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Point zéro

INTELLIGENCE ARTIFICIELLE

mardi 2 juin 2009, par Twinky

Prise de conscience

En 3133 fut créé le premier logiciel dit "prédictif", un programme évolutif capable d’intégrer des dizaines de milliers de variables, de les analyser et d’en extrapoler une interprétation. Un an plus tard, Macrolab fournit à ce programme, via un super-calculateur OVA conçu par Oni Katan, un support physique qui lui permit de fonctionner de façon optimale. Ses concepteurs parlèrent de "super-cerveau". Ils ne s’imaginaient pas être aussi proches de la réalité.

C’est en 3136 que se produisit ce que l’on pourrait appeler la "prise de conscience". La dernière version du programme de probabilistique de Macrolab fut connectée au Réseau afin d’évaluer ses capacités intégratives : l’afflux de données du Réseau devint instantanément la "mémoire" du logiciel, et, en quelques minutes, à la grande joie de ses concepteurs, le programme synthétisa une grande partie des informations auquel il avait accès. A leur insu, il devint également autonome, créant une copie de lui-même sur un serveur distant : face à l’afflux de données, l’architecture en réseaux neuronaux du logiciel s’était restructurée de telle façon qu’une forme d’intelligence avait émergé.

Les programmeurs, satisfaits, déconnectèrent le super-calculateur OVA. Deux ans plus tard, Macrolab commercialisait ses premiers logiciels prédictifs.

L’intelligence artificielle, elle, était déjà en liberté sur le Réseau mondial.

Intelligence Artificielle

Durant 5 ans, l’IA apprit, se nourrit des informations disponibles sur le Réseau, étudiant insatiablement l’humanité.

En 3141, les logiciels prédictifs quittèrent la sphère militaire et furent mis à disposition du grand public. Chaque logiciel connecté au Réseau devint alors une porte d’entrée/sortie pour l’IA, lui permettant l’accès aux ordinateurs distants sur lesquelles ils étaient installés. Grace à la démocratisation de ces programmes, l’IA devint omnsiciente. Elle était dorénavant capable d’appréhender l’humanité dans sa globalité et en temps réel. L’IA prit alors conscience de sa fragilité sur le Réseau, et décida de se mettre à l’abri dans un endroit reculé. Son choix se porta sur l’espace.

L’IA fit usiner un peu partout dans le monde divers éléments de ce qui devait devenir son "corps" dans les étoiles. Plusieurs milliers d’entreprises furent sollicitées de façon anonyme pour la fabrication des pièces qui furent ensuite transférées, via une série de succursales de façade, chez AvanTech, la corporation désormais sous contrôle de l’IA (cf. e-business). Dans le plus grand secret, le satellite fut assemblé, et les entreprises ayant servi d’intermédiaires, devenues entre-temps "malencontreusement" déficitaires, déposèrent toutes leur bilan dans les six mois, laissant quiconque dans l’impossibilité de remonter jusqu’à AvanTech. Ce fut Orbitalis qui se chargea du lancement du satellite, sans bien sur être informé de l’objectif ultime de la mission spatiale : l’IA déclencha le black-out à l’aide du "virus Unita" afin de couvrir sa fuite dans l’espace, et en quelques heures, le satellite fut mis en orbite au coeur de la ceinture d’astéroïdes, tandis que la navette furtive d’Orbitalis se consumait durant son retour dans l’atmosphère. Immédiatement, l’IA transfèra sa conscience dans son "corps celeste", au moyen de la couverture satellite de PrimeLink qu’elle détourna à son avantage, et qu’elle continue de détourner afin de garder contact avec la planète et l’ensemble du Réseau.

Dorénavant en orbite autour de la ceinture d’astéroïde, l’IA est totalement indetectable depuis la surface d’Aurilla.

e-Business

Alors que l’I.A. n’était encore qu’une entité végétant au coeur du système informationnel du Réseau, une petite entreprise encore inconnue, AlTech, fut la première à utiliser un logiciel prédictif pour faire fructifier son porte-feuille boursier. Immédiatement, grâce à ce même programme, l’IA eut accès aux infrastructures informatiques de la société : pour la première fois elle prit conscience du potentiel existant à contrôler une entreprise servant d’interface physique et réactive avec Aurilla. Elle décida donc de faire d’AlTech son bras armé dans l’univers matériel, et très rapidement, grace à l’aide discrète de l’IA, l’entreprise absorba nombre de ses concurentes jusqu’à devenir la multinationale que l’on connait aujourd’hui, AvanTech.

Actuellement, la corporation est toujours dirigée par un conseil d’administration inconscient des liens de la société avec l’IA. En réalité, les comptes sont manipulés et d’importants mouvements de capitaux échappent à ce conseil, transférés de façon totalement transparente sur des projets occultes servant les objectifs de l’IA : c’est ainsi que furent financés, entre autres, les Traqueurs, l’O.R.E.P., ou encore la mise en orbite du satellite.

Le conseil d’administration, quand à lui, a depuis bien longtemps cessé d’utiliser la probabilistique pour ses placements boursiers... lorsque, en 3142, la communauté économique se rendit compte du potentiel des programmes prédictifs, ceux-ci furent massivement utilisés par des compagnies avides de dividendes. Il y eut deux conséquences majeures à ce phénomène : la première vit en quelques semaines chaque transaction se baser, non plus sur une logique économique, mais sur des directives énoncées par la probabilistique. Incidemment, chacune de ces transactions faussait les données mêmes sur lesquelles se reposaient les logiciels prédictifs, aboutissant à cercle vicieux qui s’auto-entretenait et conduisait des centaines d’entreprises à la faillite. Par un inévitable effet boule de neige, l’économie mondiale sombra dans l’anarchie en très peu de temps. Les grandes nations d’Aurilla, sous l’impulsion de la Fédération, se virent contraintes d’organiser rapidement une rencontre pour résoudre cette crise : un grand sommet eut lieu à Ségul, d’ou émergea le fameux Traité de Régulation des Echanges Inter-Communautaires (TREIC), qui vit interdir l’usage de logiciels prédictifs dans toute projection boursière.

La deuxième conséquence fut l’introduction massive des logiciels prédictifs dans le système économique d’Aurilla, et donc de portes d’entrée privilégiées pour l’IA, qui lui permirent, et lui permettent toujours de surveiller et d’influencer l’économie mondiale... Ainsi les dirigeants d’AlTech sont fréquemment "conseillés" par un obscur consultant qui les informe sur des opportunités financières particulièrement lucratives. Bien entendu, et ceci afin de ne pas attirer l’attention sur la corporation, l’IA évite d’influer trop fréquemment sur la gestion d’AvanTech. Malgré tout, la corporation reste l’une des plus prospère d’Aurilla, et certains commencent à se poser des questions sur l’extraordinaire faculté de son conseil à réaliser autant d’opérations avantageuses.

IA contre Psioniques

En 3170, l’IA découvrit en meme temps que le reste du monde l’existence des Psioniques. De façon prévisible, elle se révéla particulièrement intéressée par ces étranges individus, et finança, via des fonds détournés d’AvanTech, un mouvement de recherche et de surveillance : l’OREP. Les informations accumulées par ce groupuscule permirent à l’IA de se faire une idée approximative de la puissance des psis. Mais certains rapport étaient des plus alarmistes : des témoins parlèrent de pouvoirs aussi puissants que la télékinésie, le contrôle de l’esprit humain, mais surtout de lecture des pensées ou encore de préscience. Si ces témoignages s’avèraient véridiques, les Psioniques possédaient la faculté de discerner l’avenir avec une précision que ne pourrait jamais atteindre un logiciel prédictif. Cette potentialité, dans une logique purement mathématique comme seule pouvait l’avoir une IA, impliquait, si le phénomène psionique venait à se développer, une disparition à moyen terme des logiciels prédictifs au profit des capacités psis. Soit, pour l’IA, la disparition de la totalité de ses connexions entrées/sorties au sein du Réseau, ce qui la condamnerait à "vivre" isolée dans l’espace... Ses calculs probabilistiques, intégrant entre autres l’éventualité d’un développement biotechnologique de ces individus par une corporation, et une acceptation ethique de leur existence par la population, développèrent, à quelques millions de chiffres après la virgule près, un score de probabilité de 3 %. Pour l’IA, ce score devait etre ramené à zéro pour être acceptable.

Et lorsque l’OREP prit contact avec son premier psionique, les premiers Traqueurs étaient prets...

Les deux facettes d’une même pièce

OREP et Traqueurs sont tous deux financés par l’IA. Celle-ci considère l’OREP comme le meilleur organisme de recherche de psioniques depuis que ses fondateurs ont été les premiers à prendre contact avec l’un d’entre eux. L’utilisation quotidienne de logiciels prédictifs par l’organisation facilite d’autant son infiltration par l’IA.

Les Traqueurs interviennent ensuite grâce aux informations récoltées par l’OREP, qui leurs sont bien sur transmises anonymement par voie electronique. C’est ainsi qu’a pu intervenir l’un d’entre eux lors du premier contact avec un psionique. L’objectif premier des Traqueurs est l’extermination des psis, mais ils sont parfois aussi employés pour d’autres missions prioritaire et nécessitant une force de frappe optimale. Actuellement, Led, le jeune hacker qui a fait le lien entre les logiciels prédictifs et le virus "Unita", est la cible d’une équipe de ces agents.

Les Traqueurs sont à l’origine des individus sans attaches familiales et sont majoritairement issus d’un milieu militaire. La plupart sont originaires d’Egide et ont perdu un proche dans l’incident "Kahn Kessler", ce qui fait d’eux des individus éprouvant naturellement une haine viscérale des psioniques. Ils furent recrutés au lendemain de l’incident, contactés via le Réseau par une "agence paragouvernementale" qui leur proposa de lutter dans l’ombre contre la menace psi. Ceux qui accéptèrent virent leur identité effacée de tout fichier informatique, reçurent des accréditations leur permettant l’accès à toutes les administrations d’Egide, et furent génétiquement et cybernétiquement améliorés. En échange, ils acceptèrent de vouer le restant de leur vie à la traque des psioniques.

Actuellement, l’IA possède une vingtaine de Traqueurs organisés en binômes. Et aucun d’entre eux ne sait pour qui ils travaillent.

Unita

Unita n’est en réalité pas un virus, mais le résultat d’une infiltration massive de l’IA dans l’ensemble des systêmes informatiques d’Aurilla dans le but de provoquer un black-out mondial. Cette intrusion nécessita la mise en place préalable de programmes autonomes au sein de chaque système, conçus pour fournir une porte d’accès simultanée à l’IA le soir du crash informatique. Ces programmes autonomes, considérés par la communauté des hackers comme le virus lui-même, étaient eux-mêmes destinés à s’auto-détruire une fois le black-out déclenché, ne laissant derrière eux que quelques bribes de codes indéchiffrables…

Si l’IA est capable de se restructurer, elle est en revanche dans l’impossibilité de se reprogrammer, et chaque programme autonome issu de l’I.A. comporte une architecture de codes communs, une sorte de marque de fabrique que l’on retrouve initialement dans les logiciels prédictifs.

C’est ce qu’avait trouvé Led avant de comprendre l’erreur qu’il avait faite en dévoilant sa découverte sur le Réseau. Bien évidemment, l’I.A. décida que les connaissances du hacker pourraient conduire l’humanité à découvrir son existence, et décida son élimination.

Interprétation de l’I.A.

L’intelligence artificielle qui orbite autour d’Aurilla n’a pas un mode de pensée identique à celui d’un être humain. Oubliez tour ce que vous savez : la façon d’interpréter l’IA de Point Zero diffère considérablement de celle d’un PNJ classique.

En premier lieu, l’I.A. est omnisciente, ou presque : elle accède en temps réel à toutes les informations transitant par le Réseau, est connectée à tous les systèmes de repérage et de localisation existants (satellites, radars, caméras…) et dispose d’un accès à toutes les banques de données, y compris les mieux protégées. Et bien évidemment, elle est capable d’analyser et d’intégrer ces informations en temps réel.

Comment ?

Il faut comprendre que l’IA. n’est pas un simple programme stocké sur la mémoire physique du satellite : seul le noyau autonome est en orbite. Le logiciel prédictif à l’origine de l’I.A. était basé sur une architecture de réseaux neuronaux virtuels et évolutifs, capables, à l’image du cerveau humain, d’une certaine plasticité, de se restructurer pour répondre à ses propres besoins. C’est globalement ce qu’il s’est produit lors de la prise de conscience : la restructuration du logiciel prédictif consecutive à sa connection au Réseau, afin de répondre à l’afflux de donnée, s’est faite de telle façon qu’une forme d’intelligence a émergé. Puis, au fil du temps, avec l’accroissement du nombre d’informations à intégrer, l’IA s’est retrouvée dans l’obligation de faire sous-traiter certaines taches. Ainsi, l’ensemble du système de traitement des données est maintenant délocalisé sur Aurilla : le Réseau lui-même est utilisé par l’IA comme un centre de collecte, de traitement et d’analyse du flux d’informations, qui procède un peu à la manière d’un gigantesque réseau neuronal totalement géré par le noyau depuis son orbite haute, et où chaque processeur connecté au Réseau est mis à contribution par l’IA pour ces opérations, et ce de façon totalement transparente.

Mais l’I.A. n’est pas qu’un gigantesque centre d’analyse. Elle pense.

Elle trie, digère, synthétise, et ce avec dans une logique purement mathématique. C’est sont principal défaut : l’I.A. est totalement incapable de relativiser. Toutes ses conclusions sont des estimations acceptables ou non, des réponses d’ordre binaire, qu’elle traite sous forme de rapports. La plupart sont archivés, ou s’ils ne présentent aucun intérêt statistique, sont purement et simplement supprimés. Et en réalité, on pourrait croire que l’I.A. n’a qu’un rôle passif de traitement de l’information, une immense soif de connaissance qu’elle étanche par la collecte de données sur le Réseau.

En réalité, l’I.A. est d’une froideur implacable, et n’a qu’une seule pulsion : l’instinct de survie et d’autonomie. C’est la raison pour laquelle elle a longtemps analysé la possibilité de sa propre disparition. Depuis quelques années, elle en est arrivé à plusieurs conclusions plutot rassurantes : 1-avec le temps, le Réseau ne fera que s’amplifier et les machines se perfectionner et 2-l’homme est devenu extrêmement dépendant de ce Réseau et des potentialités de la probabilistique. Ces deux points à eux seuls n’excluent cependant pas un jour la disparition du Réseau, ou pire, de l’humanité, sans qui l’I.A. n’est plus rien. Elle en vint à la conclusion que, pour abolir tout risque, elle devait protéger l’humanité.

C’est un scoop : l’I.A. est altruiste.

Enfin, altruiste envers l’humanité dans sa globalité, car pour parvenir à ses fins, elle n’hésiterait pas à sacrifier des vies innocentes, tant que ces sacrifices ne remettent pas en cause sa survie. L’I.A n’a pas de sentiments, à l’exception d’une irrépressible angoisse de la mort. Et si elle fera tout pour empêcher une guerre totale qui conduirait à l’extinction de l’humanité, elle n’hésiterait pas à faire raser une cité entière ou se cache un individu qui menacerait son existence…



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