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Astagirs (Tsovranie)

Races & Cultures

samedi 1er mars 2003, par Sigfrid

1- Histoire

Les Astagir de Tsovranie font partis des Mûn-fariz ayant quitté les comptés francs au nord-est de la Burgonnie. Certains se sont arrêtés au Salthar, d’autres ont continués pour se retrouver en Tsovranie, dont les montagnes étaient vides de toute forme de civilisation. Des peuples nomades vivaient dans les plaines, les Mûn-fariz voyaient la poussière au loin, soulevée par les animaux qu’ils gardaient, mais ils avaient complètement délaissés les montagnes. Les Mûn-fariz s’y installaient donc. Ceci remontait à l’époque des légendes. Seuls quelques traces et la tradition orale permet de se rappeler de ces temps anciens et de l’exode qui amena les Mûn-fariz dans ces montagnes du ponant où ils occupaient une petite partie des Sinistérias, le montagne au centre des grandes plaines et celles bordant la côte sud de la mer de Skim.

Bien des siècles plus tard, après les lueurs du ciel, la guerre qui fit rage entre les géants et les âges glacières, le premier véritable contact avec les humains s’établit. D’abord avec les nomades et par la suite avec le peuple de la cité-état de Bouroutch. Le contact avec ce peuple fut très prolifique et marqua le début d’une très bonne entente entre les peuples citadins de Tsovranie. Entente, échange et mélange des populations (même si les liens conjugaux sont tabous) étaient fréquents à tel point que les mûn-fariz adoptèrent une partie des traditions tsovraniene. Ces derniers les nommèrent les " intégrés " (Astagir dans la langue des Mûn-fariz).

2- Culture

Très intégrés à la culture tsovraniene, les astagirs en ont adopté le mode de vie. Citadins, vivant de préférence dans des maisons extérieures que dans les villes souterraines de leurs cousins des Comtés-Francs. Ils ressemblent plus à ce titre aux Pourfendeurs du Salthar. Seuls les ouvrages défensifs plongent profondément dans le roc avec nombre de ramifications.

Essentiellement artisans et bâtisseurs, les astagirs sont également de bons soldats et chasseurs. Chasse qu’ils pratiquent avec un atlatl, capable de lancer des petits javelots à plus de 150m.

Au niveau social, les astagirs sont beaucoup plus soudés que les autres Mûn-fariz. Pas de grand schisme religieux comme au Saltahr ou de lutte fratricide entres clans comme dans les Comtés-Francs. Le peuple est uni sous un même roi, Xorgûl II, et vit en bonne entente avec l’empire Tsorvranien dont il font pleinement parti.

Xorgûl II s’entoure d’un conseil de sages parmi les plus valeureux hommes de chaque tribu. Trente quatre au total, un de chaque tribu. Ils ont pour fonction de veiller au décisions royales, d’écouter et de relayer les voix des tribus. En Tsovranie ont les nomme les Feyrshtûrs, qui ont un rôle un peu différent des Feyrshtûrs du Salthar, plus proche de celui de leurs Patriarches quant à la fonction. La plus grosse différence réside dans le fait qu’ils sont choisis par le roi et non nommés par les tribus elles-mêmes.

Les différentes tribus essayent de vivre ensemble, regroupées dans un minimum de lieux différents afin de ne pas trop casser les liens tribaux. En cas de mariage entre tribus, c’est l’homme qui adopte la tribu de sa compagne, ce qui en fait une société matrilinéaire.

Quant à l’organisation familiale en elle-même, tout dépend du contexte. En ville elle est relativement éclatée, même si chacun tente de se regrouper au plus près afin de pouvoir défendre les autres personnes du même sang assez rapidement. Quant aux anciennes habitations traditionnelles (grottes), elles sont taillées pour réunir de façon conviviale les membres de la famille autour d’une zone commune.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie

Originellement, les astagirs vouaient un culte à Imgir (cf. tribus des Comptés francs), comme c’est encore parfois le cas chez les autres tribus naines des autres empires. Cela dit, leur bonne intégration au sein de la culture tsovraniène les amena doucement à également vénérer Zoltan, d’autant plus que celui-ci est une divinité ressemblant par certains aspects à Imgir.

Cela dit, à la différence des différents courants religieux tsovraniens qui considèrent Zoltan soit comme une divinité unique et omni-présente, soit comme protecteur de la terre avec Kyaïla dominant le ciel et la mer, les astagirs n’ont gardé que l’image de Zoltan comme créateur et protecteur de la terre. Occultants complètement Kyaïla et oubliant son rôle de créateur universel dans ce cas de figure.

La double vénération fit doucement place à une adoration unique envers Zoltan, même si de nombreux rites issus des anciennes traditions dédiées à Imgir persistent. Parmi les croyances anciennes, notons que les astagirs sont toujours persuadés que leur peuple retrouvera un jour le royaume divin d’où ils sont issus.

3.2- Traditions

L’une des traditions les plus anciennes et l’une des plus impressionnante concerne le rite funéraire. Les corps sont embaumés et conservés afin que le corps du défunt puisse accueillir de nouveau son âme et retourner ainsi dans le royaume divin lors du grand appel. C’est la technique d’embaumement qui est très impressionnante. Après l’éviscération pour la momification des corps, ces derniers sont enveloppés dans une couche de résine (travaillée pour ne pas effacer les traits du visage) et qui a la capacité de bien résister à la chaleur après quelques traitements particuliers. Le corps est ensuite recouvert de fines feuilles métalliques (cuivre, or ou argent) qui sont assemblées par chauffage en mettant le corps dans un grand four pendant quelques instants. Ce sarcophage est ensuite sculpté et parfois rehaussé de pierreries lorsqu’il s’agit de personnalités importantes. Les corps sont ensuite enfermés dans des cavernes savamment décorées et sculptées. Cette technique remplace le classique suaire qui a court chez les autres mûn-fariz, ce dernier aurait bien du mal à résister au traitement infligé pour l’embaumement.

D’aucuns disent que ces caveaux sont protégés par quelque sorcellerie, mais ce qui est sur c’est que les pilleurs ne sont pas les bienvenus et gare à ceux qui se font prendre. On raconte que certains pillards ont subit le même sort d’embaumement (éviscération mis à part), alors qu’ils étaient bien vivants ! Comment les reconnaître ? Ils sont coulés dans du plomb...

Hérité de la tradition tsovraniène, les astagirs laissent également des souvenirs écrits de leur passage. Contrairement aux tsovraniens qui écrivent sur du papier, les astagirs pratiquent plutôt les gravures de textes courts dans les pierres de leurs caveaux, sur les sarcophages des morts ou sur des plaques fines de métal qui se retrouvent reliées ensembles et qu’il vaut mieux feuilleter délicatement. Les textes sont plus courts que chez les tsovraniens, car il s’agit essentiellement d’odes et de poèmes choisis de son vivant par la personne afin de l’accompagner dans la mort.

A l’encontre de leurs cousins des Comptés-Francs, l’attachement tribal ne se montre pas par une quelconque mode au niveau du système pileux facial. Les astagirs pratiquent l’implant cutané d’objets métalliques formant des signes tribaux sur le visage, ce qui indique clairement (pour qui sait les lires) leur affiliation. Cette pratique se fait vers l’âge de 30 ans (fin d’adolescence pour les mûn-fariz) et est le prétexte a une fête religieuse, souvenir de leur attachement aux Forges célestes. D’ailleurs, afin de mettre leurs implants plus en évidence, il n’est pas rare que les astagirs se rasent barbe, moustache et même les cheveux (qu’ils portent souvent court autrement).

Construire, bâtir, fabriquer sont des actes quasi religieux pour les astagirs. Un rappel de leurs origines au pays divin. Les astagirs continuent donc de bâtir et d’embellir pour montrer leur respect et dévouement à la terre. Tout ouvrage commencé se fait sous la bénédiction des prêtres lorsqu’il s’agit de gros ouvrages, sinon, quelques simples prières effectuées par l’ouvrier. La fin des travaux est également marqué par un cérémoniel religieux. Ce n’est qu’à partir du moment où l’objet ou l’habitation a été consacrée que l’ouvrier peut se lancer dans une autre tâche et que l’objet peut être utilisé, ou le lieu habité.

Bien que les tous les astagirs ne choisissent pas les métiers de la construction, un grand nombre en fait tout de même son avenir et ce dernier passe obligatoirement par les temples des Bâtisseurs (Mrongkaltûr) situés dans les Géants du Givre (une région des Sinistérias). Ces temples fortifiés sont le passage obligatoire des apprentis et leur étude a lieu après le rite tribal et pendant une vingtaine d’années. Collège, lieu philosophique et religieux (ou Zoltan a largement sa place), apprentissage manuel de l’art de la construction (et de la forge), les temples des Bâtisseurs sont des hauts lieux considéré comme sacrés par les astagirs.

Le mariage est une cérémonie en partie calquée sur les rites tsovraniens, tels qu’ils sont pratiqués dans les lieux de culte dédiés à Zoltan. Une messe est prononcée par le patriarche, devant les familles de chaque partie. L’échange des épithalames est réalisé entre les époux. Là s’arrête la similitude avec le rite tsovranien. Chez ces derniers, le prêtre lis les poèmes pour la bénédiction finale. Concernant les astagirs, ils ont conservé un héritage de leur peuple, quoiqu’avec certaines adaptations par rapport aux autres mûn-fariz. Alors qu’un page récite les épithalames, mari et femme se voient implanter juste sous la pommette gauche, deux petits clous chacun rehaussés d’une pierre précieuse. Les choix des pierres sont à la discrétion de chaque époux.

4- Et les autres peuples ?

Les astagirs ont donc un très bon contact avec les tsovraniens, à tel point qu’ils adhèrent volontiers à la culture et se mélange sans trop de difficulté avec la population humaine.

Les contacts avec les kharkars sont un peu plus distants. Ils restent cordiaux, mais se sentent moins d’attirance envers ce peuple de cavaliers. Les wathgars sont logé à la même enseigne pour les astagirs. En fait, ils ne font pas trop la différence entre les deux peuples. Il faut dire également qu’ils ont assez peu l’occasion de rencontrer ces derniers.

Les althusiens les indiffèrent. Trop loin, trop différents et un pays désertique vraiment sans aucun charme pour les astagirs. Tout juste ont-ils connaissance des différents peuples qui compose l’Althusia.

Même chose pour la Burgonnie. Ils en ont entendu parler, ils voient quelques émissaires de temps à autre mais ils ne s’intéressent pas aux burgons. D’ailleurs, leur espèce d’arrogance sous-jacente aurait même tendance à leur taper sur les nerfs s’ils les côtoyaient plus souvent.

Le Salthar et les saltharites sont bien plus connus des astagirs. A ce titre, ils vouent de la méfiance envers les saltharites au même titre que le reste des tsovraniens. C’est le pays des perfidies et des ruses et les astagirs, en bon citoyens tsovraniens intégrés, défendent leur patrie contre les ennemis. Certes, les deux empires ne sont pas en guerre, mais on ne sait jamais...

Contrairement aux autres empires, les astagirs ont une relativement bonne connaissance des peuples qui composent le Salthar, dans le sens où ils font la distinction entre les humains, les matwaks et leurs propres cousins. Les matwaks sont vus comme des étrangetés dont il vaut mieux se méfier, dès fois que leur nature Shagûk-Cur ne reprenne le dessus. Pour les akabakites et les aulrufangs, le problème est plus complexe. La situation politique empêche d’éventuels rapprochements, notamment pour les aulrufangs qui sont un peu trop près de l’idéal saltharite. Pour les akabakites, tout est une question de religion. Astagirs et akabakites n’ayant pas les mêmes points de vue là-dessus, ces derniers les ignorent royalement. Il en est devenu de même pour les astagirs.

A propos des différents peuples Mûm-fariz des Comtés Francs, les astagirs n’ont pas de relations avec eux et sont à peine conscients de leur existence. Seuls quelques bribes d’informations déformées apportées par des caravanes leur font penser qu’il s’agit peut-être des descendants de ceux qui n’ont pas choisis l’exil.

Valatans, sylmarin, sordolain et komashs ne sont pas connus des astagirs.

En revanche, les shagûk-mim venant des Sinistérias, eux ils les connaissent et les combattent avec ardeur. Il faut dire que c’est réciproque. Même chose pour les quelques shagûk-cur qu’ils sont amenés à rencontrer, même si c’est beaucoup plus rare.



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