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Sordolains (Burgonnie)

Races & Cultures

dimanche 1er avril 2001, par Sigfrid

1- Histoire

Bien avant l’arrivée des Burgons et l’annexion des terres Sordolaines à l’empire Burgon, les Sordolains formaient un seul peuple avec les actuels Komashs. Vivant de façon éparse dans les épaisses forêts qui peuplent les terres au nord de l’Absal, le fleuve qui marque la frontière entre la Sordolia et le Verblau, les Sordolains n’ont jamais réellement été unis. Groupes et tribus se rencontraient parfois, se faisaient la guerre souvent.

Lors de l’arrivée de l’armée Burgonne en -28AE, ils ne rencontrèrent que des groupes de résistance locales sans grande armée organisée. S’il n’y avait pas eu les forêts pour ralentir la progression de l’armée Burgonne, il est fort probable qu’ils auraient mis moins de trois ans avant d’annexer le territoire.

En -25AE, plusieurs familles et tribus se soumettaient à l’envahisseur. D’autres refusaient et étaient chassés sans pitié avant de s’exiler plus à l’est, vers la péninsule de Komashkaïda.

L’empire Burgon était proclamé et à partir de ce jour, les Sordolains perdaient peu à peu leur identité pour se fondre dans la masse de l’empire.
Un mouvement resurgit presque 200 ans plus tard, alors que la langue Sordolaine se faisait de plus en plus rare, pour conserver leurs coutumes et ce qu’il restait de leur langage. L’empire n’y voyait rien à redire si ces gens préféraient vivre dans les forêts à partir du moment où ils étaient loyaux, se soumettaient aux devoirs de tout membres de l’empire et payaient l’impôt. La langue Sordolaine survécu plus comme un dialecte en parti composé de langue Burgonne et de ce qui restait de langue Sordolainne.

A ce jour, la culture Sordolaine a retrouvé un peu de vigueur chez les Sordolains de souche et notamment au niveau de la langue, cela grâce aux Komashs qui ont conservé une souche linguistique plus proche des origines. Hélas, l’empire Burgon a encouragé l’installation de ses sujets en Sordolia afin de garantir un minimum de stabilité, tant et si bien que les places fortes et les positions les plus influentes sont souvent occupées par des Burgons, à l’exception notable du gouverneur de la province.

2- Culture

Les Sordolains sont des hommes des bois. Les forêts sont les seuls lieux où ils se sentent vraiment à l’aise, où ils se sentent chez eux en somme. Les grandes villes, ils y vont par obligation ou alors de façon temporaire lorsque l’hiver est rude. Ils vivent pour la plupart des ressources de la forêt et sont souvent organisés autour de villages forestiers. Bûcherons et trappeurs pour la plupart, ils sont aussi parfois éleveurs et pêcheurs le long des rivières et des lacs. Beaucoup ont développé des talents d’ébéniste et sont des menuisiers renommés.

Lorsqu’ils sont organisés en villages forestiers, les Sordolains nomment un chef du village, qui est souvent le plus charismatique, à défaut de forcément être le meilleur combattant. Entre 8 et 12 familles composent généralement le village, ce qui peut faire parfois 150 personnes. Ces villages ressemblent d’ailleurs plus à des fermes fortifiées avec leurs remparts faits de troncs d’arbres.

Les hommes se chargent des tâches les plus dures physiquement comme l’abattage des arbres, la chasse ou les activités de trappe qui peuvent parfois être longues et menées à plusieurs jours de marche du village. Le tannage des peaux, l’entretien des bêtes (les mêmes sortes de chèvres qu’élèvent les Komashs) et les petites activités de culture et de cueillette sont réservées aux femmes. La pêche se pratique au filet et on peut y trouver aussi bien hommes et femmes en même temps en petits groupes. Les gros travaux de menuiserie du village sont faits par les hommes alors que l’on trouve également des femmes dans l’ébénisterie.

Normalement, tous ces villages sont autonomes et peuvent se suffire à eux-mêmes en complétant leurs ressources grâce au commerce des fourrures ou d’ustensiles en bois. Ils sont également capables d’abriter des habitants de maisons isolées en cas de danger et de se protéger aussi bien des menace goblinoïdes que des attaques d’autres villages. Car tout n’est pas parfais et les villages entre eux se trouvent souvent des occasions de se quereller. Que la querelle ait pour origine un problème de ressources ou qu’il s’agisse simplement d’un désaccord moral.

Lorsqu’ils ne sont pas organisés en villages, on trouve des petites fermes isolés en forêt, abritant généralement une seule famille. La répartition du travail est la même que dans les villages.

Souvent de bonne corpulence et sachant se battre très tôt, les Sordolains ne sont pas pour autant des guerriers dans l’âme. Ils ne cherchent pas forcement querelle, mais ils ont tendance à être susceptibles et fiers, ce qui donne pas mal d’occasions de dégénérer.

Dernier point à propos des lignages. Ils s’établissent par les hommes et se sont souvent eux à qui ont donne raison lorsqu’un litige oppose un homme et une femme (si les 2 points de vue sont sensés). C’est une coutume qui date de l’annexion Burgonne, car à l’origine le lignage était féminin, comme cela se passe toujours chez les Komash. Ceci donne parfois lieu à de petits actes de rebellions de la part des femmes Sordolaines, bien que ces dernières se résignent de plus en plus.

3- Religion et traditions

3.1- Théologie

La forêt a donnée naissance aux hommes. Elle les a nourrit et les a protégé. Mais la forêt est aussi habitée par de nombreux esprits. Certains bons, mais également beaucoup d’esprits malins ou carrément dangereux. Certains habitent au sein même de la forêt alors que d’autres viennent de temps à autre par l’intermédiaire de certains temples des forêts (les cercles de pierre). Ces esprits les plus puissants, que l’on appelle parfois les Anciens (terme qui est resté chez les Komashs) auraient vu la création du monde. Leurs pouvoirs sont grands et on les évoque rarement par superstition car il est une histoire que certains sages connaissent qui dit que les Anciens se seraient fâchés avec les hommes et qu’ils leur en tiennent encore rigueur. De toutes façon, même s’ils voulaient les faire venir, ils n’y parviendraient pas. Cela fait bien longtemps que personne n’a vu de manifestation des Anciens, même si certains contes oraux en parlent. Les rites d’invocation se sont perdu avec la culture Sordolaine après l’annexion par la Burgonnie.

Pour ce qui est des esprits sylvestres qui sont l’essence même de la forêt, on les prends souvent à témoin lors de certains événements. Même si personne ne les voient jamais, beaucoup de Sordolains vous diront qu’il arrive souvent des problèmes à ceux qui ne les respectent pas.

3.2- Traditions

Les Sordolains pratiquent deux fêtes annuelles en l’honneur des esprits de la nature. La fête de l’éveil des esprits lors du printemps (le 1er du mois d’Aurore) et la fête du grand sommeil au début de l’automne (Equinoxe). Ce sont des périodes où enfants et adolescents revêtent des déguisements sylvestres pour les cérémonies qui ont lieu soit près de cercles de pierres, soit dans certains lieux au milieu de la forêt considérés comme habités par les esprits (une source, une clairière, etc.).

Même s’ils ne fêtent pas spécialement le solstice d’été, des petites fêtes sont parfois organisées dans certains villages forestiers. Par contre il en est tout autrement en hiver ! Les Sordolains pratiquent assidûment les fêtes du Solstice. C’est la période de nouveaux espoirs et de vœux, les jours recommencent à rallonger et c’est un moment convivial et chaleureux en plein hiver, alors que les activités forestières et agricoles sont restreintes. Il n’y a aucun caractère religieux dans cette fête, c’est juste la période d’exprimer de nouveaux souhaits après un bon repas.

La part du gardien. Il s’agit d’une coutume toujours respectée par ceux qui vivent à peu près continuellement dans les forêts Sordolaines. Il est dit qu’une créature qui aurait l’aspect d’un troll à la peau dure comme l’écorce d’un arbre, sillonne les forêts qu’il considère comme siennes. La légende raconte qu’il autorise les humains à venir bénéficier des ressources des forêts à la seule condition qu’ils lui en laissent une partie (chasse, pêche ou ressources végétales et minérales).

Même si la tradition disparaît peu à peu, certains Sordolains continuent d’aller baptiser les nouveaux nés en forêts. Certains cercles de pierre possèdent en effet de bien étranges qualités que certains Sordolains savent encore exploiter. Le tout débute par une petite cérémonie faite d’offrandes fruitières aux esprits de la forêt. Les offrandes sont disposées tout autour du cercle dans lequel est posé le bébé. Une prière doit ensuite être proclamée, prière faite dans l’ancienne langue Sordolaine que bien peu comprennent correctement. Si les esprits acceptent, on dit que les pierres donnent de leur eau pour nourrir l’enfant de leur force. Ce dernier point est de moins en moins vérifié, mais la façon de pratiquer cette cérémonie correctement se perd également, l’ancienne langue a déjà disparue et on dit que cela ne fonctionne pas dans tous les cercles de pierre...

Les rites funéraires Sordolains peuvent prendre deux formes. La plus moderne reprend tout simplement les rites Burgons, c’est à dire que les morts sont enterrés de préférence près d’un lieu de culte dont le défunt se sentait proche. Si aucune religion ne lui était connu, il est mis en terre dans un cimetière d’athées, avec tout le côté méprisant que cela sous entend dans un pays comme la Burgonnie où la religion est fortement présente. La forme plus traditionnelle du rite funéraire est plus ou moins celle pratiquée par les Sordolains avant leur annexion et qui a quelques similitudes avec celles des Komashs (dont l’origine est commune). Tout comme dans les traditions Komashs, le thème du voyage est présent à la différence que les Sordolains construisent une sorte de nef fermée ou de cocon avec des branches. Cette dernière est entreposée en forêt, de préférence sur les hauteurs d’un arbre, et le corps est ainsi abandonnée au temps. Après un an, les restes sont mis en terre dans le même lieu et peut donner lieu à une cérémonie faite par la famille du défunt.

4- Relations avec les autres peuples

Les relation avec le reste de l’empire Burgon sont plutôt variables. Globalement, les Sordolains ont tendance à s’écarter de nouveau de l’empire, mais sont freinés par la perte d’une certaine identité culturelle mais également par la force économique et militaire de l’empire. Le manque de considération des Burgons envers leur culture les froissent énormément.

Les relations sont bien meilleures avec les Komashs de part leurs origines communes. Ces derniers s’aventurent parfois à rendre visite à leur cousins éloignés, essentiellement pour les aider à renouer avec leurs origines culturelles mais également dans l’espoir de reconstituer une force appréciable.

Les contacts avec les Nains des Comptés Francs sont au même point que pour les Burgons. Les relations sont bonnes avec les Gants de Fer, plus tendues avec les Sombres Esprits et mauvaises avec les Mystiques.

Avec le Salthar, les relations ne sont pas tellement meilleures qu’entre la Burgonnie et le Salthar. Disons que c’est plutôt frais... Les Sordolains se considèrent comme des Burgons lorsque l’on parle du Salthar, c’est du au fait qu’ils ont souvent été enrôlés par les armées de l’empire Burgon dans les conflits les opposant au Salthar.

Les autres peuples sont suffisamment éloignés pour que les contacts soient très rares quand ils existent.



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