Introduction : un gentilhomme en danger
Les PJ sont à Venise, pour une raison quelconque. Un soir, alors qu’ils sortent d’une taverne, ils entendent le son caractéristique d’une bagarre à l’épée, provenant d’une ruelle. Ils y découvrent un gentilhomme à la forte carrure, un véritable géant aux cheveux roux et bouclés et à l’abondante moustache, aux prises avec six malandrins qui, visiblement, en veulent à son argent.
Si les PJ viennent en aide au colosse, ils mettront facilement en fuite les brigands. Le gentilhomme se présente comme Emilio Zaccini, ancien capitaine de la flotte vénitienne, et aujourd’hui armateur. Il laisse entendre que les brigands auraient été attirés par la rumeur de sa récente fortune. Pour remercier les PJ, Emilio les invite au grand bal costumé qu’il organise demain soir.
Le bal costumé
Les PJ devront d’abord trouver en ville des costumes pour se présenter au bal. Celui-ci réunit tout le gratin de Venise. En se mélant aux conversations, on apprend qu’Emilio a donné ce bal pour célébrer sa dernière affaire, qui lui a apporté la fortune : l’un de ses navires partis pour les Indes en a ramené une quantité non-négligeable de rubis d’une très grande valeur. Ces rubis sont exposés dans le grand salon du palais d’Emilio, sous bonne garde.
On dit aussi que cette transaction a sauvé Emilio de la ruine, car ses affaires se portaient au plus mal il y a quelques jours encore. D’autant que son fils, Jacopo, qui commandait son principal navire de commerce, a disparu en mer au cours d’un naufrage il y a deux ans.
Parmi les convives, on remarquera :
- Clara Zaccini, fille de l’armateur. Cette jeune femme d’une très grande beauté est entourée de prétendants. Et les mauvaises langues disent que la fortune de son père en ajouté un certain nombre.
- Niklaus Von Karzösy : Ce corbeau, petit capitaine de l’armée austro-hongroise, hargneux et très imbu de lui-même, est le prétendant le plus pressant de Clara.
- Un mystérieux invité masqué, portant un surprenant costume de chauve-souris. Il semble muet, et personne ne sait qui il est. Les invités le surnomment rapidement "Il Pipistrello". Von Karzösy s’en prend à lui, car il est persuadé que son costume a pour but de se moquer de lui, en tant que corbeau.
Au milieu de la soirée, Il Pipistrello dérobera les rubis, de façon assez spectaculaire (fumée asphixiante, etc.). Il prendra la fuite vers le toit du palais. De là, il prendra son envol, car son costume lui permet, de façon ingénieuse, de planer d’un toit à l’autre.
Et les PJ dans tout ça ?
Leurs possibilités sont assez ouvertes : l’un d’eux peut tomber amoureux de Clara, et se trouvé confronté à Von Karzösy, au cours d’une joute oratoire, voire d’un duel.
Selon leur moralité, les PJ peuvent aussi décider de dérober les rubis, ce qui compliquera encore l’affaire.
Bien sûr, ils peuvent aussi décider d’aider Emilio, en se lançant à la poursuite de Il Pipistrello, ce qui peut donner lieu à une course poursuite spectaculaire.
S’ils attrapent Il Pipistrello, il pourra enlever son masque et révéler toute la vérité : c’est en fait Jacopo, le fils d’Emilio, qui a survécut miraculeusement à son naufrage, et vient de revenir à Venise. Il a imaginé ce stratagème, car il sait que son père veut marier Clara, mais il refuse que sa sœur épouse un prétendant qui ne soit attiré que par l’argent. Il pense que, dès qu’on apprendra que Emilio est ruiné, les prétendants les plus cupides se détourneront de Clara.
Dès lors, les PJ choisiront sûrement d’aider Jacopo, en favorisant sa fuite, et en poussant les prétendants, notamment l’ignoble Von Karzösy, à révéler toute leur cupidité.
L’histoire devrait se finir par les retrouvailles émouvantes entre Jacopo, son père et sa sœur, et — pourquoi pas ? — les fiançailles entre un PJ amoureux et Clara.



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