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Quelques notions relatives à la religion chrétienne primitive

mercredi 16 août 2006, par darkbaron

La religion chrétienne est monothéiste et trinitaire. Vaste concept propre à la glose la plus large. Pour faire simple, nous nous arrêterons à dire que Dieu manifesté existe sous trois formes complémentaires, le Père, le Fils et le Saint Esprit. En prenant l’exemple de saint Patrick : un trèfle possède trois feuilles et pourtant il est unique.

Dieu a créé la terre et les hommes mais ceux-ci par la faute d’une femme curieuse ont perdu la bienveillance de Dieu pour avoir brisé l’interdit qui pesait sur l’arbre de la connaissance réservé à Dieu. Depuis, les hommes ont été condamnés à vivre dans la peine afin de racheter cette faute.

Les descendants des premiers hommes reçurent, au long des siècles, des signes de Dieu afin de les amener à la Rédemption. Les prophètes, dont le plus important est Abraham surent montrer la voie aux hommes inspirés par Dieu et renouer le fil cassé entre le créateur et son troupeau. Cette longue épopée constitue l’Ancien Testament, la loi ou Torah, dont la Bible est le volume le plus important.

Afin de terminer cette œuvre, Dieu envoya aux hommes son fils (Incarnation) afin qu’il rachète les fautes des hommes et leur ouvre les voies du paradis.

Beaucoup de juifs ne surent reconnaître en lui leur maître et le condamnèrent pendant que les Romains s’en désintéressaient. Mort sur la croix, le Christ racheta les fautes de ceux qui voudraient accepter de lui le pardon. Il ressuscita au troisième jour et investit ses douze disciples de la Grâce ; une sorte de pouvoir miraculeux leur donnant de grands pouvoirs sur le monde, comme soigner des malades ou appeler le soleil.

Ces Apôtres, ces envoyés, se répandirent dans le monde romain afin de porter à chacun la Bonne Nouvelle (L’évangile ou Gospel). Les deux plus importants furent saint Pierre qui était le chef des apôtres et qui fut martyrisé à Rome et saint Paul qui, alors qu’il ne fut pas disciple du Christ, fut le plus efficace de tous les envoyés, notamment en Grèce.

Le parcours des apôtres, ainsi que les quatre versions de la vie du Christ écrites par les apôtres Marc, Mathieu, Jean et Luc forment le Nouveau Testament, clôturé par la Vision de Jean développant la fin du monde sous le Nom d’Apocalypse, prévue mille ans après la mort du christ et qui verra le jugement de Dieu s’abattre sur les hommes.

Le Credo

La doctrine chrétienne est contenue dans le Credo (je crois) de Nicée (Asie Mineure), précisé en 325 alors que foisonnait bien d’autres traditions, certaines niant la divinité du christ mais reconnaissant son message, d’autres faisant du Saint Esprit un simple ange. On peut donc dire que les dogmes chrétiens sont une construction définitive datée de près de 3 siècles après la Passion (Ses pérégrinations à Jérusalem) sous la bienveillante protection de l’Empereur de Rome.

Après trois siècles de persécutions, la religion chrétienne fut tolérée à partir de 313 et devint officiellement religion d’état à partir de 395, lorsque Constantin le Grand l’adopta comme religion personnelle. Par souci d’uniformisation, l’Eglise se mit à poursuivre toute vision hétérodoxe refusant les critères de Nicée, si bien qu’un foisonnement d’Hérésies furent bientôt montré du doigt et combattu, non pas par la violence mais par la plume et la prédiction de Grands Docteurs de l’Eglise dont saint Augustin, évêque de Carthage est le plus réputé. Le credo se précisa par l’ajout de nombreux commentaires aux écritures Saintes, qui forment le Canon ou la Loi Canonique.

Les principales hérésies de cette période sont le Manichéisme, développant une dualité Bien/Mal régissant le Monde (et qui inspirera l’essentiel de la doctrine cathare par l’entremise d’un peuple slave, les Bogomiles), l’Arianisme développé chez les Germains notamment, niant l’égalité du Christ et du Saint Esprit avec le Père (pour un véritable monothéisme) et le Pélagianisme, hérésie irlandaise, niant l’importance de la Grâce divine dans le chemin du Salut (pragmatique donc).

Le but de la religion chrétienne

Le propre de la religion chrétienne est d’aider le fidèle à préparer l’âme pour l’éternité qui suivra la mort. En fonction des actes de chacun, il pourra obtenir le Salut, c’est à dire le pardon de ses péchés et résider au paradis sous la bienveillance de Dieu. Ceux qui, par contre, seront rejetés par Dieu lors de la pesée des âmes par saint Michel se verront jeter dans la gueule du Léviathan, monstre du dessous pour y vivre une éternité de souffrance. Les Evangiles et les conseils qui y sont donnés doivent permettre à chaque homme de trouver le bon chemin avec l’aide de la Grâce divine. Les principaux conseils prodigués sont : "L’amour porté à chaque homme quelle que soit sa nature et ses buts", le respect et la générosité, enfin la tempérance et le courage.

Tâche aisée si l’égoïsme n’était si fermement ancré dans le cœur des hommes et si un ange déchu rejeté du paradis ne venait souffler à leurs esprits les vices punis par Dieu. Les chrétiens doivent se préserver des trames obscures du Malin, bien qu’au VIème siècle, seuls les plus purs peuvent être poursuivis par ses tentations. Il faudra quelques siècles avant que l’on considère que tout homme peut être inspiré par lui.

Organisation de l’Eglise

Le christianisme gagna rapidement la Diaspora Juive au cours du premier siècle puis commença à toucher des milieux païens autour de la Méditerranée. Les communautés secrètes se rencontrèrent autours de l’Evêque (Observant) de chaque cité afin de communier ensemble. Le plus prestigieux de ceux-ci, celui de Rome disposait d’une aura particulière et commença à disputer le titre de chef de la chrétienté au nom de saint Pierre, premier évêque de Rome, aux maîtres d’Alexandrie, de Jérusalem et d’Antioche.

Au sein de l’Eglise (La communauté de tous les fidèles) on distingue les clercs, investis de fonction religieuse (soumis au célibat depuis le IV° siècle) et les laïcs. Les clercs se divisent en deux parties, les séculiers auprès des hommes et les réguliers, membres de communautés fermées et retirées organisées par une règle jurée cherchant les voies du salut dans la contemplation, l’ascèse et la prière. Ceux-ci, appelés moines (Monos, seul), peuvent être ermites (seuls, isolés du monde) ou cénobites (en groupe) selon.

L’évêque a la charge du clergé dans le cadre d’une cité (Une grande ville et sa région) et porte la responsabilité de la curia régis (le soin des âmes) dont il doit soutenir l’action. Bâtisseur, il consacre les églises et les cathédrales. C’est un homme du siècle très au fait des réalités temporelles et des luttes politiques.

L’abbé, est également un personnage important de l’église. Responsable d’une communauté de moines, il joue le rôle de guide spirituel autant que de régisseur d’une abbaye ou d’un monastère. Généralement coopté dans sa charge par ses compagnons, il doit faire preuve de grandes vertus.

Afin d’éviter les anachronismes, il est bon de préciser que la sécularisation de ces charges par une aristocratie vorace est tardive dans l’histoire de l’Eglise et que ces premiers temps ne sont pas encore touchés par les excès que le moyen-âge verra se développer.

La femme, le chevalier et le prêtre (G.Duby)

La position de la femme est ambiguë dans l’église chrétienne. En effet, rendue responsable du pêché originelle, elle garde une odeur suspecte vis à vis de la tradition. Cependant, loin de la rejeter dans les tourments l’église a pour vocation de tempérer ses instincts légers et trompeurs. Saint Paul, affirme, non qu’elles ne peuvent pas assister aux messes, mais qu’il est conseillé qu’elles se tiennent silencieuses afin de pas troubler le recueil par des phrases volages.

Pour les prêtres, la femme est un objet d’interdit qui ne peut que les écarter du chemin de dieu, c’est la raison pour laquelle ils s’en méfient, surtout des plus jeunes ; les plus âgées étant marqués par un comportement plus vertueux (voire sanctifiable).

Dans le mythe arthurien, la femme est un problème. Les exemples peuvent être multipliés quant aux dangers encourus par le chevalier qui se laisse prendre dans leurs filets (Iseult, Morgane ou Guenièvre). Cependant, le cœur d’un chevalier doit appartenir à une dame, solution sans doute la plus simple, pour qu’il ne tombe pas dans les bras d’une autre ? D’autre part, nul chevalier ne voudrait mourir sans descendance, alors...

...cruel dilemme

Les rites

Les principaux rites de la religion chrétienne sont constitués par les 7 sacrements :

1. Le baptême

qui permet de recevoir un homme ou un enfant au sein de la communauté

2. La confirmation

reçue par l’évêque qui confirme la foi d’un fidèle

3. L’ordination

qui permet à un laïc d’être ordonné, à savoir de rejoindre la communauté des clercs.

4. La pénitence

par la confession qui réconcilie un homme et Dieu, ou d’autres formes d’expiation. Le clerc lui offre alors l’absolution, il lui pardonne ses péchés et l’en lave.

5. L’Eucharistie

communion autour du corps et du sang du christ investis dans le pain et le vin

6. L’extrême onction

offerte aux souffrants ou aux mourants préparant le passage dans l’autre monde et le pardon final.

7. Le mariage

sacrement que se donnent les futurs mariés afin de protéger leur union mortelle des malheurs du temps

Le moment principal de la vie religieuse est la messe dominicale qui permet la communion de toute la communauté, la lecture des Ecritures mais qui surtout doit permettre de raffermir les liens entres les membres de la communauté



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