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Livre des cinq anneaux

Un conte d’hiver

jeudi 16 mars 2006, par Asahina Akyo

Comment une samurai-ko du clan de la Grue a rejoint la garde de la muraille Kaiu.

Acte 1 : Songe

Elle se réveilla avec un cri silencieux. Son coeur
était rempli d’une terreur dont elle ne pouvait rien se rappeler.

La jeune femme se redressa sur sa couche. D’un geste
gracieux, elle balaya ses cheveux blancs rendus collant par la sueur. Ses pas feutrés résonnèrent faiblement sur le parquet ciré, et un panneau coulissa dans un faible chuintement. L’air froid pénétra dans la chambre surchauffée.

La nuit était belle, le silence tellement profond.
La lune, pleine, brillait comme une pièce d’argent. Sa lumière pale faisait scintiller l’épais tapis de neige qui recouvrait le jardin. Pas une branche ne bougeait, pas un oiseau ne chantait ; tout était vide, mort.

Le froid fit frissonner les bras nus de la jeune samouraï-ko, tandis que les derniers rubans de terreur se dissolvaient dans la nuit paisible. La voix de la partie logique, raisonnable de son esprit se fit entendre dans sa tête, étrangement assourdie. "Qu’est ce que tu fais debout dans ce froid, tu vas être malade ! Demain, le seigneur Takamori regardera d’un air méprisant ton nez rouge et tes yeux larmoyants. Il agitera même son éventail d’un air dégoûté et dira pour la centième fois : "Une femme garde du corps ! pff". Allez ! Rentre te coucher".

Mais la nuit était trop parfaite. Le silence hypnotisant lui fit croire un instant qu’elle était seule au monde. Le tapis de neige vierge sembla l’appeler.

D’un bond souple, elle s’envola, ses long cheveux blancs
flottant derrière elle. Neige sur neige. Ses pieds nus s’enfoncèrent profondément dans la fine poussière immaculée. La morsure du froid tenta de lui faire reprendre ses esprits, en vain.

Elle marchait dans le jardin désert, grelottant
sous son léger kimono de soie. Ses pas la menaient sur un sentier autrefois connu, maintenant oublié. Elle marchait, ses yeux bleus grands ouverts, en transe.

Le soleil brillait, l’air était parfumé
de la délicate odeur des fleurs de cerisier. Elle trébucha, une main douce et fine la retint. Une présence amicale, aimante, rassurante.

Des voiles de brume s’effilochaient aux arbres
dénudés du jardin, la lumière spectrale de la lune
découpait les formes, violemment. Le sentier faisait un coude... là,
derrière. D’une main tremblante, elle écarta une branche
alourdie par la neige... là, derrière. Le paquet de neige fit
un bruit mat et mouillé en s’écrasant sur le sol... là,
derrière. Elle écarta les branches tombantes d’un saule gelé... et
la vit... là, derrière. Son endroit préféré,
bien sûr ; le banc sous les pêchers. Elle était là,
comme dans ses souvenirs, calmement assise, le visage doux, ses longs cheveux
flottants dans l’air immobile. Elle était blanche, toute blanche,
comme faite de pure fumée d’encens. Elle agita les lèvres,
formant des mots silencieux. Puis, elle écarta doucement l’éventail
de son visage, et Akemi remarqua la fine ligne rouge qui encerclait son
cou blanc.

Une voix hurla de loin, de très loin, du fin fond
de son esprit ; elle hurla que ce n’était pas possible, qu’elle était
morte voilà des années. Mais des lèvres bleuies par
le froid, un seul mot hésitant s’échappa, "Mère !".

Puis le monde tourna, tournoya, en une lente spirale noire...

Interlude

La douleur la vrilla. Chaque partie de son corps ne semblait
exister que pour la faire souffrir. Elle ouvrit les yeux et connut un instant
de pure panique lorsqu’elle réalisa qu’elle ne voyait qu’une brume
blanche, douloureusement lumineuse. Au bout d’un moment, il lui sembla
distinguer une forme sombre s’agitant à la limite de son champ de
vision. Puis une voix bien connue s’éleva. "Enfin ! Que toutes les
Fortunes soient bénies. Elle s’est réveillée."

"Ikue", coassa Akemi. "Chut, mon bel oiseau, il ne faut
pas que tu parles". La vielle heimin ridée comme un papier de riz
froissé lui fit avaler de force un breuvage parfaitement ignoble
et trop chaud."

"Là, Akemi-chan, repose-toi". La tête lourde, 

Akemi ferma les yeux, et laissa le monde tourner sans elle.

Acte 2 : Réveil

"Que s’est-il passé ?" demanda Akemi de son lit.

Ikue tournoyait dans la chambre, s’agitant à mille
besognes inutiles, sans cesser un instant de parler.

"Comment : ’que s’est-il passé’, jeune maîtresse ? Moi qui vous ai élevée
pendant des années, je rentre dans votre chambre au matin, et qu’est ce que je trouve ? Votre lit vide,
et la porte ouverte, par ce froid ! Quelle peur vous m’avez faite !

Heureusement que la vielle Ikue a encore toute sa tête,
j’ai suivi vos traces dans la neige. Que Kaze-no-kami soit loué,
il n’avait pas neigé à nouveau. Et je vous ai trouvée
là où... bref, je vous ai trouvée, au milieu du jardin,
étendue dans la neige. Que Jizo soit loué, vous étiez
encore vivante. Alors, j’ai couru chercher Takao-sama, et il vous a porté
dans votre lit, que Bishamon soit loué.

"Tu As Quoi !?" rugit Akemi. L’idée que son frère
d’armes, Daidoji Takao, l’ai vue dans cette situation de faiblesse la frappa
de toute son horreur. La honte la submergea comme une vague brûlante.

"Allons, ne vous inquiétez pas. Il m’a promis
de ne rien dire. Il m’a chargé de vous dire que vous pouvez lui
faire confiance, que Benten soit loué."

"Vos mains et vos pieds étaient tout bleus, alors
je suis allée chercher le shugenja, qui vous a soignée. Que
Jurojin soit loué ! Il a dit que vous seriez guérie dans
une semaine. Toutes les Fortunes vous ont bien protégée !"

Akemi regarda ses mains enveloppées dans des linges
blancs. Les bandages cachaient même le mon des Daidoji, le mon du
Héron et de la Lance, tatoué sur son poignet. "Protégée",
murmura Akemi avec amertume. Son regard se posa machinalement sur son wakizashi
orné qui brillait doucement à la lueur des flammes.

Le bavardage insupportable de Ikue s’arrêta et
elle lança un drôle de regard à la jeune fille.

"J’ai rêvé de ma mère, l’autre nuit"
lança Akemi d’un air faussement dégagé "Tu te souviens
d’elle ?"

"Comment : ’est-ce que je me souviens d’elle’ ?" répondit
Ikue d’un ton outragé. "C’était une vraie Dame, votre mère,
pas le genre à courir à moitié nue dans la neige,

ça non." ajouta la vielle servante avec un coup d’oeil éloquent
vers la jeune fille.

Sa voix pris les accents de la nostalgie tandis qu’elle
replongeait dans ses souvenirs.

"Je lui ai appris à marcher. Elle était
ravissante, déjà à cette époque. Le fleuron
de la maison Kakita. Plus tard, elle a écrit des poèmes très
connus. Elle avait beaucoup de succès pendant la Cour d’Hiver. Tout
le monde l’aimait. Mais, elle a toujours été très
honorable, attention ! Pas comme ces Dames Scorpions, à jeter des
coups d’oeil pour voir si les hommes les regardent ! Je revois encore son
beau visage, si serein. Elle avait toujours l’air mélancolique."

D’une voix légèrement voilée, elle
termina : "Et, plus tard, elle a fait son devoir, elle est devenue Daidoji
Akiyo."

Interlude

Restée seule, la samouraï-ko contemplait en
silence les flammes mourantes. Sa mère, dont elle avait presque
tout oublié, l’avait appelée. Elle avait été

assassinée, c’est sûr. Personne ne lui en avait jamais parlé,
comme si ce fait était tombé dans l’oubli, comme si elle-même
était tombée dans l’oubli. Il ne restait d’elle que l’image
tranquille d’une jeune femme triste et effacée.

Pourquoi le hasard avait-il fait choisir au seigneur
Takamori le château de son père comme villégiature
d’hiver ; elle n’était pas revenue ici depuis son gempukku... Le hasard,
ou le destin ?

Elle regarda machinalement son poignet bandé,
et murmura un seul mot. Devoir.

Acte 3 : Vérité

Le sourire complice de Daidoji Takao l’accueillit à
son retour à la cour. La honte empourpra son visage, elle détourna
les yeux.

Elle se sentait désarmée. La jeune garde
du corps était privée de son fidèle naginata et exposée
en vêtements féminins devant les yeux curieux des invités.
Elle regretta amèrement de ne pas avoir hérité des
manières courtoises de sa mère. D’un geste mal assuré,
elle ouvrit son éventail et essaya de se composer un visage indifférent.
Elle attendait avec impatience le moment où l’attention générale
se détournerait d’elle.

"Je suis ravi de vous revoir parmi nous, Akemi-san."
dit Doji Takamori d’un ton parfaitement indifférent, en inclinant
légèrement la tête.

Elle lui rendit son salut en s’inclinant profondément
et resta silencieuse.

Puis les yeux du petit homme se posèrent sur elle
avec insistance, et il ne dit plus rien. Akemi se sentit frémir
sous l’étrange regard, et elle compris que pour la première
fois le courtisan, la regardait, elle, Daidoji Akemi, et non plus "son
garde du corps". Gênée, elle chercha en vain un moyen poli
d’éviter ses yeux perçants. Au bout de ce qu’il lui sembla
être une éternité, le Doji reprit la parole.

"Puis-je vous parler en privé, Akemi-san ?"

"Bien sûr, Takamori-sama", répondit-elle
sans réfléchir, tout en s’inclinant à nouveau.

Lorsqu’elle redressa la tête, le Doji s’éloignait
déjà, sans un regard en arrière. Se souvenant des
convenances, Akemi appela la vielle Ikue d’un geste bref.

Le panneau coulissant se referma doucement, un mur de
papier les isolait du reste du monde. Ils s’agenouillèrent face

à face. La vielle servante s’était recroquevillée
dans un coin de la petite pièce, les yeux obstinément rivés
sur le sol, essayant de n’être pas là.

Et le silence s’installa. "Oh, non ! Ca ne va pas
recommencer", pensa la jeune femme.

Mais, l’homme finit par prendre la parole, "Vous êtes
chez vous ici, n’est ce pas ?"

"J’ai grandi ici, en effet. C’est la demeure de ma famille."

Le regard du courtisan se fit spéculatif, 

"Votre famille, hum..., vous prendrez bien un peu de thé ?" Akemi
acquiesça en remarquant pour la première fois le service
à thé qui attendait sur la petite table.

La conversation roula pendant de longues minutes sur
l’art du thé. Akemi répondait patiemment. Finalement, le
courtisan déclara, "Vous savez, Akemi-san, votre père fut
un guerrier honorable et valeureux avant que sa malheureuse blessure ne
l’empêche définitivement de pratiquer l’art de la guerre."
Il ajouta d’un ton pensif : "Il a beaucoup changé depuis."

"Il est devenu amer, surtout après la mort tragique
de sa femme. Son assassin n’a jamais été retrouvé,
je crois ?"

Akemi acquiesça brièvement, la bouche sèche.
Les yeux noirs du courtisan se fixèrent sur les
yeux bleus de la bushi, et sa voix devint grave et insistante : "En tout
cas, vous ne devez pas croire les rumeurs qui concernent votre père.
Il ne fournit certainement pas d’informations aux Scorpions et il ne peut
être impliqué dans la mort de votre mère. Il est parfaitement
inutile de vous inquiéter à ce sujet. Vous m’avez bien compris,
Daidoji-san ?"

"J’ai parfaitement compris, Doji-sama." répondit
la jeune fille avec une fermeté qu’elle était loin de ressentir.

"Très bien" déclara l’homme d’un ton satisfait.
"Veuillez alors accepter ce modeste présent en remerciement de la
loyauté que vous me témoignez", dit-il en lui présentant
un petit objet soigneusement enveloppé dans un tissu de soie.

"Je ne peux accepter, Seigneur, je ne fait que mon devoir."

Après que le cadeau ait été, rituellement,
trois fois offert et deux fois refusé, Akemi se retrouva en possession
de l’étrange paquet. Sur un signe de tête de Takamori, elle
le déballa soigneusement pour découvrir... un tanto. Un tanto
tout simple, sans aucun signe distinctif.

"Merci, Seigneur, je suis indigne d’un tel honneur."
remercia Akemi d’une voix qu’elle espérait neutre.

"Certes, il n’est pas très joli, répondit
Takamori, mais il pourra s’avérer fort utile. J’aimerai beaucoup
que vous le gardiez sur vous, à l’avenir"

Interlude

"Très honorable seigneur Yasuro-sama, votre fille,
Daidoji Akemi, garde du corps personnel du très respecté

Magistrat Doji Takamori, sollicite la faveur d’une audience privée"
déclama pompeusement le serviteur en s’inclinant très bas
devant son maître.

"Ma fille ?" répondit le daimyo comme s’il avait
oublié la signification de ce mot.

Le regard du serviteur se teinta de perplexité.

"Ma fille ?" répéta pensivement l’ancien
guerrier Grue, tout en traînant pesamment sa jambe morte.

Cette fois-ci, le regard du serviteur devint franchement
affolé.

"Bien" murmura Yasuro pour lui-même, presque soulagé.
Puis il ordonna au serviteur toujours agenouillé : "Va lui 
dire que je la recevrai seul à seul cet après-midi, dans
mon bureau."

Acte 4 : Jugement

Akemi frémit en entrant dans le bureau de son père.
La pièce lui ressemblait tellement, pleine de souvenirs de sa gloire
passée. Des cartes des environs détaillées, délicatement
rehaussées de nombreuses couleurs, occupaient les murs de pierre.
Diverses armes et armures remplissaient la petite pièce, et le daisho
familial trônait au centre, entouré par les urnes funéraires
des plus glorieux ancêtres.

"Comme il a vieilli !" constata sans émotion la
jeune Daidoji.

"Ma fille. Quelle joie de te revoir." l’accueillit son père sans la
moindre intonation dans la voix.

"Yasuro-sama, je vous remercie de m’accorder cette audience",
répondit Akemi sur le même ton.
Ils se scrutèrent en silence un long moment, se
défiant du regard.

La jeune fille trancha le silence, d’une voix nette comme
le fil d’un katana : "Le fantôme de ma mère m’est apparu l’autre
nuit. Elle réclamait vengeance."

"Réclamait !" s’exclama son père, "Ta mère
n’a jamais rien réclamé."

"J’ai le droit de savoir la vérité !" cria
brusquement Akemi, "j’exige..."

"Tu exiges la vérité !" la coupa Yasuro.
Akemi l’avait souvent vu en colère dans le passé, mais jamais
cette rage froide et désespérée n’avait habité
son regard à cet instant. Elle eut peur. Elle voulut l’arrêter,
refermer cette porte sur la folie qu’elle avait ouverte. Mais plus rien
ne pouvait le faire taire.

"La vérité tu l’auras, puisque tu y tiens
tellement. Ta mère, si honorable, si honnête, si modeste ;
ta mère est tombée amoureuse d’un Crabe pendant une cour
d’hiver, il y a si longtemps de ça."

"Un Crabe" répéta-t-il avec mépris,
" elle, si délicate, qui n’avait jamais vu en moi qu’une brute handicapée.
Elle m’a toujours refusé son estime et le respect qu’elle me devait,

à moi, son mari !"

"Alors, j’ai commis l’impensable. J’ai fini par passer
un pacte avec les Scorpions, nos ennemis, je les ai payés très
cher, en or et en honneur, pour qu’ils me ramènent le coeur de ce
Crabe, dans une petite boite en bois."

"Je l’ai offert à Akiyo, un beau soir de printemps,
alors qu’elle se promenait dans le jardin. Elle ne l’a pas ouverte, mais
elle savait. Je sais qu’elle savait, tout. Je l’ai vu dans ses yeux tristes
lorsque la corde lui a encerclé le cou. Elle n’a pas bougé,
elle n’a pas lâché la boite. Elle est morte sur ce banc comme
elle avait vécu, sans un cri.

"Et à ce Crabe, continua-t-il avec haine, elle
lui avait donné son coeur... et une fille, une Crabe aux yeux bleus."
Il lança à la jeune fille un regard fou.

"Depuis le jour béni où tu as quitté
cette maison, j’ai attendu avec espoir la nouvelle de ta mort, en vain.
Et aujourd’hui tu me réclames la vérité." Son voix
devint ironie amère, "Là voilà, profites-en bien !
Ma fille !"

Akemi voulait oublier ce qu’elle venait d’apprendre,
voulait effacer ce regard de mépris, voulait faire taire cette voix
de haine.

Sa main tomba par hasard sur le tanto, caché dans
son obi. Sans réfléchir, elle le tira. D’un seul mouvement
extraordinairement fluide, guidée par de longues années d’entraînement,
elle transperça avec une précision aveugle le coeur de l’homme
ricanant qui se moquait de sa douleur.

Epilogue

Le printemps réveillait doucement les terres de
Rokugan. Partout les bourgeons s’ouvraient, révélant des
feuilles fragiles d’un vert lumineux. La douce brise transportait mille
parfums délicats.

De l’autre côté du Mur, le renouveau ne
touchait pas les terres mortes. Le sol noirci restait stérile et
l’air empoisonné sentait la mort. Les yeux bleus, calmes et froids,
de la jeune ronin contemplaient cette désolation. Le vent aigre
caressait son crâne rasé et fouettait la brûlure profonde
et fraîche qui couvrait son poignet.

En bas du mur, deux gardes Crabes regardaient la jeune
fille silencieuse et solitaire.

"Tu crois que c’était une Daidoji ?"
Haussement d’épaules. "Il paraît"
"C’est drôlement rare"
Haussement d’épaules.
"Qu’est ce qu’elle cherche ici, à ton avis ?"
Haussement d’épaules. "La mort"



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