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Loup-garou : l'apocalypse

Hommage a Brise-les-Os

mercredi 28 novembre 2007, par nathan sinclair

Porteur de Lumière s’avança près du bûcher rituel, regardant tout les garous qui l’entouraient. Sa réputation de conteur n’était plus à faire, elle lui avait d’ailleurs valu le poste de chante-conte dans le sept du Marteau de Gaïa. Porteur de Lumière s’inclina, une main posée sur le torse et l’autre ouverte vers la lune, il salua ainsi le chef de sept, la maîtresse des rites, puis Ciel-Sans-Lune à la manière d’un homidé, une posture qui ne signifiait rien parmi les garous. Un sourire se dessina sur sa gueule tandis que des murmures remplissaient l’auditoire. Certains disaient que Porteur de Lumière aurait fait un bon Sans Lune.

Les voix se turent alors que le Gaillard attendait le calme. Sa voix s’éleva d’un coup, tranchant le silence révérencieux.

" Chers Fenrirs, mes compagnons de sept, mes amis. Ce soir vous le savez sans doute, cela fait cent lunes que Brise-Les-Os dirige le sept. Nous somme tous très fiers de suivre ses directives, c’est un savant stratège, un diplomate respectable et un terrible guerrier, bref un meneur d’exception."

Tous les membres réunis n’avaient pas quitté des yeux le chante-conte depuis qu’il avait pris la parole et lorsqu’il prit une pause à ce moment, beaucoup de regards se tournèrent vers Brise-Les-0s. Ce dernier resta imperturbable, gardant une stature fixe, mais on voyait dans ses yeux briller un plaisir certain.

"C’est pourquoi ce soir je tiens à lui faire honneur. Certains ici connaissent déjà l’histoire que je m’apprête à partager, mais très peu l’ont vécu, cela remonte a une époque où bon nombre d’entre vous n’étiez au mieux que des petits enfants insouciants.
A ce moment justement l’un de ces enfants avait quitté l’insouciance pour venir nous rejoindre. Un jeune homme de la ville venait de connaître son premier changement et avait rejoint le sept du Marteau de Gaïa.

Dès son arrivée il fut très remarqué, son regard et sa stature rappelaient aux plus anciens du sept ceux de Paroles-de-Pierre. Un nom que chacun ici devrait connaître, mais ce n’est pas son histoire que je narre ce soir.
Pourchasse-le-Ver, le chef de la meute des Vengeurs de Gaïa reçut la charge de conduire ce louveteau vers son défi d’initiation. L’occasion se présenta bien vite lorsque la meute partit à la recherche de l’origine de meurtres effroyables perpétués contre de nombreux hommes aux alentours d’un petit bois, derrière la forêt de Rambouillet.

Pourchasse-le-Ver demanda à ce nouvel ahroun de rester à ses côtés alors que la meute traquait sa proie. Le chef de meute avait envoyé le sans-lune en éclaireur alors que la présence du Ver se faisait proche. La meute entière ressentait que cette forêt n’appartenait plus aux défenseurs de Gaïa.

Personne aujourd’hui encore ne se sait ce qu’il advint de Marche-Sans-Un-Soufle. Ses compagnons de meute entendirent a peine son cri de douleur au fond de la nuit. Pourchasse-le-Ver mena aussitôt la meute a son secours, mais ils ne trouvèrent que des tourbes sur lesquelle régnait un silence de mort.

Le Danse-la-lune pistait l’odeur du membre disparu quand il sentit venir le danger. Il lança l’hymne de guerre avant d’être brutalement coupé par un assaut que personne n’avait perçu. Un membre visqueux venait de fouetter notre frère en sortant de l’eau boueuse, le faisant voler sur plusieurs mètres. Lentement, comme une apparition démoniaque, l’ignoble bête sortit de la vase dévoilant son horrible faciès dégoulinant à la meute muette d’horreur."

Durant la description de la Bête, Porteur de Lumière prit une posture menaçante, agressive et sa voie se fit plus rauque. Il eut un petit sourire quand il remarqua le frisson qui parcourait ses frères captivés par son conte. Brise-Les-Os, lui, semblait plutôt contenir une colère intérieure tant la représentation du chante-conte lui rappelait trop vivement cet ancien adversaire.

"Le hurlement bestial de la créature réveilla nos frères, mais il appela ainsi ses discrets alliés. Du moindre taillis obscur, des arbres noueux, des terriers infâmes s’échappèrent des dizaines de petites créatures impies et décharnées qui se jetèrent à l’assaut de la meute.
Pourchasse-le-Ver ordonna à ses deux frères valides de détruire la vermine en veillant sur le louveteau et sur le galliard tandis qu’il se chargerait de la bête. Sans doute jugea-t-il la créature du Ver comme un adversaire trop coriace pour un louveteau ; aussi Pourchasse-le-Ver se jeta sur la chose en hurlant sa rage.
Le théurge et le philodox se mirent à déchiqueter autant de petits rongeurs et volatiles qu’ils pouvaient, s’affaiblissant sous le nombre mais protégeant vaillamment le trop jeune ahroun et leur frère blessé. La confiance qu’ils avaient en Pourchasse-le-Ver leur aurait fait soulever des montagnes.

Leur vaillance leur permit de prendre le dessus sur la masse et lorsqu’ils se tournèrent en espérant voir le chef de meute achever leur adversaire, ils découvrirent une bête indemne qui venait de plonger dans l’eau leur puissant chef.

Tous se précipitèrent sur la seule menace connue, menés par leur nouveau compagnon qui les rallia par un hurlement puissant et instinctif. Mais aussi fort que nos frères se défoulaient sur la chose, ils découvrirent que leurs griffes s’enfonçaient dans la vase qui recouvrait la créature sans la blesser. Ils comprenaient la cause de la défaite de leur alpha et craignaient de ne pas trouver assez vite le point faible du suppôt du Ver qui noyait impitoyablement sa proie.
Dans la fureur de ce combat désespéré, un grognement s’éleva, avalant tout autre bruit, venant du plus profond de la gorge du jeune ahroun. Si les griffes ne traversaient pas la carapace de boue de la bête il trouverait autre chose. Ses bras entourèrent ce qui servait de tête à la chose et le jeune garou serra aussi fort qu’il le pouvait grognant de plus en plus fort. Et quand le grognement se fit hurlement de rage, le bruit sec retentit accompagnant son cri pour le changer en chant de victoire , un craquement sec comme du vieux bois, venant du crâne de la chose qui venait de rompre
."

Porteur de lumière avait saisi une branche assez épaisse qu’il brisa pour ponctuer sa phrase. Dansant autour du feu, il reprit :

"Cette dernière bascula dans l’ignoble vase qui l’avait vue naître, permettant à la meute de sauver leur alpha à demi mort. Nos quatre frères regardèrent avec respect leur nouveau compagnon, dressé sur le corps de sa victime, et qui hurlait encore sa colère avec ces mots.
"Fenris ! Accueille-moi parmi les tiens ! Je détruirai le Ver comme cette bête immonde et que mes frères me nomment Brise-les-os !
"

Le Danse-la-lune ponctua son récit en levant le poing vers Luna et en criant le nom de son chef de sept dans sa direction. Plusieurs Fenrir hurlèrent en l’honneur de leur meneur tandis que d’autres reprenaient les dernières paroles de Porteur-de-Lumière.
Brise-les-os se mit à hurler avec les siens, ne faisant que rajouter à l’excitation. Le chef de sept était le centre de toutes les attentions, mais c’était ce que voulait Porteur-de-Lumière. Même ceux qui connaissaient déjà cette histoire s’étaient laissés emporter, et il méritait toujours autant son poste.



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