SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Paorn > Aides de jeu > Peuples > Matwaks (Salthar)
Contribuer

Paorn

Matwaks (Salthar)

Races & Cultures

vendredi 1er décembre 2000, par Sigfrid

1- Histoire

Ce peuple existe depuis près de 150 ans et vit dans les montagnes ouest du Salthar, à Skurmatwak. Leur apparition date de l’invasion de ce qui fût un village de montagne par des orques venus de l’Océan Vert. Il a fallut beaucoup de temps avant que l’on se rende compte que ce village isolé ne donnait plus de nouvelles. Et encore autant avant d’aller déloger les orques présents dans la place. Entre temps, une nouvelle génération de bâtards mi-humains, mi-orques ont eu le temps de naître. Les soldats les laissèrent vivre après que le village répéta son allégeance au royaume.

2- Culture

La culture orque étant venue se greffer sur une organisation seigneuriale plus classique, on y a en fait gagné un peu plus de désordre qu’à l’accoutumé pour une ville saltharite. Le problèmes des Matwaks est qu’ils n’ont jamais trop su se positionner par rapport à leurs ascendances orques et humaines. Ils essayent de prendre un peu dans chaque peuple afin de se constituer leur propre culture.

L’organisation sociale tourne autour du chef de famille, qui est toujours un homme. Les femmes ont perdu la moindre parcelle de pouvoir avec l’arrivée des orques à Skurmatwak, même si elles ne sont pas martyrisées pour autant. Les lois sont également un peu plus souples qu’ailleurs, notamment en ce qui concerne les actes violents.

Pour le reste, on se retrouve avec l’organisation que l’on peut trouver dans chaque ville d’un royaume avec les différentes classes sociales que l’on retrouve dans le reste du Salthar. Seule différence apportée par les orques, l’esclavage est de nouveau de rigueur à Skurmatwak. Même si le bailli et les seigneurs de la région réprouvent cela, ils ferment les yeux tant que les esclaves ne sont pas saltharites.

Les esclaves sont pour certains employés en ville, mais beaucoup sont revendus aux tribus orques de la région (Océan Vert). Il s’agit de l’une des principales richesses de la ville, car les orques ramènent souvent de fabuleux trésors et métaux précieux de la forêt inextricable. Au vu du taux de renouvellement des esclaves, on estime à deux ans grand maximum la durée de vie de ceux-ci en pleine forêt.

Il existe une petite activité minière dans les montagnes alentours qui est exploitée par les Matwaks. Cela dit, les produits tirés de cette exploitation vont plus souvent aux orques qu’au Salthar, pour une simple question d’accessibilité. Il y a également de faibles cultures autour de la ville qui suffisent néanmoins à nourrir la population.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie et légende

Il est difficile pour un peuple tiraillé entre deux ascendances opposées d’avoir une vue bien concrète des origines de la vie et de la nature des dieux.

Les préoccupations humaines étant un peu plus importantes dans ce domaine, les croyances religieuses prédominantes sont tout de même d’origines humaines. Un peu comme partout au Salthar, on prend souvent Gurlu à témoin, mais sans qu’il n’y ai de culte qui lui soit associé.

Etrangement, les Matwaks ont gardés une croyance Orque sur leurs origines qui dit que les Orques, Nains, Lutins, Trolls et Gobelins sont nés en même temps des cinq doigts de la main de Gurlu. Thèse absolument réfutée par la plupart des clans Nains (sauf quelques clans des Pourfendeurs du Salthar), mais plutôt bien acceptée par les autres races concernées. Les autres peuples seraient nés par la suite, en fonction des caprices de Gurlu.

3.2- Traditions

Les Matwaks ont hérités de certaines coutumes orques, comme la lecture des augures, mais les augures sont consultés de bien étrange manière par les orques. Contrairement aux autres peuples de Paorn, les peuplades orques qui envahirent Skurmatwak pratiquent de façon intensive la lecture des augures dans les viscères. Généralement animales pour les Matwaks, il n’en est pas toujours de même pour les tribus orques qui ont tendance à utiliser des esclaves humains. Ces pratiques se font avant les grands événements, que ce soit avant une naissance, pour connaître l’avenir d’une alliance, déterminer si une personne va guérir ou non, ou tout autre acte hasardeux. Cette acte est généralement réalisé par un guérisseur (tradition plus orque) ou par un prêtre (tradition plus humaine). Les haruspices ne sont bien entendu tolérés ouvertement qu’à Skurmatwak et il vaut mieux être plus discret dans les autres régions de Paorn.

Outre les augures, les sorcières orques ont également eues leur influence sur les coutumes des Matwaks. Certains hommes ou femmes Matwaks ont un certain don pour la divination du présent. Décrire et voir des événements qui se passent en d’autres lieux, retrouver la trace de certaines personnes, voilà en quoi consiste leur pouvoir. Les meilleurs d’entre eux sont très recherchés même si les réponses aux questions sont parfois très mystérieuses, mais hélas, il existe également beaucoup trop de charlatans.

Une autre technique divinatoire très prisée chez les Matwaks et autres peuples orques, consiste à utiliser des dés en os (ou des petits os entiers), restants d’un ancien sacrifice. Ils sont au nombre de 3, jetés dans un cercle entouré de runes ils permettent d’avoir des réponses à certaines questions. L’astragalomancie n’est pratiquée à l’origine que par les orques, mais certains Matwaks avec de très fortes ascendances orques sont également autorisés à le pratiquer.

Comme nombre de peuples, les Matwaks croient en une certaine forme de vie après la mort. Chaque disparu doit affronter toutes les souffrances du monde avant d’affronter le gardien des terres du repos éternel. Ceci est un mélange des croyances humaines et orques. Chez les orques de la Cicatrice, chaque guerrier, après avoir affronté victorieusement les épreuves se voit réincarné dans un autres corps. Dans les croyances humaines de cette région, ce n’est pas la cas. Toute âme gagne la paix et le repos après sa mort s’il parvient à affronter les dernières épreuves. Pour les Matwaks, les fantômes sont les âmes de ceux qui n’ont pas encore finis d’affronter les souffrances physiques et confondent parfois leurs épreuves avec la vie réelle. C’est pour cela qu’ils sont généralement agressifs envers les vivants, car ils les prennent pour une autre épreuve sur leur long chemin vers le repos. Ceci est un point commun avec la plupart des peuples présents dans cette région, qu’ils soient Orques ou K’tang.

Selon les Matwaks et d’après les comptes rendus de certains Orques de la Cicatrice, un être divin (ou son tombeau) se cacherait au sein des Terres Sombres. Certains parlent du tombeau de Gurlu alors que d’autres rétorquent que Gurlu observe le monde du haut des Sinistérias, aux sources du Linamaz. Nombreux ceux qui pensent à l’une des mains de Gurlu, celle qui a donné naissance aux différents peuples de la région. Quoiqu’il en soit, il est trop risqué d’aller vérifier par soi même, la région étant réputée extrêmement dangereuse (et à raison). Cela dit, les Matwaks ont instauré une forme de pèlerinage sur l’une des hauteurs de la région. A 3 jours vers le nord-ouest de Skurmatwak, aux abords des Terres Sombres, a été érigée une statue en forme de main, les cinq doigts écartés. Il est de coutume pour les différents peuples d’aller y prier Gurlu en pèlerinage et d’accrocher aux différents doigts des banderoles de papier (faites à partir de chanvre) sur lesquelles sont inscrites les prières et vœux de chacun. Chaque doigt est dédié à un peuple précis, les Matwaks utilisants le doigt des Orques. Le doigt des Nains (le pouce) est certainement celui qui est le moins visité, bien que certains Nains du Salthar soient partisans de cette vision du monde. A noter que Orques et Trolls emploient de temps à autre des parchemins faits de peaux (apparemment humaine ou Sylmarine), l’essentiel est qu’ils doivent se désagréger avec le temps afin de laisser les prières s’en aller vers Gurlu.

4- Et les autres peuples ?

Les Matwaks ont surtout de très bon rapports avec les orques des terres centrales. Encore que certains les méprisent un peu du fait de leurs ascendances humaines.

Du côté des humains, c’est un peu plus mitigé. Le Salthar les acceptent car ils ont prêté allégeance au roi, mais tous les Saltharites ne les voient pas forcément d’un très bon œil. Le côté orque, certaines coutumes un peu sanglantes et le trafic d’esclaves ne leurs apportent pas que des bons points.

Vis à vis des autres nations humaines, c’est un peu pareil, sauf qu’en plus ils sont Saltharites... Les Matwaks abordent les humains de façon prudente en général, mais il n’y a pas de réelle agressivité entre eux.

En revanche, la situation est un peu plus tendue avec certains clans nains, y comprit au sein de l’armée du Salthar ! Ces derniers ayant souvent des années de lutte anti-orques derrière eux.



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.