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Méthode du Dr Chestel

La petite fille qui n’existait pas

Histoire du patient Antoinette Bertin

lundi 24 août 2009, par Daniel Danjean, Merin

HISTOIRE DU PATIENT : Antoinette Bertin.


LES LIEUX

L’arrivée des soigneurs

Les soigneurs se retrouvent dans des chambres séparées mais toutes identiques. Ils sont allongés nus dans un grand lit rose à baldaquin dans une pièce tendue de rose tendre et qui baigne dans une pâle lueur qui semble irradier de l’air ambiant. Les soigneurs peuvent voir une porte, une penderie et un hublot rond. La température est agréable.

Mais ils se sentent un peu bizarre... et pour cause : ils sont tous asexués et ils n’ont pas de pilosité, pas de nombril ni d’ongle ! De plus ils ne savent pas du tout ce qu’ils font là.

Le hublot, large d’une tête, permet de voir un paysage plat et enneigé, quelques arbres noirs et dépourvus de feuille qui supportent des perroquets blancs dont la tête est recouverte d’un bonnet blanc...

Note au MJ : pour être plus clair, les soigneurs se retrouvent pour le moment sous forme d’ovules dans le ventre de la patiente, tel qu’elle les imagine. Les perroquets blancs chapeautés sont des spermatozoïdes avec des préservatifs.

La penderie

Elle contient des "peaux" représentant le masque à différents âges de sa vie, de la naissance à la mort (exemple : son 10ème anniversaire, sa première boum, le jour des résultats du bac...) Les "peaux" sont habillées mais ne peuvent pas être fouillées tant qu’on ne les a pas endossées. Les endosser permet de passer dans le monde réel, à la date qui correspond à l’apparence choisie. Toutefois les soigneurs peuvent se souvenir qu’il est interdit d’endosser une "peau". C’est tabou et personne ne l’a jamais fait (sauf Stéphanie mais cela personne - ???- ne le sait).

Le couloir

La porte (non fermée à clé comme toutes les portes de l’Intracos) donne sur un couloir immense empli de portes identiques. Toutefois il y a peu de risques de se perdre, une intuition permet de retrouver sa chambre (jet de PER facile). Chaque chambre est identique aux autres excepté le contenu de la penderie propre à chaque individu.
Au bout du couloir se trouve une grande porte étanche (type sous-marin) ornée d’une pancarte :

"ATTENTION DANGER, MACROPHAGES".

Derrière la porte circulent des sortes de cochons géants rouges ou blancs (les globules). Tout individu qui entre dans ce tunnel sans fin sera attaqué par un globule blanc (reconnaissable à sa couleur et à sa dentition exceptionnelle type requin) et dévoré (FOR +2, CMT +2, dégâts mortels et compétence manger à 9).

On peut rencontrer dans ce couloir des "enfants" aussi asexués que les soigneurs. Leurs occupations sont :
- philosopher dans les salles de thé-lait (voir plus bas),
- dormir dans leur chambre,
- attendre la cérémonie.

Si des questions leur sont posées sur la penderie on apprendra que chacun connait son avenir "s’il gagne à la cérémonie, mais il n’y en aura qu’un, voir deux sur des millions". Violer l’interdit des "peaux" vous condamne à passer la porte du fond donc à être donné en pâture aux globules blancs. Les "enfants" se connaissent un peu les uns les autres mais surtout par leur profession (le pilote, le cuisinier, la danseuse étoile, la poissonnière, l’accidenté de la route, le mal formé...) Ils n’aspirent qu’à une chose : SORTIR.

Stéphanie est une future cavalière qui doit épouser un jeune homme riche. Elle a été surnommée "la princesse".

A l’autre extrémité du couloir un escalier monte vers les salle de thé-lait (et non télé !) et descend vers la salle de cérémonie. De l’autre côté de l’escalier un couloir identique conduit également à une porte de type sous-marin.

Les déplacements sont sans rapport avec une quelconque distance et relativement rapides (jet de DEP).

Les salles thé-lait

Il s’agit d’un ensemble de salles avec des distributeurs de thé chaud sans sucre et de lait dans des gobelets en carton. Il y a des tables, des chaises et de nombreux "enfants" qui discutent de ce qu’ils feront plus tard. Comptez une dizaine de personnes par pièce et une centaine de pièces.

La salle de cérémonie

(représentation symbolique de l’utérus - voir Annexes)

Deux escaliers descendent symétriquement en se rétrécissant sur les côtés d’une salle carrée. Pour éviter les chutes, tout est vitré jusqu’au plafond. Au bas des escaliers, deux portes minuscules (une seule personne peut y passer tout juste, mieux que dans le métro) fermées donnent sur une zone triangulaire inférieure. Derrière chacune de ces portes il y a une grand-mère nue et ridée, assise sur une chaise de chair et dont les pieds sont soudés au sol. Chaque grand-mère a de grandes aiguilles à tricoter et un petit tas de laine, rose pour l’une et bleu pour l’autre. Pour le moment elles sont endormies et restent sourdes à tout appel.


QUE VA T-IL SE PASSER ?

Stéphanie

Lasse d’attendre une naissance hypothétique elle a rompu le tabou et se ballade en secret dans ses "peaux". Jusqu’à maintenant elle n’a pas dépassé l’âge de 13 ans car après elle n’est plus très copine avec sa maman. Elle se mêle peu aux autres, a souvent un air snob (normal pour une "princesse" mais aussi pour quelqu’un qui en connait plus que les autres). Elle ne participe jamais à la cérémonie durant laquelle elle reste dans sa chambre.
Jet de PER pour la repérer.

La cérémonie

Des coups sourds, lourds et rythmés retentissent partout. A ce bruit tout le monde se précipite et descend les escaliers vers la salle de cérémonie. Le but est d’y arriver le premier (jet de DEP impossible) pour être le plus près de l’une des portes et avoir une chance de sortir.
Les coups ont pris un rythme de croisière. Les deux grands-mères derrière les portes se dépêchent de tricoter une layette, une en rose et l’autre en bleu. Elles travaillent avec une dextérité peu commune. L’encolure et les bras sont achevés et l’excitation gagne les rangs. Du côté de la layette bleue on crie "le bleu ! le bleu !" et du côté rose "le rose ! le rose !" A proximité des portes on se dispute et on se pousse pour se placer au mieux.

Le rythme des "percussions" s’est accéléré. Les grands-mères finissent la dernière jambe... Soudain l’une d’elles lève son tricot en signe de triomphe (jeter un dé : pair = bleu et impair = rose). A ce moment la porte correspondante s’ouvre et laisse passer un "enfant".

Il court vers l’autre bout du triangle, vers la sortie. Mais il marche dans une espèce de colle qui ralentit ses pas. Le bruit rythmé s’est interrompu et des perroquets arrivent par le tunnel. Malheureusement ils ont tous un bonnet sur la tête qui les empêche de voir l’"enfant" qui tend les mains vers eux, comme pour les amener à lui. Sur les escaliers on tente guider les perroquets à la voix, "à droite", "plus bas" mais un à un ils tombent et s’engluent sur le sol. Un seul reste, mais ses battements d’ailes sont de plus en plus irréguliers... Il s’écrase et ne bouge plus. L’"enfant" tente de se rapprocher de lui mais il s’enfonce peu à peu dans le sol qui semble le digérer.

Un silence de mort plane dans la salle. Tout est consommé par le sol tandis que les deux grands-mères défont leurs layettes. Les autres "enfants" regagnent silencieusement leurs chambres. "La prochaine fois sera la bonne".

Normalement, les soigneurs ont compris qu’ils viennent d’assister à une tentative de fécondation, sinon aidez-les.


COMMENT CONCLURE ?

Il est indispensable de trouver Stéphanie et de repérer sa chambre. Ensuite on peut tenter de discuter avec elle, mais elle ne veut pas attendre pendant des années une hypothétique chance de naître (ou de mourir !) Elle veut voir sa maman tout de suite et sera très difficile à convaincre.

On peut la dénoncer ou, ce qui revient au même, la maîtriser pour la livrer aux macrophages. La patiente est guérie mais elle n’espère plus d’enfant car "celui qui viendra n’est pas celui dont j’ai rêvé". Sauf circonstances exceptionnelles, jetez un dé :

- 1 elle oublie au bout de trois mois et tout rentre dans l’ordre,

- 2 elle oublie au bout de six mois et tout rentre dans l’ordre,

- 3 six mois passent et relancez le dé,

- 4 elle fait une fixation,

- 5 elle se croit devenu stérile car tous les enfants qui veulent sortir sont dévorés par les globules,

- 6 aucun problème.

On peut endosser des "peaux" actuelles et rencontrer la patiente pour discuter avec elle et faire comme si son enfant n’existait pas. Dans son univers elle est admirée par tous, la porcherie est un modèle d’exploitation et son mari, un grand séducteur, n’a d’yeux que pour elle. Stéphanie existe et ne la quitte que rarement pour pouvoir changer d’âge. On pourra lui montrer cette contradiction.

Rappelons qu’il ne sert à rien de convaincre le mari puisqu’on ne changera pas la perception d’Antoinette de son Auguste.


ANNEXES

Salle de cérémonie

- A. tunnel de sortie
- B. paroi en verre
- C. vers les chambres

- 1. grand-mère tricotant en bleu
- 2. grand-mère tricotant en rose

P.-S.

Auteurs : Daniel Danjean & Karine Paquot



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