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Films

Pitch Black - Ghost of Mars - Equilibrium - Solaris - The Outer Limits - Dark City -
Cube & Hypercube - 28 Days Later - Hellraiser IV - La Cité des Enfants Perdus



PITCH BLACK (Réal. David TWOHY) Par LGV
Un groupe de personnages hétérogène, un crash de vaisseau, une planète des plus inhospitalières, des dangers qui guettent sans se dévoiler, etc. En quelques minutes seulement, le décor est planté. Inutile de tourner autour du pot, le maître mot avoué, on le devine, sera la survie pure et simple ; toutefois, si le scénario de ce film ne se révèle pas des plus originaux, il a cependant le mérite de répondre à une contrainte primordiale pour nous autres joueurs : ne laisser aucun temps mort. Ainsi, on va de découverte en révélation, et de révélation en rebondissement : autant dire que le spectateur ne s'ennuie pas l'ombre d'une seconde. D'un point de vue rôlistique, puisque c'est ici ce qui nous intéresse tout particulièrement, on retrouve tous les éléments nécessaires à un bon scénario pour une partie endiablée ! En effet, tout d'abord la grande diversité des personnages du film (un chasseur de prime, des pèlerins intergalactiques, un tueur, etc.) font que les joueurs, de quelque bord qu'ils soient, n'auront aucune difficulté à trouver leur place dans la trame du film. Ensuite, le scénario mêle principalement deux grandes phases distinctes, l'une d'investigation, l'autre d'action ; là encore, de quoi combler tous les joueurs.
Au final, nous sommes ici en présence d'un scénario presque " clef en main " qui sied parfaitement à l'univers des Métabarons ; en effet, le strict minimum d'adaptations sera nécessaire pour qu'il devienne immédiatement jouable. À noter cependant que la trame comporte quelques failles mineures que le meneur n'aura aucune difficulté à combler, tout en préservant la cohérence du tout. Dernier point fort du film, il est relativement déconnecté de tout " avant " ou de tout " après " : il pourra donc s'insérer avec une grande facilité dans toute campagne ou entre deux scénarios de votre cru. Une précaution à prendre cela dit : l'univers dépeint étant relativement " vide ", il sera assez difficile d'improviser d'importants retournements de situations si un joueur avait déjà vu le film ...
En conclusion, à faire jouer sans hésitation aucune, ou à garder sous le coude pour l'occasion.


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GHOST OF MARS (Réal. John CARPENTER) Par LGV
Un contexte de colonisation galactique, un transfert de prisonnier qui tourne mal, des gentils gentils, des pas beaux pas beaux, un soupçon de scénario, et beaucoup d'action : voilà le cocktail explosif bien que stéréotypé qui vous attend dans Ghost of Mars. Et pourtant, en dépit de cet éléments très classiques, je prends le temps de vous parler de ce film, c'est donc qu'on y trouve tout de même matière à exploiter pour un jeu de rôle. Certes, le scénario ne casse pas des briques, d'autant plus qu'on y décèle facilement certaines failles d'importance, et le spectateur reste un peu sur sa faim. En effet, le seul élément un petit peu novateur est l'idée d'une conscience ancestrale de la planète Mars (sans en dire d'avantage pour ne pas tout gâcher) ; malheureusement, ce dernier point est sous-exploité au possible. Mais… dans le cadre d'un oneshot survolté, la trame est tout à fait intéressante, presque à reprendre quasiment telle quelle. Les adaptations seront véritablement minimes pour pouvoir plonger facilement les joueurs dans les rôles principaux et passer un bon moment de jeu. D'autant plus que le contexte dans lequel se passe le film (exploitation minière sur une planète pas franchement accueillante) permet de situer l'action où bon vous semble dans l'univers des Métabarons.
Là où le film pêche, vous l'aurez compris, c'est du point de vue du contexte et de la trame globale : prévisible, assez peu de rebondissements : le meneur avisé pourra se donner un peu de mal et combler ici ou là les lacunes des films et proposer à ses joueurs un scénario plus profond. Soyons clair, à défaut de me répéter, le film est loin d'être culte, et vous auriez pu l'improviser en catastrophe, mais avoir en tête certaines scènes ou éléments vous permettront de faire jouer à votre groupe un scénario à très haute tension à moindre coût. Prévoyez des joueurs au fort potentiel physique, ou alors capables de prendre des initiatives pour se tirer des nombreux faux pas qui les attendent : assaillis par les créatures hostiles, il faudra bien trouver un moyen de s'en sortir… Dans tous les cas, bobos et hémoglobine en perspective !


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EQUILIBRIUM (Réal. Kurt WIMMER) Par LGV
Libria ... Que le nom sonne bien, surtout lorsque l'on sait qu'il s'agit d'une société idéalisée où sont bannis la violence et la haine ; et pourtant ...
En effet, pour en arriver là, le tribut est lourd : supprimer purement et simplement tout sentiment en droguant massivement la population, dans le but de ne plus reproduire les erreurs du passés, à savoir des conflits mondiaux dévastateurs. Certes, après avoir fait le constat que là où il y a émotion il y a risque de conflit, on ne peut que reconnaître l'efficacité d'une solution aussi radicale… Toutefois, à l'évidence, cela ne peut convenir à tout le monde, ce qui justifie parfaitement la subsistance d'un groupe dissident raccroché aux valeurs de l'humanité en tant qu'être, et qui tente de sauvegarder les maigres héritages émotionnels du passés : œuvres d'art, livres, objets divers et variés, disques, etc. Pour lutter contre cette engeance qui va à l'encontre du système existe une unité d'élite, les Recteurs Grammatons ! Tout au long du film, c'est l'un d'eux que le spectateur voit évoluer dans une société froide et austère. Et là, on ne s'ennuie pas : découverte de la cité, des modes de vie, excursions punitives contre les " déviants émotionnels ", scènes de combats à vous couper le souffle (combats qui, une fois n'est pas coutume, servent la progression du scénario, ce n'est aucunement de l'action gratuite), etc. Sans compter sur les nombreux revirements de situation tout au long du film.
Du point de vue rôlistique, selon l'approche du meneur, un travail de préparation plus ou moins important sera nécessaire pour pouvoir faire évoluer les personnages joueurs dans l'univers tel que décrit par le scénario. Il en effet possible de placer les joueurs à différentes positions : du côté des Recteurs, du côté des dissidents, en tant qu'indépendants, etc. Dans tous les cas, la cité Libria sera intéressante à introduire en termes de jeu, et pourra donner lieu à une multitude de scénarios de votre propre invention. Dans la pure lignée de Brazil et Gattaca, je ne peux que vous recommander des voir ce film servit par un scénario sans faille, pour l'histoire tout d'abord, mais aussi pour les éléments que vous pourrez y piocher, notamment dans le background, pour recréer une cité hors du commun pour vos parties de Métabarons.
Si vos PJs en ont marre d'arpenter des endocités ou d'explorer des planètes coloniales, voilà une bonne alternative, avec un certain travail de la part du meneur toutefois.


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SOLARIS (Real. Steven SODERBERGH) Par LGV
Solaris, c'est avant tout une ambiance ... L'action se réduit à son strict minimum, et beaucoup d'éléments ne sont pas explicités, mais plutôt sous-entendus, voire carrément laissés à l'interprétation du spectateur. On aime, ou on aime pas. Cela dit, ce style de film est assez rare pour que cette mise en forme vaille à elle seule le détour, ne serait-ce que pour la curiosité cinématographique. Pour vous situer un peu le décor, imaginez une planète inconnue, une mission scientifique, et des complications d'origine peu rationnelles… Le tout accompagné d'images magnifiques et envoûtantes, sur un fond de musique énigmatique : on est véritablement transportés durant toute la durée du film. Ce n'est tout de même pas rien… L'élément intéressant de cette réalisation, c'est que la planète considérée possède une certaine forme d'intelligence (dont la finalité des actions dépendent de la perception de chacun) et possède des capacités assez peu habituelles lui permettant d'interagir avec les personnages ...
Très bien, très bien, mais en tant que joueur, que puis-je en retirer ? Tout ... ou rien ... C'est relativement ambivalent, et intimement lié au fait que vous accrochez ou non au concept : en effet, tout le film, dont la progression est particulièrement lente, se fonde sur les relations entre les humains et la planète, ou plutôt les entités crées cette dernière. Autrement dit, pas de rebondissement, juste des éléments qui amènent plus ou moins à la compréhension : que du relationnel quoi. Si vous avez des joueurs qui aiment être confrontés à des situations atypiques, qui savent privilégier la réflexion et la perception sur l'action, alors foncez ! Ils ne seront pas déçus.
Si les joueurs peuvent facilement prendre la place des héros, attention toutefois, la trame est loin d'être triviale à entrevoir dans sa globalité, et une adaptation en scénario jouable demandera impérativement, entre autre, une très bonne connaissance de ses joueurs et de leurs personnages, voire une grande complicité MJ/PJs. Le bon côté, c'est que même si un joueur connaît le film, il ne sera guère avancé et aura bien du mal à savoir ce qu'on lui réserve.
Si vous décidez de franchir le pas et de faire jouer un scénario basé sur les concepts introduits par Solaris, à n'en pas douter, vos joueurs, et leurs personnages surtout, en sortiront transformés, comme riches d'une meilleure connaissance d'eux-même… À réserver aux plus expérimentés.


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THE OUTER LIMITS (Réal. divers) Par LGV
The Outer Limits, n'est pas à proprement parler un film, mais plutôt une série télé ; plus connue en France sous le nom Au-delà du Réel : l'Aventure Continue, cette série est foncièrement orientée science-fiction, à tel point qu'elle est quasiment incontournable pour tout fan du genre, et se révèle donc susceptible de proposer des concepts intéressants dans un jeu de rôles tel que celui des Métabarons. Détail intéressant, la série existait déjà dans les années 60, et c'est avec un plaisir non dissimulé que l'on regarde ces épisodes en noir et blanc d'une autre époque : certes, la réalisation laisse à désirer (moyens de l'époque oblige), mais les idées sont déjà là !
Première spécificité de la série, tous les épisodes sont indépendants (à quelques très rares exceptions près), c'est-à-dire qu'il est possible de les visualiser dans n'importe quel ordre, d'en sauter, etc. Dans la même optique, les acteurs et réalisateurs sont différents d'un épisode à l'autre : de quoi assurer un renouvellement perpétuel et une grande diversité des situations abordées, sans jamais lasser le téléspectateur. Second point intéressant, chaque épisode est architecturé autour d'une énigme qui se dévoile progressivement, et c'est seulement le rebondissement final qui donne alors tout son sens au scénario ; scénario qui, plus de deux fois sur trois, finit de façon tragique pour le genre humain… Avouons que c'est assez peu commun pour mériter d'être souligné. Ainsi, chaque épisode, d'environ trois quart d'heure, propose au spectateur une intrigue complète basée sur un phénomène paranormal, une découverte scientifique, ou tout autre élément de science-fiction ; enfin, un certain nombre d'éléments amène progressivement à réfléchir sur l'élément au centre du scénario, jusqu'au dénouement final, toujours source de grande surprise ; on peut par exemple citer, parmi la très grande diversité des thèmes abordés, l'état de conscience d'un robot en tant qu'être artificiel, la supériorité technologique sur l'aspect humain (qui a parlé de SEI ?), les voyages temporels, la grande aptitude du genre humain à se prendre à son propre piège, etc. Tout ça dans un contexte actuel ou futuriste. Autant dire qu'on ressort toujours un petit peu plus enrichi d'une expérience nouvelle après la visualisation d'un épisode de la série.
Après cette présentation, un petit peu en longueur, venons en au fait : en quoi les épisodes de The Outer Limits constituent-ils des éléments d'inspirations intéressant ? Et bien tout simplement, non pas pour les scénarios en eux-mêmes (bien que certains soit presque jouables immédiatement), mais plutôt pour les différents concepts qui y sont introduits. Ils sont en effet une source quasi inépuisable de bonnes idées facilement adaptables à Métabarons, ou encore à garder en mémoire pour des phases de pseudo improvisation plus vraies que nature. C'est donc en quelques sortes comme " base de connaissances " que je recommande ces épisodes.
Etant donné la grande diversité des scénarios, je propose quelques titres particulièrement intéressants pour ceux qui voudraient découvrir la série en ayant en tête une potentielle application au JDR des Métabarons : Dark Matters, Quality of Mercy, The Camp, The Human Factor et Manifest Destiny. Avis aux amateurs !


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DARK CITY (Réal. Alex PROYAS) Par LGV
Un film qui porte bien son nom, c'est le moins que l'on puisse dire ... Une ville sombre et sans moyen de s'échapper, une population faisant office de sujet d'expérimention pour des être dotés de pouvoirs étranges, une obscurité perpétuelle : voici en quelques mots une description de l'univers qui vous attend dans ce film peu commun. Mais ce n'est pas tout, du point de vue du scénario, on trouve tous les éléments qui feront le bonheur du spectateur : des questions existentielles, des découvertes, des révélations, de l'action, des retournements de situations, etc. Du tout bon quoi.
Quant à considérer ce film comme une source d'inspiration pour un scénario, il s'y prête particulièrement bien. En effet, bien que la touche space-opera ne soit pas que peu présente, voire quasiment inexistante, l'univers dépeint sied cependant à merveille au jeu de rôle des Métabarons. Ainsi, le meneur n'aura que peu de difficultés à adapter le film pour y insérer ses personnages joueurs, et on imagine par exemple très facilement la SEI derrière cette grande machination, en lieu et place des êtres présentés par le film. Et si le film se focalise plus particulièrement sur l'un des citoyens qui échappe quelque peu aux règles et tente d'élucider les mystères qui l'entourent, on imagine sans mal considérer un groupe. Il y aura cependant un effort de mise en forme à réaliser pour insérer convenablement ce scénario dans une suite, ou alors comme intermède dans une campagne… Un bémol toutefois, si les joueurs connaissent le film, la trame devra subir des modifications en conséquence pour continuer à assurer son lot de surprises et rebondissements.
Au final, le film est déjà en lui-même très bon, et ne demandera qu'un minimum de modifications pour pouvoir être joué par votre groupe de personnages : que demander de plus ?


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CUBE (Réal. Vincezo NATALI) & HYPERCUBE (Réal. Andrzej SEKULA) Par LGV
Cube, et sa suite, Hypercube, ont été plus moins appréciés par le public lors de leurs sorties, mais on trouve tout de même de nombreux adeptes ; ne serait-ce que pour le principe, tout fan de science-fiction se doit de les avoir vu ! Spécificité intéressante : n'espérez pas ici qu'on voit explique le comment du pourquoi, sinon vous resterez sur votre fin : accepter les éléments qu'on vous donne en tant spectateur, sans forcément essayer d'en savoir d'avantage, est le maître mot pour apprécier ces réalisations cinématographiques. Ainsi, tout au long des deux opus de cette suite, le spectateur suit l'évolution d'un groupe hétérogène de personnages prisonniers d'une structure cubique des plus étranges… Sur la raison de leur présence, peu voire pas d'informations : expérimentation à n'en pas douter, mais quid des finalités ? On ne peut guère en savoir plus, ce qui n'empêche pas chaque spectateur d'y aller de sa propre théorie… A noter que pour assurer le renouvellement du genre, le premier film joue principalement sur la dimension spatiale, tandis que le second exploite la dimension temporelle : de quoi satisfaire et surprendre tout les monde.
Au sommaire de ces films hors du commun, des dangers, des énigmes, de la logique, de l'angoisse, et surtout ... du relationnel ! Et oui, en effet, c'est à un huis clos que nous assistons : un groupe en situation de crise, ça ne peut que devenir explosif. Entre le leader, le médiateur, le coléreux et le rationnel, conflits assurés… Autrement dit, particulièrement intéressant du point de vue comportemental, l'évolution des relations entre les différents personnages du groupe étant tout à fait fascinante.
Bon, et pour mes joueurs, qu'est-ce que je peux en retirer ? Et bien avant tout, avant de se lancer dans une adaptions pour jeu de rôle, il sera indispensable d'avoir été séduit par le concept, et ça ce n'est pas forcément acquis… Mais si c'est le cas, alors deux gros avantages s'offrent au meneur : tout d'abord, les deux films sont presque totalement dissociés de tout contexte, il pourra donc facilement insérer les scénarios où bon cela lui plait, avec un minimum de " jointure " de sa part. À titre d'exemple, le livre L'Univers fait mention, dans l'une de ses marges, d'une pyramide mystérieuse et inexplorée… si vous suivez ma pensée, la transition est immédiate : reste plus qu'à trouver une raison d'y envoyer vos joueurs. Ensuite, second avantage de taille, même si les joueurs connaissent les films, ils ne seront que peu avantagés : l'essentiel reposant sur leurs interactions, et le meneur pouvant facilement glisser ici ou là un élément de sa conception, sortir de ces traquenards ne sera certainement pas d'une trivialité simpliste et évidente.
Pour résumer, dans un premier temps, les films en eux-mêmes valent le détour, pour leur originalité et l'atypisme de leur trame ; ensuite, si vous accrochez aux concepts, une adaptation en jeu de rôles parait des plus intéressantes. Attention toutefois, la gestion d'une partie basée sur ces scénarios est à réserver aux meneurs les plus expérimentés connaissant bien leurs différents joueurs ... A prendre avec des pincettes donc.


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28 DAYS LATER (Réal. Danny BOYLE) Par LGV
Le thème de la contamination à grande échelle par un virus ravageur a été maintes fois traité au cinéma, et pourtant, on passe tout de même un moment fort agréable devant ce film qui va un peu plus loin que le simple débarquement de troupes en masses et la quarantaine d'une population paniquée… Point de tout cela en fait, car je dirai même plus : on aborde ici la situation sous un point de vue assez peu commun, puisque le spectateur est invité à suivre les pérégrinations d'un petit groupe d'individus abandonnés à eux-mêmes dans un environnement fantôme où les survivants se font rares… Dangers et survie avant tout ! Quant au virus, il s'agit d'une variante particulièrement agressive de la rage, et les groupes atteints sont pour le moins nombreux ; au moindre symptôme de contamination, guère plus que quelques minutes pour prévenir le pire… Autant dire que les protagonistes se doivent de se montrer des plus précautionneux. Mais le film ne s'arrête pas là ; en effet, puisque tout semble pour le moins perdu et qu'aucun secours n'est plus à attendre, on assiste à une ébauche de début de société nouvelle, constituée de survivants, société prenant en compte les nouvelles contraintes d'un environnement devenu hostile. Mais la situation est-elle réellement désespérée ? Après de nombreuses péripéties et des dangers aussi variés que nombreux, le dénouement réserve lui aussi son quota de surprises. De quoi ravir le spectateur.
D'un point de vue rôlistique, la trame du film est tout à fait intéressante ; dans un premier temps, il sera aisé pour le meneur de déclencher les évènements nécessaires pour se retrouver dans la configuration décrite par le film, après quoi on pourra exploiter le scénario presque du début à la fin, celui-ci contenant intrinsèquement déjà suffisamment d'éléments pour tenir en haleine la plupart des joueurs. Implicitement, on aurait tendance à privilégier l'action dans ce scénario qui met en avant les périls, mais aussi les relations au sein des différents groupes ; cependant, on pourra aisément développer la partie enquête ou greffer ses propres éléments pour répondre au mieux aux attentes de ses joueurs. À noter toutefois que le film n'est pas du tout orienté conquête spatiale, futur lointain ou autre : au meneur donc de réaliser les transcriptions nécessaires pour que l'adaptation corresponde au monde des Métabarons (on pourra par exemple augmenter l'échelle spatiale considérée pour donner une dimension galactique, ce qui devrait déjà suffire à permettre le jeu dans un univers space-opera).
En quelques mots, on peut dire que ce film renouvelle le genre avec une approche relativement atypique, et servira avantageusement de base à un ou plusieurs scénario de jeu de rôle. Accessible et prenant, il serait dommage de s'en priver.


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HELLRAISER IV : BLOODLINE (Réal. Kevin YAGHER) Par LGV
Autant prévenir tout de suite, Hellraiser n'est pas à proprement parler un film de science-fiction, et point de planètes variées, combats de vaisseaux, et autres éléments propres à l'univers des Métabarons en vue. En effet, le film verse plus dans le genre horreur, voire même parfois à la limite du slasher… Alors pourquoi diantre vous boursouflerais-je le cortex avec un film dont, à priori, on n'a que faire ? Tout simplement parce que parmi les différents épisodes de cette longue série (6 films) sur le même thème, l'un d'entre eux peut potentiellement nous intéresser. Bon, j'avoue aussi que c'est un peu, en quelque sorte, une forme de coup de coeur ...
À propos de thème, quel est donc d'ailleurs ce dernier ? Et bien imaginez qu'un puzzle 3D aux origines mystérieuse se révèle en fait être, lorsque résolu, un passage vers un univers de souffrance et de culte de la chair ... Et voilà, il n'en faut pas plus pour enchaîner les films d'horreur et vous glacer le sang ; mais si on y regarde d'un peu plus près, l'opus numéro quatre, Bloodline de son nom, pourrait se voir transcrire en un scénario jouable. En effet, on y révèle l'origine du boîtier, l'action se passe dans un vaisseau spatial, les monstres invoqués sont nombreux, et les occasions de se faire peur aussi. De quoi préparer une soirée particulièrement angoissante pour vos joueurs ! L'adaptation ne posera pas de problème en soi, mais le meneur est encouragé à aménager, ici ou là, ses propres idées pour que le tout s'inscrive bien dans l'univers du jeu. Comme dans la plupart des scénarios, on imaginera facilement la SEI à l'origine de tous les maux, mais pourquoi ne pas jouer, une fois n'est pas coutume, la carte de l'originalité en faisant intervenir un élément moins prévisible ? De plus, le meneur pourra aisément greffer de nombreuses extensions à la trame principale, pour complexifier un peu le scénario, ce qui fait défaut dans le film original qui mise avant tout, je le répète, sur l'horreur. Ainsi, pourquoi ne pas faire intervenir une faction pirate voulant récupérer le précieux puzzle pour le revendre au plus offrant, sans avoir vraiment connaissance des conséquences que cela entraînerait… ou alors une branche de la SEI qui, elle aussi, voudrait mettre la main sur le fameux dispositif, pour le soumettre à étude poussée. Tous ces rajouts, à la discrétion du meneur, ne manqueront pas de freiner la progression des joueurs… Ainsi, à partie d'une trame assez pauvre en elle-même, on pourra obtenir un scénario, après remaniements partiels, comprenant tous les éléments pour passer un moment de jeu. De plus, à moins de se lancer volontairement dans une exploitation approfondie des concepts de Hellraiser (univers parallèle, culte du supplice, etc.), ce scénario se jouera préférentiellement en une seule fois, pour ne pas écarte trop longtemps les joueurs des principes véritables de Métabaron.
Le mot de la fin : sans être révolutionnaire, Bloodline pourra vous servir de base intéressante pour plonger vos joueurs au coeur d'une horreur sans nom, si vous ne leur avez pas encore fait expérimenter ce genre ...


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LA CITE DES ENFANTS PERDUS (Réal. JEUNET & CARO) Par LGV
Prenez une bonne dose de mystère, une énorme part d'ambiance, un soupçon de conte moderne, une larme de rêve, un brin de décadence et beaucoup d'étrangeté, vous obtenez La Cité des Enfants Perdus, à savoir une réalisation tout à fait indescriptible. Mais ne voyez aucune critique négative dans ces termes : c'est un dépaysement total et inattendu qui attend et ravira le spectateur. Pour ce qui est du scénario, on donne plus dans le domaine de l'imaginaire que de la science-fiction à proprement parler : une cité décadente et obscure, ainsi qu'un projet inattendu suffisent à passionner l'auditoire, complètement immergé dans l'ambiance pour le moins étrange et particulièrement absorbante du film. Pour ce qui est du projet en question, quant on sait que, isolé sur son île, un scientifique tente d'exploiter les rêves des enfants pour lutter contre sa propre dégénérescence, on imagine bien tout ce qui peut se greffer autour ...
En tant qu'inspiration de scénario, on prendra tout d'abord soin d'adapter l'univers au jeu des Métabarons : on pourra par exemple considérer les lieux clefs comme étant sur différentes planètes pour introduire la dimension " spatiale ". Ensuite, on apportera un soin tout particulier aux PNJs et aux descriptions que l'on donnera au joueur : l'ambiance jouant énormément, vous l'aurez compris, sur la qualité globale du film, il serait dommage de ne pas faire de son mieux sur ce point, ce qui risquerait de diminuer l'intérêt de l'adaptation. En dehors de ce quelques conseils, les joueurs devraient rapidement se prendre à l'histoire, pour peu qu'on les immerge convenablement. De plus, on privilégiera la réflexion et les investigations sur l'action pure, ce qui n'empêchera pas de pimenter ici ou là les découvertes des joueurs… Quant au projet machiavélique du scientifique fou, il deviendra facilement la propriété de la faction de votre choix.
Petit bilan rapide : une idée originale dont la qualité tient pour beaucoup à la qualité de l'ambiance qui se dégage tout au long du film, et qui assurera aux joueurs une aventure hors des sentiers battus. Conseil toutefois, à réserver aux meneurs qui aiment à mettre scène des univers riches et présents, sans quoi toute adaptation risque de perdre indéniablement une grande partie de son charme (par exemple, l'utilisation de bandes sonores ou d'images, en compléments des descriptions jouera en la faveur de la réussite du scénario du point de vue des joueurs : un certain travail de préparation en perspective donc).


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