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Pendragon

L’amant transi

mardi 31 août 2010, par erwan graugnard

8ème scénario d’une longue campagne se situant à la fin du règne du roi Arthur (544-570). Au cours de l’été 544, les personnages ont l’occasion de participer à une intrigue amoureuse et de réunir deux amants séparés. Mais si faire échouer un mariage arrangé et sans amour peut être une bonne chose, encore faut-il que cela soit pour les bonnes raisons...

Introduction

L’été est maintenant à son apogée, et les esprits échauffés par les derniers événements et la chaleur accablante sont propices aux tensions. C’est dans ce climat tendu, où la moindre remarque manque de dégénérer en combat mortel, que les personnages sont alités à l’hôpital de Camelot, afin de guérir de leurs blessures obtenues lors du « tournoi de la jeune épousée », comme on l’appelle maintenant.

L’un d’entre eux, heureux vainqueur, a peut-être obtenu la gloire de la victoire et le plaisir d’épouser dame Alice. Cette dernière est repartie avec sa famille pour préparer son trousseau, et attend que son époux vienne la chercher, une fois remis de ses blessures pour l’emmener dans leur nouvelle demeure.

Alors qu’ils sont alités dans la toute nouvelle aile du château servant d’hôpital, les personnages doivent écouter le babillage sans fin des soigneurs aimant à conter l’amitié que leur portent de puissants personnages qu’ils ont soignés, ou combien d’autres chevaliers autrement plus prestigieux que les personnages en sont venus à être blessés au cours de véritables aventures, eux !

Le blessé

C’est durant ces périodes difficiles qu’ils remarqueront la présence d’un autre patient, un jeune chevalier romain à l’allure discrète et réservée, mais empreinte d’une grande noblesse. Les personnages ne doivent à aucun moment se rendre compte qu’eux seuls voient et entendent ce jeune noble, mais simplement mettre l’absence de réaction de leur entourage à sa présence (soigneurs, visiteurs…) sur sa discrétion naturelle.

Assez rapidement, le jeune homme devrait être abordé par l’un des personnages (il ne prendra jamais les devants), se présentera sous le nom de Sir Lucius de Wirum (dans le duché d’Essex), parent pauvre du Duc Randle de Cheshire, et entamera avec le groupe une relation sympathique. Il se montrera un compagnon agréable et charmant, malgré son bras en écharpe et ses mains gantées.

Véritable puits de sciences en histoire et en héraldique, il aidera les personnages à de nombreuses reprises sur diverses questions qu’ils pourraient se poser. A noter que si les personnages l’interrogent sur ses blessures, il répondra qu’il est à la cour pour devenir l’assistant du maître des cérémonies. Il a été blessé dans un accident durant les travaux de construction de la tour Est, et il a été gravement brûlé mais fort heureusement son visage a été épargné… Un jet réussi en "connaissance des gens" indique que la tour Est n’est plus en travaux depuis des mois.

La vérité

En fait Sir Lucius est mort dans un accident il y a près d’un an, lors des travaux de réfection de la tour Est. Une partie des échafaudages s’est effondrée sur lui et l’a gravement blessé, alors qu’une torche renversée mettait le feu à l’édifice. Emmené à l’hôpital, il y est décédé dans la nuit des suites de ses blessures, et a été enterré dans le cimetière tout récent du palais.

Mais son âme ne put se résoudre à quitter le monde des vivants. En effet, profondément amoureux d’une jeune damoiselle rencontrée à la cour, il ne peut l’abandonner sans lui avoir déclaré sa flamme. Son esprit, incapable d’admettre sa nature de fantôme, s’est forgé cette histoire de convalescence pour masquer la vérité.

La jeune damoiselle en question, Dame Hélène de Brothwood, est la fille d’un seigneur des environs de Camelot qui travaille comme échanson à la cour. Sa fille séjournait donc souvent à la cour jusqu’à ce qu’elle rencontre Sir Lucius et soit soudain séquestrée par son père lorsqu’il s’aperçut de leur idylle. En effet, elle était déjà promise à un autre, le seigneur Piter, aujourd’hui devenu Sir Piter de Winchester, Bailli du comté de Wessex !

Ayant remarqué leur manège, le père enferma sa fille dans le manoir familial, mais Sir Lucius trouva le moyen de corrompre l’un de ses domestiques, qui transmettait à la belle ses missives enflammées… Leur manège était simple : Sir Lucius donnait ses lettres à son écuyer Silvius, qui rencontrait le domestique à l’auberge du manoir une fois par semaine, donnant lettre et émoluments et recevant la lettre de la belle en retour.

Mais à la mort de Lucius, l’écuyer quitta la cour pour rentrer dans les terres de son père. Le domestique, sans nouvelles et ne connaissant pas l’identité du seigneur, abandonna l’arrangement après deux rendez-vous infructueux. La belle Hélène, loin de la cour, ne fut pas informée de la mort de cet obscur chevalier et sombra dans le désespoir. Les mois passant, elle oublia cet amour de jeunesse et accepta d’épouser Sir Piter, dont la fortune nouvelle faisait un fort beau parti… Les noces sont en cours et vont certainement être dérangées par les actions des personnages.

Une petite promenade

Sir Lucius, accompagnant les personnages dans tous leurs déplacements et devenu l’un de leurs proches, s’inquiète de l’absence d’une jeune damoiselle de sa connaissance, Dame Hélène de Brothwood. Il demande aux personnages de se renseigner sur son absence, leur expliquant qu’il a déjà échangé quelques lettres avec la belle et que son père, s’étant rendu compte de quelque chose, l’a peut être éloignée… (Il occulte complètement les derniers événements !)

Les personnages apprennent rapidement que Dame Hélène de Brothwood a été éloignée de la cour par son père Sir Armel, qui jugeait qu’elle y était soumise à trop de tentations… Elle est donc recluse depuis près d’un an dans le manoir familial au nord de Camelot (1h de cheval) et a accepté de se marier dans deux jours avec Sir Piter de Winchester, l’un de ses prétendants depuis de longs mois, dont la récente promotion a convaincu son père de lui accorder sa main.

Lucius, plongé dans l’affliction et le plus profond désespoir par les nouvelles, demandera aux personnages d’accepter de porter une lettre de sa part à sa bien-aimée, afin qu’avant son mariage, elle sache quel amour il lui porte ! Ne pouvant matériellement écrire, il fera croire aux personnages que ses blessures l’en empêchent et leur dictera tout le contenu du courrier, leur demandant même de cacheter la lettre pour lui.

Pour payer et cacheter la lettre, qui comme il se doit sera du parchemin le plus fin et parfumée d’un coûteux parfum, il demandera aux personnages d’aller récupérer son sceau et son argent pour lui à la chancellerie. En effet, étant donné son infirmité actuelle, il ne peut s’y rendre, et il a donné congé durant sa convalescence à son écuyer pour qu’il retourne voir sa famille (en réalité, il est retourné en Essex servir un autre chevalier…)

En se rendant à la chancellerie et plus précisément dans les appartements dévolus aux archives héraldiques, les personnages devraient rencontrer de nombreux scribes forts occupés par des recherches « urgentes » demandées par le roi Arthur lui-même sur la question des droits du suzerain, et seul l’un d’eux acceptera avec un grognement d’abandonner son travail pour leur remettre les affaires de Lucius s’ils les demandent.

Cela ne posera aucun problème car depuis sa mort, son sceau, un encrier, quelques pièces de monnaies (suffisantes pour couvrir les dépenses de la lettre) sont tenues à la disposition de sa famille... or personne n’est venu les récupérer ! Le scribe, pressé de retourner à son travail et heureux de débarrasser son meuble de ce paquet encombrant, répondra évasivement à leurs questions et à moins d’une interrogation directe ne laissera jamais entendre que Lucius est mort simplement « que depuis l’accident à la tour Est, ses affaires attendent ici que quelqu’un les récupère… »

Si les personnages s’interrogent plus avant sur les recherches des scribes et réussissent un jet en héraldique, ils se rendront compte qu’elles portent sur le droit d’un suzerain à retirer son fief à un vassal !

A Brothwood

Une fois la lettre écrite et cachetée, Sir Lucius demandera bien sûr aux personnages de la porter en personne à dame Hélène pour qu’elle puisse connaître ses sentiments avant son mariage… Le manoir n’est qu’à une heure de route, et les personnages une fois sur place auront la joie de rencontrer Sir Piter à l’auberge, qui leur parlera abondamment de son prochain mariage.

Visiblement la beauté et la dot de la mariée ont beaucoup plus d’importance à ses yeux que sa personnalité, car il avoue ne l’avoir rencontré que deux fois et ne jamais lui avoir parlé… Mais « c’est une femme de race, descendante d’une pure lignée et elle fera de beaux enfants Kymriques », leur dira-t-il en leur montrant les bijoux qu’il compte lui offrir pour le mariage : il a acheté à un orfèvre de Camelot une broche, un collier et une bague pour une valeur totale de 15 Livres…

A l’auberge, les personnages apprendront également que Dame Hélène est au château et ne reçoit personne à part son futur époux et les membres de sa famille. Les personnages peuvent ainsi se glisser parmi la suite de Sir Piter en jouant la carte de la sympathie, ou soudoyer voire charmer la servante de dame Hélène, qui se trouve à l’auberge en train de minauder avec l’écuyer du futur époux…

D’une façon ou d’une autre, la lettre est transmise à sa destinataire et les personnages reçoivent un billet en réponse, par l’intermédiaire de la servante qui joue à merveille son rôle d’agent, jouant à outrance de tous les poncifs du genre (capeline pour masquer ses vêtements et son visage, attitude étrange, signes discrets…)

La réponse

En ramenant le billet à Sir Lucius à l’hôpital, les personnages tombent sur dame Adriana de Cheshire, un bouquet de simple à la main. Après quelques discussions, il s’avère que, comme l’année dernière, elle vient se recueillir sur les lieux de la mort de son lointain cousin Sir Lucius, qui était l’un de ses plus chers compagnons de jeu étant enfant, quoiqu’il soit plus âgé…

Les personnages, s’ils ne l’ont deviné plus tôt, doivent alors prendre conscience de la nature fantomatique de Sir Lucius et réaliser tous les indices qui leur ont échappé (absence de réaction de leurs interlocuteurs lorsqu’ils se trouvaient confrontés à Lucius, le fait que ce dernier n’ai jamais touché ou saisi quoi que ce soit, l’étrangeté de sa conduite, sa mauvaise connaissance de l’actualité…)

Ils ne manqueront pas de raconter toute l’histoire à Dame Adriana, qui se souvient fort bien de la romance que son cousin avait nouée peu avant sa mort avec une jeune damoiselle du château. Elle prendra sur elle d’ouvrir la missive et les personnages découvriront, embarrassé ou horrifié que Dame Hélène, dans une lettre passionné demande à Lucius de la rejoindre à Londres à « l’auberge de la Dent Bleue » afin d’y fuir ensemble vers la France.

Dame Adriana, choquée, exigera des personnages qu’ils se rendent au plus vite à Brothwood afin d’empêcher la jeune femme de commettre cette folie, qui provoquera la fin de son mariage et le déshonneur de sa maison, sans compter les risques auxquels s’expose une dame sans escorte dans les rues sordides de Londres, et tout cela pour l’amour d’un fantôme !

La responsabilité des personnages étant largement engagée dans cette romance qui se transforme en drame, ils ne manqueront pas de partir aussitôt pour Brothwood.

A Londres

De retour au manoir de Brothwood, ils apprendront de Sir Piter, très fier de la piété de sa future épouse, que Dame Hélène a demandé à passer une journée et une nuit en prière avant son mariage, et s’est enfermée jusqu’au lendemain dans la chapelle du château. Impossible donc de la voir... mais la servante, toujours en train de flâner aux alentours, leur expliquera que Dame Hélène a utilisé ce prétexte pour masquer sa fuite et a quitté discrètement le château depuis plusieurs heures…

Interrogé sur la façon dont Dame Hélène s’y est prise, la servante non sans fierté expliquera que c’est son oncle tisserand qui a composé la robe de mariage de Dame Hélène, et que cette dernière sur ses conseils a demandé des modifications de dernière minute.

La robe a donc été portée dans un coffre chez le tisserand et Dame Hélène s’est caché à l’intérieur. Avec l’aide de la servante, elle est sortie du coffre et de la demeure du tisserand sans que personne ne se rende compte de sa présence. Puis la servante a acheté pour elle un cheval à un colporteur qui se trouve à l’auberge en échange de l’un de ses bijoux de mariage...

Après tout cela, elle est partie à bride abattue pour rejoindre son « amour secret », leur confirmera la servante, complètement inconsciente des risques encourus et du châtiment que le père de Dame Hélène peut lui faire subir lorsque sa disparition sera révélée !

Les personnages sachant maintenant que Dame Hélène se rend à Londres à l’auberge de la Dent bleue doivent donc la rattraper avant qu’elle n’y arrive, ou avant qu’il ne lui arrive quoi que ce soit de fâcheux… Mais avant cela, ils doivent récupérer la broche offerte au colporteur en échange de sa carne : il serait en effet malavisé qu’un roturier exhibe devant Sir Piter un des bijoux qu’il a offert à sa futur épouse…

Notez bien que le rusé commerçant, conscient de la situation (après tout ce n’est pas tout les jours qu’une jeune femme de la noblesse achète hors de prix un roncin avec un bijou…) fera la sourde oreille et ne rendra la broche qu’en échange de 1£ (elle vaut 3£ mais il ignore sa valeur réelle, et est persuadé de faire une bonne affaire !) ou de 200 deniers si les personnage arrivent à lui faire peur. Qu’ils se gardent toutefois bien d’attirer l’attention de l’écuyer de sir Piter qui fréquente l’auberge en attendant que son maître le fasse appeler au château.

Malgré tout leur talent équestre et la qualité de leurs montures, les personnages ne rattraperont pas la damoiselle avant Londres, son avance étant trop importante. Ils arriveront à l’ancienne capitale romaine avec la nuit, et rejoindront le port dans la brume montante à travers des ruelles étroites et sordides, tandis que mendiants, catins et marins en goguettes se répandent dans les rues en même temps que la lie de la cité. Ils ne manqueront pas de trembler lorsqu’ils imagineront dame Hélène traversant ces mêmes lieux peu auparavant…

A l’auberge de la Dent bleue

Arrivés à l’auberge, les personnages découvriront avec soulagement la carne du colporteur, un roncin au teint roux qu’il leur aura décrit avec des larmes dans les yeux… Toutefois, à l’intérieur de la salle basse et enfumée, pas de damoiselle, mais simplement la population habituelle de marins, d’ivrognes, de barbares étrangers et de catins de ce genre d’établissement…

Interrogé, l’aubergiste permettra de savoir que la dame cherchait un bateau en partance pour la France et dont le capitaine serait particulièrement discret afin d’embarquer son fiancé et elle dès le soir même. Il l’a donc dirigée vers le capitaine Raknar, un capitaine nordique qui fait le commerce de peaux et de fourrures entre Thulé, les côtes franques et Londres. D’un signe de tête, il leur indiquera le fond de la salle où, seul à une table, un robuste guerrier viking finit de manger.

A l’arrivée des personnages, le capitaine Raknar lèvera une trogne de pirate peu engageante avant de leur faire un sourire ébréché en leur souhaitant la bienvenue. Dans un breton approximatif, il demandera lequel des personnages est le fiancé de la damoiselle qui doit embarquer avec eux ce soir. Il révélera facilement que Dame Hélène a déjà payé leur passage à tous les deux avec ses bijoux, et attend son bien-aimé à bord du bateau…

En vérité, le cupide nordique l’a fait emmener à fond de cale par deux de ses hommes et compte bien faire subir le même sort à son fiancé avant de les vendre comme esclaves au pays ! Le fait que le « fiancé » ne soit pas seul et que les personnages ne manqueront pas de réclamer le retour de Dame Hélène fait tomber son plan à l’eau…

Si les personnages se montrent ouverts et amicaux, il acceptera de rendre dame Hélène, mais gardera les bijoux pour payer le dérangement. S’ils se montrent agressif, il leur proposera de le suivre à son navire pour récupérer la damoiselle, et essaiera de les entraîner dans une embuscade.

Au navire

Le navire de Raknar est un lourd cogue nordique plus adapté au commerce qu’au pillage, mais dont l’équipage est composé de neuf solides guerriers du nord. Lorsque le capitaine et les personnages rejoindront le navire, deux options se présenteront :

- Soit les personnages ont négocié un arrangement qui satisfait le capitaine, auquel cas il leur rendra dame Hélène et conservera les bijoux. Puis, avant que la damoiselle ne puisse réclamer sa tête ou se plaindre du traitement infligé (jetée à fond de cale avec un bâillon et ligotée…), il aura mis la voile et s’éloignera sur les eaux de la Tamise.

- Soit les personnages l’ont menacé ou ont refusé son accord, auquel cas, il les emmènera à bord et lancera son équipage à l’attaque dès qu’il sentira une ouverture. Ce combat, à cheval entre le pont du bateau et le quai, devrait être un moment dramatique, renforcé par la présence impuissante de Dame Hélène au milieu des combats.

Que les personnages prennent le dessus ou qu’ils aient alertés le guet par leurs cris en se retrouvant en mauvaise posture, Raknar fait finalement lever les voiles, jetant à l’eau ou à terre Hélène, les personnages, voire les membres blessés de son équipage…

Les personnages fatigués, blessés, voire mouillés (attention aux armures pour ceux qui sont tombés dans les eaux épaisses du port, peut être aura-t-il fallut les détacher pour ne pas se noyer, et donc les laisser sombrer dans la vase boueuse de la Tamise…) vont maintenant devoir expliquer la vérité à Dame Hélène… Sous le choc, la damoiselle tombera en pâmoison et s’évanouira.

Une fois ses esprits retrouvés, elle exigera d’être menée sur la tombe de Sir Lucius à camelot avant d’accepter de retourner se marier… Les personnages, enfoncés jusqu’au cou dans cette histoire, devront passer par ses exigences…

Sur la tombe

Le moment de recueillement passé sur la tombe de Lucius à l’aube après plusieurs heures de chevauchée, une escarmouche et une nuit blanche devra être éprouvant. Dame Hélène en pleurs, complètement perdue, se recueillera sur la tombe de Sir Lucius en compagnie de Dame Adriana. Pendant un bref instant, un rayon de lumière semblera tomber du ciel pour éclairer la tombe, et un léger vent apportera à leurs oreilles les dernières paroles du défunt. Les personnages pourront jurer avoir vu le fantôme de Sir Lucius s’évanouir dans la lumière diaphane de l’aube…

Dame Hélène, soulagée et sagement conseillée par Dame Adriana, acceptera de reprendre la place d’épouse qu’elle avait acceptée auprès de Sir Piter pour le bien de sa famille, et surtout de garder le secret sur toute cette aventure. Si les personnages n’y ont point pensé avant, Dame Hélène s’inquiétera alors de la disparition de ses bijoux, perdus lors de sa capture ou pris par les nordiques.

Heureusement les personnages auront déjà en leur possession sa broche et se souviendront peut être que Sir Piter a acheté les bijoux à un orfèvre de Camelot. Le retrouver ne sera pas difficile et l’artisan acceptera de leur vendre des pièces identiques, pour la modique somme de 9 Livres pour le collier et 3 pour la bague. Dame Adriana prendra à sa charge ces frais si les personnages n’en ont pas les moyens, comme cadeau de mariage pour celle qui fut la bien-aimée de son cousin (ce qui ne pourra manquer de créer une intense scène d’émotion et d’embrassades entre les deux jeunes femmes).

Retour à Brothwood

Une fois revêtue de ses nouveaux bijoux, Dame Hélène accompagnera les personnages jusqu’au manoir de son père. Il ne leur restera alors plus qu’à la faire rentrer discrètement en ville. Ils arriveront chez le tisserand juste au moment où les domestiques du manoir viennent récupérer le coffre contenant la robe retouchée.

Aux personnages de retarder tout ce joli monde pour laisser le temps à Dame Hélène de rentrer par derrière et de se glisser dans le coffre. Une fois cela fait, les personnages ne pourront qu’observer avec inquiétude le coffre retourner au château en espérant que personne ne se sera rendu compte de l’absence de la Dame ou de son retour si étrange…

Fort heureusement, une heure interminable plus tard, la servante de Dame Hélène vient leur annoncer que tout s’est bien passé et que Dame Hélène vient de réapparaître à la cour de son père, pâle et défaite "en raison de la nuit de prière qu’elle vient de passer". Soulagés les personnages sont alors interpellés par l’écuyer de Sir Piter qui s’interroge, soupçonneux sur leur présence incessante dans ce petit manoir écarté des routes commerciales… La servante sauvera alors la face en expliquant qu’ils sont des amis de dame Hélène qui les a conviés à son mariage. D’un clin d’œil salace, elle détournera au passage l’attention du jeune jouvenceau !

Il ne reste plus maintenant aux personnages qu’à tenir leur rôle durant la noce, au cours desquels une dame Hélène pâle et fatiguée, mais résignée, épousera Sir Piter joyeux et enchanté de la beauté de son épouse et de la prospérité de sa dot. Quant à lui, le beau-père, Sir Armel de Brothwood, fier de ce mariage et tenant à montrer ses compétences d’échanson, noiera littéralement l’assemblée sous l’alcool…

Gloire : 50 points pour avoir sauvé l’honneur de Dame Hélène.

Note : Les personnages qui le désireront pourront profiter de la situation pour nouer un Amor avec Dame Adriana impressionnée par leur dévouement à la romance et aux dernières volontés de son cousin tant aimé.



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