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Komash (Burgonnie)

Races & Cultures

dimanche 6 août 2000, par Sigfrid

1- Histoire

Farouches et couverts de peaux de bêtes, ces humains peuplent une péninsule à l’extrême nord est de la Burgonnie, isolés du reste de l’empire. D’ailleurs, personne ne va leur demander des comptes, ils vivent en autarcie et n’ont de contacts réguliers qu’avec les nains des Comtés Francs.

Les tribus Komash sont de lointains descendants des Sordolains, comme peut en attester les racines de langue commune entre la langue Komash et le dialecte Sordolain aujourd’hui presque totalement disparu. Les Komashs ont migré vers cette péninsule au moment où l’Empire Burgon intégra de façon plus ou moins forcée la Sordolia dans son giron. Isolés du reste de l’empire sur une terre aride, ils ont développé un caractère rude et un mode de vie particulièrement guerrier. Sans être particulièrement racistes, ils ne tolèrent en aucune façon les intrusions de l’empire Burgon sur leur territoire. Par contre, ils tolèrent un peu mieux les Sordolains de souche. Les rancœurs de l’histoire, même transmise oralement au travers des générations, ont la dent dure.

2- Culture

Les Komashs ont un mode de vie de chasseurs/cueilleurs mais ils élèvent également des animaux domestiques. Une espèce de grande chèvre pourvue de 4 cornes (2 à la verticale et 2 courbées vers le bas, pointe en avant). La pêche peut venir en complément de l’alimentation sur les côtes. Le climat frais et les terres arides n’étant pas très propices aux cultures à l’exception des racines, tubercules et champignons.

Les ressources naturelles facilement accessibles sont le bois, les fourrures et l’ivoire de certains mammifères marins comme des morses (en plus dangereux) qui s’installent régulièrement sur les côtes. Les fourrures et l’ivoire servent au troc avec les nains des Comtés Francs avec qui ils échangent des armes et autres outils métalliques. La végétation offre tout de même quelques trésors au niveau des plantes médicinales ou hallucinogènes (champignons).

Autres ressources, les bateaux Burgons ou Majistrides ! Les seuls bateaux qui touchent terre en ces lieux sont ceux qui s’échouent alors qu’ils tentaient de trouver la route pour les îles du Tarot ou Majistra. Généralement les barbares pillent alors la cargaison et ne s’embarrassent pas des survivants. C’est pour cette raison qu’ils sont craints des navigateurs Burgons, mais il faut dire que leurs façons de se peindre le visage y contribue également.

Les Komashs sont organisés en clans de 50 à 80 adultes. Ils vivent dans de grandes maisons communautaires en pierre. Une dizaine d’adultes avec les enfants peuvent vivre dedans. Il y a donc entre 5 et 8 grandes maisons de pierre destinées aux habitations, plus quelques unes plus petites qui servent au fumage ou au salage de la viande, à l’hébergement du bétail ou au caillage du lait.

Chaque tribu est dirigée par un leader qui a la charge d’assurer la prospérité de la troupe. Celui-ci possède tout pouvoir sur ses hommes et attend d’être obéit sans palabres. Coutumes guerrières obligent, il a gagné sa place par le combat, tout comme il ne peut être destitué que par combat singulier ou si tous les autres membres du clan sont unanimes pour le rejeter. Chaque clan possède deux ou trois magiciens qui pratiquent une magie sauvage (TP Hedge Wizard - p.67 EssC) et rituelle. Ils ont un statut plus élevé que les autres membres du clan, mais ils ne peuvent en aucun cas les commander. Vient ensuite les autres. Hommes et femmes ont un statut égal, même si les guerres sont traditionnellement menées par les hommes et l’organisation du travail par les femmes.

Notons un détail intéressant. Le lignage s’établit par les femmes, même si ce sont des hommes qui dirigent le clan. En effet, ces derniers ayant une espérance de vie plus courte, dû notamment aux traditions guerrières, les Komashs ont préférés la longévité des lignages féminins pour simplifier, mais aussi pour conserver plus longuement la mémoire de leurs ancêtres.

Chaque tribu est autonome. Il peut exister des rixes ou petits conflits passagers, mais ils ne perdurent jamais longtemps, même si la rancune s’installe parfois. Il n’y a pas de réunion régulière entre les tribus, mais les rencontres se font souvent ponctuellement ou dans certains lieux de chasse. Il ne s’est jamais vu de voir toutes les tribus se réunir face à un danger, mais les occasions de voir des envahisseurs en suffisamment grand nombre sur ces terres est rare. Généralement, une tribu arrive à se débarrasser d’une troupe d’orques commun sans problèmes.

Quant aux nains des Comtés Francs, la plupart des contacts se font pour le troc, parfois pour des conflits, mais les clans nains sont plus nombreux et leurs cités souterraines imprenables pour des humains peu préparés.

Au niveau des batailles, ce sont des guerriers très efficaces qui préfèrent les combats de mêlée francs et rapides. Pas de longues préparations tactiques au programme, on fonce et on tape fort et précis. Lors des combats, les guerriers se peignent le visage afin de se composer un masque, de préférence le plus effrayant possible. Pour les meilleurs, combattre le torse nu est l’un des actes les plus valeureux que l’on puisse faire.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie

Les Komashs n’ont pas de religion spécifique. Ils ne vénèrent aucun dieu, qu’ils considèrent comme un héritage de l’empire Burgon. Cependant, et dans de rares cas, certaines femmes des clans sont un jour prises par le Pouvoir. Le pouvoir des forces des Anciens comme les appellent les Komashs. Ces femmes ne doivent en aucun cas rester dans les villages avec le clan, car les forces des Anciens sont terribles et pourraient mettre en danger le clan lui-même.

Ces sorcières tirent en fait leurs terribles pouvoirs des démons. Pas par choix, ni des uns ni des autres d’ailleurs. Les démons sont en fait plus ou moins forcés par ces sorcières pour leur coopération, elles les obligent à leur ouvrir leurs pouvoirs. On peut ainsi comprendre la raison du danger environnant les sorcières Komashs, les démons visés ne se privent pas pour réagir un peu violemment s’ils le peuvent. La raison pour laquelle elles peuvent faire cela reste un mystère, mais les faits sont là.

Elles ne sont pas mal vue par les clans, même si on les craints un peu parfois, et il n’est pas rare que les chefs de clan aillent leur porter quelques victuailles en présents. Surtout lorsqu’ils viennent leur demander conseil. Car pour certaines décisions guerrières ou lorsque la famine menace, ils consultent souvent ces sorcières isolées pour que les Anciens leurs viennent en aide.

3.2- Traditions

La guerre occupant une place très importante, il est normal de commencer par une coutume s’y rattachant. La coloration des visages ! En fait, cette tradition ne date que depuis leur arrivée sur la péninsule de Komashkaïda. Il n’y a aucune raison religieuse ou mystique là dedans, mais les Komashs se sont simplement aperçus que les visages ensanglantés du sang de leur victime et noircis par la boue faisaient un très gros effet à leur retour au village. Un clan a alors commencé à se peindre le visage, puis les autres ont suivis. Entre clans, il s’agit d’une habitude, encore que certains chefs fassent appels à leurs magiciens pour qu’ils enchantent la peinture qu’ils utilisent. Ceci afin de les rendre réellement terrifiants aux yeux des autres. La réputation d’un chef est importante ! Il faut l’entretenir, surtout auprès des autres clans.

Ceux qui sont le plus impressionnés sont quand même les continentaux de l’empire Burgon, ou encore les Majistrides qui débarquent contraints et forcés sur ces terres. La vue de ces bêtes de guerre au visage masqué par la peinture n’est pas faite pour rassurer, que l’on ai des connaissances magiques ou pas !

Les rites funéraires, comme chez tout les peuples ont une certaine importance. Si les Komashs ne vénèrent pas de déités, ils craignent les esprits des Anciens, que les seules sorcières peuvent utiliser. Ils pensent également qu’il existe un pays où les morts s’en vont lorsqu’ils quittent ces terres et pratiquent un rituel permettant de purifier le corps pour qu’il ne soit pas capturés par les forces des Anciens. Les qualités du mort sont louées et il est installé sur le bûcher, le visage peint à l’image de son masque favoris, ainsi qu’avec des armes en bois et en pierre. Il est ainsi prêt à se défendre contre ses derniers ennemis avant de trouver le repos. Le bûcher peut ainsi être allumé.

Les raisons de la crémation datent également de leur exode, suite à un manque de précaution de l’une des sorcières. Le démon qui a du partager une partie de ses pouvoirs trouva la brèche dans les protections de la sorcière. Il en profita pour ranimer les corps des morts, jusqu’alors enterrés à la mode Sordolaine. Depuis, les Komashs incinèrent leurs cadavres pour éviter ce genre de mésaventure.

3.3- Augures

Mauvais présages :

- Entendre hurler les loups très fréquemment ; famine
- Voir les oies sauvages rentrer tardivement ; été court
- Rêver des Anciens ; malheur imminent
- Ne pas accorder leurs armes aux défunts ; malédiction
- Décès des filles de la famille ; malédiction du lignage

Bons augures :

- Voir la Porte Céleste (aurore boréale) ; signifie que l’âme d’un défunt a atteint le royaume des morts
- Fille à la première naissance ; prospérité du lignage
- Voir un faucon sur sa maison ; Bon présage pour la chasse

4- Et les autres peuples ?

Les Komashs entretiennent des contacts neutres avec les nains des montagnes franches. Il s’agit de relations commerciales essentiellement. Les Komashs fournissants certaines matières premières (notamment de l’ivoire de morse) et les nains fournissants les objets métalliques. Essentiellement des armes d’ailleurs. A l’exception des relations commerciales, les Komashs et les nains s’ignorent l’un l’autre. Chacun restant sur ses territoires. Chacun étant conscient des forces et faiblesses des autres.

Vis à vis des hommes de l’empire Burgon, les choses sont moins simples. Les Komashs ont l’habitude de combattre toute intrusion sur la péninsule, surtout s’il s’agit de Burgons car l’histoire de leur exode n’a pas été oubliée chez les Komashs. Par contre, ils ne leurs vouent pas non plus une haine irraisonnée. Ils peuvent très bien vivre avec des Burgons, mais pas sur la péninsule ! En revanche, les choses se passent beaucoup mieux avec les Sordolains qui sont beaucoup mieux acceptés.

Les autres peuples de Paorn ont peu souvent l’occasion de passer sur cette terre reculée. Quand cela arrive, ils les acceptent au mieux avec méfiance, au pire par le sort réservé aux Burgons...



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