des PA/revolvers, seules 60-70% "champignonnent", sans compter les canons courts, os, vêtements et obstacles. La blessure résultante, augmentée de 50-80%, soit quelques mm, est peu discernable de celle d'un projectile classique et les éclats vont rarement au delà de 1cm. Le volume de tissus endommagés est néanmoins quadruplé. Et pour l'orifice de sortie...

- Même un projectile pouvant théoriquement transpercer la cible peut être "piègé" par l'élasticité de l'épiderme au point de sortie (équivalente 10cm muscle), et en être retrouvé assez loin, après avoir voyagé SOUS la peau...

- Les petits calibres, .22 et .25 en tête, ont un effet de choc réduit, mais sont supposément mortels à courte distance (je-joue-au-flipper-dans-ton-crâne-ou-tes-côtes), les rendant parait-il appréciés des assassins sérieux (Cf. "Les Soprano", "Sombres crapules" & "La nuit du jugement dernier" de Greenan comme illustrations fictives).

LES BALLES DE FUSILS A BOUT ARRONDI (6,5mm, 30-40 krag, .30 C, 30-30, plombs ogivaux,...) agissent comme des calibres de poing, avec beaucoup plus d'énergie [perforation gel ballistique 50cm+] et par conséquent,  une cavité temporaire, fragmentation et blessure de sortie en proportion.

LES CALIBRES DE CHASSE profitent de leur leur masse [12 : 24-36g, jusqu'à 53g en magnum, vitesse à 12,5m de 270-420m/s ; balle : 28g & 536m/s. comparativement, pour mettre les tables ballistiques à profit, .22 LR : 2,55g &  v0 330m/s ; 9x19 : 7,15-8,10g, 320-442m/s ; .50AE : 19,44g & 420m/s, 7,62R : 9,6g & 853m/s ; 9x39R 16,2-17,3g &V0 280-300m/s] alliée à l'étendue de la zone d'impact [5cm de diamètre à bout portant, jusqu'à 76cm à 35m, plus dispersés sans choke, plus groupés avec choke important]. Un effet "billard" exponentiel accroit l'action des projectiles multiples sur des tissus déja fragilisés, potentiellement extrèmement sévère ; puissance d'arrêt énorme : "ça explose un boeuf à 20m, alors un gosse..."

LES BALLES POINTUES DE FUSIL (30-06, 5,45 M74, 5,56N, 7,5mm, 7,62N, 7,62M43, 8mm Msr,...) basculent à l'intérieur du corps [Cf. centre de gravité, la rotation imprimée par les rayures du canon n'assurant que la stabilisation en vol] et provoquent des blessures irrégulières aggravées, voyageant base en avant après un ou plusieurs renversements et/ou vrilles.

Les cavités temporaires et permanentes sont importantes mais varient avec l'épaisseur des tissus traversés avant le basculement ; une possible fragmentation augmente nettement l'étendue de la zone atteinte et de l'orifice de sortie. La puissance d'arrêt est variable (par exemple comparativement faible pour les fusils d'assaut type AK ou M16) mais les blessures sont théoriquement toujours sérieuses et les capacités d'action de la cible conséquemment réduites.

Chiffres indicatifs (+/- 25%), pour pathologiste en herbe... Sources principales : articles "PATTERNS OF MILITARY RIFLE BULLETS" (Martin L. Fackler) et "Handgun Wounding Factors and Effectiveness" (FBI).

Basculement de la balle : 5,45x39= après 7cm, coups aux extrémités comparativement plus sévères ; 5,56x45= 12cm ; 7,62x39= 26cm ; 7,62x39 yougoslave= 9cm ; 7,62x51 US= 16cm ; 7,62x51 RFA= 8cm.. Jusqu'au basculement, profil de blessure = arme de poing.

Cavité temporaire : 5,56N= diamètre 14 cm ; 7,62 RFA= 22cm. Effets sujets à caution (à priori, nuls sur la plupart des tissus vivants mais dévastateur pour la vessie, le foie, le coeur ou la moelle épinière).

Cavité permanente :diamètre du projectile pour la 7,62x39 russe ; longeur du projectile (2-3cm) pour les 7,62x39 yougoslave, 5,45 & 7,62N US ; jusqu'à 7cm pour le 5,56x45 et 11cm pour le 7,62N RFA (organes creux ou mous).

Profil de blessure : Rectiligne pour les 7,62x39 & 7,62N, tandis que les 5,45 & 5,56 se caractérisent respectivement par une trajectoire incurvée (évidente-tirs obliques au torse) ou aléatoire.

Fragmentation :les 5,45 & 7,62x39 se déforment peu. Le 5,56N se fragmente à 100m (éclats ->7cm), se brise à 200m et se déforme jusqu'à 400m (constante médico-légale). Le 7,62N US reste intact, tandis que le RFA se brise après 10cm. La synergie entre la "cavité temporaire" et une fragmentation importante au moment du basculement de la balle explique l'importance des traumas sur certains tissus pour les 5,56N et le 7,62N RFA.

Blessure de sortie : "Propre" pour les 7,62x39 russe & 7,62N US, oblongue ou "étoilée" jusqu'à 11cm de diamètre (peau)/6cm (muscle) pour les 7,62x39 yougo et 5,45 (incapacitante mais saigne peu et guérit bien) ; "massive" (jeu GORE) pour le 7,62N RFA. Pour le 5,56N, plaie nette ou étoilée, selon épaisseur des tissus, avec petites perforations supplémentaires occasionnelles dûes aux fragments. Ces plaies additionnelles peuvent également être causées par des éclats d'os, avec tous les calibres de fusils.

- Les 5,45 & 5,56N, légères et conçues pour un basculement rapide, peuvent être déséquilibrées par le moindre obstacle (vêtements épais, parebrise,...) et percuter la cible de coté : la plaie d'entrée est alors similaire à une plaie de sortie, mais peu profonde.

- Le 7,62x54R se comporte comme le 7,62N US, le .308 Winch/7,62 SP civil (populaire USA & pays nordiques pour la chasse au gros gibier) comme le 7,62N RFA.

Létalité : Eclats grenades 5%, arme de poing 5-10%, fusil d'assaut 15-20%, fusil & shotgun 33-66% (rapport STATISTIQUE blessures-décès. Zone "épaisse"= potentiellement mortel sans soins médicaux).

Mortalité cible "incapacitée" en combat rapproché : shotgun 95%, autos 47-50%, poing 3-4%. Seuls 60% des impacts de fusils provoquent des plaies de sortie aggravées.

A lire pour plus d'info.

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