SDEN - Site de jeu de role
Accueil > Paorn > Aides de jeu > Peuples > Pourfendeurs (Salthar)
Contribuer

Paorn

Pourfendeurs (Salthar)

Races & Cultures

samedi 1er décembre 2001, par Sigfrid

1- Histoire

Les légendes orales des Mun-Farîz (Nains) racontent qu’après avoir retrouvé la lumière et avoir constaté qu’ils n’étaient plus sur les terres sacrées de leurs ancêtres, beaucoup de tribus marchèrent vers le soleil couchant et se séparèrent, reniant la divinité qui les avait abandonnée. Une nouvelle scission s’opéra alors entre les différentes tribus pendant leur marche, éparpillant les Mun-Farîz en de multiples peuples et en de multiples contrées.

A l’approche du Linamaz, l’un des groupes vit un être rire du haut de ses collines en voyant des géants se disputer dans la vallée. Il se nommait Gurlu et était le maître des montagnes et vallées. Il demanda aux Mun-Farîz s’ils avaient faim. Répondant alors par l’affirmative, celui-ci leur offrait alors un réel festin. Il leur a demandé s’ils voulaient des abris pour se reposer et leur creusa par sa seule volonté des cavernes où s’établir. Gurlu les accueillis et les tint sous sa protection. Ils s’installèrent dans ce qui est maintenant les Montagnes Noires du Salthar. C’est ce que raconte la légende et c’était il y a de bien nombreuses générations.

Loin de ne s’établir que dans les grottes et cavernes, les Nains du Salthar que l’on nomme aujourd’hui les Pourfendeurs, bâtirent des villages de pierre ainsi que la ville de Zedenânin-grud (l’actuelle Zeden), alors indépendante.

Lorsque le royaume du Salthar se développa (bien après le recul des glaces), des conflits éclatèrent vers 340AE et durèrent près de 100 ans. Les humains renoncèrent alors à les combattre jusqu’à la venue de Sorbhan le Terrible qui les força à capituler et rejoindre le nouveau royaume saltharite. Tarbhan le Doux autorisa officiellement le développement des colonies Naines. Ils gardèrent néanmoins une forte indépendance malgré l’allégeance à l’empire mais payaient un impôt moins lourd que de coutume.

Aujourd’hui, les Pourfendeurs vivent en partie intégrés au royaume, bien qu’un schisme (d’origine religieux) se soit créé au sein des Nains. Les aulrufang se sont ainsi approchés des humains, fournissant même des soldats (les fameux Tranche-col) alors que les akabakites ont gardés leurs distances et sont à l’origine de la Rüll, la mafia Naine.

2- Culture

Etablis dans les villes, aussi bien à Zeden que dans les autres villes saltharites, les Pourfendeurs (ainsi nommés par les hommes) vivent comme tout citoyen saltharite. Leurs activités sont donc très citadines, contrairement à leurs frères de sang des Comptés Francs en Burgonnie. Commerce, travail minier, ingénierie, mais aussi un peu d’agriculture, voilà ce qui compose leur quotidien.

De cette vie citadine, les Pourfendeurs ont également adopté l’éclatement des clans originels par des structures familiales plus classiques. Ils sont donc regroupés par famille sur 1, 2 ou 3 générations par habitation en fonction des possibilités dans les espaces restreints et confinés des villes. Cela dit, même si la famille et les clans sont éclatés et répartis dans tout le Salthar, ces derniers n’en gardent pas moins leur héritage filial.

En effet, l’élément essentiel qui permet aux Pourfendeurs de garder la mémoire de leur histoire, ce sont leurs ancêtres. Leurs lignées ! Chaque famille s’identifie socialement par sa lignée et les autres nains d’une même lignée sont quasiment considérés comme étant membre de la même famille. Cet attachement est très fort mais n’a peut-être pas la même portée pour tous. Il existe un schisme religieux au sein des Pourfendeurs, en la présence de deux mouvements différents que sont les aulrufangs et les akabakites. Cette différence est cependant uniquement religieuse, la structure sociale étant la même dans les deux cas de figure.

Bien qu’informel, chaque lignée élit un patriarche pour la représenter officiellement dans les grands moments ou lors des relations avec les rois et empereurs humains. Généralement, le rôle revient au plus sage et à l’ascendance la plus directe avec ceux que l’on appelle les Pères Fondateurs, les héros fondateurs des lignées des mûn-fariz. Ces héros sont au nombre de 12 pour les aulrufang et au nombre de 9 pour les akabakites, formant ainsi 21 lignées plus ou moins distinctes.

Ce sont les Feyrshtûr qui élisent les patriarches. Les Feyrshtûr sont eux-mêmes choisis au sein d’une même famille. Le terme " famille " étant définit comme étant le lien par le sang (patriarcal) sur 3 générations.

Il faut signaler que les Feyrshtûr, outre leur rôle vis à vis des patriarches qui est aussi un rôle de conseille, ont également un pouvoir de décision sur sa famille. Pouvoir de décision qui peut primer sur celui des parents d’un enfant, même s’il n’est pas souvent employé.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie

Qu’ils soient aulrufangs ou akabakites, chaque tribu naine vénère Gurlu comme divinité protectrice. Le terme protecteur est très important, la plupart des nains font la différence avec leur créateur, Imgir (v. les tribus des comtés francs). Cela dit, Imgir a été répudié par la plupart des mûn-fariz, notamment chez les akabakites. Ils ne lui ont pas pardonné son abandon et la seule évocation de Imgir peut déclencher la colère. Du côté des aulrufangs, certains lui vouent néanmoins un minimum de respect et de rites, mais ils sont rares.

Ne croyons pas qu’il s’agisse du seul point qui diffère entre les deux courants religieux des tribus naines du Salthar. Leur interprétation et vision de Gurlu a également suivi des chemins différents. Les aulrufangs, plus proches des humains saltharites, partagent la même vision de Gurlu que les hommes. Gurlu est considéré comme le protecteur du Salthar et notamment de la vallée du Linamaz. Divinité espiègle et capricieuse, les aulrufangs ne lui vouent pas un culte direct. En revanche, il est dit dans certaines légendes gravées à même les parois des grottes sacrées que Gurlu auraient cédé un peu de sont pouvoir divin à différents chefs de clan. Ces chefs, au nombre de 12 (ainsi interprété par les aulrufangs) ont ensuite contribués à la protection de leur descendance et de leurs clans. Ce sont ces 12 pères fondateurs qui sont vénérés par les rites et traditions aulrufangs. Un véritable culte des anciens en somme.

Du côté des akabakites, des pères fondateurs ont certes été reconnus (au nombre de 9), mais sans héritage divin d’aucune sorte. Pour les akabakites, Gurlu reste au centre des vénérations et ils en viennent à le considérer parfois comme leur véritable créateur, partageant ainsi la vision des shagûk-cur (orques), des matwaks, des trolls et des lutins. Les ancêtres ont leur importance tout comme les rois en ont chez les humains, mais ils n’ont donc aucun statut quasi divin. Quant aux grottes sacrées, les akabakites les respectent et les reconnaissent également, mais ils ne sont pas d’accord sur la traduction et surtout l’interprétation des textes par les aulrufangs.

3.2- Traditions

A quelques jours de marche dans les montagnes au nord de Zeden, se trouve un lieu considéré comme sacré par les mûn-fariz du Salthar. Il s’agit de grottes taillées à même la montagne par Gurlu lui-même selon les légendes des Pourfendeurs. Qu’elles aient été taillées par Gurlu ou non, la seule certitude repose sur leur origine artificielle. A l’intérieur de ces grottes, Gurlu, non content d’avoir créé des abris pour des mûn-fariz en exode, y aurait gravé des textes à mêmes les parois des grottes. Ces textes parlent des ancêtres de différentes lignées naines auxquelles Gurlu auraient accordé un peu plus d’importance. Hélas, ces textes ont été écrits dans une langue aujourd’hui oubliée et que certains mûn-fariz tentent de redécouvrir. D’ailleurs, un temple tenu par des prêtres nains a été érigé en contrebas de ces grottes. Ils y étudient les écritures des parois, essayent de redécouvrir la signification des textes anciens et hébergent les pèlerins qui viennent demander protection à Gurlu. Ces grottes sont un lieu de culte et de pèlerinage très important. Beaucoup de ceux qui désirent attirer sur eux la protection de Gurlu se dirigent vers ces grottes pour s’y recueillir et prier. Dans chacune d’entre elles coule une source que l’on dit bénie par Gurlu. Les pèlerins qui se rendent donc vers les grottes peuvent aller y boire après avoir prié douze jours durant.

Autre lieu sacré, mais uniquement considéré comme tel par les akabakites, la Main de Gurlu. Aux abords des Terres Sombres, à 2 ou 3 jours de marche de Skurmatwak, est érigé une énorme main en pierre haute de 7 à 8 mètres (doigts écartés) qui rassemble les différents peuples partageant la même vision de Gurlu. Ceux qui ne craignent pas de rencontrer des shagûk-cur et des trolls peuvent y aller en prières. Autant la signification des grottes sacrées est basée sur la protection, autant un pèlerinage vers la Main de Gurlu a pour but de rendre hommage à Gurlu en tant que créateur. Outre les prières adressées à Gurlu écrites sur des bandes d’étoffe et accrochées au pouce de cette main (il s’agit du doigt dédié aux nains), les akabakites qui s’y rendent y pratiquent également le rituel du don de la vie.

Le mariage entre mûn-fariz, qu’ils soient akabakites ou aulrufangs, est normalement définitif et pour leur longue vie. Cela dit, les Pourfendeurs ne s’unissent que vers leurs 80 ans, ce qui représente environ le 1/3 de leur existence. Cette union est relativement sobre et se déroule dans un temple avec la présence du patriarche de la lignée et de tous les Feyrshtûr. Un prêtre, également nommé le " Maître des Forges divines ", fait l’office et uni le couple devant un feu de forge en guise d’autel. Deux éléments scellent le mariage, un double anneau et un tatouage. C’est la femme naine qui a pour mission de créer leur anneau d’union qui consiste en fait en un double anneau reliés entre eux par une chaînette. On ne sépare jamais les anneaux, c’est un présage de malheur pour toute la future lignée si cela arrive. Une fois l’union déclarée la femme porte un anneau (le plus fin) à son petit doigt gauche. L’autre sera enfilé au petit doigt de la main droite du mari et ce jusqu’à la fin de la cérémonie au minimum. Le mari peut ensuite retirer son anneau qui sera enfilé au pouce gauche de la main de la jeune femme. Afin de laisser la trace de l’alliance au mari, un tatouage en forme d’anneau lui sera fait tout autour de son petit doigt. Ce tatouage à lieu pendant la cérémonie, alors qu’il porte déjà le véritable anneau. Dernier détail important à propos des Pourfendeurs. Le mariage, même s’il est parfois arrangé pour des questions politiques entre lignées, est généralement libre entre les couples. Entendez par cela que la femme peut très bien refuser une avance sans subir le moindre préjudice par la suite.

Tout comme les clans des Montagnes Franches, les Pourfendeurs ont prit l’habitude d’envelopper leurs morts dans un suaire confectionnée par les femmes mûn-fariz. Généralement la femme fait celui de son mari, sinon il peut s’agir de l’œuvre d’une parente. Le corps ainsi enveloppé est enfermé dans un lourd cercueil de pierre et l’inhumation se fait dans des caveaux familiaux, faits de belles pierres taillées. Chez les aulrufangs, pour les chefs reconnus et les futurs représentants de lignées, la mise en cercueil n’est pas immédiate. Le corps est bien mis dans le caveau familial, dans un endroit spécialement préservé de la vermine par des rituels précis, mais au lieu d’être enfermé, il est juste entreposé sur une stèle entourée de runes. Le corps est ainsi soumis à la décomposition et des ossements sont récupérés pour êtres enfermées dans reliquaire. Ce coffret sera source de toutes les attentions lors du rituel du " don de la vie ".

Rituel du don de la vie. Il s’agit d’un rituel remerciant le dieu créateur (Gurlu) pour les akabakites ou remerciant les demi-dieux que sont les ancêtres des lignées aulrufangs. Il a donc une signification un peu différente pour chaque communauté et surtout une pratique différente.

Chez les aulrufangs, une fois tous les 5 ans est pratiqué ce rituel du don de la vie. Ce jour là, lors du premier jour d’automne, sont sortis les différents reliquaires renfermant les restes de chaque chef de lignée. Les reliques feront le tour des différentes communautés aulrufangs du Salthar. Des bénédictions, des baptêmes et des prières sont donnés dans chaque temple où stationnent les reliques. Le temps passé dans chaque lieu dépend de l’importance de la ville, en général d’une journée dans les villages à 1 semaine pour Zeden. Lors des bénédictions, aucun port d’arme n’est tolérée dans l’enceinte du temple, ni même dans Zeden toute entière lors du passage des reliques. Gare aux imprudents ou aux téméraires qui s’y risqueraient. Certains ont étés lapidés pour le simple fait de porter un couteau, alors que l’on parle également d’emmurement vivant pour d’autres.

Chez les akabakites, la pratique est toute autre. On ne remercie pas les ancêtres de la lignée pour leur avoir donné naissance, mais Gurlu lui-même. Pour cela, tous les trois ans, au début du printemps, est réalisé un pèlerinage à la Main de Gurlu pour y apporter prières et recevoir la bénédictions de Gurlu par l’intermédiaire des prêtres regroupés là-bas pour des séances de bénédictions collectives. Contrairement à la loi aulrufang, les akabakites n’ont pas interdiction de porter d’armes pour la simple raison que le pèlerinage jusqu’à la Main de Gurlu peut parfois être périlleux. En revanche, abstinence d’alcool, offrandes et sacrifice animalier sont au programme.

4- Et les autres peuples ?

Les aulrufangs étants proches des saltharites et les plus fameux guerriers faisant généralement partis des Tranche-cols (unité d’élite de l’armée saltharite), ils en partagent un peu les inimités et les préférences. Ainsi, ils se méfient particulièrement des burgons et dans une moindre mesure des tsorvaniens et althusiens. Le contact avec les matwaks est plutôt tendu, ces derniers ayant un peu trop de sang shagûk-cur dans leurs veines. Comme cela laisse l’entendre, les orques ne sont pas bien vu, les aulrufangs ayant souvent eu à livrer combat dans les Terres Sombres contre ces derniers. Les Sylmarins sont plutôt bien considérés, enfin pour le peu de contact entre les deux peuples... Reste l’épineux problème des autres nations naines en Burgonnie et en Tsorvanie. Bien qu’étant de race similaire, les problèmes politiques prennent le dessus et les aulrufangs combattent sans remords leurs semblables. N’en est-il pas de même entres humains après tout ?

Quant aux akabakites, ils partagent le même point de vue sur les tsorvaniens, burgons et althusiens que les aulrufang, mais on peu sentir le ton changer à l’égard des autres peuples. En effet, les relations avec les matwaks sont bonnes, neutres avec les shagûk-cur des Terres Sombres (contrairement aux shagûk-mim des Sinistérias qui sont détestés) et enfin, elles sont tendues avec les Sylmarins. Les autres peuples nains sont ignorés s’ils ne partagent pas leur point de vue religieux, mais ils ont globalement peu l’occasion de les côtoyer.

Pour finir, il faut quand même signaler que les relations entre akabakites et aulrufangs sont parfois étranges et sujettes aux escarmouches. Si des aulrufangs font parti de l’armée impériale, il faut signaler que les akabakites quant à eux œuvrent plutôt du côté de la Rüll, la mafia naine qui sévit essentiellement dans le nord du Linamaz et qui n’a pas toujours des objectifs compatibles avec les intérêts saltharites. Ajoutez à cela la religion et l’on comprend qu’il puisse y avoir des frictions...



Encadrement arrondi
Ajouter un commentaire
forum bouton radio modere abonnement

forum vous enregistrer forum vous inscrire

[Connexion] [s’inscrire] [mot de passe oublié ?]

Encadrement arrondi

Tous les éléments et personnages sont des marques déposées détenues par leur propriétaire. Ils sont utilisés ici sans autorisation particulière, dans un but d'information. Si l'auteur ou le détenteur des droits d'un élément quelconque de ce site désirait qu'il soit retiré, les responsables du sden s'engagent à le faire dans les plus brefs délais.

(c) 1997- 2017 SDEN - Site communautaire de jeux de rôle
Tous droits réservés à l'association loi 1901 Elfe Noir.
Les textes et les illustrations des rubriques, sauf avis contraires, sont la propriété de leurs auteurs.