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Méthode du Dr Chestel

Désirables Cauchemar

Histoire du patient Marie Lenormand

lundi 24 août 2009, par Merin

HISTOIRE DU PATIENT : Marie Lenormand


LES LIEUX

L’arrivée des soigneurs

C’est la fin de la matinée, une journée ensoleillée de printemps.
L’un des soigneurs (celui qui a le mieux réussit un jet de REL) n’est pourtant pas d’humeur joyeuse : l’un de ses proches qu’il aimait beaucoup (épouse, enfant, mère… adaptez en fonction du masque) est décédé il y a quelques jours. Il a été agressé par trois loubards alors qu’il rentrait en métro vers 22 heures.
Aujourd’hui, à 14 heures, doit avoir lieu l’enterrement. Il doit ensuite organiser une petite réception chez lui pour les amis du défunt. Il est d’ailleurs en train de terminer le buffet.
Il acquiert une séquelle à 9 : « Soif de vengeance ».

Note au MJ : faites-lui décrire les modalités de la cérémonie, puis les détails de la réception. Cela doit l’occuper à plein temps durant cette première journée.

L’Intracos
Il n’y a pas de grosses différences par rapport au monde réel si ce n’est qu’il y fait toujours beau le jour, qu’on semble être perpétuellement au mois de mai, sans date bien précise. Si les joueurs insistent, c’est le 12, mais cela ne veut pas dire que le lendemain sera le 13.
On remarquera aussi que c’est souvent le mercredi, et que tant que les soigneurs resteront dans l’univers il n’y aura pas de samedi ou de dimanche.

Les habitants semblent heureux. Ils sont souriants, aimables et polis. Quelques-uns uns ont l’air triste, renseignement pris, ce sont ceux qui ont perdu un proche récemment (2 à 4 jours maximum).

Dans les maisons de la Presse, on trouve de nombreux magasines parlant de la maison, de l’art, du jardinage et de voyages exotiques bien « propres » (pas de misère, pas de saleté), des livres pour les enfants.
En cherchant mieux, au fond du coin le plus sombre de la boutique, les journaux du jour, sans date précise. Les titres sont du genre : « Encore un règlement de compte », « Un chauffard sauvagement égorgé », « Altercation entre bandes rivales : 10 morts ».
A la télévision, ce n’est jamais l’heure des informations. Le jour on voit des documentaires, des films « gentils ». La nuit, ce sera le tour des films violents.


QUE VA-T-IL SE PASSER ?

Marie Lenormand

On la trouve le plus souvent au centre culturel où elle donne des cours de danse tous les mercredis (donc presque tous les jours !). Elle y est éclatante, souriante et elle irradie d’amour, surtout près des enfants. Une observation attentive de ses faits et gestes permet de voir (jet de PER ou de FOI à au moins 11) une forme lumineuse et multicolore qui reste sans cesse à ses côtés. La forme d’un jeune garçon d’environ 4 ans, sans aucun doute son fils.
Le reste du temps, elle se consacre à des taches ménagères

Alphonse Roussel, le chauffard

Il habite un petit pavillon avec son épouse et ses deux enfants, une fille de 7 ans et un garçon de 3 ans. Il travaille comme patron d’une petite entreprise de travaux publics et se déplace dans une Mercedes toute neuve.

Le pavillon est gardé par un gros chien agressif, qui par mesure de précaution, est attaché avec une longue chaîne.
Il a reçu plusieurs appels téléphoniques un peu inquiétants : son interlocuteur se contente de l’écouter pendant une vingtaine de secondes puis raccroche.

La nuit

Dès que la nuit tombe, les honnêtes gens rentrent chez eux. Le temps se couvre et de temps en temps tombe une petite bruine. Dans les rues on croise uniquement des individus à l’air louche : dealers, pédophiles, voleurs, chauffards...

Si l’on surveille le domicile de la patiente, on la verra sortir vers 23 heures d’un pas alerte et déterminé. Elle est vêtue d’un long pardessus noir. La forme lumineuse n’est plus auprès d’elle. Vingt minutes plus tard, elle arrive près d’un pavillon (celui d’Alphonse Roussel). Les aboiements d’un gros chien se déclenchent dès qu’elle franchit la haie basse d’un bond souple. Elle s’immobilise et semble jeter un long regard à la bête enchaînée qui retourne, l’air penaud, dans sa niche.
Elle se dirige alors près du garage où sont rangés quatre vélos. Elle sort un long couteau de sa manche et sans hésitation crève les pneus des deux vélos d’enfant.

Elle ressort ensuite du jardin et se dirige vers le centre ville.
Ses pas croisent ceux d’un homme et d’une petite fille. Nul doute possible sur les mauvaises intentions du monsieur. La patiente demande à la petite fille de rentrer chez elle quelques entrées plus loin, puis elle se jette telle une tigresse, le couteau à la main, sur le pédophile...
Au dernier moment, malgré l’heure tardive, un camion ou un autobus passe entre elle et les soigneurs.

On ne verra jamais la patiente commettre un meurtre, C’est « impossible ». Il y a toujours une bonne raison : l’électricité donne des signes de faiblesse et toutes les lumières s’éteignent quelques secondes, la « victime » se débat et disparaît avec Marie dans un recoin obscur...
Une fois ce méfait accompli, la présence lumineuse reprend peu à peu de l’intensité et la patiente regagne son domicile. Le lendemain une scène similaire se reproduit. Elle pourra attaquer un chauffard, un voleur...

Note au MJ : inutile de vous soucier de la présence de preuves (habits souillés, couteau, empreintes). La patiente s’endort et se métamorphose en « vengeresse » armée. La métamorphose inverse se produit à son retour et on retrouve Marie endormie vêtue de sa légère chemise de nuit.

Pourquoi

Dieu, imprévisible, ne punit pas les coupables. Marie estime qu’il est de son devoir de le seconder dans cette tâche qui est indigne de lui. Elle se sent investie d’une mission divine et par conséquent les meurtres qu’elle accomplit ne la culpabilisent pas.

De plus, laisser s’exprimer la violence est le seul moyen qui calme son désespoir et permet à son fils de l’approcher. En fin de journée, lorsque la haine revient, il s’éloigne d’elle.

La patiente ne s’en est pas encore pris à Alphonse Roussel car il est plus facile de tuer de parfaits inconnus. Elle se contente d’appels téléphoniques et de crever les pneus des vélos, pour le moment...

Les autres
Si l’on regarde attentivement les passants, on remarquera que certain d’entre eux sont également accompagnés de formes lumineuses et bienveillantes. Ce sont ceux qui croient à l’existence de l’âme et qui acceptent de calmer leurs pulsions assassines durant la nuit.
A la tombé de la nuit, le soigneur qui vient de perdre un proche, va devoir résister à sa séquelle « Soif de vengeance » (jet sous FOI) sous peine de sortir dans la rue pour satisfaire ses tendances meurtrières. A lui de voir comment, mais il a franchement des envies de meurtre... S’il laisse parler ses pulsions, il va sentir une présence à ses côtés. Va-t-il y croire ? Lui donner forme ?

Les fantômes

On peut se renseigner auprès des représentants des différents cultes ou à la bibliothèque. En résumé, on estime que certains esprits restent sur terre s’il leur reste quelque chose à accomplir accomplir (une action particulière qui leur tenait à cœur, atténuer la souffrance de leurs proches...). Ces esprits peuvent être bons ou mauvais, tout dépend de ce qu’ils étaient de leur vivant. On les appelle fantômes ou âmes errantes. Seuls ceux qui croient en eux peuvent les voir.


COMMENT CONCLURE

Il faut que Marie réussisse à faire son deuil.

Il faut lui démontrer qu’elle doit laisser partir l’âme de son fils, que Dieu l’accueillera à ses côtés et que sa place n’est plus ici. Elle fait preuve d’égoïsme en le gardant auprès d’elle. C’est l’argument qui a le plus de chance de la convaincre car le bonheur de son fils était ce qui comptait le plus pour elle.

On peut lui démontrer que Dieu en ne punissant pas les coupables fait preuve de clémence et qu’elle doit faire de même. C’est ce que préconise sa religion.
De plus en tuant des gens, elle laisse un grand vide chez leurs proches qui sont sûrement des gens honnêtes et qui souffrent tout comme elle.

Il faudrait aussi qu’elle accepte de pardonner à Alphonse Roussel car on peut craindre qu’elle ne s’en prenne vraiment à lui dans la réalité.

Quoi qu’il en soit, rappelez-vous que Marie ne se laissera pas facilement convaincre. Elle ne souhaite pas guérir car ainsi elle garde son fils à ses côtés.


ANNEXES :

Les malfrats

- SAVOIRS : Combat au corps à corps (6), Arme (5), Connaissance des lieux malfamés (8), Sourire méchant (9)

- AMIS : autres malfrats (7)

P.-S.

UN scénario de Karine Paquot



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