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Woof, le dieu cerf

Cultes & Religions

samedi 8 juin 2002, par Sigfrid

Histoire et théologie

Origines

La religion de " Woof, le dieu Cerf " fait parti de la vaste croyance ayant prit naissance entre le Verbleau et l’Arbenfeld. Elle fait parti de l’ensemble des Gulbins, avec les religions de Gulbon, Olanfer, les Esseliens et les Pacticiens. Tous ayant en point de mire un dieu bienfaiteur, généreux et tourné vers la prospérité de la terre et des hommes pour leur propre épanouissement.

La religion des gulbins prit naissance vers -30AE (Année de l’Empire) suite à un miracle dont furent témoins 7 hommes et femmes en quête de spiritualité. On dit que dans une vallée aride, alors qu’ils la traversaient en se lamentant et se demandant pourquoi sur ces terres la désolation était de mise, ils découvrirent en se retournant que sous leurs pas s’élevait herbe et végétation et se propageât. Ils virent les animaux s’éveiller de la roche pour bénéficier de ces bienfaits et une voix leur vint des cieux pour leur dire qu’auparavant nul avant eux n’avaient exprimé autant de regrets sur la désolation de ces terres. L’histoire veut qu’ils aient écrits à partir de ce jour le " Codex de prospérité ", base des écrits des initiateurs.

Vers 650 (après les guerre d’Arbenfeld), les gulbins se séparèrent en 2 cultes distincts avec d’un côté les Gulbons (se tournant majoritairement vers la Burgonnie) et les temples de Olanfer pour le Salthar. Vers 715, une scission frappa les temples de Olanfer, devant l’austérité grandissante préconisée par les prêtres. Les adeptes de ce qui sera les futurs adorateurs de Woof se réfugièrent dans certaines vallées isolées au cœur des montagnes.

Ils prirent le symbole du cerf et nommèrent leur ordre à son nom (simplifié) dans la langue des Mun-Farîz (les nains). Ils refirent surface en Arbefeld tout d’abord, vers 870 en lieu et place des temples de Olanfer, suite à des problèmes climatiques et à une récolte catastrophique. Ils apportaient avec eux une discipline religieuse assouplie et plus proche de la religion originelle. Woof supplanta en peu d’années Olanfer qui ne survit encore aujourd’hui que marginalement. Vers 1010, un schisme se créa au sein du clergé de Woof et les dissidents créèrent l’ordre des Esseliens pour marquer leur désaccord sur certains points comme la richesse personnelle.

Théologie

Comme chez tous les gulbins, Woof est considéré comme le dieu qui donna vie à la terre, la rendit fertile et généreuse pour les créatures intelligentes qu’il sorti du sein de la terre. Sans Woof, la terre ne serait que roc et désolation. Woof est celui qui a donnée la vie et celui qui peut aussi la reprendre pour rendre le corps à la terre d’où il est sorti.

La fertilité, la prospérité de la terre, de soi et de sa famille sont les points importants de cette religion. Les adeptes sont donc très tournés vers la prospérité de la terre, mais également personnelle. Ainsi, la fertilité s’applique à la terre pour avoir de belles récoltes, mais également aux animaux et aux hommes. Faire ses prières à deux, de sexe opposé, est encore l’une des meilleures façon de prouver sa dévotion, car les enfants sont les fruits de la fertilité.

La richesse tant financière qu’intellectuelle est une façon de rendre hommage à Woof , cela fait parti de la prospérité et des fruits du labeur, car celui qui travaille doit toujours récolter les fruits de son travail et il est normal que celui qui travaille le plus et le mieux ai les meilleurs fruits.

Les pauvres ont naturellement tendance à rester un peu plus sceptique sur ce point, mais le clergé n’hésite pas à aider ceux dans le besoin en échange de quelque services auprès de la paroisse naturellement.

Woof est celui qui a créé et qui peut reprendre, gare à ceux qui ne prêtent pas attention à ses commandements et à sa foi car il peut être généreux ou impitoyable. Les prêtres sont là pour veiller...

Organisation

Clergé

A l’instar des autres gulbins et en souvenir des initiateurs et témoins du miracle, le clergé est dirigé par une congrégation de 7 prêtres que l’on nomme les " Initiateurs ". Ces derniers sont élus selon leur mérite, leur dévotion et leur sagesse. Ils restent généralement en poste à vie, sauf si certains décident de renoncer à ses charges plus tôt. Ils représentent le plus haut pouvoir clérical au sein du culte de Woof et ont pour charge de gérer le développement de la foi et surtout l’organisation pratique et politique du culte vis-à-vis des différents pouvoirs en place. Bien entendu, des scribes et pages sont à leur service pour les décharger des tâches pénibles et traditionnellement le scriptorium est sous leur autorité directe. Les sept initiateurs ont également pour tâche de nommer les différentes personnes aux postes à responsabilité à savoir ; les régisseurs, les propagateurs de la foi et les maître-pages.

Les régisseurs ont principalement deux fonctions au sein du clergé de Woof. Ce sont des personnes de grande autorité et grande sagesse qui peuvent prétendre à devenir initiateur si l’un des sept quittait son poste. Ces derniers choisiraient alors le ou les remplaçants parmi les régisseurs. En attendant, ils sont nommés à la direction des différents temples et sont chargés de les gérer. Mais les régisseurs ne sont pas que des gestionnaires, ce sont aussi des théologiens. Les régisseurs présents au temple de St. Clamaïon à Helz (le temple principal) participent notamment aux réunions, souvent houleuses, à la célèbre agora qui est un espace de débat entre les différentes communautés religieuses.

Les propagateurs de la foi ont un rôle interne en enseignant la théologie aux différents prêtres et moines de l’ordre, mais également en menant les différentes cérémonies aux temples. Ils donnent les bénédictions aux croyants et prêchent la bonne parole. Certains d’entre eux ont également pour mission, accompagnés de quelques moines, d’aller dans les campagnes et les lieux isolés pour convertir ou soutenir les populations. Ils sont nommés par les initiateurs, mais ils se chargent de choisir les moines et prêtres qui les accompagnent.

Les maître-pages sont les garants des écritures et du " Codex de prospérité ". Ils veillent sur les écrits et veillent au bon fonctionnement des scriptoriums. Mis à part les grands scriptoruims de St. Clamaïon et St Ernestio, il existe généralement un scriptorium, même modeste, dans chaque temple de Woof.

Prêtres et moines sont principalement là pour étudier et prier. Ils ont aussi un devoir fonctionnel envers les temples. Les prêtres, outre leur rôle d’assistant aux propagateurs de la foi, doivent s’occuper de toutes les tâches quotidiennes nécessaire au fonctionnement des temples. Les moines, quant à eux servent à l’accompagnement des propagateurs de la foi itinérants. Ils maintiennent également quelques points de présence dans certains lieux isolés, non pourvu de temples (et donc non occupés en permanence par des régisseurs) ou une chapelle tient pour lieu de culte. Les moines sont alors seuls une bonne partie de temps, entretenant la foi des villageois, en attendant les visites des propagateurs.

Bien que ne disposant par d’armée, des templiers sont au service des lieux de cultes principaux pour les garder. En fait, pour l’instant, seul le temple de Clamaïon dispose d’une garde un tant soi peu efficace et fonctionnant jour et nuit. Il faut bien dissuader les voleurs dans un pays (le Salthar) ou la croyance en un dieu quelconque n’est pas une évidence... Ces gardes sont souvent d’anciens soldats reconvertis et portés par leur foi en Woof, aucun n’a été formé en interne. A signaler que les temples de Woof installés en Burgonnie ne bénéficient d’aucune garde particulière. C’est un péché très grave de voler dans les lieux religieux là-bas.

Lieux (temples, églises, lieux sacrés)

Comme un certain nombre de religions originaires du Salthar, l’organe central du clergé se trouve à Helz, avec le temple de St. Clamaïon. Une partie de ce temple accueille donc les croyants pour les messes qui se tiennent 2 fois par semaine. Assez austère au niveau architectural (ancien temple d’Olanfer), la décoration interne est en revanche assez luxueuse avec des objets de bonne valeur. L’autre partie du temple est réservée au clergé, avec les lieux d’habitation des prêtres et des templiers, les dépendances et les salles de discussion et de travail. Toute la politique intérieure de l’ordre est déterminée ici, ainsi que les décisions concernant la propagation de la foi vers de nouveaux horizons.

Le temple des " Quatre frères " à Arnifol. La ville la plus proche de Helz compte bien entendu un temple en l’honneur de Woof et de nombreux fidèles. Il s’agit également d’un ancien édifice de Olanfer, reconnaissable au même type de structure que le temple de St. Clamaïon. Ici on tente également de s’attirer la sympathie des Libres Forestiers de Baomwalth, car eux seuls peuvent autoriser l’accès de la forêts aux étrangers. Mais pourquoi vouloir aller dans ces forêts ? Une légende raconte que la forêt de Baomwalth fût née après les bénédictions des sept premiers Initiateurs et qu’un cerf aux bois d’or leur serait apparu. Si ce fait n’est pas mentionné chez les autres cultes gulbins, il n’en est pas moins vrai que certains témoins (chasseurs ou aventuriers saltharites) affirment avoir vu furtivement un énorme cerf aux bois dorés. Si c’est le cerf originel, il doit forcément être d’essence divine pour avoir vécu près de 1300 ans, ou alors il s’agit d’une espèce propre aux forêts de Baomwalth. Quoiqu’il en soit, les Libres Forestiers refusent pour l’instant d’éclaircir le mystère, tout comme ils refusent officiellement l’accès aux autres peuples.

Temple de St. Jamis de Nevia. Proche de la frontière burgonne, ce temple reçoit également les visites de ces derniers, notamment la population paysanne vivant dans les campagnes de l’autre côté de la frontière. Ceci n’est pas pour plaire aux autorités saltharites, mais on dit que le bailli de Nevia est l’un des plus souples de tout l’Arbenfeld.

Chapelle de St Michelo. Dans une vallée montagneuse, bien au nord de Helz, se trouve une petite chapelle dans un village. C’est dans cette chapelle que le culte à prit racine après le schisme avec le culte de Olanfer. C’est à partir de celle-ci que les prêtres ont propagé la bonne parole dans les autres villages de la région. Bien que n’étant toujours qu’une chapelle isolée, un pèlerinage est régulièrement organisé pour rendre hommage à ce lieu qui marqua le renouveau.

D’autres petites chapelles parsèment les villages de l’Arbenfeld et les villages frontaliers du Verblau en Burgonnie. Elles ne sont pas habitées en permanence, mais des propagateurs de la foi ou des moines viennent y commémorer les différentes cérémonies.

Les villes burgonnes ne sont pas en reste et le culte étant également présent dans ce pays, les temples y sont également présents, à commencer par la ville de Sombalium. Ville mystique burgonne, avec un statut plus ou moins identique à celui de Helz au Salthar, Sombalium accueille le plus grand temple de Woof en Buronnie avec le temple de St Ernestio. Contrairement aux temples Saltarites (généralement bâtis sur les temples de Olanfer), le temple de St Ernestio est très fin, tout en hauteur et richement décoré. Ses vitraux, fabriqués à Almisie dans la province d’Artaille, sont parmi les plus réputés au sein des temples de Woof. Ce temple abrite aussi l’autorité cléricale pour la Burgonnie, qui reste cependant aux ordres des directives du temple de St Clamaïon de Helz.

Chapelle de St Flavio d’Olméria. Etrangement, peu de grands édifices religieux existent dans la capitale burgonne. La tradition veut que chaque citadin possède une alcôve dédié à leur dieu dans leur appartement. Pour certaines cérémonies néanmoins, les fidèles se rendent directement dans les appartement des prêtres ou dans de petites chapelles disséminées en ville. La chapelle de St Flavio est présente dans ce but. Un clergé relativement restreint existe et des offices sont célébrés régulièrement dans la semaine pour permettre à chacun de recevoir ses bénédictions.

Vêtements et symboles

Une tête de cerf stylisée (de face) de couleur or au centre d’un cercle vert, représente l’emblème des temples de Woof. Seul le cerf stylisé orne les toits des édifices, alors que les vêtements des prêtres en sont frappés.

Au niveau des symboles, tous les membres du clergé possèdent une petite croix en forme de " Y " et taillée dans des bois de cerf. Elle est le symbole sacré par lequel ils peuvent focaliser leur prières même lorsqu’ils ne sont pas au temple ou en possession de leurs habits de cérémonie.

Le " Codex de prospérité " (de son nom original " Codex Pralayis ") est le livre de foi des adeptes de Woof. Il recueille les témoignages et pensées des sept premiers Initateurs. Il a été traduit en saltharithe et burgon moderne afin d’être compréhensible par la majorité de la population. Chaque membre du clergé en possède un exemplaire qu’il prend avec lui lors de ses déplacements.

A l’exception des moines et propagateurs de la foi itinérants, tous les membres du clergé portent une robe de bure vert foncé, dont le torse est frappé de la tête de cerf dorée. Les itinérants portent une robe de bure marron, toujours frappée de la tête de cerf. La robe de bure est ceinte à la taille par des lanières de cuir tressés pour former une ceinture.

Il faut noter que des différences se font au niveau de la coiffe et des décorations de la robe pour les initiateurs et les régisseurs. Les robes sont généralement brodées au niveau des manches, blanches et or pour les initiateurs et rouges pour les régisseurs. Les coiffes sont à l’image de couronnes (de simples anneaux enserrant la tête) faites de bois tendre et léger pour les initiateurs. Les régisseurs, quand à eux, portent une calotte de tissu. Tous les autres membres du clergé ont juste droit à la " coupe au bol " et ne portent aucune coiffe.

Les autres fonctions ne sont pas différenciées au niveau vestimentaire dans leur activité journalière. En revanche, des habits de cérémonie existent en fonction des événements.

Les jours saints et lors des bénédictions, les prêtres portent une chasuble ocre, richement brodée et décorée. La mantille, une écharpe large reposant sur les épaules et descendant le long de la robe, est de couleur rouge tous les veray pour les actes de jugement (v. section " Règles, rites et tabous ") et de couleur ocre pour les prêches. Il est bon de signaler que chasuble et mantille ne sont jamais portés ensembles.

Codes et traditions

Règles, rites et tabous

Première remarque concernant toutes les cérémonies. Chez la plupart des gulbins, elles sont prononcées d’après d’anciens textes écrits en vieux burgon. Le culte de Woof, apparu assez tard a prit l’option de démocratiser un peu les prières pour que tous comprennent mieux les rites et paroles échangées. En cela, de nombreux textes ainsi que les prêches sont maintenant prononcés en saltharite ou en burgon moderne (selon le pays). Reste quelques prières laissées en langage initial, comme la prière aux morts ou les phrases de bénédiction finale qui restent en ancien burgon.

Le rite de fertilité est un acte qui se pratique en couple uniquement. Il est recommandé de le faire au moins le 10ème jour après les règles menstruelle de la femme, mais il peut très bien être pratiqué plus souvent si le couple le désire. Lors de ce rite, chacun doit procéder en premier lieu aux ablutions rituelles. Dans l’eau qui sert à ces ablutions, doit être mélangé une petite fiole d’essence de rose bénie par les prêtres des temples. Les prières de bénédiction doivent êtres faites par les deux membres du couple en récitant les vers en alternance et par trois fois. Les ébats sacrés peuvent alors commencer, non sans que l’homme se soit enduit son organe d’un peu d’huile de bogoya, sensé donner plus de vigueur. Ne pas pratiquer ce rite n’est pas passible de punition, tout juste de reproches de la part des prêtres. Cela dit un manquement prolongé (une année complète) sans l’accord des deux parties est passible de la " peine des abstenants " en cas de dénonciation aux prêtres.

Rite des semences. Pendant tout le printemps, des bénédictions de la terre sont organisées afin de favoriser les cultures. Chaque temple cultive un jardin dans lequel pousse des aruses, une plante fournissant de multiples graines qui ont la particularité d’êtres normalement stériles... La bénédiction des prêtres permettent la germination et donc la création d’autres aruses qui donnent à leurs tour des graines stériles. Dès le début du printemps et ensuite lors de chaque période de semailles, les paysans plantent dans leurs champs une graine d’aruse fournie par les prêtres et qui doit être bénie par un prêtre et arrosée par de l’eau bénite. Aucun engrais ni lisier d’aucune sorte ne doit venir recouvrir la parcelle de terre où est plantée la graine d’aruse, sous peine d’attirer la stérilité des champs pour l’année à venir.

Le mariage n’est officiel que lorsqu’il se déroule dans un temple (ou chapelle) béni par un prêtre. Certes, au Salthar, les couples doivent également passer aux temples de Séria pour la reconnaissance officielle par le pouvoir et également par précaution (ceux qui ne l’ont pas fait ayant eu quelques aventures malheureuses), mais les fidèles ne se sentent unis qu’après la cérémonie dans les temples de Woof. Les mariés doivent se présenter au temple en ornant une couronne de fleurs ou de feuilles d’olivier tressés (en fonction des régions). Il doivent se prémunir chacun d’un bout d’étoffe brodé, gage de leur dévouement, qu’il devront s’échanger après que le prêtre les y invite. Chaque marié doit être accompagné par un couple de témoin. Ce couple doit obligatoirement avoir déjà enfanté pour leur transmettre leur aura de fertilité. Après l’échange des étoffes, les mariés boivent un peu de vin dans la même coupe pour clôturer la cérémonie. Un plantureux repas, béni par le prêtre, doit obligatoirement suivre pour s’attirer richesse et prospérité. Chez les adeptes de Woof, comme pour la plupart des gulbins, il faut noter que les mariés ne doivent pas nécessairement être vierges avant le mariage. En effet, il ne faut pas contrarier les élans de la jeunesse et cela irait à l’encontre du principe de fertilité de la communauté.

Le mariage n’est autorisé qu’entre personnes de famille différentes sans aucun lien direct à partir de 15 ans. Certaines alliances entres cousins sont permis s’ils ne sont pas de même sang (paternel ou maternel) sur 3 générations. L’alliance de proches parents est tabou. L’acte sexuel entre eux également. L’homosexualité est condamnée et réprimée car ne pouvant donner naissance aux fruits de la fertilité.

Encore au chapitre des tabous, le fait de tuer un enfant à naître va à l’encontre des préceptes de fertilité de Woof, il s’agit d’un cas très grave qui est considéré comme une malédiction pour la famille qui en est responsable. Il faut différencier la fausse couche du véritable avortement. Dans le premier cas, c’est que Woof en a décidé ainsi, mais dans le second, c’est attirer sur soi la pauvreté et le malheur. Il est bien entendu interdit de refuser d’enfanter.

De la même façon, l’abandon d’un enfant de moins de 6 ans ou le refus d’aider un enfant seul et dans le besoin attire le malheur sur soi. Il est indispensable de recueillir chez soi un enfant de moins de 6 ans abandonné et au moins satisfaire sa faim dans le cas contraire. Une femme enceinte dans le besoin doit également être assistée et nourrie jusqu’à ce que son enfant ne soit plus en danger. Ceci fait que dans les familles des adeptes de Woof, il n’est pas rare de trouver 2 ou 3 femmes (surtout après des guerres ou conflits armés). Bien entendu, si ces dernières sont également croyantes, il faut satisfaire au rite de fertilité, ce qui n’est pas considéré comme un acte d’infidélité auprès de sa propre femme, mais comme un acte charitable et de bon croyant. Ce qui ne déplaît pas forcément aux adeptes masculins...

Pour aller dans le sens de la règle précédente, l’adultère en revanche est sévèrement réprimandé et les fautifs doivent confesser leur faute au plus tôt pour subir leur pénitence. S’ils se dénoncent d’eux mêmes, la sanction sera d’ordre privée (laissée à l’appréciation des prêtres) et les conjoints trompés pourront demander réparation ou séparation du couple, ce qui est la seule façon pour briser un mariage. Dans le cas où l’adultère est dénoncé par un tiers, la sanction est plus lourde. Outre l’humiliation d’étendre l’affaire en place publique au sein des membres de la congrégation, les fautifs sont répudiés par l’église après une cérémonie où ils sont vêtus d’une chemise jaune lacérée. Les divorces sont prononcés et l’intégralité des biens sont donnés aux conjoints trompés. La honte et l’exil suivent généralement, les fautifs éprouvant les pires difficultés à vivre au sein de leurs semblables qui leurs reprocheront leur acte fautif aussi longtemps qu’ils s’en souviendront.

Il est bon de noter que les adeptes de Woof, tout comme un certain nombre de gulbins, prêchent la richesse et l’abondance. Ils prêchent aussi une générosité à des frères dans le besoin, sans non plus tomber dans la philanthropie. Il ne faut pas que celui qui est aidé vienne s’accrocher et profiter de la manne du généreux donateur, sans quoi ce dernier aurait le droit de le rejeter à la rue. Ceci est également vrai pour toute femme n’étant pas enceinte ou n’ayant pas d’enfant en bas âge. Aucune consigne particulière n’est donnée pour les non adeptes de Woof ou des gulbins, le clergé laissant chacun libre selon sa conscience.

Les membres du clergé ne peuvent pas se marier sans renoncer à leurs fonctions. Cela dit, ils peuvent toujours changer d’avis par la suite pour réintégrer l’ordre, et cela par deux fois. Mais s’ils ne peuvent se marier, ils peuvent néanmoins avoir des rapports sexuels et enfanter dans la cadre de la règle d’accueil des femmes dans le besoin et du rite de fertilité. Les enfants seront à la charge du clergé jusqu’à l’âge de 6 ans, après quoi la mère devra se débrouiller elle même si le prêtre refuse le mariage en n’acceptant pas le renoncement.

La nourriture est une chose sacrée et dont on ne peut se permettre le gaspillage par négligence ou par plaisir. Le repas doit être précédé d’un remerciement à Woof avant chaque entame, à défaut d’une bénédiction qui n’est pas obligatoire. Les repas sont exclusivement végétariens lors de Jaray et Veray, Seray étant traditionnellement garni de plats plus copieux. Bien que cela soit plus ou moins obligatoire chez les autres gulbins, le clergé de Woof n’impose pas la bénédiction du vin et de la bière (les boisson fermentées en général) de façon systématique avant consommation.

Les cérémonies mortuaires sont relativement sobres. Les morts sont entourés d’un suaire avant d’êtres mis en terre directement (sans cercueil). La prière aux morts est prononcée pour bénir le retour de l’âme et du corps à Woof. La tombe est surmontée d’une croix en " T " comme l’impose la coutume saltharite (v. l’aide " Races & Cultures - Salthar "). Cette coutume a été adoptée également en Burgonnie. Les enterrements se font dans des cimetières à l’arrière des temples (dans les villages) ou bien dans des cimetières dédiés en ville (ou plus généralement à l’extérieur de celles-ci).

Parmi les prières et cérémonies quotidiennes, il faut en dénombrer 3 sortes qui se pratiques régulièrement. Le jour du prêche, chaque Meray (3ème jour de la semaine - cf. l’Almanach), où les fidèles se rendent au temple lors des 2 premières heures de la journée pour entendre la bonne parole des prêtres. Ceci permet la découverte des legs écrits par les " Initiateurs " à ceux qui ne savent pas lire. C’est également le moment pour le clergé de faire passer ses messages à l’attention des fidèles et de récolter les fonds...

La seconde cérémonie importante se déroule lors de Veray et n’est pas obligatoire. Il s’agit des actes de pardon et de jugement par le clergé pour les fautes et manquements aux préceptes religieux. Dans les cas les plus grave, il s’agit également du jour des condamnations et des bannissements. Seuls les personnes ayant des choses à se reprocher se rendent donc au temples ce jour là, ainsi que les personnes convoquées par le clergé (suite à une dénonciation par exemple).

La troisième cérémonie importante se déroule lors de Seray et elle est principalement dédiée aux bénédictions des enfants de moins de 6 ans, aux chants de ces derniers et aux appels à la fertilité et à l’abondance. Les baptêmes des nouveaux nés se fait également lors de cette journée, le nouveau né étant installé entre les bois d’une statue représentant le buste d’un cerf et arrosé d’une eau bénite.

Punitions et bannissement

- Peine des abstenants

Tout abstenant est considéré comme " impur " (statut divin à 4, cf. Channeling Companion). Le (ou la) coupable se doit alors de revêtir une toge grise, pourvu d’une ceinture large munie d’une anse supplémentaire passant à l’entre-jambe, un peu à l’image d’une ceinture de chasteté. Un petit panneau est pendu à son coup portant la simple mention " abstenant ". Il doit, accompagné de son/sa compagne et de prêtres, faire le tour de la ville en récitant des passages du livre de foi. Les spectateur ont la permission de lui lancer toute sorte de liquides. De retour au temple, le/la fautif est lavé et les ébats sacrés ont lieu sous l’œil témoin des prêtres (à l’abris d’un drap pour le reste de la communauté). Ceci permet de retrouver un statut plus digne à la condition que le rite soit perpétué plus régulièrement...

- Peine des infidèles

Comme on l’a déjà dit, un acte d’infidélité peut être extrêmement lourd de conséquence (niveau 3, " Unfaithfull "). Si le fautif se dénonce de lui même aux prêtres, il subit un châtiment donné par le clergé, mais la sentence sera donnée discrètement. Si elle est appliquée correctement et avec un sincère repentir, cela permet de retrouver un statut décent de bon croyant (statut divin de niveau 5). Cette peine correspond en une série de petits châtiments corporels et de travaux pour la paroisse. Des prières journalières pendant une semaine de repentir et un redoublement d’affection pour son compagnon avec un rite de fertilité quasi quotidien pendant 1 mois (24 jours sur le calendrier officiel). Par contre, si l’adultère a été dénoncé, outre les conséquences et sentences déjà évoquées au chapitre précédent, le rejet et le sentiment d’abandon est très fort (stade " Unworthy " sur l’échelle de statut divin)...

- Punition des dispendieux

Pour ceux qui gaspillent les fruits de la fertilité et de la terre, un mois de pénitence et de disette sont au programme. Dans les villes où les temples Esseliens (autre culte gulbin) sont présents, on y envoi même les fautifs prêter assistance aux frères Esseliens pour leur œuvre d’aide aux pauvres. Ceci fait plus ou moins parti des accords entre les communautés gulbines.

- Châtiment des incestueux

Actes considérés comme immondes (niveau 2, " Unworthy "), les actes incestueux, au sein d’une même famille ou homosexuels sont néanmoins punis discrètement. Il n’en est pas moins que les responsables de ces actes passent devant un conseil de trois prêtres pour livrer leur confession et prononcer leur repentir. En guise de peine, ils doivent passer un mois complet en ermitage au cours duquel ils passent leur temps à prier, à méditer et a s’occuper de " tapis bleus ", des petites fleurs ayant la particularité d’être fragiles mais se multipliant très rapidement. Initialement dans le but de faire réfléchir le coupable aux vrai sens de ce qu’est la fertilité, mais accessoirement les prêtres se servent aussi de ces plantes pour tirer une essence facilitant les états méditatifs...

- Châtiment de St.Calmin

L’abandon d’un enfant est délit très grave, le coupable a néanmoins une chance (faible) de s’en sortir. A cela, il est remis au mains de Woof. Après jugement par les prêtres, le coupable est amené vers une zone isolée et de préférence avec très peu de ressources, quitte a le faire escorter sur des centaines de kilomètres (à pied et avec des chaînes pour le coupable) par des templiers ou des volontaires. Abandonné et isolé dans des zones arides où l’on survit plus que l’on ne vit, toujours munit de chaînes aux pieds et vêtu de haillons, celui-ci doit passer un mois seul à se débrouiller. S’il est toujours vivant à la fin de la période, il n’en est pas moins exclu de l’ordre pour autant (niveau 1, " Banished "), même s’il n’a pas obligation de s’exiler loin de chez lui. Seuls quelques mois de pénitence supplémentaires dans les mêmes conditions peuvent le ramener dans les faveurs de Woof (et remonter son statut au niveau 4, " Impure ").

- Crime de Woof

Le crime d’un enfant provoque le pire des châtiments pour l’un des actes les plus horribles qu’il soit aux yeux des gulbins et des adeptes de Woof en particulier. Dans certains cas, les coupables sont tout simplement passibles de mort après une cérémonie de répudiation auprès de l’ordre. Dans la plupart des cas, cependant, la cérémonie de répudiation se transforme en bannissement à vie et le fautif est considéré comme damné (niveau 0, " Damned ") et sans aucun espoir de pardon. Cette cérémonie est très grave et se déroule chaque Veray au besoin. Elle reste cependant assez rare. Tout le clergé est alors présent, ainsi que les fidèles. Alors que le coupable est attaché à la croix en forme de " Y " dans des haillons, les paroles du bannissement sont prononcées par le prêtre qui officie, repris en cœur par le reste du clergé, les fidèles devant garder silence. Le crâne de la personne est rasé et un cercle de couleur rouge est tracé sur tout le contour de sa tête (au niveau du front) avec une encre réputée indélébile. Détaché, le coupable est ensuite mis à l’abandon sur les routes. Il n’a bien entendu aucunement le droit de se présenter de nouveau dans les temples de Woof, mais plus généralement, tous les cultes gulbins leur ferme alors leurs portes.

Fêtes et jours saints

- Fête du renouveau ; 1er jour d’Aurore

Ainsi, le premier jour du printemps marque le début des rites de la fertilité. Ce jour précis, une courte cérémonie à lieu au temple afin de bénir les fidèles pour la nouvelle année qui commence. Vient ensuite le rite de fertilisation des aruses dans les jardins des temples, avec la seule présence du clergé. Les fidèles, quant à eux, en profitent pour organiser chants et danse. Les couronnes de fleurs y sont largement distribuées. En revanche, les réserves alimentaires étant généralement faibles après l’hiver, aucun plantureux repas n’est généralement au programme, comme cela peut être après un mariage. En revanche, les fidèles viennent au temple avec des pains ronds qui sont bénis par les prêtres. Une part de ces pains doit être gardée lors du repas, émiettée et dispersée dans les champs. Le rite de fertilité est généralement au programme le soir dans les chaumières et clos cette journée.

- Les sept jours du recueillement

Ils marquent les disparitions des 7 initiateurs primordiaux. Ce sont les seuls jours des privation dans l’année et en mémoire des 7 saints. Il s’agit des jours 15 Floraison, 6 Orge, 9 Dragon, 1er Equinoxe, 22 Equinoxe, 13 Sapin, 22 Sapin. Ce sont généralement des jours de jeûne et de recueillement lors des prières aux temples. Les dernières paroles de chacun des membres, précautionneusement répertoriés dans le Codex, sont relatées lors de ces prières.

- Naissance du culte ; le 20 Dragon

Le jour qui marqua la scission du culte d’Olanfer est célébré avec les honneurs. Un spectacle est généralement organisé, tiré de l’une des histoires du " Codex de prospérité ". Souvent, les membres du clergé ne manquent pas de rappeler dans un prêche, les événements qui ont conduit à la chute du culte d’Olanfer et de son austérité croissante, contraire aux croyances des Gulbins. Ceci afin de bien remémorer aux fidèles leur histoire passée et les périodes de disette que cela amena.

- Fête des amours ; le 15 d’Equinoxe

Elle est marquée par le début des brames des cerfs. Les jeunes adultes (ou adolescents) en profitent pour faire la connaissance charnelle de jeunes personnes du sexe opposé. Pour les jeunes hommes, il s’agit de leur premier contact de l’huile de bogoya. La fête a lieu le soir et les jeunes adultes sont habillés de vêtements de nuit neufs après leur dîner (légèrement alcoolisé) et mis ensembles dans une chambre, pourvue d’une seule bougie. Un prêtre béni l’union à venir, le symbole de Woof est inscrit à la craie sur la porte. Les jeunes n’en ressortiront qu’au mâtin.

- Fête du Solstice ; 1er jour de Etoile

A l’instar des autres religions (au moins celles ayant cours en Burgonnie), le solstice d’hiver est célébré par des fêtes, des chants et des prières (surtout les vœux). La violence est interdite, sauf cas de force majeure. Bien qu’étant en hiver, le repas est souvent plantureux. Ceci est dû au fait qu’une réserve spéciale est créé pour cette fête. Farine, légumes et fruits séchés y sont entreposés pour cette occasion. Le repas doit impérativement être béni par les prêtres, ces derniers participants généralement également aux repas des fidèles.

Fonctionnement

Financements

L’argent arrive essentiellement par les donations des fidèles. Les prêtres bénissent les fidèles pour leur apporter l’abondance, aux fidèles de rendre une partie de cette abondance aux prêtres. Les dons ne sont d’ailleurs pas exclusivement sous forme monétaire, mais également sous forme de biens, de services ou tout simplement en nature. Il n’est pas rare qu’un fidèle apporte entre 15% et 20% de sa génération de richesse pour les temples.

Contrairement à d’autres religions, ou même par rapport à d’autres ordres gulbins comme les Esseliens, les adeptes de Woof pratiquent assez peu l’agriculture. Nombre de temples ruraux possèdent des terres cultivables, que les moines et prêtres travaillent pour compléter leur quotidien, mais assez peu à des fins commerciales.

Liens politiques

Le culte de Woof ne possède pas de lien privilégié avec les pouvoirs saltharite et burgon.

Au Salthar, ils sont sous surveillance, comme toutes les religions, mais le pouvoir ne fait pas d’ingérence excessive. Bien entendu, il est arrivé que Drogon, l’empereur saltharite, émette un veto sur la nomination d’un initiateur, mais cela se résume souvent à cela.

Quant à la Burgonnie, cette dernière laisse évoluer les religions librement dans le cadre des contraintes particulières liées à la magie. Après la sécurité de l’empereur et le commerce, la piété est prioritaire, quelque soit le dieu que l’on vénère.

Religion et Rolemaster

Sphères d’influence : Agriculture - Fertility - Prosperity

Inquisiteur

Training Package : Cloistered academic, Loremaster, Chancelor

Statut divin : 8


Régisseur

Training Package : Cloistered academic, Minister

Statut divin : 7


Propagateur de la foi

Training Package : Cloistered academic, Zealot, Missionary

Statut divin : 7


Maître page

Training Package : Cloistered academic, Loremaster

Statut divin : 6


Prêtre

Training Package : Cloistered academic, Minister

Statut divin : 6


Moine

Training Package : Crusading academic, Minister

Statut divin : 5


Templier

Training Package : Templar

Statut divin : 5


Les Training Packages (TP) ci-dessus sont mis à titre indicatif. Les joueurs souhaitant se convertir à Woof et souhaitant servir dans l’une de ces professions devront investir dans les compétences présentes dans ces TP. Que ce soit par l’acquisition de ces TP ou par l’équivalent en développement individuel de compétences.

Les TP " Minister " et " Chancelor " sont présents dans le " Channeling Companion " (versions RMSS/RMFRP), tout comme l’explication du " statut divin ". Les valeurs mentionnées ci-dessus représentent les valeurs minimales pour pouvoir prétendre à exercer la profession (tout nouvel adepte est au niveau 5).



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