L’aventure du Serpent de Jais |
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IntroductionAlors que tous les PJ sont réunis et en compagnie de quelques autres chevaliers au pied d’un quelconque manoir (petit tournoi, fête religieuse, etc…), le héraut annonce la venue d’un chevalier en visible détresse. Ce que les PJ voient aussitôt les désole : arrive un chevalier d’une quarantaine d’années, seul, sans écuyer, ses vêtements sont sales, sa barbe longue et emmêlée, son visage creusé par un épuisement et une faim terribles. Autour de son bras droit, une chose qui se précisera alors qu’il s’approche puis s’évanouit dans les bras des chevaliers venus à son secours. Un serpent, noir comme le jais, d’environ 2 mètres de longueur, est enroulé autour du bras droit de l’homme.
Le problèmeLe chevalier est porté à la couche la plus proche, son corps est nettoyé, son cheval nourri, puis on s’intéresse au serpent. Il est très solidement enroulé autour du bras du malheureux, et ne semble pas vouloir déserrer son étreinte de fer. Sous ses anneaux, les os de l’homme sont broyés. Toute tentative pour le tuer ou l’arracher seront vaines : ce serpent est plus dur que l’acier de la meilleure épée. Malheureusement, l’état de l’homme empire : il délire fortement, vomit sa nourriture, tourmenté à mort par l’effroyable douleur. Au matin du sixième jour d’alitement du blessé, qui a dit s’appeler Manassan dans un moment de lucidité, on entend dans tout le manoir un horrible cri d’agonie. Le blessé se convulse sur sa couche ; sa main valide réclame une ultime caresse avant la mort. Puis, à la vitesse qui est propre à ceux de son espèce, le Serpent noir défait son étreinte et ‘saute’ littéralement sur la personne la plus proche ; arrangez-vous pour que ce soit un des PJ. Toute armure sera écrasée par la pression. Manassan est mort. Le Serpent s’enroulera sans résistance possible autour du membre décidé par la table suivante (1D6) ou par le MJ :
Le Serpent de JaisDe 2 mètres de long, il est noir comme le charbon avec des reflets acier.
NotesLe Serpent se nourrit de la douleur de ses victimes, jusqu’à leur mort ou l’ablation du membre qu’il occupe. A ce moment-là, il quitte le corps et s’en prend à une autre victime humaine, la première qu’il trouve sur son chemin. Il est immortel mais pas invincible ; pour le tuer, il faut le frapper d’un coup d’épée puissant à la base du crâne (coup critique), en lui tranchant la tête, et cela uniquement lorsqu’en changeant de victime, il est isolé.Une seule personne peut tenter de le tuer, et en un seul et unique coup. Le Serpent infligera à sa victime une Blessure Majeure (adaptée au personnage, et absolument irrécupérable, tant que le Serpent serrera ) à la constriction, puis un point de dégât (inguérissable, sauf par des voies magiques) par jour jusqu’à l’inconscience puis la mort. De plus, chaque point de dégât est à considérer comme une blessure, et devra être traité comme tel. Notez également que ces deux types de blessures ne seront pas guéris par la récupération naturelle. Tout au long de ce calvaire extrêmement douloureux, la personne touchée s’affaiblira peu à peu jusqu’à une inconscience ponctuée d’épouvantables délires, pour finir par mourir. Si elle survit, la partie touchée de son corps restera pour toujours dure et épaisse du fait du broyage subi lors de la constriction.
La solutionPeut-être, par un pur hasard ou grâce à d’intelligentes recherches, les PJ se rendront-ils compte que le Serpent de Jais adore la musique. En tout cas, une belle mélodie causera un sensible desserrement du Serpent ; un succès critique le mettra en position d’être tué, alors qu’il bondira sur le musicien…Un échec, surtout critique, n’aura aucun effet. Une tentative par heure peut être faite d’amadouer le Serpent avec de la musique. Et, comme le hasard fait bien les choses, il y a en ce moment même, au Château de Camelot, une fameuse musicienne française… Elle est l’invitée d’Arthur lui-même, riche et belle ‘showbusinesswoman’ avant l’heure. Attention à ne pas l’abîmer… Arthénice, 22 ans, musicienne française de grand talent.
Arthénice est une jeune femme extrêmement séduisante, aux formes généreuses. Elle a de longs cheveux bruns et bouclés, de magnifiques yeux émeraude, une peau blanche et satinée. Elle porte, sur sa robe blanche, de légers voiles de soie verte, bleue et jaune. Sa voix est extraordinairement douce et profonde. Elle est très gentille et aidera volontiers, avec la gracieuse autorisation du Roi (et peut-être accompagnée de Sire Lancelot), les PJ à la libération de leur compagnon.
La gloire
La conclusionComme vous l’avez constaté, cette aventure peut conduire à la mort d’un des PJ, ainsi qu’à un terrible incident diplomatique, et à un beau gâchis… Malgré tout, ce scénario pourra éventuellement amener les PJ à se poser les questions suivantes :
MJ, si vous possédez le supplément Pendragon relatif à la magie, il vous sera facile de répondre vous-même à toutes ces questions… Je ne suis que joueur, et donc ne possède aucun des livres. |
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Auteur : Bélarion |
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