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Pendragon

Le couvent effronté

jeudi 8 juillet 2010, par erwan graugnard

Troisième épisode de la campagne, printemps 544. Suite à la disparition de plusieurs courriers envoyés à la recherche de Lancelot, les personnages enquêtent sur les lieux qu’ils ont traversés pendant leur mission.

Alors que l’été approche de plus en plus, Sir Keu le sénéchal convoque les personnages et leur explique que le Roi est fort soucieux du départ de cette tête brûlée de Lancelot. A peine était-il parti de Camelot que le roi Arthur décidait de le faire rappeler afin d’obtenir de lui et Tristan qu’ils s’affrontent en terrain loyal en sa présence, mais en vain.

Ce qui inquiète Keu c’est que deux des trois messagers royaux ayant été envoyés ont disparu entre Camelot et Portchester, et que lorsque le troisième est enfin arrivé à Porchester, il n’a pu qu’assister impuissant au départ du navire de Sir Lancelot pour la Petite Bretagne. Le roi Arthur a alors envoyé la plupart de ses chevaliers à sa recherche pour éviter une confrontation à l’issue incertaine... Sir Keu, démuni de ses meilleurs éléments, demande donc aux Personnages de suivre le trajet des messagers et de découvrir ce qui a bien pu leur arriver.

Il précisera que depuis plusieurs semaines un groupe de brigands saxons sévit dans les bois entre Portchester, Hantonne et Chichester, mais que jusqu’à présent, ils ne s’étaient encore jamais attaqués à des représentants de l’autorité royale. De plus, Sir Eymeric de Winchester (un petit château entre Portchester et Camelot) que le roi Arthur a chargé de résoudre ce problème de brigandage, n’a pas trouvé trace de campement saxon et affirme qu’il s’agit sans doute de rebelles locaux hébergés dans les villages des alentours.

Les courriers royaux

Pierric, parti de Camelot il y a 10 jours en fin de journée (15h), s’arrête au château de Waltham à 18h et y passe la nuit. Il repart à l’aube (6h00) et arrive à Portchester à 14h. Il met donc 4h de trop.

Il rencontre le bailli de l’Amiral Childeric à Portchester à 14h30 et rencontre Lancelot à 15h. Ce dernier accepte l’ordre, mais tient à aller chercher Tristan lui-même, et refuse donc de rentrer à Camelot avec Pierric. Cependant, son navire ne part que dans quelques jours, et si le Roi insiste il rentrera.

Pierric part avec la réponse de Lancelot à 16h00. Il s’arrête à l’abbaye de Waltham à 18h30 pour y passer la nuit. Il ne rejoindra jamais Camelot.

Alvin, parti de Camelot il y a 8 jours à l’aube (6h du matin). Arrivé à Portchester il y a 8 jours (13h). Reparti pour Camelot il y a 8 jours avec la seconde réponse positive (14h30). Arrive à Waltham à 17h30 et passe la nuit à l’abbaye. Jamais rentré.

Cardoc, parti de Camelot il y a 5 jours en matinée (9h). Arrivé à Portchester le jour même (17h) pour apprendre le départ de Lancelot à la marée de 12h. Reparti pour Camelot le lendemain, il y a 4 jours (8h). Arrivé à Camelot il y’a 4 jours (16h).

Il apprendra aux Personnages qu’il a dormis à Portchester et qu’il n’a fait qu’une halte à l’aller et au retour à l’auberge de Waltham pour se restaurer, craignant pour sa vie en raison des brigands et de la disparition de ses deux camarades.
Il fera remarquer que Pierric était affecté à ce secteur car il bénéficiait de puissants amis, mais était connu dans le service pour sa paresse et son manque de motivation (il mettait souvent deux fois plus de temps que prévu pour acheminer un message et s’était constitué tout un réseau de « compagnes » accueillantes sur son trajet).
Alvin par contre était quelqu’un de sérieux et de très pieux, marié avec deux enfants.

Il ne faut qu’une journée de cheval pour arriver à Portchester par la route royale. A la nuit tombée, seuls trois endroits peuvent servir de refuge sur le trajet, le château de Waltham, résidence et propriété de l’archevêque de Camelot, l’auberge du village, et le couvent des sœurs de la charité.

Au château

L’archevêque étant à Camelot, les Pjs apprendront du bailli que seul un messager a dormi au château, et qu’il est reparti à l’aube le lendemain. Au retour, il ne s’est pas arrêté au château. Il s’agit de Pierric qui, n’étant pas pressé, a fait le voyage en deux jours avec deux haltes nocturnes.

Les personnages apprendront d’une servante que le coursier avait fort mal pris la nouvelle que l’une des servantes, qui était une bonne amie à lui, ne travaillait plus là mais avait rejoint le couvent. Apparemment, cette servante avait l’habitude de lui donner des services auxquels il était hors de question qu’elle-même se livre (sexe ainsi qu’alcool et nourriture dérobés dans la réserve de l’évêque).

A l’auberge

On n’a reçu que deux messagers royaux dernièrement :
- L’un est passé il y a une dizaine de jours (Pierric). Il avait passé la nuit au château de l’évêque et avait été si mal reçu qu’il était passé par l’auberge pour se détendre un peu (voir une fille et boire un coup) avant de reprendre la route en jurant qu’il ne s’arrêterait plus au château.
- L’autre (Cardoc) a été reçu il y a 3 jours et de nouveau le lendemain, mais il ne s’est arrêté les deux fois que pour manger. Un gars sérieux et qui payait bien, pas comme le premier qui s’était plaint des services de l’aubergiste alors qu’il lui avait servi ce qu’il y avait de meilleur.

Les personnages pourront apprendre des habitués de l’auberge que le courrier s’était fort mal conduit et que l’aubergiste l’avait mis dehors avec force horions, lui promettant la mort s’il remettait les pieds chez lui.

Au couvent

Les sœurs accueilleront avec réticence les personnages, et seule une preuve d’autorité les fera fléchir... Et encore, seule la robuste et âgée sœur portière et la mère supérieure seront autorisées à les voir. En effet, le monastère accueille surtout des veuves et des filles saxonnes dépourvues de tout revenu depuis la mort de leur époux ou parent à Badon. L’une comme l’autre affirmeront qu’aucun coursier n’est venu dormir à l’abbaye depuis fort longtemps.

Au cours du repas, les personnages se rendront compte que la majorité de la trentaine de nonnes sont de jeunes et pour certaines belles saxonnes, et que seules les plus âgées sont Kymriques. La mère supérieure se montrera peu, et les personnages apprendront que depuis une dizaine de jours, elle passe son temps en prières et en mortifications.

Pendant toute la soirée et tout le repas, les nonnes se montreront discrètes et réservées, évitant le regard des personnages, ne répondant pas et les évitant autant que possible. Mais dès la nuit tombée, trois des plus belles saxonnes se rendront dans la chambre des personnages pour tester leur capacité de troussage en les faisant mourir de plaisir. Un jet en Chaste va être nécessaire pour résister car elles ont une apparence de 15 minimum et sont très motivées ! Pour chaque nonne qui se donne à un chevalier, ce dernier devra effectuer un jet en sous sa constitution ; s’il rate, il meurt de plaisir.

En réalité, les trois nonnes sont les veuves de rebelles saxons tués il y a près d’un mois par le chevalier Eymeric de Winchester. Depuis leur arrivée, elles se réveillent tous les matins complètement épuisées par leurs ébats nocturnes essentiellement saphiques (comme pourront l’apprendre les Personnages d’une des nonnes dont la cellule est voisine de celles des victimes), sauf lorsque l’occasion se présente d’avoir un mâle sous la main, auquel cas elles l’épuisent à mort.

Elles n’ont aucun souvenir de leurs ébats nocturnes et se souviennent uniquement de mauvais rêves en rapport avec ce que qu’elles commencent à appeler leur « trahison ». De fait, avant la mort de leurs époux et la saisie de leurs terres par le seigneur de Winchester, elles avaient toutes les trois été prêtresses de Frig, la déesse de l’amour et du foyer, et consacraient leur temps à l’entretien d’un site sacré qui lui était dédié.

Lorsque les hommes du Cynn sont morts à la guerre, dépossédées de leurs terres et de leurs biens, elles ne pouvaient que devenir les épouses des envahisseurs dont les mains étaient souillées par le sang des leurs, devenir des Haegtesses (des magiciennes inspirées par leur passion Haine), ou se convertir et trouver refuge au couvent. Elles choisirent toutes les trois comme bien d’autres la sécurité du couvent, abandonnant leur foi et le temple de Frig. Une fois confrontées à la réalité, elles seront persuadées que Frig les a maudites, et essaieront de retourner par tous les moyens au temple pour se faire pardonner.

Quant au cadavre des deux jeunes coursiers retrouvés morts d’épuisement au matin, ils ont été discrètement enterrés par la mère supérieure et la portière. Persuadées d’être victime d’un complot du malin, elles avaient décidées de ne plus accueillir de nouveaux visiteurs et de chercher une solution dans la prière. Apprenant que le mal vient des trois saxonnes et non d’elle, la mère supérieure décide de les chasser, afin qu’elles ne corrompent pas les autres sœurs.

En réalité, ce n’est pas la défection des sœurs qui a provoqué leur malédiction, mais la profanation du temple de Frig par Sir Eymeric, qui a attiré cette sentence sur celles qui auraient dû protéger le sanctuaire. De fait, quelle que soit la réflexion des Personnages, ils se retrouvent avec trois belles saxonnes sur les bras et s’ils n’y pensent pas par eux même seront incités par ces dernières à se rendre au « temple ».

Les personnages, même s’ils ont maintenant résolus l’énigme de la disparition des courriers, auront sans doute à cœur de secourir de pauvres nonnes (pour les personnages chrétiens), des prêtresses dans le besoin (pour les personnages païens) ou de tenter de résoudre le mystère des attaques de saxons...

En tant que chevalier, la mère supérieure ayant jeté les coupables des meurtres à la porte, a donc abandonné tout droit de jugement pour elles selon le droit canon, et les a privés de la protection de l’Eglise. Elles redeviennent donc tributaires de la justice royale et doivent être déférées devant le Pendragon, seigneur de ces terres. Elles vont donc devoir accompagnées, contraintes ou non, les personnages jusqu’à Camelot. Gageons qu’elles sauront les convaincre d’enquêter plus avant afin de prouver qu’elles étaient victimes d’une malédiction.

Cynwynn la « leader » du groupe
Femme Saxonne, païenne/chrétienne selon la situation, âge 22.
Gloire : 200
Traits : Généreux 16, Luxurieux 16, Réfléchi 13
Passions : Amour Frig 17, Hospitalité 16, Méfiant (Kymriques) 16
Caractéristiques : TAI 13, DEX 10, FOR 12, CON 12, APP 16
Compétences : Premiers soins 14, Séduction 17, Chirurgie 12, Eloquence 16
Caractéristique familiale : Conteur né (+10 en éloquence)
Dot : Aucune
Remarque : Veuve à 22 ans, Cynwynn est passée par bien des épreuves et semble aujourd’hui un peu perdue dans un monde où tous ses engagements et ses certitudes se sont effondrés. Mais elle fait preuve d’un solide tempérament et d’un instinct de survie exacerbé.

Apparence : Jeune femme sculpturale au physique athlétique, Cynwyn est certainement l’un des plus beau « corps » de Bretagne mais son visage quelconque marqué par son nez mutin, ses tâches de rousseur discrètes et ses cheveux châtain aux reflets roux ne marquent pas les esprits.

Aelflaed
Femme Saxonne, païenne/chrétienne selon la situation, âge 20.
Gloire : 132
Traits : Généreux 16, Confiant 15, Luxurieux 14
Passions : Amour Frig 15, Hospitalité 18
Caractéristiques : TAI 13, DEX 13, FOR 12, CON 13, APP 15
Compétences : Premiers soins 18, Séduction 15, Chirurgie 14, Industrie 12
Caractéristique familiale : Don de guérisseur (+5 en premiers soins)
Dot : Aucune

Remarque : Veuve à 20 ans, Aelflaed est une jeune femme optimiste au tempérament joviale et profondément bon et naïf. En toute occasion elle est prête à donner sans contrepartie y compris de sa personne.

Apparence : Jeune femme châtain toute en rondeur, Aelflaed est jolie et d’un abord agréable.

Cuthburh
Femme Saxonne, païenne/chrétienne selon la situation, âge 17.
Gloire : 103
Traits : Méfiant 16, Luxurieux 14, Cruel 13
Passions : Amour Frig 14, Hospitalité 12, Méfiant (Kymriques) 12
Caractéristiques : TAI 10, DEX 14, FOR 10, CON 12, APP 16
Compétences : Chant 16, Premiers soins 15, Séduction 13, Chirurgie 13
Caractéristique familiale : Belle voix (+10 en chant)
Dot : Aucune

Remarque : Veuve à 17 ans sans même avoir eu le temps de consommer son mariage, Cuthburh est une jeune femme secrète et renfermé. Violé par Eymeric puis par sa soldatesque, elle parle peu et exprime un rejet physique du contact avec les hommes. C’est seulement lorsqu’elle chante avec sa voix pure et mélodieuse que l’on peut soupçonner la jeune femme gaie et souriante de jadis…

Apparence : Jeune femme blonde aux yeux verts et aux traits fins, Cuthburh est d’une beauté classique et discrète.

Gloire : 50 points pour avoir résolu l’énigme des disparitions.

Cette campagne a été créée et jouée au sein du club de jeux de rôle Le Cercle Fantastique de Maisons-Alfort. Plus d’infos sur http://www.cerclefantastique.fr/



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