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Gulbon le Prodigue

Cultes & Religions

lundi 1er septembre 2003, par Sigfrid

Histoire et théologie

Origines

La religion de " Gulbon, le prodigue " fait parti de la vaste croyance ayant prit naissance entre le Verbleau et l’Arbenfeld. Elle fait parti de l’ensemble des gulbins, avec les religions de Woof, Olanfer, les Esseliens et les Pacticiens. Tous ayant en point de mire un dieu bienfaiteur, généreux et tourné vers la prospérité de la terre et des hommes pour leur propre épanouissement.

La religion originelle des gulbins prit naissance vers -30AE (Année de l’Empire) suite à un miracle dont furent témoins 7 hommes et femmes en quête de spiritualité. On dit que dans une vallée aride, alors qu’ils la traversaient en se lamentant et se demandant pourquoi sur ces terres la désolation était de mise, ils découvrirent en se retournant que sous leurs pas s’élevait herbe et végétation et se propageât. Ils virent les animaux s’éveiller de la roche pour bénéficier de ces bienfaits et une voix leur vint des cieux pour leur dire qu’auparavant nul avant eux n’avaient exprimé autant de regrets sur la désolation de ces terres. L’histoire veut qu’ils aient écrits à partir de ce jour le " Codex de prospérité ", base des écrits des initiateurs. Ce passage en particulier étant relaté comme le " Miracle de la Vie ".

Vers 650 (après les guerre d’Arbenfeld), les gulbins se séparèrent en 2 cultes distincts avec d’un côté les Gulbons (se tournant majoritairement vers la Burgonnie) et les temples de Olanfer pour le Salthar. Le culte de Gulbon connut deux autres scissions. Une relativement importante en 1010 avec l’apparition des Esseliens qui préconisaient la pauvreté du clergé en redistribuant les richesses aux pauvres. Ceci plus en réaction à l’ordre de Woof qui prît de l’influence au Salthar et qui prônait la richesse personnelle et individuelle. La seconde, plus mineure, vint vers 1025 avec l’apparition des Pacticiens qui tenaient sensiblement le même discours que les Esseliens et dont les différences étaient plus d’ordre cléricales que théologiques.

Théologie

Le culte de Gulbon est resté le culte le plus proche de la religion originelle des gulbins et certainement la plus fidèle aux préceptes des initiateurs originaux. Gulbon a créé la terre, ses richesses et ses créatures et les hommes sont les garants de toute cette prospérité.

Fertilité, prospérité et générosité sont les mots clés des gulbons. Si le Prodigue a créé tout ceci, ce n’est pas pour que certains s’accaparent les richesses en laissant des démunis. La richesse est toléré à partir du moment où l’on en fait profiter les moins favorisés et que l’on partage ce que Gulbon as donné. Le clergé accepte les mêmes règles et bien qu’accumulant les biens, il aide les plus pauvres pour qu’ils puissent au minimum manger à leur faim. Contrairement au culte de Woof, plus individualiste, les gulbons prônent donc le partage, même si cela fait parfois grincer quelques dents auprès des nantis, y compris au sein même du clergé. Mais Gulbon est le créateur et peut reprendre à qui ne sait pas partager avec autrui.

Ceci implique certains autres points qui ont finis par apparaître au cours des âges. L’ouverture d’esprit, le respect des autres et le désintéressement sont également des points forts. La famille est également une valeur forte et sure, comme le veut le principe de fertilité. Le plus gros problème des gulbons vient de leur fâcheuse propension au gaspillage...

Organisation

Clergé

Les initiateurs sont bien entendu les plus hauts membres du clergé, tout comme pour les autres cultes appartenants aux gulbins. Ils sont au nombre de 7, à l’image des 7 premiers initiateurs et sont les plus hauts garants du Codex, dont ont dit que l’original serait gardé à Sombalium, dans la basilique. Ils exercent leur fonction à vie à partir de leur nomination par les autres initiateurs. Si par malheur tous les initiateurs venaient à disparaître ensemble, ce qui c’est vu une fois en 624 et qui a donné lieu à un guerre de succession interne pendant près de 3 ans, un conseil restreint de régisseurs (préalablement élus) sont chargés d’assurer l’intérim avant la nomination des nouveaux initiateurs. Les initiateurs représentent le plus haut pouvoir clérical au sein du culte et ont pour charge de gérer le développement de la foi et surtout l’organisation pratique et politique du culte. Bien entendu, des scribes et pages sont à leur service pour les décharger des tâches pénibles et traditionnellement le scriptorium est sous leur autorité directe. Les sept initiateurs ont également pour tâche de nommer les différentes personnes aux postes à responsabilité à savoir ; les régisseurs, les propagateurs de la foi et les maître-pages.

Les régisseurs peuvent avoir plusieurs fonctions au sein du clergé. Ce sont des personnes de grande autorité et grande sagesse qui peuvent prétendre à devenir initiateur si l’un des sept quittait son poste. Ces derniers choisiraient alors le ou les remplaçants parmi les régisseurs. En attendant, ils sont nommés à la direction des différents temples et sont chargés de les gérer. Mais les régisseurs ne sont pas que des gestionnaires, ce sont aussi des théologiens et participent aux débats et à la formation des autres membres du clergé, surtout envers les propagateur de la foi. Une dernière fonction peut également leur échoir, celle de suppléant. Les places ne sont pas nombreuses, seuls 5 suppléants sont nommés par les initiateurs en cas de problème. Ils assistent généralement aux conseils et décisions des initiateurs sans avoir toutefois le droit d’exprimer leur opinion sur les décisions prises (à moins d’y être invité). Ils sont sensés pouvoir assurer l’intérim des initiateurs si ces derniers viennent à disparaître et sont formés dans ce sens. Cette place est également souvent perçue comme l’antichambre du rang d’initiateur, mais ce n’est pas indispensable. Souvent, les initiateurs vont aussi chercher des régisseurs qui n’ont pas étés suppléants.

Les propagateurs de la foi ont un rôle interne en enseignant la théologie aux différents prêtres et élèves de l’ordre, mais également en menant les différentes cérémonies aux temples. Ils donnent les bénédictions aux croyants et prêchent la bonne parole. Ce sont les membres les plus actifs et les plus en vue des fidèles.

Maîtres-pages. Ils sont les garants des écritures et du " Codex de prospérité ", l’original étant d’ailleurs détenu par les gulbons à la basilique de St Alban. Ils veillent sur les écrits et au bon fonctionnement des scriptoriums présents dans chaque temples.

Les prêtres, outre leur rôle d’assistants de cérémonie qu’ils doivent aux propagateurs de la foi, se chargent également de tenir les temples campagnards (de taille modeste) ainsi que de s’occuper des différents autels qui ne manquent pas de fleurir au Verblau et en Artaille. Les prêtres se chargent donc des tâches quotidiennes de chaque temple, parfois seuls ou avec de jeunes apprentis.

Les repentants. Un bien curieux nom pour cette caste un peu à part dans le clergé. Les repentants sont en fait d’anciens croyants ayant commis des fautes graves et qui ont préféré servir le clergé dans une tâche bien peu reluisante plutôt que d’être exécutés. Leur fonction, l’exécution des punitions et sentences de mort. En un mot : Bourreau. Ils sont bien entendus anonymes pour le public sous leur cagoule et se perdent en prières après chaque exécution. Généralement on devient repentant par la force des choses, on ne choisi pas cette voix par pur plaisir.

Lieux (temples, églises, lieux sacrés)

- Temple de Ste Méria d’Olméria

Nous commençons par le temple de la capitale burgonne, mais il ne s’agit pas du plus important, étant donné la coutume d’Olméria qui veut des lieux religieux restreints. A l’instar des autres temples de la capitale, le temple de Ste Méria ressemble plus à un simple autel entouré de quatre murs. Un prêtre, dont la maison est accolée au temple, vient y donner les bénédictions rituelles et y prêcher la bonne parole, voire parfois des consignes qui n’ont rien à voir avec la religion. C’est dans ce temple qu’est donné la voix officielle du clergé au peuple d’Olméria lorsqu’il s’agit d’impliquer politiquement les fidèles pour faire contrepoids aux décisions du royaume. Il ne s’agit pas du seul autel de la ville, mais c’est celui où l’on ne parle pas que de religion.

- Basilique St Alban de Sombalium

Le grand édifice élancé est un signe qui ne trompe pas. Bien que ressemblant au temple de St Ernestio des adeptes de Woof, toutes proportions gardées, ne vous trompez pas, l’original est bien la basilique des gulbons. D’ailleurs sa taille impressionnante est là pour rappeler la prédominance et l’importance de la religion gulbonne en Burgonnie. Sa richesse aussi...
La basilique de St Alban est également le siège du pouvoir religieux gulbon aussi bien pour la Burgonnie que pour le Salthar. Les 7 Initiateurs dirigent le culte depuis Sombalium.
Notons également que c’est dans les murs de cette basilique que l’original du " Codex de la Prospérité " est enfermé. Jalousement gardée, la basilique de St Alban est également le seul édifice religieux gulbon gardé (par des adeptes zélés et endoctrinés) de la Burgonnie.

- Tombeau de Maralie

Entre montagne et océan, dans la bande de terre à la pointe Est de Stomilie fut découvert il y a de cela presque 250 ans, un tombeau étrange, ancien. Sur la porte en pierre, renfoncée dans la montagne et protégée par une avancée de pierre de quelques mètres, était gravé un bas relief à l’image de l’actuel symbole représentant l’ordre des gulbons. C’est l’inscription en ancien burgon qui permis de prendre conscience qu’il s’agissait d’une éminence passée de l’ordre. Un seul nom inconnu, Maralie. Les noms des Initiateurs étant référencés depuis plusieurs siècles, il ne pouvait s’agir que d’un Initiateur très ancien, voire peut-être l’un des sept premiers. L’étude du texte gravé avait tendance à confirmer cette hypothèse, enfin, selon certaines sources... car la polémique enfla. Personne ne souhaitait ouvrir le tombeau, qui commençait à prendre des allures de lieu sacré, pour trouver des indices. Quant à pénétrer à l’intérieur par magie, ce sacrilège n’est même pas pensable... Aujourd’hui le tombeau de Maralie est un lieu de pèlerinage et de recueillement.

- La maison des fidèles

A Stomilie, outre le temple dédié aux locaux, se situe aux faubourgs de la ville un temple dédié aux pèlerins se dirigeant vers le tombeau de Maralie. Outre l’autel et les offices religieux, cet édifice propose un hébergement et repas gratuit pour les fidèles (ainsi qu’une écurie). Les membres du temple gardent et entretiennent les montures laissées en pension, car la fin du voyage doit impérativement se faire à pied.

- Les Saintes Vallées

Au sein des montagnes du Haut Melkiar, au centre du triangle formé par Miskalio, des mines d’Ezar et Orgal, se situent des vallées fertiles, riches en faune et en flore. Etrangement, aucune ville ni hameau en ces lieux et ce sur près de 200km de long ! Le clergé gulbon a en effet obtenu le statut de site sacré (et donc inhabitable) auprès du pouvoir. Ce statut spécial date de l’an 758 et reste respecté par la population très croyante du royaume. De toute façons, ce ne sont pas les terres fertiles qui manquent en Burgonnie... Le clergé Gulbon (alors encore intouché par les schismes, hormis celui de Woof), décréta ces lieux comme lieux saints suite à une étude poussée du Codex de Prospérité. D’après certains recoupements, ces vallées font de bonnes candidates à la manifestation divine qui marqua l’origine de leur culte.

- Temple des sœurs Fargo

Seule construction au sein des Saintes Vallées, ce temple offre l’asile à un petit ordre rattaché au clergé Gulbon. Dans ce temple, des femmes se chargent de la surveillance des Saintes Vallées. Elles passent leur temps entre dévotions et exploration des vallées et forêts, afin de guetter toute détérioration du lieu. Une prêtresse gulbonne détachée en ce lieu se charge des offices religieux. Quelques hommes sont présents pour s’occuper des tâches d’entretient du temple, mais aussi afin de permettre aux femmes de l’ordre de célébrer certains rites, comme celui de fertilité.

- Cathédrale de Tamota

Edifiée en 1022 en lieu et place de l’ancien temple ayant sombré dans les eaux après un glissement de terrain. Cette cathédrale est un des hauts lieux religieux des gulbons et se targue d’être le plus grand temple proche de la capitale, qui est tout de même à 300km. La cathédrale de Tamota est surtout la plus haute instance religieuse chargée de la gestion administrative des temples de Sordolia.

- Cathédrale de Imégie

La capitale provinciale de l’Artaille possède également sa cathédrale afin de pouvoir administrer les différents temples du sud. Sa relative décentralisation par rapport aux autres provinces du sud s’explique par sa date d’édification en 517. L’Artaille n’étant pas encore aussi développée à cette lointaine époque. De nos jours, cela commence à poser des problèmes d’organisation pour les villes les plus australes du pays et le clergé commence à regarder s’il ne serait pas mieux de construire une autre cathédrale ailleurs en remplacement (ou en plus de celle d’Imégie). Bien entendu, le pouvoir religieux à Imégie ne l’entend pas de cette oreille.

- Temples St.Augustino de Miskalio et Ste.Armela de Orgal

Bien que n’ayant pas d’importance particulière au niveau du clergé, ces 2 temples comptes parmi les plus grands temple de Burgonnie, à tel point qu’ils pourraient presque rivaliser avec la cathédrale de Tamota. La raison en est bien simple, ils attirent à eux bon nombre de fidèles lors du pèlerinage des Saintes Terres et de la Grande bénédiction. Il faut donc bien pouvoir accueillir toutes ces ouailles et les héberger...

- Cathédrale de Helz

Le centre du clergé Gulbon sous juridiction du Salthar. Ce sont les régisseurs de Helz qui se chargent de régler les affaires et de répartir les richesses au niveau des temples au Salthar. Ce sont également eux qui traitent avec le pouvoir saltharite pour toute implantation de nouveau temple. En lien régulier avec les initiateurs de Sombalium, ils tentent de faire appliquer les décisions globales de la part du culte, tout en regardant dans quelle mesure elles n’entrent pas en conflit avec les lois saltharites.

- Temple St Georju de Linavia

L’un des rares temples de la vallée du Linamaz au Salthar et le plus important. Son existence a pu être possible à cause de la route des caravanes, donnant ainsi la possibilités aux fidèles de pouvoir prier leur divinité sans problème. Il a été le fruit d’une longue négociation entre le clergé et le pouvoir, mais ce temple existe maintenant depuis un peu plus d’un siècle et perdure.

Vêtements et symboles

Le symbole des gulbons représente une botte d’épis de blés sur un tapis de feuilles de chêne, cerclé d’un rond de lierres tressés. Il représente la fertilité apportée par les Initiateurs. Il a été adopté à la suite de la découverte du tombeau de Maralie, sur lequel ce symbole était gravé. Ce symbole est présent partout, à l’entrée des temples, au dessus des autels et sur les pierres tombales des morts. Auparavant, le symbole officiel de l’ordre était une couronne de blé entourant un soleil.

Parmi les différents accessoires religieux hautement sacrés, on compte bien entendu une copie du Codex Prayalis (Codex de Prospérité) écrit en ancien burgon, tel qu’il était à l’origine. Chaque prêtre possède un petit exemplaire regroupant les psaumes, bénédictions et quantiques importants. Lors des office, l’ouvrage complet est disponible.

La sainte onction fait également parti des accessoires des membres du clergé. Fait à base d’huile d’olive, cette huile est ensuite bénie par des propagateurs de la foi ou les régisseurs les plus méritants et les plus dévoués. Cette huile ne périme pas mais ne sert que pour certaines bénédictions (un point d’huile est donné entre les sourcils).

Les vêtements, quant à eux, sont plutôt richement décorés avec des tissus de qualité. La chasuble de offices et bénédictions est jaune, avec brodé en motifs verts le symbole du culte. Les manches et l’intégralité de la chasuble est rehaussé de petites sur-piqûres jaunes et blanches en soies. Une mantille blanche repose sur les épaules des prêtres (verte pour le propagateurs) et une coiffe jeune et ronde, ceinte d’une couronne de lierre repose sur leur tête. Lors des rites funéraires, la chasuble est pourpre, sans fioriture particulière.

Les initiateurs sont les seuls à porter une chasuble verte, rehaussée d’or, en toute circonstance. Les régisseurs portent une chasuble blanche veinée d’argent.

Les maîtres-page endossent la tenue des propagateurs, mais portent distinctement à la ceinture la clé des ouvrages sacrés du scriptorium, liée à une plume d’oie.

Codes et traditions

Règles, rites et tabous

Toutes les prières sont prononcées en ancien burgon, telles qu’elles apparaissent dans les textes originels. L’apprentissage de cette langue ancienne est la première chose apprise par les jeunes prêtres lorsqu’ils rentrent dans les ordres de Gulbon. Gare à ceux qui ne respecteraient pas cette tradition ! Il s’agit d’une faute passible d’excommunication. Cela ne concerne bien entendu que les membres du clergé, les fidèles ne maîtrisants plus cette ancienne forme de langage.

La pain des sacrements est distribué avant tout office religieux important. Ayant plus la forme d’une galette (sans levain), celui-ci est rompu par les prêtres et distribué dans des paniers de feuilles et plantes tressées. Le pain des sacrements est issu d’un blé cultivé par les prêtres sur des terres spécialement consacrées. Les semis de blés sont également bénis et issus des réserves cléricales. Les prêtres évitent de les mélanger aux autres grains, mais rien n’impose de moudre les grains en farine dans un moulin dédié.

Le principe de fertilité est bien entendu très fort chez les gulbons. Cela fait parti des préceptes de base de la foi. Seuls les anciens adeptes de Olanfer avait plus ou moins écartés cet aspect de la religion. Cela dit, il est un peu moins libéral chez les gulbons que ce que l’on peut trouver chez les adeptes de Woof. Les couples sont encouragés à enfanter, mais au sein d’une relation bénie par les prêtres. Afin de satisfaire pleinement au principe de fertilité, deux fois par mois est donné une bénédiction auquel les couples légitimes peuvent êtres bénis afin que Gulbon les aident à avoir une belle descendance. Cette bénédiction termine par l’aspersion d’eau bénite.

L’adultère est une faute grave qui est réprimée sévèrement par le clergé. Est bien entendu considéré comme adultère tout acte ne se faisant pas avec son épouse. Contrairement aux adeptes de Woof qui peuvent également réaliser leur rite de fertilité avec des femmes recueillies, il n’en est pas de même chez les gulbons (et autres gulbins en règle générale). Tant que l’on n’est pas marié, en revanche, toutes les extravagances sont autorisées...

Comme chez tous les gulbins, le fait de tuer un enfant à naître va à l’encontre des préceptes de fertilité. Il s’agit d’un cas très grave qui est considéré comme une malédiction pour la famille qui en est responsable. Il faut différencier la fausse couche du véritable avortement. Dans le premier cas, c’est que Gulbon en a décidé ainsi, mais dans le second, c’est attirer sur soi la pauvreté et le malheur. Il est bien entendu interdit de refuser d’enfanter.

Rite des semences. Pendant tout le printemps, des bénédictions de la terre sont organisées afin de favoriser les cultures. Chaque temple cultive un jardin dans lequel pousse des aruses, une plante fournissant de multiples graines qui ont la particularité d’êtres normalement stériles... La bénédiction des prêtres permettent la germination et donc la création d’autres aruses qui donnent à leurs tour des graines stériles. Dès le début du printemps et ensuite lors de chaque période de semailles, les paysans plantent dans leurs champs une graine d’aruse fournie par les prêtres et qui doit être bénie par un prêtre et arrosée par de l’eau bénite. Aucun engrais ni lisier d’aucune sorte ne doit venir recouvrir la parcelle de terre où est plantée la graine d’aruse, sous peine d’attirer la stérilité des champs pour l’année à venir.

Le mariage n’est officiel que lorsqu’il se déroule dans un temple (ou chapelle) béni par un prêtre. Les membres du clergé en Burgonnie ne sont pas les seuls à assister à la cérémonie, puisque des clercs du pouvoir se chargent de consigner les événements et compléter les archives (généalogie oblige). Les mariés doivent se présenter au temple en ornant une couronne de fleurs ou de feuilles d’olivier tressés (en fonction des régions). Il doivent se prémunir chacun d’un bout d’étoffe brodé, gage de leur dévouement, qu’il devront s’échanger après que le prêtre les y invite. Chaque marié doit être accompagné par un couple de témoin. Ce couple doit obligatoirement avoir déjà enfanté pour leur transmettre leur aura de fertilité. Après l’échange des étoffes, les mariés boivent un peu de vin dans la même coupe pour clôturer la cérémonie. Un plantureux repas, béni par le prêtre, doit obligatoirement suivre pour s’attirer richesse et prospérité. Chez les adeptes de Gulbon, comme pour la plupart des gulbins, il faut noter que les mariés ne doivent pas nécessairement être vierges avant le mariage. En effet, il ne faut pas contrarier les élans de la jeunesse et cela irait à l’encontre du principe de fertilité de la communauté.

Le mariage n’est autorisé qu’entres personnes de familles différentes sans aucun lien direct à partir de 16 ans (pour les femmes), comme le veut la tradition burgonne. Certaines alliances entres cousins sont permises s’ils ne sont pas de même sang (paternel ou maternel) sur 3 générations. L’alliance de proches parents est tabou. L’acte sexuel entre eux également. L’homosexualité est condamnée pour le principe, mais non réprimée en Burgonnie. Bien que ne pouvant donner naissance aux fruits de la fertilité, la société burgonne pousse parfois à ce genre de libéralisme des mœurs. Cela dit, aucune union n’est possible entres couples homosexuels.

Comme la plupart des gulbins, richesses (y compris celle du clergé) et abondance sont synonymes d’honneur envers les principes des Initiateurs, mais chez les gulbons, le partage est également indispensable. Lauray étant le jour de des aumônes, les nantis doivent apporter leur aide financière et nourricière aux temples afin que ces derniers puissent aider les pauvres. Ne pas le faire trop longtemps ou dans de trop faibles proportions risque d’attirer sur les contrevenants les réprimandes du clergé.

Le repas doit être précédé d’une prière à Gulbon avant chaque entame. Les repas sont exclusivement végétariens lors de Jaray et Veray. Seray étant traditionnellement garni de plats plus copieux. Les boissons fermentées (vin et bière la plupart du temps) doivent également être bénies par les prêtres avant consommation. Cela se fait lors de la mise en fûts. Le clergé en profitant alors pour prélever sa dîme en nature...

Le rite mortuaire se fait sous forme de mise en terre dans des lieux consacrés. Que ce soit un enterrement dans une tombe, ou dans un caveau dont les alcôves sont creusées sous terre. Le corps se doit de retourner à la terre qui l’a nourrit afin qu’il la nourrice également en retour. A l’instar des autres gulbins, un suaire enveloppe le corps du défunt. Une pierre tombale gravée du symbole de Gulbon scelle la tombe qui ne doit pas être violée. Lors de la cérémonie des dernières prières, toutes les personnes proches de la famille peuvent assister à la mis en terre. La coutume veut également qu’un repas soit organisé par la plus proche famille du défunt. Cependant, mis à part le clergé et les clercs de l’administration burgonne, seule la famille sur 3 générations est conviée.

Punitions et bannissement

Toutes les mentions au statut divin font référence au Channeling Companion (RMSS & RMFRP) et seront abrégée SDv.

- Faute de parole

La faute de parole ne concerne que le clergé et se produit lorsqu’un prêtre ne prononce pas ses prières en ancien burgon, telle que le veut la tradition (statut divin à 4).
Lors de la première faute constatée, le fautif doit faire pénitence pendant 1 mois. Cela se traduit par le fait qu’il est de toutes les corvées, qu’il lui est interdit de donner les messes et qu’il reçoit un coup de fouet par jour pendant ce mois. A l’issue de cette période de pénitence, il réintègre ses fonctions (SDv 5).
Lors d’une seconde faute, c’est l’excommunication pure et simple (SDv 1). Avec le temps, il pourrait éventuellement tenter de réintégrer l’ordre, mais jusque là, aucune personne excommuniée de cette sorte n’est revenu dans l’ordre.

- Pénitence de l’avarice (prise en charge d’un banquet aux pauvres)

Les nantis qui oublieraient le rite de l’aumône un peu trop souvent se voient contraints d’organiser un banquet en l’honneur des pauvres (perdent 1 niveau de SDv tant que ce n’est pas fait). S’ils refusent l’organisation du banquet, le prêtre prononce les paroles de l’Avertissement (v. plus bas). Si le noble ne se plie pas, il subit la Répudiation (SDv 3).

- Peine des infidèles

Comme on l’a déjà dit, un acte d’infidélité peut être extrêmement lourd de conséquence (SDv 3, " Unfaithfull "). Si le fautif se dénonce de lui même aux prêtres, il subit un châtiment donné par le clergé, mais la sentence sera donnée discrètement. Si elle est appliquée correctement et avec un sincère repentir, cela permet de retrouver un statut décent de bon croyant (SDv 5). Cette peine correspond en une série de petits châtiments corporels et de travaux pour la paroisse. Des prières journalières pendant une semaine de repentir et un redoublement d’affection pour son compagnon avec un rite de fertilité quasi quotidien pendant 1 mois (24 jours sur le calendrier officiel). Par contre, si l’adultère a été dénoncé, outre les conséquences et sentences déjà évoquées au chapitre précédent, le rejet et le sentiment d’abandon est très fort (stade " Unworthy " sur l’échelle de statut divin).

- Crime des Innocents

Le crime d’un enfant provoque le pire des châtiments pour l’un des actes les plus horribles qu’il soit aux yeux des gulbins. Dans certains cas, les coupables sont tout simplement passibles de mort après une cérémonie de répudiation auprès de l’ordre. Dans la plupart des cas, cependant, la cérémonie de répudiation se transforme en bannissement à vie et le fautif est considéré comme damné (SDv 0, " Damned ") et sans aucun espoir de pardon. Cette cérémonie est très grave et se déroule chaque Veray au besoin. Elle reste cependant assez rare. Tout le clergé est alors présent, ainsi que les fidèles. Alors que le coupable est enchaîné dans une cage, vêtu de haillons, les paroles du bannissement sont prononcées par le prêtre qui officie, repris en cœur par le reste du clergé, les fidèles devant garder silence. Le crâne de la personne est rasé et un cercle de couleur rouge est tracé sur tout le contour de sa tête (au niveau du front) avec une encre réputée indélébile. Détaché, le coupable est ensuite mis à l’abandon sur les routes. Il n’a bien entendu aucunement le droit de se présenter de nouveau dans les temples gulbins.

- Paroles de l’Avertissement

Elles sont dictées pour mettre en garde le fidèle qui s’écarte des préceptes et de ses obligations envers Gulbon. Le fidèle perd de la crédibilité envers Gulbon (SDv descend de 1 niveau) et doit modifier et corriger ses actes pour retrouver son rang (il retrouve le niveau de SDv perdu).

- Répudiation

La répudiation est une sentence donnée par les prêtres envers un fidèle qui ne serait pas rentré dans le droit chemin après les Paroles de l’Avertissement. Il devient plus difficile pour lui de bénéficier des bénédictions (SDv 3), mais n’est pas interdit de clergé. Avec le temps il peut donc retrouver un meilleur statut, mais ça peut être long...

- Punition des voleurs

La plupart du temps, il s’agit d’infidèles, voire de mécréants ou d’étrangers peu au courant des coutumes en Burgonnie. Tout acte de vol dans un temple (d’un bien du clergé ou d’un fidèle) est puni par l’amputation de la main droite en place publique. Le voleur est d’abord traîné à demi nu dans la fange jusqu’à l’estrade où aura lieu la punition. La main est coupée par un des repentants et un seau d’eau froide est ensuite jetée sur le coupable. La saleté de l’âme (représentée par la fange) est lavée après la punition. Si un voleur est surprit une seconde fois, c’est la tête qui va être tranchée...

Fêtes et jours saints

- La grande bénédiction ; le 6 Faucon

En l’honneur de la manifestation divine qui donna naissance au culte. Cette journée est chômée et dédiée à la contemplation et aux prières. Un office religieux est bien entendu organisé où les écritures du Codex sont lues, dont le fameux passage du Miracle de la Vie à l’origine du culte. La plupart du temps, les croyants aiment à coupler ce jour avec le pèlerinage au Saintes Terres. Miskalio et Orgal voient ainsi leurs population augmenter de façon conséquente lors de cette période.

- Fête du renouveau ; 1er jour d’Aurore

Ainsi, le premier jour du printemps marque le début des rites de la fertilité. Ce jour précis, une courte cérémonie à lieu au temple afin de bénir les fidèles pour la nouvelle année qui commence. Les fidèles organisent chants et danses. Les couronnes de fleurs y sont largement distribuées. Les réserves alimentaires étant généralement plus faibles après l’hiver, aucun plantureux repas n’est généralement au programme, comme cela peut être après un mariage. Les fidèles viennent au temple avec des sacs de semence pour être bénis par les prêtres. Ces grains seront mélangés avec le reste des semis avant l’essaimage. Le rite de fertilité est généralement au programme le soir dans les chaumières et clos cette journée.

- Les sept jours du recueillement ;

Ils marquent les disparitions des 7 initiateurs primordiaux. Ce sont les seuls jours des privation dans l’année et en mémoire des 7 saints. Il s’agit des jours 15 Floraison, 6 Orge, 9 Dragon, 1er Equinoxe, 22 Equinoxe, 13 Sapin, 22 Sapin. Ce sont généralement des jours de jeûne et de recueillement lors des prières aux temples. Les dernières paroles de chacun des membres, précautionneusement répertoriés dans le Codex, sont relatées lors de ces prières.

- La bonne pitance ; le 12 Dragon

A la moitié du dernier mois d’été, après les récoltes est traditionnellement organisé des victuailles géantes dans les villages. L’ensemble des croyants du village (à laquelle se joint parfois les non croyants) se réunissent pour célébrer la prospérité des récoltes. Le ou les prêtres se joignent à la communauté, s’ils sont présents, afin de bénir le repas. Des repas pantagruéliques communs sont donc organisés sur les places de village. Cette tradition a également touchée les quartiers des villes depuis environ 90 ans. En général, les habitants rigolent jusque tard et finissent saouls.
Bien entendu, lors des mauvaises saisons, le cœur y est moins, tout comme les quantités. Il est même arrivé qu’elles soient annulées certaines années, tant les récoltes avaient été mauvaises. Ce qui est une véritable catastrophe, car cela implique généralement la disette, voire la famine pour l’hiver à venir.

- Pèlerinage des Saintes Terres (Printemps - Aurore, Floraison et Faucon)

Il est de coutume, une fois par an de faire une marche vers les Saintes Vallées. La plupart s’arrêtent à Miskalio ou Orgal, mais certains vont se recueillir au temple des sœurs Fargo. Il n’y a pas de date particulière, ça doit juste se passer au printemps. Une fois là-bas, les prêtresses donnent quelques semences ayant poussées sur ces terres sacrées. Ce pèlerinage n’est pas obligatoire, mais est très apprécié de la plupart des cultivateurs.

- Pèlerinage de Maralie ; Solstice

Tous les ans, a partir du début de Solstice, un pèlerinage est organisé vers le tombeau de Maralie. Cela dit, chaque fidèle n’est tenu d’y aller que tous les 5 ans. Etant relativement central en Burgonnie, chaque fidèle parmi les plus fervents dédie donc ce mois de Solstice au pèlerinage vers la pointe de Stomilie.

- Fête du Solstice ; 1er jour de Etoile

A l’instar des autres religions (au moins celles ayant cours en Burgonnie), le solstice d’hiver est célébré par des fêtes, des chants et des prières (surtout les vœux). La violence est interdite, sauf cas de force majeure. Bien qu’étant en hiver, le repas amélioré. Ceci est dû au fait qu’une réserve spéciale est créé pour cette fête. Farine, légumes et fruits séchés y sont entreposés pour cette occasion. On tâche de faire un repas avec des mets non ordinaires et sortants du quotidien. Douze mets différents sont normalement au programme (1 par mois de l’année) et pâtisseries au miel et fruits doux et sucrés du sud du pays (et de l’Althusia) y sont fréquents. Chaque famille, même les plus pauvres, essayent d’avoir au moins l’un des 12 mets pour agrémenter le repas.

Fonctionnement

Financements

L’argent arrive en parti par les donations des fidèles. Les prêtres bénissent les fidèles pour leur apporter l’abondance, aux fidèles de rendre une partie de cette abondance aux prêtres. Les dons ne sont d’ailleurs pas exclusivement sous forme monétaire, mais également sous forme de biens, de services ou tout simplement en nature. Un fidèle apporte directement entre 5% et 10% de sa création de richesse pour les temples. Environ 5% supplémentaires en nature sont prélevés par le clergé lors de certaines bénédictions sur lesquelles ils prélèvent une dîme.

Mais le clergé Gulbon a d’autres atouts en la présence de terres arables qu’ils exploitent à des fins commerciales. Notamment du blé au autres céréales au Verblau et en Sordolia, ainsi que des moulins pouvant servir (en échange de taxes) à tous. Les vignobles d’Artaille servent à la confection de vins, dont certains réputés et appréciés de la noblesse. Tout ceci est assimilé aux tâches quotidiennes et les champs sont donc cultivés et récoltés par les prêtres. Ils peuvent faire recours aux fidèles s’ils ne peuvent se charger seuls des récoltes.

Liens politiques

En Burgonnie, le culte Gulbon est le plus important et possède certaines affinités avec le pouvoir, dont certains membres influant sont également des fidèles. Mais en vertu de la tolérance et l’équité religieuse en mesure dans l’empire de l’Est, aucune faveur n’est accordée aux gulbons. Le clergé Gulbon essaye parfois de faire contrepoids sur certaines décisions politiques, mais le pouvoir s’arrange toujours de la pluralité des clergés pour faire pencher suffisamment d’autres cultes dans son camp afin de garder l’avantage.

Au Salthar, les culte est sous surveillance, comme les autres et se réserve le droit d’intervenir dans les nominations des régisseurs. Le clergé Gulbon (par l’intermédiaire des régisseurs de Helz) est donc régulièrement en négociation avec le pouvoir saltharite afin de négocier, mais généralement c’est le Salthar qui a le dernier mot.

Religion et Rolemaster

Profession " Priest " - Sphère d’influence : Fertility

Avec les modifications suivantes :
- Profession Bonus : Influence (+10) et Outdoor*Environmental (+5)
- Spell List : Divine Magic (ChC), Life Mastery (SL), Prozelytizing (ChC), Protections (SL), Ceremonies (ChC), Nature Summons (SL)

Pré-requis

Initiateur
Training Package : Cloistered academic, Loremaster, Chancelor, Minister

Statut divin : 9
Régisseur
Training Package : Cloistered academic, Minister, Chancelor

Statut divin : 8
Propagateur de la foi
Training Package : Cloistered academic, Zealot, Missionary, Minister

Statut divin : 7
Maître page
Training Package : Cloistered academic, Loremaster

Statut divin : 6
Prêtre
Training Package : Cloistered academic, Minister

Statut divin : 6
Repentant
Training Package : Aucun...

Statut divin : 2 à 4 (c’est une punition...)

Les Training Packages (TP) ci-dessus sont mis à titre indicatif. Les joueurs souhaitant se convertir à Gulbon et souhaitant servir dans l’une de ces professions devront investir dans les compétences présentes dans ces TP. Que ce soit par l’acquisition de ces TP ou par l’équivalent en développement individuel de compétences.

Les TP " Minister " et " Chancelor " sont présents dans le " Channeling Companion " (versions RMSS/RMFRP), tout comme l’explication du " statut divin ". Les valeurs mentionnées ci-dessus représentent les valeurs minimales pour pouvoir prétendre à exercer la profession (tout nouvel adepte est au niveau 5).



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