Art Nouveau et plus particulièrement Victor Horta
Victor
Horta apparaît aujourd'hui comme un pionnier de l'architecture moderne.
Il fut l'un des principaux acteurs du mouvement Art nouveau, qui s'est
épanoui en Europe à l'aube du XXe siècle.
I. Introduction. Seront expliqués les principaux événements de sa vie, les plus beaux fleurons et les conceptions les plus significatives de son oeuvre. Le tout sera divisé en plusieurs chapitres dont un spécialement consacré à Bruxelles, ville de l'Art Nouveau, dans son contexte historique. Une vidéo de +/- 25 minutes sera également présentée et pour assurer un support écrit, un dépliant sera distribué aux élèves. II. Sa vie. Victor Horta, est sans doute "l'homme orchestre" qui donna à la nouvelle école ses lettres de noblesse. Né à Gand, le 6 janvier 1861, il éprouve une passion pour son père, maître cordonnier. Il retient de ce dernier le goût du travail bien fait. L'autoritarisme maternel le heurte souvent, mais il admire chez celle-ci le courage, l'énergie et la ténacité. Il hérite d'ailleurs de ces qualités nécessaires en architecture. Dès l'âge de 12 ans, le jeune Victor décide de faire carrière dans le domaine artistique. Renvoyé de l'athénée de Gand, il s'inscrit à l'école industrielle de sa ville, section beaux-arts. Ne pouvant se soumettre à la discipline scolaire, il est à nouveau renvoyé. C'est le drame familial. Son oncle, entrepreneur en bâtiment, l'engage. C'est la découverte et la fascination de la construction. Son père l'envoie à Paris, où il travaille à Montmartre, à l'atelier de l'architecte-décorateur Jules Dubuysson. Il découvre l'importance de l'architecture d'intérieur et des arts décoratifs. Il prend également une décision qui sera le fil conducteur tout au long de sa vie : il veut élaborer une architecture neuve et personnelle. A la mort de son père, en 1880, il rentre en Belgique et poursuit ses études à l'Académie de Bruxelles. Il sort de l'Académie avec la médaille d'or en 1884. C'est chez Alphonse Balat, l'architecte du Roi Léopold II, que Horta effectue un premier stage de 4 ans. Il participe avec son maître à l'édification des serres du château de Laeken où apparaît pour la première fois le fer comme élément décoratif. Il est initié à la loge maçonnique bruxelloise "les Amis Philanthropiques". En 1939, il commence à rédiger ses mémoires dans la tristesse du décès de sa fille, Simone Laruelle-Horta. Il est anobli au titre de baron par le Roi Albert I. Une rue à Bruxelles porte encore le nom de cet événement : rue baron Horta. Tout ça, alors que c'est un socialiste convaincu. A 30 ans, il relève d'un talent assuré. Il apparaît comme un novateur dans l'histoire de l'architecture. 15 ans plus tard, après une activité intense et une production féconde, on constate un "revirement ". Il abandonne les réalisations exceptionnelles et coûteuses. La Première Guerre Mondiale et les nombreuses imitations de son oeuvre qui envahissent certains quartiers de Bruxelles l'écoeurent et sont sans doute la cause de sa longue et mélancolique retraite. Il rédige son testament en 1944 pour mourir finalement en 1947. Il y écrit un hommage à Balat : "ce que je dois, c'est au plus pur des classiques (et au plus personnel), Alphonse Balat, que je le dois". Voir aussi V. Le Nouveau Monde. III. Son style. Le style d'Horta manifeste de toute évidence un rejet des classiques et des répertoires historiques en introduisant des structures métalliques apparentes. Il a été influencé par Joseph Poelaert et son Palais de Justice où la pierre dissimule une architecture de fer et Ernest Jean Hendrickx, professeur à la Faculté Polytechnique de l'Université Libre qui réalise l'extension des bâtiments universitaires où il utilise de grandes quantités de métal apparent. Il observe la nature et les animaux dans les moindres détails, les moindres mouvements. Ses courbes rappellent les mouvements du serpent et ses parois de verre reflètent les ailes des papillons. Tout en trouvant son inspiration dans la nature, il ne fait pas une imitation directe des formes naturelles. Les motifs dorés scintillent de tout leur éclat en fonction de l'éclairage mais aussi selon l'angle de vue. Assurément, Horta donne une nouvelle définition de la beauté en architecture. Les reproches de Balat au jeune Horta ne se firent pas attendre : inventer moulures, profils, décoration, étaient une hérésie, un sacrilège, du moment qu'il n'y avait qu'à copier les anciens "Comment osez-vous inventer des profils, alors que vous avez à votre disposition tant de beaux exemples du passé ?" Les éléments de son langage sont la "ligne coup de fouet ", les courbes et doubles courbes qui s'enlacent et s'opposent, les pédoncules, griffes et plissures. Ces formes libres et dynamiques, associées aux matériaux et répétées d'oeuvres en oeuvres, élaborent une poétique qui lui est propre. Elles couvrent les murs, plafonds, meubles, sols et quincailleries. L'utilisation du fer traduit une recherche structurelle et plastique, créant un nouveau langage. Le dualisme du fer et de la pierre offre un "spectacle chromatique ". Ce dualisme peut se rattacher au dualisme traditionnel de la pierre et de la brique et à la présence constante d'une architecture à deux couleurs dans la tradition belge, qui influence Horta tout au long de son travail. Le fer se plie facilement et se prête à la sinuosité. Par cette technique, Horta introduit le "coup de fouet " : les courbes s'ouvrent pour donner une puissante sensation de dynamisme. IV. Horta enseignant. En 1893, il accepte d'enseigner l'architecture à l'Ecole polytechnique de l'Université libre de Bruxelles. Il passe de nombreuses nuits à préparer ses cours. Quel bel exemple ! Les dirigeants de l'université décident de construire une nouvelle université avenue Franklin Roosevelt, à la périphérie de la ville. Mais l'audace architecturale d'Horta les rebute. Les plans retenus sont ceux d'Ernest Acker, un architecte plus classique. Lorsqu'il apprend l'existence de ces plans, Victor Horta démissionne. Il se tourne vers l'Académie des Beaux-Arts de Bruxelles, où il fit ses études. Par la suite, nommé directeur, il élabore un programme de réformes des cours, permettant aux étudiants de s'épanouir artistiquement. Il est admiré par ceux-ci pour son style et son ardeur au travail. Ceux-ci se garderont de copier son style ; préférant une architecture plus dépouillée et plus simple. IV. Dans son atelier. Horta ne songe qu'à l'oeuvre unique, ses réalisations ne sont pas industrielles mais le fruit et le labeur des tailleurs de pierres, ornemanistes, ferronniers et ébénistes. Il s'entoure d'un personnel compétent, tels messieurs Pringiers, Dautzenberg et Leerner plus les artisans avec lesquels il collabore. Les études étaient réalisées comme nous décrit dans ses mémoires Dautzenberg : "Les premières études sont réalisées sur calque, c'est-à-dire, le tracé des grands axes et des niveaux ; ensuite crayonnage au gré de sa fantaisie, sans souci de la construction, puis sans se préoccuper de sa première étude, rechercher la décoration et les proportions. Après avoir réalisé plusieurs avant-projets, il en recommençait les tracés avec plus de simplicité et de précision, mais revenait souvent à sa première idée ; après quoi il mettait son travail au point à l'échelle de 0,01 par mètre et le passait à un collaborateur pour exécution à 2%, puis 5%. Tous les motifs décoratifs étaient mis au carreau, puis passaient à l'atelier de sculpture où il surveillait la réalisation. La commande de pierres à 5% est réalisée par monsieur Pringiers, dessinateur et constructeur de tout premier plan. (...) Monsieur Horta venait chaque jour à la table pendant une demi-heure. Ces plans (ceux des commandes de pierre) terminés, il fallait réaliser au fur et à mesure les tracés grandeurs : monsieur Horta ayant un réel souci de ce que ses lignes soient scrupuleusement respectées. (...) Dans ce but, M. Pringiers avait décidé de tapisser de papier clair, le grand mur du bureau ; ensuite à deux, nous avons procédé au quadrillage à 0,01 (travail fait au tire-laine avec précision), cette mise au carreau permettant le tracé en grandeur, avec une scrupuleuse exactitude, de l'original. (...) Après avoir fixé ses feuilles de calque de 1,5 m de large sur toute la hauteur du mur, je reproduisais au fusain tous les éléments de la façade, en commençant dans l'ordre des travaux : entrée principale, petite fenêtre contiguë dont le cadre inférieur était en granit d'Ecosse, puis tous les éléments contigus. Les faces étant terminées, on superposait sur la première feuille une seconde pour établir les coupes et les plans. (...) Ces tracés étant terminés, monsieur Horta venait les vérifier en se plaçant à distance pour comparer les plans à 0,05 avec les tracés grandeur, mais le recul n'étant que de 6 m, il mettait des lorgnons munis de verres semblables aux jumelles afin d'obtenir un éloignement plus grand. Il lui arrivait d'apporter une rectification, tout en restant dans le module du carreau. Après cet examen, je traçais au crayon gras ce qui avait été fait au fusain, et une copie était remise à l'atelier de la sculpture. (...) Cet atelier avait été aménagé spécialement en hauteur, dans le fond de l'immeuble, n°23, et était dirigé par les sculpteurs Leide et Rosenberg, accompagnés par un modeleur. Sur un bâti, de l'importance des portes et fenêtres, on appliquait des plaques de plâtre coulées dans l'atelier par un mouleur-staffeur. Une fois la masse terminée, les sculpteurs y appliquaient la terre glaise d'après les tracés remis. Au fur et à mesure du modelage ; Horta venait se rendre compte du résultat, donnant aux sculpteurs ses directives en accusant les creux ou saillies du modèle, etc. Après de longues séances dans cet atelier, et son accord, il était procédé au moulage avec "bon creux" permettant d'en tirer plusieurs exemplaires." Le 22 septembre 1915, Horta et son ami Louis Hazard reçoivent leur passeport pour l'Amérique. A Manhattan, il découvre la conception architecturale américaine : les gratte-ciel. Horta n'a pas l'intention de construire ici, il est venu pour se consacrer à une série de conférences. Et là surprise ! "A mon arrivée, présentant une conférence sur le Modern au président d'une société d'architectes, il me fit la réponse suivante, aussi nette que directe : " Cela ne nous intéresse pas, nous le reconnaissons. Parlez-nous plutôt de vos beaux monuments anciens ! Je me le tins pour dit, et à partir de ce moment je fis dans toutes mes conférences la revue du passé, ce qui fut toujours accepté avec le plus vif d'intérêt." "A mon départ définitif, je fis seulement exception à cette règle en donnant à la Société des Architectes de New York une causerie sur mon oeuvre. Causerie qui m'avait été demandée, et qui obtient d'ailleurs le plus franc succès." Après ce séjour aux Etats-Unis, son style devient plus cubiste. Il abandonne la courbe et certains éléments de son langage propre. Il s'essaie à des matériaux neufs, tel le béton. VI. Le temps des revers. Il divorce avec sa femme, Pauline Heyse, qu'il avait épousée à 20 ans. Les premiers revers professionnels : la vogue Art Nouveau s'essouffle et souffre de la banalisation des imitateurs. En l911 ; il quitte son poste de professeur d'architecture qu'il avait à l'Université libre de Bruxelles, profondément blessé qu'on ne lui ait pas confié la réalisation des agrandissements. " Comment aurais-je pu enseigner avec autorité dans des locaux qu'on m'avait jugés incapable de faire ? " Arrive la Première Guerre Mondiale qui va tout bouleverser. Il arrive en secret à Londres en 1915 pour participer à la future reconstruction de la Belgique. Signalé à Londres, il ne peut plus revenir en Belgique et part pour l'Amérique. Il revient en 1919 à Bruxelles mais il est mélancolique et rempli de tristesse. Ces maisons n'ont pas été écorchées pendant l'occupation pour faire fondre le bronze mais il se sent mis à l'écart de la reconstruction du pays alors qu'il y avait tant réfléchi. Et dans le pays fort appauvri, son art nouveau est fort déconsidéré. Il vend sa maison-atelier comme s'il voulait se détacher de son ancienne image démodée. Il se lance dans de grandes réalisations l'hôpital Brugmann, musée des beaux-arts de Tournai, ... Il s'usera pendant 20 ans à réaliser une réforme de l'enseignement architectural qui n'aboutit jamais. Il nourrit aussi une aigreur sans cesse grandissante envers son rival et ennemi Henry Van de Velde qui règne sur l'Ecole de la Cambre et sur l'architecture belge. Entre 1926 et 1928, il s'enthousiasme pour le Municipal Development, un vaste projet d'aménagement d'une zone du centre de Bruxelles entre la gare du Nord et celle du Midi. Mais ce beau projet s'écroulera dans la faillite des promoteurs anglais. Il concrétise l'un de ses projets : la gare Centrale mais il mourra avant de l'avoir achevé. Elle sera terminée par Brunfaut. VII. Ses erreurs. Il n'aurait pas du miser toute sa carrière en Belgique. Il ne s'est jamais soucier du rayonnement international de son oeuvre. Il a évité les journalistes, ne publia pas de monographies sur ses oeuvres et ne photographiera même pas ses oeuvres. Les seules images de ses réalisations ont été présentées à Paris par Guimard tant il avait été frappé par son style. De plus la disparition des dessins du maître n'aide pas à le rendre mondialement plus connu aujourd'hui encore. VIII. La décoration. Horta comme tous les architectes Art Nouveau crée le meuble qui convient parfaitement à l'architecture du bâtiment. Cette minutie du détail se vérifie ici : un jour, Armand Solvay arrive chez Horta en colère et le somme d'achever sans délai sa maison : il suffit d'acheter dans le commerce les tapis et les lustres qui manquent encore. Ils partent ensemble faire les boutiques, et Solvay doit finalement se rendre à l'évidence : seul un objet dessiné par Horta peut se marier avec le reste de son intérieur. Dans sa propre maison, il a réalisé de splendides meubles et des lustres et chandeliers magnifiques de toute beauté. Il a aussi réalisé un radiateur à ailettes dans la cage d'escalier pour mieux véhiculer la chaleur. On ne compte plus les vitraux superbement ciselés et colorés. Les ferronneries torsadées et courbées comme les tiges d'une fleur. Horta dit à ce sujet : " dans la fleur, ce n'est pas la fleur que j'aime mais la courbe de sa tige ". Il a aussi été jusqu'à réaliser les sonnettes de ses maisons. IX. Constructeur d'une architecture nouvelle La réalisation de ses oeuvres principales couvre une période d'environ douze ans. Ce sont des hôtels de maître pour une clientèle fortunée, dans les quartiers neufs et aérés créés par Léopold II : Hôtel Tassel (1893; Transformé), Hôtel Solvay (1894-1900), Hôtel van Eetvelde (1895-1897), jardin d'Enfants (1897-1899), Ateliers Horta (1898-1902), Maison du Peuple (1895-1901; vente en 1983 de ses structures principales à deux francs le kilo), Hôtel Aubecq (1899-1903; disparu), A l'innovation (1901-1903; incendié en 1967), Hôtel Winssinger, l'habitation et l'atelier de Fernand Dubois (1901-1903). L'aspect le plus important, associé au nouveau vocabulaire des courbes, est une nouvelle conception de l'espace. Au plan traditionnel de disposition des pièces autour d'un corridor, Horta substitue le plan libre. La plupart du temps l'architecte dispose de parcelles à bâtir difficiles. Il s'astreint à alléger le dispositif interne et à l'organiser à partir du couple vestibule-cage d'escalier sous éclairage zénithal, facilite la circulation dans les espaces grâce aux cloisonnements et à la fluidité des perspectives lumineuses. Il faut donc considérer Horta non pas comme un ornementaliste, mais bien comme un concepteur de l'espace.
X.
Bruxelles, ville de l'art nouveau.
Riche d'un passé architectural prestigieux, Bruxelles s'est inscrit au début de ce siècle parmi les protagonistes de l'Art nouveau. L'Art Nouveau est mouvement qui va exercer une fascination si irrésistible qu'il devint le style le plus populaire du début du Siècle. Au début du XXe siècle, une véritable renaissance de l'architecture a lieu en Belgique : la cause de ce succès est l'engouement pour la maison individuelle opposée aux vastes immeubles. Le développement de la demeure familiale est en corrélation avec le développement des tramways et des omnibus : Bruxelles possède, au début du Siècle, proportionnellement à sa superficie, le plus grand nombre de lignes de transports en commun en Europe. Mais il faut préciser qu'à proprement parler, il n'existe pas un urbanisme Art Nouveau, mais par exemple, entre le quartier de l'Hospice Pachéco bâti autour de 1825 et les tracés urbains des années 1880 à 1900 - les quartiers urbanisés plus tard (ex : quartier des squares) : conçus pour mettre en valeur les façades des maisons ; peu de monuments ou bien ils sont intégrés dans les alignements d'îlots. Les terrains d'angle, disposant de vues dégagées, deviennent des terrains de choix pour les architectes de l'Art Nouveau qui peuvent réaliser des développements de façades baroques, usant du bow-window, des loggias, de fenêtres à dimensions variables, de balcons ouvragés. Ce qui est aussi intéressant, ce sont les grands dégagements, jardinets donnant le recul nécessaire pour apprécier la façade,... Le développement de ce style dans notre pays fut essentiellement dû aux liens solides d'amitié noués entre jeunes gens du même âge et de la même génération animés par un vif désir de changement : l'Art Nouveau fut dans ses premières années une façon d'affirmer publiquement son appartenance à un mouvement politique progressiste. Le point de départ de l'Art Nouveau se passe en 1893. Pour comprendre le succès de l'Art Nouveau au début du Siècle, il faut revenir quelques années plus tôt : En 1884, une crise économique en Europe frappe fort sévèrement la Belgique : la condition de la classe ouvrière est difficile accompagnée d'une augmentation de la densité de population. Le gouvernement libéral tombe cette année-là. En 1885, le Parti Ouvrier belge est fondé. Il s'ensuivra le 25 mars 1886 des émeutes dans la région de Charleroi réprimées très brutalement par l'armée. De jeunes intellectuels vont joindre le Parti Ouvrier. Ainsi les idées esthétiques du Parti Ouvrier Belge reposaient entièrement sur l'amitié entre de jeunes leaders intellectuels et les artistes d'avant-garde, et comme ces artistes aimaient l'Art Nouveau, leurs amis socialistes prirent parti pour l'Art Nouveau. Avec l'Art Nouveau et son cercle libéral et progressiste, la construction devient un moyen d'expression idéologique dont les effets sur la physionomie des quartiers eurent des conséquences surprenantes : les libres penseurs, socialistes et libéraux optaient pour les constructions de style Art Nouveau. Les catholiques, de leur côté, choisissaient la Renaissance gothique ou flamande et condamnaient l'Art Nouveau. Le fait de baser une approche esthétique sur des relations d'amitié entre les dirigeants d'un parti et un groupe d'artistes d'élite devait inévitablement mener à l'impasse. De plus, pour que le style puisse se développer, il lui fallait une structure urbaine favorable, mais les villes belges (Bruxelles en particulier) rendaient une urbanisation et une uniformisation pratiquement impossibles. Pourtant un facteur qui favorisa le développement de l'architecture Art Nouveau belge fut le terrain à bâtir étroit (@ 6m de large) donnant sur rue. Le règne de l'Art Nouveau fut aussi bref que sa popularité fut extrême et fulgurante. Malgré ou grâce à tout cela, Bruxelles est la capitale de l'Art Nouveau belge et elle est même l'un des plus beaux fleurons mondiaux de ce style architectural. XI. Victor Horta encore présent dans la vie courante Hommage à l'architecte Victor Horta, le billet de 2000 F inaugure une nouvelle série consacrée à des Belges qui ont marqué l'art du XXe siècle. François Schuiten, dessinateur d'Urbicande et des Citées Perdues s'est beaucoup inspiré du style Art Nouveau de Victor Horta. Située au coin de la chaussée de Waterloo et de la rue du Lycée, la décoration de la nouvelle station rend hommage à Victor Horta. Elle intègre les éléments en fer forgé provenant de la Maison du Peuple, ainsi que des vitraux de l'hôtel Aubecq. XII. Bibliographie.
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