Introduction

 

   Le commerce au Moyen Age n'est pas exclusivement urbain. Il se fait sur l'ensemble du territoire et donc passe par les campagnes. On distingue ainsi deux types de commerçants : celui qui parcourt le pays et celui qui reste en ville.

   Des foires se tiennent régulièrement et des hommes se spécialisent dans ce type de commerce. Beaucoup portent leurs marchandises à col d'homme, d'autres entretiennent un ou deux commis et conduisent ainsi une petite caravane. Simples colporteurs ou marchands aisés ces hommes sont bien des nomades. Ce commerçant se définit surtout par un genre de vie hors des cadres habituels de la vie marchande, guildes ou arts, étroitement lié à la fréquentation des marchés temporaires. S'il mène une vie de nomade, il peut cependant posséder une maison voir une boutique qui lui sert d'entrepôt.

   A ces colporteurs et merciers de foires s'opposent les négociants de la ville, simple bourgade ou grande cité, qui reçoivent chez eux dans leur boutique les acheteurs de la ville mais aussi de la campagne. Ce commerçant peut être artisan ou simple vendeur.

 

 

Le commerce revêt différentes formes :

  • le commerce lié à l'artisanat (tisserand, orfèvre, armurier ...)
  • le commerce lié aux animaux
  • le commerce lié aux services ( aubergiste... )
  • le commerce lié aux finances ( prêteur, armateur...)

   Nous avons ici choisi de ne retenir que quelques commerçants caractéristiques du Moyen Age. Certains sont trop spécifiques pour être retenu ou nécessite une connaissance trop précise pour être joué. Cependant on peut adapter un commerçant a un autre type d'affaires différentes mais assez proche.

 

 

   Dans ces commerçants se trouve un personnage atypique : le voleur. Mettre celui-ci parmi les commerçants peut paraître curieux. En fait , s'il n'est pas un marchand, il contribue au commerce du pays. Il fait de la contrebande, du recel, des échanges etc. Il fait donc bien du commerce mais de façon illégale.

   Jouer un voleur n'est pas évident dans un pays ou la chevalerie domine. Le personnage doit donc avoir un certain sens de l'honneur à défaut de loyauté. Il doit aussi dissimuler son "métier" de voleur sinon il risque de rester à la porte des maisons ou châteaux. Mais ses qualités peuvent être utiles dans des aventures ou tout se fait dans l'ombre.

 

 

   La gloire intéresse peu le commerçant qui préfère de loin la richesse. S'il acquiert de la gloire cela lui permet seulement de faire de meilleures transactions. Son but est d'ouvrir des filiales un peu partout et tisser des réseaux commerciaux. Essayer d'avoir des marchés est souvent son premier intérêt. Cela peut donc irriter un chevalier dont les centres d'intérêt sont tout autre.

   Le prix des marchandises se trouvent dans Pendragon pp 170-171 et Chevaliers Aventureux pp 118-119

 

 

 
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