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Pendragon

Brouillard sur Porchester

mercredi 23 février 2011, par erwan graugnard

15ème scénario d’une longue campagne se situant à la fin du règne du roi Arthur (544-570). Au cours de l’hiver 544, les personnages vont être amenés à enquêter sur la mort mystérieuse et tragique d’un moine sacrifié selon le rite de l’aigle sanglant sur lequelle plane une funeste réputation !

Introduction

Tandis que l’hiver est maintenant bien installé et que la Nature comme les hommes semblent s’assoupir, la cour est brutalement réveillée par l’arrivée un matin de Sir Lancelot et Sir Tristan de retour de Petite Bretagne avec moultes aventures à conter…
Ce qui déclenche comme en réponse une avalanche de concours, contes et exploits plus enchanteurs les uns que les autres. Les esprits s’échauffant et les deux nobles chevaliers étant toujours avides de vider leurs querelle, le Roi Arthur décide de la tenue au printemps d’un tournoi en l’honneur de la Cornouailles. A cette occasion, il révèle la présence à la cour, du Roi Marc de Cornouailles, à la grande surprise de tous. Il expliquant que son parent a accepté d’être son invité pour la cour d’hiver pour l’aider à résoudre au mieux le conflit ayant éclaté entre Lancelot et Tristan. De nombreux chevaliers corniques, parmi les plus célèbres de Cornouailles, sont d’ailleurs également présents. C’est pourquoi Arthur organisera ce tournoi en l’honneur du Royaume de Cornouailles.

Tout chevalier ayant rencontré le Roi Marc à Londres remarquera que les chevaliers en question faisaient tous partie de sa suite. Un jet en Intrigue réussi permettra d’apprendre que le Roi Marc a été capturé par Sir Lancelot et Sir Tristan au cours de leurs aventures alors qu’il intriguait secrètement dans le royaume de Logres.

Mais les personnages n’auront pas l’occasion d’apprécier la cour bien longtemps car Sir Keu les fait convoquer. Il leur apprend qu’un meurtre atroce vient d’être commis au monastère de Bosham. Le monastère est encore en construction et a été fondé sur ces terres après que le Roi Arthur en ait fait don à l’Eglise après la bataille de Badon (518). La victime est l’un des frères du monastère et a été mis à mort selon le supplice de "l’aigle sanglant" rendu célèbre par le pirate saxon Sigmud et si souvent utilisé depuis par les saxons à l’encontre des prêtres chrétiens. Il s’agit de crucifier la victime puis de lui arracher les côtes et de lui extirper ses poumons à l’air libre, tout l’art consistant à la maintenir en vie durant l’opération et au-delà. Cette torture barbare n’avait plus été utilisée depuis près de cinquante ans et son utilisation incite le seigneur Childebert de Porchester à suspecter les saxons. Les Personnages connaissent Sir Childebert (l’un d’eux est peut être même son gendre…), ils semblent bien s’entendre avec les saxons et surtout ils connaissent déjà la route ce qui en plein hiver peut les aider.
Enfin Sir Keu n’enverra pas un "véritable" chevalier par ce temps pour enquêter donc ils peuvent y aller dès maintenant, l’entretien est terminé !

La Légende
En l’an 444, sous le règne du roi Vortigern, le royaume était partagé entre les seigneurs fidèles au roi et les partisans des Saxons qui commençaient à occuper certains territoires du sud de l’Ile. C’était le cas de la cité de Portus Adurni dans le Wessex qui était gouvernée par un comte romano-breton, Alexius. Ce dernier, désireux de s’enrichir rapidement au profit des troubles qui agitaient l’île fit de son château le paradis des pirates saxons qui s’en servaient de base arrière pour leurs raids meurtriers et fructueux sur la côte est de la Bretagne.

Le pirate le plus connu et le plus craint s’appelaient Sigmud, surnommé "l’aigle sanglant". Il connut son heure de gloire en mai 444. Partis avec près de 120 hommes et 8 Drakkars, il s’enfonça dans les plaines anglaises en remontant la Tamise au nez et à la barbe du roi Vortigern en guerre dans le nord mis à sac la ville de Westminster. Il fit écorcher vif l’archevêque de Londres qui y résidait alors (hors la protection des murs de Londres mais loin de l’influence du roi) et initia le mouvement de " l’aigle sanglant " et brûla sa cathédrale. Il repartit à bord de ses navires avec un impressionnant butin. Il rejoignit sans problème Portus Adurni, couvert de gloire et de richesses. Pour les troupes et la marine bretonne, le coup fut rude et la surprise pour ainsi dire totale. Jamais personne n’avait osé s’attaquer ainsi à une ville et surtout pas sur la côte Est où la plupart des troupes bretonnes étaient concentrées. Courroucé, le roi Vortigern jura devant dieu de ramener la tête du pirate, mais peu après cet exploit, Sigmud disparut totalement de la circulation, et Constantin ne put jamais tenir sa promesse.

Qu’est ce qui s’est passé ?
En l’an 444, Sigmud et ses hommes ont été victimes de la perfidie du comte Alexius , qui en tant que seigneur de Portus Adurni (futur Porchester) était également leur receleur. Il avait financé l’expédition des pirates et avait en compagnie de Sigmud, élaboré tous les plans de l’opération. Ce plan prévoyait, entre autres, de décharger les caisses du butin dans une église située à quelques kilomètres de Portus Adurni dans le village de Bosham.
Alexius était sûr que ce serait le dernier endroit où l’on penserait qu’un saxon ait pu planquer son butin et avait négocié avec le curé de l’époque ce service contre sa protection. Ensuite, les navires pirates furent coulés au large et leurs équipages, embarqués à bord de canots, se rendirent dans une immense grotte naturelle située dans une crique entre Bosham et Portus Adurni. Des vivres y avaient été entreposées en quantité suffisante pour vivre plusieurs mois. Le temps nécessaire pour se faire oublier et qu’Alexius écoule le butin sur le continent.
Mais le comte romain avait un tout autre plan pour ces chers associés ; il fit miner les abords de la paroi rocheuse de la caverne et une fois les pirates installés, fit s’effondrer la falaise sur eux avant de faire exécuter tous les paysans ayant participé à l’opération. La masse de rochers écroulés obstrua totalement toute ouverture de la caverne vers l’extérieur. Les pirates se retrouvèrent emmurés vivants. Après plusieurs mois de calvaire, alors que les vivres et l’eau potable commençaient à manquer et après de vains efforts pour percer le mur de rochers qui leur barrait la sortie, Sigmud et ses principaux lieutenants se réunirent en conseil.
Sigmud et ses hommes s’y connaissaient suffisamment en magie pour procéder à un rite ancien dédié à Tiw, le dieu saxon des serments, de la justice et du commandement dont le symbole est une épée. Ce fut leurs vies qu’ils offrirent au dieu pour obtenir ses faveurs afin que douze (12) d’entre eux, guidés par leur chef Sigmud reviennent 100 ans jour pour jour après leur trépas pour recouvrer ce qui leur revenait de droit et se venger de ceux qui les avaient trahis.

Destin d’Alexius
Mais bien mal acquis ne profite jamais car le comte Alexius, peu après ces événements fut victime en 445 d’un soulèvement populaire provoqué par ses exactions et le massacre gratuit de tout un village. Il fut mis en pièces par les émeutiers et son château fut abandonné jusqu’à l’arrivée du chef saxon Port qui s’en empare en 501 et le renomme Porchester. Son trésor soigneusement caché dans une des caves du manoir s’y trouve encore, oublié de tous.

Les cibles des pirates

- Frère Cardafel : car il est le successeur du curé qui avait caché à l’époque le butin des pirates.
- Les Adurni, de simples commerçants de la cité mais qui descendent en ligne direct du comte Alexius.
- Le château de sir Childebert : c’est dans ses sous-sols que repose la plus grande partie du trésor dérobé.

L’église de Bosham

Les personnages vont certainement commencer leur enquête par une visite des lieux. C’est une petite église située à 15 km à l’est de Portchester. Elevée au sommet d’une falaise, à la pointe d’une crique, elle domine l’océan et frappe par sa simplicité et la robustesse de ses murs de granit noir et son architecture sobre et ancienne. De l’autre coté de la baie, on distingue le village de Bosham et au fond de la crique l’activité incessante de l’abbaye en construction.

Les frères de l’abbaye ne comprennent pas ce qu’il se passe. Ils ont de bons rapports avec les saxons des environs et se soucient peu de politique. De plus l’abbaye étant récente, ils ne possèdent pas de grandes richesses. Tous leurs fonds étant allés à l’achat de quatre grandes cloches de bronze (magnifiques au demeurant) qu’ils leur montreront avec fierté. Elles sont stockées dans la cour et attendant que le clocher soit terminé.

Frère Cardafel était chargé par l’abbé d’entretenir cette petite chapelle qui existait là depuis l’époque romaine et où jadis les habitants du village allaient prier. Avec la mort du dernier comte romain il y a près d’un siècle, l’église a été abandonnée lorsque les croyants ont commencé à fuir vers les grandes villes, laissant les campagnes aux païens et aux envahisseurs saxons. Frère Cadfael venait une fois par jour entretenir la chapelle mais aucun office religieux n’y était jamais tenu. Car pour cela, les frères préfèrent leur chapelle toute neuve et moins difficile d’accès. La victime n’avait aucun ennui avec les habitants, c’était un frère âgé (54 ans) mais encore vigoureux qui était rentré dans les ordres très tôt (12 ans). Les frères signaleront que l’église est réputée être hantée par son dernier prêtre, celui dont la tombe a été saccagée et qui fut assassiné par des pillards l’année de l’abandon du village. En recherchant dans les archives de l’église ils retrouveront son nom, Merius.

Deux soldats de Portchester montent la garde devant l’unique porte d’entrée de l’église. L’intérieur est également sobre. Les bancs sont faits du bois le plus simple. Le maître-autel est en pierre. Il y a quelques peintures murales défraîchies représentant des scènes classiques de la bible. Une grande croix en bois orne un mur situé derrière l’autel. On peut encore y voir des tâches de sang.

Comme dans beaucoup de lieux saints chrétiens, il y a des caveaux dans le sol, où reposent les corps des anciens curés du lieu. On en trouve huit. Les gravures de l’un des caveaux ont été en grande partie griffées par ce qui semble être des doigts humains, le nom du défunt est devenu illisible, on peut juste encore lire deux dates : 388-423.

Si on examine attentivement les caveaux, on pourra constater qu’une dalle d’un autre caveau a été bougée récemment. Il y a des traces de rayures autour du caveau. La dalle n’a pas été remise complètement dans son cadre et ressort donc légèrement du sol. C’est le caveau de Frère Anonymus daté de 331-364. Pour soulever la dalle, il faut au minimum deux personnages. A l’intérieur du caveau, il n’y a ni cercueil, ni corps mais un grand trou de près de 6 mètres qui s’enfoncent dans le sol. Si les personnages descendent au fond du trou, ils retrouveront des bouts de corde qui se désagrègeront au contact et également des bouts de bois vermoulus et des traces indiquant que de lourdes caisses ont jadis été stockées ici.

Note : la tombe est, bien entendu, le lieu où fut entreposé à l’époque le trésor. Alexius le récupéra et le rapatria au manoir deux mois après s’être débarrassé de ses associés. Il en profita également pour réduire au silence le prêtre en lui tranchant la gorge.

Actions des pirates fantômes

Ils attaqueront une première fois le manoir, le premier soir suivant l’arrivée des personnages. Précédant leur attaque, un épais brouillard recouvrera Portchester. Les pirates pénétreront sans bruit dans l’enceinte du manoir. L’alerte sera donnée par les chiens de garde. Gênés par le bruit, les douze zombies disparaîtront, laissant derrière eux deux gardes égorgés et trois cadavres de chiens.
Normalement, les personnages n’auront pas encore été confrontés aux zombies, ils ne les auront certainement même pas aperçus au cours de cette attaque.

La deuxième attaque surviendra deux jours plus tard au milieu de la nuit. Encore une fois, l’attaque sera précédée d’un épais brouillard. Cette fois, les pirates tenteront de pénétrer à l’intérieur du bâtiment. Les personnages pourront donc les voir à l’œuvre et peut-être même croiser le fer avec les pirates. Le problème et ils devraient s’en rendre compte assez rapidement est que les coups portés ne semblent faire aucun effet à leurs adversaires. Ceux-ci ne parent même pas leurs attaques !

Les pirates
Ils sont équipés de tenues défraichies et d’armes saxonnes abîmées. Ils sont armés de haches et effectuent une attaque par round, avec une valeur de 11 pour 4d6 de dégâts. Ils sont immortels et donc ne cherchent pas à parer les attaques. Les pirates sont totalement muets, ils se déplacent à pas feutrés et ne font pratiquement pas de bruits (déplacement silencieux 16). Si on les laisse faire, ils ne chercheront pas à combattre. Ils se rendront à l’intérieur du manoir et le fouilleront pièce par pièce à la recherche de leur trésor. Les pirates, ayant connu l’ancien bâtiment, commenceront d’abord par le donjon.

Ce sera finalement, la dispersion du brouillard qui obligera les pirates à quitter les lieux. Dès que le brouillard se lèvera, les pirates tourneront simplement le dos à leurs adversaires et se dirigeront vers la sortie, laissant derrière eux douze nouveaux cadavres.
Si des courageux suivent les pirates, ceux-ci se volatiliseront dans les rues de la ville à la faveur du brouillard.

Mais comment faire pour éliminer ces parasites ?

Des Vade retro récités par un prêtre chrétien ne servent à rien. Au contraire, les zombies échaudés massacreront le malheureux. Inutile également de se procurer des épées ou autres armes en argent, de se recouvrir d’aulx, de verser de l’eau bénite sur les épées ou adversaire, de leur bouter le feu, etc… Le seul moyen de les anéantir définitivement est de retrouver les corps des morts-vivants et qu’un prêtre chrétien les exorcise ou qu’un prêtre païen organise une cérémonie de purification pour apaiser leurs âmes. Une fois ceci fait, les âmes damnées retourneront à l’oubli.

Pour apaiser les âmes des pirates il faut leur rendre le trésor (pour autant qu’on l’ait retrouvé !). Si cela est fait, les zombies repartiront en direction de la mer et s’enfonceront dans les flots avec les précieux coffres. Sonder la mer ne permettra pas de retrouver les coffres et le trésor sera définitivement perdu. Si un malin a dissimulé à titre personnel une partie même infime du trésor, il aura la désagréable surprise de voir surgir trois zombies, trois nuits après son méfait. A lui, de trouver les solutions adéquates afin de pouvoir conserver son cœur intact !

Exorcisme Chrétien
Si les personnages ne disposent pas d’un prêtre, il leur sera facile de trouver un exorciste à l’abbaye qui possède le talent Bannissement. Le seul souci est que le seuil de difficulté est de 150 pour renvoyer les pirates dans l’autre monde, 75 si le trésor leur a été rendu (sinon il reste jusqu’à ce que tous les descendants de leurs anciens complices soient morts). Plusieurs officiants et des frais importants peuvent devoir être mobilisés pour organiser une messe suffisante. Sans compter qu’il faudra sans doute protéger les prêtres des zombies pendant la durée de la cérémonie.

Intercession païenne
Si les personnages font appel à un prêtre païen comme par exemple Dame Cynwynn, elle contactera les esprits et obtiendra d’eux des indications précieuses sur ce qu’ils veulent. Si le trésor leur a été rendu, elle pourra même obtenir qu’il cesse de tuer à condition de se voir fournir un drakkar (ou tout autre navire) dans lequel leurs corps seront déposés avant d’être lâché en mer où il prendra feu par magie avant de couler.

Localiser le trésor

Après les différents événements, les personnages auront certainement compris à qui ils ont affaire et ce que recherchent les pirates. Le trésor se trouve dans l’une des caves du manoir, réparti dans de grands coffres métalliques. La demeure actuelle a été bâtie en 501 par le chef Saxon Port sur les fondations du château Romain d’Alexius. Seul le donjon central fut conservé, les autres parties du manoir furent entièrement rebâties en bois (les saxons ne maîtrisant pas la maçonnerie). Depuis la mort d’Alexius, le trésor n’a jamais quitté la cave où il fut déposé, tombant petit à petit dans l’oubli.

Le trésor
Toutes les richesses sont réparties dans dix grands coffres. Dedans, on retrouve pèle mêle, des objets de culte en or ou argent massifs (provenant de la cathédrale de Westminster), de la monnaie frappée des armoiries de Constantin et Vortigern, mais également des pièces saxonnes, des joyaux, des étoffes en soie (qui ont pas mal souffert), des tapisseries, de la vaisselle, divers bijoux ainsi qu’une relique, un reliquaire contenant un orteil de St Braxens. La valeur totale du trésor se monte à près de 1 000 £ !

La caverne

L’effet conjugué de l’eau et du sel de la mer a petit à petit affaissé et disloqué les blocs de rochers qui obstruaient l’entrée de la caverne. On peut donc avec un minimum d’agilité et bien sûr sans armure se glisser par d’étroites ouvertures entre les blocs de rochers pour atteindre l’intérieur de la caverne. À l’intérieur, il fait assez sombre, les seules sources de lumière proviennent des ouvertures du mur de rochers. Des dizaines de squelettes sont éparpillés à même le sol. On trouve en outre de grandes tables en chênes, des lits, des armoires, des coffres, le tout dans un état proche de la ruine. Les armoires et les coffres ne contiennent que de vieux vêtements usagés et mités. En plein centre de la caverne se trouvent plusieurs dolmens en pierre sommairement taillé à partir de la paroi et répartis en arc de cercle. À l’intérieur du cercle, il y a 12 squelettes. Tous ont les bras repliés sur leur torse.

Gloire : 100 points pour avoir banni les fantômes, 50 point supplémentaires pour avoir évité qu’ils ne tuent des innocents.



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