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Karkhars (Tsovranie)

Races & Cultures

samedi 22 juillet 2000, par Sigfrid

1- Histoire

Il y a bien longtemps, alors que les Titans régnaient encore sur Paorn, la Tsovranie ne comptait qu’un seul peuple. Ce peuple en vint à se séparer en deux. Les uns préférants continuer leur vie nomade alors que les autres, las de courir les plaines préféraient se sédentariser. Chacun poursuivi alors sa route, d’un côté les nomades et de l’autre, l’ébauche de la nation Tsorvanienne.

Les nomades se séparèrent en deux factions beaucoup plus tard, lorsque la dynastie de Zargrad est arrivée au pouvoir de l’Empire Tsovranien. A ce moment là, ils proposèrent aux nomades d’intégrer l’empire, tout en conservant leurs terres et leurs droits, et devant en retour apporter leur appui militaire aux empereurs de Tsovranie. Ce qu’une partie des nomades refusa. Dès lors, ceux qui refusaient le pouvoir Tsorvanien allaient trouver de nouvelles terres (les Wathgars), alors que les autres, les Karkhars, restaient dans les grandes plaines.

2- Culture

Les seigneurs des vastes plaines Tsovraniennes sont regroupés en grandes tribus de 150 à 300 membres. Farouches guerriers, autonomes bien qu’ayant prêté allégeance à l’impératrice Aelia, ces derniers vivent essentiellement de la chasse au buffle et au rhinocéros laineux, ainsi que de l’élevage de quelques bœufs musqués et surtout de chevaux de taille moyenne (mais très rapides). Le commerce avec les différentes caravanes, lors de l’hiver, contribue à leur apporter les ressources complémentaires.

Les Karkhars sont des nomades vivant dans les plaines les ¾ de l’année. Il n’y a que lorsque l’hiver étale son manteau de neige que les Karkhars se réunissent et plantent leurs tentes colorées dans la vaste enceinte fortifiée de Travakgorod. Ces tentes rondes se terminent par un toit conique. Constituées en partie de peaux, mais également de tissus troqués avec les caravanes marchandes pendant l’hiver, ces dernières sont souvent décorées ou teintées de motifs divers. Chaque tente abrite l’intégralité d’une famille proche sur 3 générations. Lorsqu’une femme se lie à un homme, elle déménage dans la tente de cette famille-ci.

Au niveau de l’organisation des tribus, il est intéressant de noter qu’il n’y a pas de chef de tribus unique, mais cinq. Cinq des plus anciens et des plus sages membres de la tribu qui forment une espèce d’oligarchie. Les Karkhars accordent aux anciens de les diriger au travers de leur expérience de la vie. Ils sont en théorie responsables des décisions globales pour toute la tribu. En pratique, ce sont surtout les chefs de chaque famille qui se réunissent pour discuter certaines décisions (ou certaines questions) pour ensuite s’entretenir avec les anciens auxquels ils demandent approbation ou conseil. Dans tous les cas, rien ne se fait sans leurs accords.

Le ou les chamans communiquent avec Jeltagar, entretiennent les rites et croyances religieuses et sont essentiellement des guérisseurs. Ils ont un haut statut dans la tribu, plus haut que celui de chef de famille, mais ils n’interviennent pas dans l’organisation et la vie au jour le jour.

Hommes et femmes participent à l’élevage et aux tâches quotidiennes. Quant à la chasse, si ce sont généralement des hommes qui y participent, il y a quelques fois des veuves pour y participer. La seule différence avec les hommes, c’est qu’elles n’ont pas le droit d’utiliser l’arc ou de tuer le gros gibier directement. Elles utilisent donc des bolas pour leur immobiliser les pattes. Les hommes ont malgré tout un petit peu plus de droits que les femmes, et lorsqu’un choix à prendre oppose un homme et une femme, la faveur reviendra généralement à l’homme.

3- Religion et traditions

Il est à noter que les Wathgar et Karkhars, faisant parti du même peuple, partagent les mêmes vues religieuses.

3.1- Théologie et légende

Dans l’esprit des nomades, hommes et chevaux avaient étés conçus en un même corps aux origines des temps. Les Kentars étaient la perfection de la création, à l’image de Jeltagar, le dieu qui les a créé. Farouches et fiers cette union dura jusqu’au jour où les premiers hommes firent leur apparition sur les prairies sacrées. Considérant ces êtres comme des créations imparfaites, les Kentars les chassèrent par pur plaisir, profitants de leurs net avantage physique. Ils devinrent pervers et vicieux, jouant avec des êtres qu’ils jugeaient inférieurs. Ils oublièrent que toutes les créatures étaient l’œuvre du même dieu. La malédiction vint alors. Le corps des Kentars se séparèrent en deux. Une partie humaine et une partie cheval.

Il y a des générations et des générations, alors que les Karkhars étaient réunis avec leurs frères Wathgars et que les géants habitaient l’est des terres de Paorn, les hommes ont le souvenir que leur dieu majestueux s’est montré à eux pour les aider. A l’époque, un énorme dragon noir comme l’ébène faisait des ravages dans les plaines, aidé d’une multitudes d’autres créatures venues du nord. Le géant Zapor tenait la défense à Travakgorod. C’est alors qu’un étalon magnifique, habillé d’une robe blanche pommelée et au buste humain, descendit des cieux à la vitesse du vent. De son arc il tira quatre traits de feu qui vinrent immobiliser les ailes du dragon au sol. Zapor en profita alors pour le tirer au fin fond de la terre et l’y enchaîner. On entend encore l’Ennemi ancien, comme on surnomme ce dragon chez les nomades, bouger de temps en temps et cherchant à se libérer de ses chaînes. Il le fait d’ailleurs avec tellement de rage qu’il en fait même trembler la terre. Mais tout n’est pas fini et il est dit que Zapor se réveillera à nouveau pour combattre l’Ennemi ancien et que Jeltagar, image des anciens Kenkars, reviendra lui prêter sa force et son courage.

3.2- Traditions

Trois choses sont importantes chez les nomades, qu’ils soient Wathgars ou Karkhars : Les chevaux, qu’ils considèrent comme une partie d’eux-mêmes ; leur arc, qui est à la fois leur arme de prédilection, mais aussi un symbole divin ; le respect des autres peuples, dont le manque leur a valu leur punition. Des différences de pratique commencent à apparaître entre Watghars et Karkhars.

Les chevaux sont donc vénérés par les nomades. Ils en prennent soin comme s’il s’agissait d’eux même. Moyen de locomotion indispensable sur les vastes plaines, le cheval participe également à des cérémonies sacrés. L’une d’elle se pratique dès lors que la constellation du cheval apparaît dans le ciel. Ce jour là annonce une cérémonie sur trois jours. Le premier jour, chaque guerrier dessine sur son cheval une silhouette humaine. Ils les peignent et les décors des plus beaux parements en vue du jour suivant. Un poteau rituel sera planté dans la prairie ce même jour. A ce poteau sera suspendu une poupée de 30cm ayant forme humaine. Le lendemain, le but de chaque guerrier sera de lancer son cheval au plus grand galop sur une trajectoire décalée de 10m par rapport au poteau, et de frapper la poupée humaine d’une seule flèche. Tous ceux qui ont réussis recommenceront jusqu’à déterminer le meilleur.

Le soir même, peu avant le coucher du soleil, le meilleur guerrier devra subir un traitement très dur. Attaché à son cheval (monté par un autre guerrier), il sera traîné au sol sur près de 200m cheval au galop. Les chairs déchirées, il sera soigné immédiatement après. Lors du dernier jour, aucun nomade ne devra monter de cheval. Les soins au guerrier, le recueillement et la méditation sont de mise. Le soir s’achève néanmoins par un repas autour d’un feu commun et dans une ambiance de fête.Ces trois jours content les scènes de chasse alors que Kharkars et chevaux ne faisaient qu’un, la punition par leur dieu qui sépara les deux corps et enfin la tristesse de cette séparation.

L’arc des Karkhars n’est pas simplement une arme de combat ou destinée à la chasse. C’est aussi une arme sacrée. C’est l’arme qui permit à Jeltagar d’immobiliser le dragon au sol. L’arc, c’est la voix de dieu, ses flèches sont ses doigts. Contrairement aux Wathgars, ils n’ont pas de rites particuliers uniquement liés à leurs arcs. Ils sont sacrés, souvent décorés et il est interdit d’en détruire un sans que le chaman n’ai donné sont accord. On ne détruit pas la parole de Jeltagar sans sa permission...

L’hospitalité est un élément important de la culture des nomades. Ils ont étés punis par Jeltagar pour avoir combattu inconsidérément des peuples sans avoir cherché à les comprendre. Depuis ce jour très lointain, ils accueillent les voyageurs et les inconnus dans leurs campements. Leurs offrent le gîte et le couvert, mais attention, leur hospitalité a des limites et on ne les abusent pas non plus. Plus d’un voyageur n’est jamais reparti vivant des campements qui les accueillaient. Il est inutile d’essayer d’abuser de leurs femmes ou de tenter de voler (ou de s’approprier plus ou moins honnêtement) chevaux et arcs. L’hospitalité oui, mais que chacun reste à sa place. Les Kalkhars ne sont pas un peuple pacifiste...

Les Karkhars sont très attirés par le ciel étoilé. Ils y ont inscrit leurs contes et légendes au travers de figures imaginaires. Ainsi, chacun à au dessus des ses yeux les personnages clés de l’histoire de son peuple. Bien entendu, les enfants sont très friands des différentes histoires que peuvent leur conter les adultes. L’histoire de l’Ennemi ancien est bien entendu inscrite avec la constellation du centaure qui côtoie celle du dragon. Il est à noter que si les Kharkhars se servent des étoiles pour déterminer certaines dates clés, ils ne pratiquent pas la divination ou l’astrologie comme le font les Althusiens.

4- Et les autres peuples ?

Les Karkhars s’entendent naturellement très bien avec leurs frères Wathgars, pourtant, les uns sont soumis aux Tsorvaniens et les autres sont rebelles au pouvoir. La princesse Aelia, ni personne avant elle, n’a d’ailleurs jamais demandé au Karkhars de combattre leurs frères. Ils ne le feraient sans doute pas, et c’est pour cela que personne n’a tenté de le faire de peur qu’ils ne se retournent contre les colons et le pouvoir Tsorvanien.

Etrangement, si les Karkhars sont soumis au pouvoir Tsorvanien, ils ne s’entendent pas pour autant toujours très bien avec les colons Tsorvaniens qui viennent peupler la Plaine. Les tensions sont fréquentes, mais les provocations sont souvent initialement dues aux colons. Bien que se devant de respecter les autres peuples, les Karkhars ne se laissent pas non plus mener par le bout du nez, n’oublions pas qu’il s’agit de guerriers.
Les seuls contacts qu’ils ont avec les Saltharites, se font par certains Rittmarkiens. Le contact est plutôt amical, notamment parce qu’ils vénèrent également les chevaux, mais cela ne leur donne pas non plus tous les droits.

Les autres contacts sont plus sporadiques. Quelques nains et orques avec qui les Karkhars ne passent pas plus de temps que nécessaire tellement les intérêts divergent.



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